Samedi 2 décembre 2006 6 02 /12 /Déc /2006 18:00

La voie des khawâridj, takfiriyyîn … , est la voie du chaos et jamais celle de l’Islâm !

Tuer des musulmans et des non musulmans, commettre des attentas, sortir de l’obéissance du gouverneur … !

Le Comité des Grands Erudits dans le Royaume a aussi signé ce manifeste, daté du 02/04/1419 H. :

« Ce qui se passe dans de nombreux pays musulmans et dans d’autres comme actes sanguinaires, destructions, explosions, tueries, et qui perturbe la sécurité des gens, sème la panique dans la société et menace la vie de personnes innocentes et leurs biens, a conduit le Comité à produire un manifeste où il est prononcé le jugement de ces crimes, conformément aux ordres d’Allâh et pour conseiller Ses serviteurs, mais aussi pour que soit dissipée toute incompréhension affectant les concepts. Nous disons donc, par la grâce d’Allâh :

« Le jugement du blasphème relève de la charî’ah et revient à Allâh et à Son Messager.

Comme le jugement des bonnes œuvres et du péché est du ressort d’Allâh et de Son Prophète, le jugement du blasphème et de la profanation l’est aussi. Tout ce qu’on qualifie de blasphème, que ce soit des propos ou des actions, n’est pas un blasphème majeur qui exclut la personne concernée de la Communauté musulmane. »

Comme le jugement d’incrédulité est du ressort d’Allâh et de Son Prophète, il nous est interdit de traiter quelqu’un de kâfir (mécréant) sans preuve explicite dans le Livre (Coran) et de la Sunnah. Il ne suffit pas de se fier à la seule suspicion, car cela aussi est soumis à des jugements. Les membres du Comité des Grands Erudits ont ajouté dans leur manifeste :

« Ce qui a résulte de cette fausse croyance, comme meurtres impunis, violation des droits, vols des biens privés et publics, destruction des maisons et des établissements, tout cela constitue des actes interdits par la loi comme le confirment unanimement les musulmans dignes de ce nom et parce qu’il s’agit d’une sérieuse menace pour la sécurité et la vie des personnes innocentes. Allâh a promis le châtiment le plus sévère à tous ceux qui tuent sans raison légale. Il a dit, exalté soit-Il, à propos du croyant :

(Quiconque tue intentionnellement un croyant. Sa rétribution alors sera l’Enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l’a frappé de Sa colère, l’a maudit et lui a préparé un énorme châtiment)

[4/93]

Il a dit aussi à propos du mécréant (kâfir) que l’on tue par erreur :

(S’il appartient à un peuple auquel vous etes lié par un pacte, qu’on verse alors à sa famille le prix du sang et qu’on affranchisse un esclave croyant)

[4/92]

Si le jugement du non-croyant tué par erreur réclame une rançon et une réparation (kaffârah) que dire alors s’il été tué délibérément ? Le crime serait sans doute, dans ce cas, plus grand et le péché plus important. Le Prophète (sallâ-llâhu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Quiconque tue un mu’âhid (une personne appartenant à un peuple auquel les musulmans sont liés par un pacte), ne sentira jamais l’odeur du Paradis. »

Le Comité a terminé son manifeste en concluant :

« Le Comité, s’il précise le jugement de celui qui traite les gens de mécréants et de blasphémateurs sans preuve inspirée du Livre d’Allâh et de Son Messager (sallâ-llâhu ‘alayhi wa sallam), proclame devant le monde entier que l’Islam est innocent de cette fausse croyance et que les tueries que connaissent certains pays constituent un crime qui n’engagent que leurs auteurs égarés. Les actes de ces derniers ne doivent pas être attribués à l’Islâm et aux musulmans qui s’en tiennent aux préceptes du Livre (Coran) et de la Sunnah prophétique, ni revendiqués en leurs noms. Il s’agit là d’une corruption pure et simple, que refuse la loi et la nature, et c’est pourquoi es textes de la charî’ah l’ont dénoncée et interdite d’une manière catégorique, et ont mis en garde contre toute complicité avec ces malfaiteurs : Allâh ? Exalté soit-Il, a dit :

(Il y a parmi les gens celui dont la parole sur la vie présente te plait, et qui prend Allah à témoin de ce qu’il a dans le cœur, tandis que c’est le plus acharné disputeur. Dès qu’il tourne le dos, il parcourt la terre pour y semer le désordre et saccager culture et bétail. Et Allâh n’aime pas le désordre ! Et quand on lui dit : « Redoute Allâh. », l’orgueil criminel ‘empare de lui. L’Enfer lui suffira, et quel mauvais lit, certes ! » )

[2:204-206]

Paix et bénédiction d’Allâh sur notre Prophète Muhammad sur sa famille et sur ses compagnons élus.

M. Muhammad Ibn Ibrahim Ibn Djubayr

-Président du « madjlîs ach-chûrâ/Assemblée Consultative » et membre du Comité des Grands Erudits-

Références :

« La position exacte de l’Islam à l’égard de l’extrémisme et du terrorisme./haqîqatu mawqifi-l-islâmi mina-t-tattarrufi wa-l-irhâbi »

2ième édition 1423 H.-2002

Pages :

172 à 174

Auteur :

Dr Sulaymân ‘Abdi-R-Rahmân Al-Huqayl

-Professeur d’éducation à l’Université Islamique « Imâm Muhammad Ibn Sa’ûd »-

Préfacé par son Excellence :

Dr. ‘Abdu-llâh Ibn Muhammad Ibn Ibrâhîm âli-Ch-Chaykh

-Ministre de la Justice-

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Samedi 2 décembre 2006 6 02 /12 /Déc /2006 17:53
Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ
- samedi 17 mai 2003, par Oummou Souleyman



Al-hamdouLLiLLeh ir-Rabb il-’Âlamin was-salatu was-salamou ’ala ashraf il-anbiyyah wal-moursalin, wa ba’ad :

As-salâmu ’aleiKoûm wa-Rahmatullâhi wa-Barakâtuhu.

Toute le Louange est à Allâh, et que la Paix et le Salut soient sur le Dernier des Prophètes et sa famille et ses compagnons...

Le Conseil des Grands Savants a tenu une assise spéciale à Riyadh, le mercredi 13 de Rabi’ al-Awwal, 1424, à propos de ce qui s’est passé : la tuerie, la destruction la terrorisation et le mal infligés aux gens, musulmans et autres.



Et il est bien connu que la « Loi Islamique » est venue protéger cinq choses nécessaires et interdire leur violation, et elles sont :

·        la Religion

·        les vies

·        les biens

·        l’honneur

·        l’intellect, l’esprit

Et les musulmans ne divergent pas quant à l’interdiction de transgresser contre des gens qui ont le droit d’être protégés. Les gens qui ont le droit d’être protégés, selon la Religion de l’Islâm sont :

·        1) Les Musulmans : Il n’est jamais permis de transgresser contre tout individu musulman ou autre, ou d’en tuer un sans droit. Quiconque fait ceci a commis un « grand péché », parmi les plus grands des péchés [al-Kabâ-îr] et Allâh -Ta’âla- dit :

« Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l’Enfer, pour y demeurer éternellement. Allâh l’a frappé de Sa colère, l’a maudit et lui a préparé un énorme châtiment. »

[1]
Et Il - Subhânnahu- a dit :

« C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. »

[2]

Mudjâhid (rahimahullâh) a dit : « Par son péché : « c’est comme s’il avait tué tous les hommes », ceci montre la gravité de tuer un individu sans droit ».

Et le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Le sang du musulman qui témoigne que « La ilaha illa Allâh » [Il n’y a de Dieu si ce n’est Allâh] et que je suis le Messager d’Allâh n’est pas permis [d’être versé], excepté dans trois cas :

·        1) La rétribution pour avoir tué quelqu’un d’autre

·        2) la lapidation du fornicateur :

·        3) celui qui quitte sa Religion, abandonnant la Djamâ’ah ». [3]

Et le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Il m’a été ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a pas d’autre divinité digne d’être adorée qu’Allâh et que Muhammad est le Messager d’Allâh, qu’ils accomplissent la prière, qu’ils s’acquittent de la Zakat, et s’ils font ceci, alors leur sang et leurs biens seront protégés de moi, excepté par un droit de l’Islâm, et leur compte est auprès d’Allâh. » [4]

Et dans le Sounnan de Nassâ-î, d’après ’Abdullâh Ibn ’Amr (radhiallâhu ’anhu), le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Céder la douniyah [le monde d’ici bas] serait plus facile auprès d’Allâh que le meurtre d’un seul Musulman. »

Et un jour, Ibn ’Umar regarda la Maison, c’est-à-dire la « Ka’ba », et dit : « combien imposante tu es et combien imposant est ton sanctuaire, et bien le croyant est encore plus un sanctuaire auprès d’Allâh que toi. » [5].

Tous ces textes et d’autres encore montrent la grave réalité qu’est le caractère sacré du sang du musulman, et l’interdiction de tuer un musulman pour quelque raison que ce soit, autre que celles mentionnées dans les textes de la « Charî’ah » ; ainsi, il n’est pas permis de transgresser contre un musulman sans droit...

Ussâma Ibn Zayd rapporta que : « Le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) nous envoya vers Al-Hourouqa, et le matin nous les attaquâmes et les vainquirent. Moi et un Ansar suivirent un homme parmi eux et lorsque nous le saisîmes, il dit « La ilala illa Allâh ». En entendant cela, le Ansar s’arrêta, mais je le tua en le transperçant de mon épée. Lorsque nous retournâmes, le Prophète vint s’enquérir à propos de cela, et il dit : « Ô Ussâma ! L’as-tu tué après qu’il ait dit « La ilaha illa Allâh » ? Je répondis : « mais il l’a dit seulement afin de sauver sa peau ». Le Prophète ne cessa de répéter cette phrase à tel point que j’espérais alors ne pas avoir embrassé l’Islâm avant ce jour. » [6]

Ceci montre, par les preuves les plus claires, le caractère sacré [c’est à dire l’interdiction] du sang [de la vie]. C’était un polythéiste, et ils faisaient Djihâd et ils étaient sur le champs de bataille, et lorsqu’ils le saisirent, et eurent le pouvoir sur lui, il parla avec [la prononciation de la parole] du « at-Tawhîd », et Ussâma Ibn Zayd le tua, tenant qu’il ne l’avait dit que de façon à empêcher sa mort, et le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) n’accepta point cette excuse ni son interprétation [de la situation]. Et ceci est l’une des choses les plus importantes qui montre la sacralisation du sang des musulmans et l’immense crime de celui qui transgresse cela.

De même que le sang des musulman est interdit, de même leurs biens sont également protégés par la parole du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) : « votre sang et vos biens sont sacrés entre vous comme vos jours sacrés ci , et cette ville sacrée [Makkah] qu’est la vôtre, dans ces mois que sont les vôtres » [7]

De ce qui précède, l’interdiction de l’assassinat d’une âme qui a été protégée, assassinat perpétré sans droit, devient claire.

·        2) Egalement, des vies qui sont protégées par l’Islâm sont les vies de ceux [les non-Musulmans] a qui a été donné l’accord, les faibles et ceux qui recherchent protection auprès des musulmans.

D’après ’Abdullâh Ibn Amr Ibn Al-’As (radhiallahu ’anhuma), le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Quiconque tue un individu qui possède un traité avec les mouslims, il ne sentira pas l’odeur du Paradis, bien que son odeur soit perçue d’une distance de 40 ans. » [8]

Et à quiconque le Wali ul-amr [celui qui détient le pouvoir] donne l’autorisation d’entrer [dans le pays] avec l’accord et la promesse de leur accorder la sécurité, la sûreté, alors sa vie et ses biens sont protégés, et il n’est pas permis de lui faire du mal, et quiconque le tue, alors il est ainsi que le Prophète (sallallâhu ’alayhi wa sallam) a dit : « Il ne sentira pas l’odeur du Paradis » . Et ceci est une mise en garde très sévère pour celui qui se retourne contre ceux à qui a été donné un accord. Et il est connu que la protection des gens de l’Islâm représente une entité unique [c’est-à-dire un tout collectif, égalitaire], ainsi que le Prophète (sallallâhu ’alayhi wa sallam) l’a dit : « le sang des Croyants est égal [les uns envers les autres], et la moindre des choses est de s’efforcer à les protéger. »

Et lorsque Ummu Hanî (radhiallâhu ’anha) accorda la protection (en vue du bénéfice qui découlerait de cela) à un homme parmi les polythéistes l’année de la conquête [de Makkah], et lorsque ’Alî Ibn Abî Tâlib (radhiallâhu ’anhu) voulu le tuer, elle se rendit chez le Prophète (sallallâhu ’alayhi wa sallam), et l’informa [de cela], et ainsi il (sallallahu ’alayhi wa sallam) dit : « nous donnons la protection à celui auquel tu as donné la protection, Ô Ummu Hanî » [9]

Ce qui est signifié ici c’est que celui qui est entré dans le pays avec un accord impliquant sa sécurité personnelle, ou bien qui a contracté un pacte avec les autorités en regard du bénéfice [maslahah] qu’il [celui qui détient le pouvoir] a vu [dans le fait d’accorder ce pacte avec cet individu], alors il n’est pas permis de se retourner contre lui, ni de transgresser contre lui ou contre ses biens. Lorsque tout ceci devient clair, alors ce qui s’est passé au niveau des incidents terroristes dans la ville de « Riyadh » est une chose interdite, que la religion de l’Islâm n’ordonne point, et son interdiction se voit sous plusieurs angles :

·        1) cette action représente une transgression de l’immunité [caractère sacré, inviolable] du pays des Musulmans, et une terreur auprès de ceux qui y vivent.

·        2) elle comprend l’assassinat de vies que la Loi Islamique protège

·        3) elle engendre la corruption sur terre

·        4) elle comprend la destruction des biens et des propriétés qui sont protégées.

Et l’assemblée du « Comité des Grands Savants » explique ce sujet afin de mettre en garde les Musulmans contre le fait de tomber dans les choses illicites destructrices, et afin de les mettre en garde contre les ruses de « Chaytân » [Satan], car il ne cesse jamais de travailler le serviteur jusqu’à ce qu’il le fasse entrer dans les choses qui sont destructrices, soit par l’extrémisme, l’exagération dans la Religion ou dans le fait de la détester et de combattre contre elle, et nous cherchons refuge auprès d’Allâh. Et « Chaytân » ne fait pas cas de savoir par lequel des ces deux [ruses] il pourra triompher sur le serviteur, car ces deux voies que sont l’extrémisme ou la désaffection [de la Religion] font parties des voies de « Chaytân » afin de faire tomber l’individu dans la Colère et le Châtiment de « Ar-Rahmân ».

Et ce qui a été commis par ceux qui ont perpétré ces actes, qui sont le fait de se suicider en se faisant exploser, et bien ceci entre dans la généralité de la parole du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) : « Quiconque s’est tué lui-même dans ce monde avec quelque moyen que ce soit, alors Allâh le châtiera par ce même moyen le Jour du Jugement » [10].

Le prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Celui qui commet le suicide en se poignardant avec une lame de fer, il aura cette lame dans sa main et se l’enfoncera dans son corps dans le Feu de l’Enfer, restant ainsi pour toujours, et quiconque a ingurgité du poison et s’est tué, alors il le boira dans le Feu de l’Enfer, restant ainsi pour toujours, et quiconque s’est jeté d’une montagne et s’est tué, alors il tombera dans le Feu de l’Enfer en restant ainsi pour toujours. » [11]

Donc, que les gens sachent que les ennemis quelqu’ils soient, ont désigné aujourd’hui la communauté Musulmane comme leur objet de domination. Ils [les ennemis] se réjouissent de toutes les voies qui peuvent justifier leur domination sur les musulmans, et qui justifie le fait de les humilier, et de tirer profit de leurs ressources et richesse. Dès lors, quiconque les a aidés dans ce but, et leur a ouvert les voies parmi les musulmans et les pays musulmans, alors il les a aidés dans le fait d’apporter le mal aux musulmans et de les dominer dans leurs pays. Et c’est l’une des plus grandes formes d’oppression.

Il est obligatoire [pour tous] de s’impliquer dans la connaissance de la Charî’ah (législation) qui est fondée sur le Livre et la Sounnah selon la compréhension des Salafs [Anciens] de la Ummah [communauté], et ceci doit avoir lieu dans les écoles, les universités et les mosquées, et les médias d’information. De même qu’il est également obligatoire de s’impliquer dans l’ordonnance du bien et l’interdiction du mal, et dans le fait de donner le conseil mutuel sur la vérité. Ceci parce que le besoin, plutôt la nécessiter appelle à ceci de nos jours bien plus qu’à tout autre temps auparavant. Et il est du devoir de la jeunesse musulmane d’avoir une bonne opinion de ses Savants et de prendre d’eux afin qu’ils parviennent à savoir que ce sur quoi les ennemis de la religion s’acharnent est de mettre l’animosité entre les jeunes de la Communauté et l’animosité envers les Savants et entre eux [la jeunesse] et les Gouverneurs, afin que leur force s’affaiblisse, et ainsi, qu’ils puissent facilement prendre le contrôle sur eux. Dès lors, il est obligatoire de prendre garde à cela.

Qu’Allâh protège chacun contre la ruse des ennemis, et il est du devoir de chaque Musulman d’avoir la crainte d’Allâh en secret et en public, et de faire un repentir sincère et véridique de tous les péchés. Car aucune calamité n’est descendue, excepté à cause d’un péché, et nulle calamité n’est enlevée si ce n’est grâce au repentir. Nous demandons à Allâh qu’Il rectifie la condition des Musulmans, et éloigne les pays des Musulmans de tout mal et de toute chose détestable, et que les prières et la paix soient sur notre Prophète Mohammad, sa famille et ses compagnons.

[12]
[1] Coran, 4/93
[2] Coran, 5/32

[3] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim, et ceci est la version de al-Bukhârî

[4] Unaninement reconnus authentique d’après le hadîth de Ibn ’Umar - radhiallâhu ’anhu

[5] C’est-à-dire que le « Masdjîd al-Harâm » est sûr et protégé du combat et de voir le sang être versé en son sein, et le croyant a encore plus le droit d’être en sécurité et protégé de voir son sang être versé

[6] Version rapporté par al-Bukhârî

[7] Rapporté par Muslim et ce discours a été prononcé par le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) lors de la Khotbah [sermon] du Jour de Arafat, et Al-Bukhârî et Muslim l’ont rapporté mais concernant le jour de « An-Nahr »

[8] Rapporté par al-Bukhârî
[9] Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim

[10] Rapporté par Abû Awana dans son « Moustakhradj », d’après le Hadîth de Thabit Ibn ad-Dahak

[11] Et ceci est également dans Al-Bukhârî, dans une version similaire

[12] Le comité des Grands Savants dont à la tête du Comité, le Muftî SHeikh ’Abdel-’Azîz Ibn ’Abdullâh Ibn Muhammad Âli Ash-SHeikh - Traduit de l’arabe par Abû al-’Abbâs et Abû ’Iyâdh.

www.Manhajulhaq.com
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Samedi 2 décembre 2006 6 02 /12 /Déc /2006 16:48

Eclaircissement sur les Khawâridjs

par sheikh Sâlih al-Fawzân

Bismillâh Ar-Rahmân Ar-Rahîm

Les khawâridjs sont ceux qui se sont révoltés (sont sortis : kharoudj) contre leur gouverneur à l'époque du khalifah de 'Outhman (radhi allahou 'anhou). Leur révolte eut pour résultat l'assassinat de 'Outhman (radhi allahou 'anhou). Puis leur mal grandit encore durant le khalifah de 'Ali (radhi allahou 'anhou), et ils se rebellèrent contre lui, et ont dit que c'était un kâfir. Ils ont aussi fait du takfir sur les Sahâba (radhi allahou 'anhoum), car ces derniers ne voulaient pas être d'accord avec eux dans leurs fausses croyances.

Ainsi, ils jugèrent que tous ceux qui s'opposaient à eux sur leur point de vue étaient des kouffâr. En résultat, ils prononcèrent le takfir sur les meilleurs parmi la création, c'est-à-dire les Sahaba de Rassoul (salla llahou 'alayhi wa sallam). Pourquoi ceci ? Car ils (les sahaba) n'étaient pas d'accord avec eux quant à leur égarement et leurs mauvaises croyances.

La 'aqîdah des Khawâridjs :

Ils n'adhèrent pas à la Sounnah et à la Djamâ'ah (au groupe), et ils n'obéissent pas non-plus au gouverneur. Plutôt, ils se rebellent contre lui, et renoncent au pacte d'allégeance avec lui, disant que cela ne fait pas partie de la religion, ils contredisent ainsi le conseil du Messager (salla llahou 'alayhi wa sallam) de montrer de l'obéissance et ils contredisent le commandement d'Allâh qui dit :

« Obéissez à Allâh et obéissez au Messager et à ceux qui détiennent le commandement parmi vous. » sourate An Nissa, v59

Ainsi, Allâh a rendu l'obéissance au gouverneur comme étant une partie de la religion, et le Messager d'Allâh (salla llahou 'alayhi wa sallam) a rendu l'obéissance au gouverneur comme étant une partie de l'Islâm, ainsi, on retrouve cela dans son hadîth :

« je vous conseille la taqwa (crainte) envers Allâh, et une totale obéissance même si un esclave devient votre chef. Car celui auquel sera prêté une longue vie verra de nombreux différents. » hadith rapporté par Abû Daoud et At Tirmidhî, hassan-sahîh

Ainsi, obéir au gouverneur mouslim fait partie de la religion de l'Islâm. Mais les khawâridjs disent :

« non, nous sommes exempts de cela ».

Ainsi, les khawâridjs sont ceux qui cherchent à causer la division au sein du corps principal et uni des mouslims, et qui se révoltent contre leurs leaders, or c'est de la désobéissance envers Allâh et Son Messager (salla llahou 'alayhi wa sallam) que de faire cela. Ils prétendent également que la personne qui fait un grand péché est kâfir.

Ainsi, quelqu'un qui commet un grand péché, un fornicateur, un voleur, quelqu'un qui boit de l'alcool par exemple, sont tous considérés comme étant Kouffâr.

Au contraire, Ahl us-Sounnah wal Djamâ'ah disent qu'une telle personne est mouslimah, mais avec une foi moindre (faible), et ils l'appellent « un pécheur dans la religion ». Donc c'est un croyant, et ceci à cause de son Iman, tandis que c'est un pécheur à cause de son grand péché. Ceci, car rien ne fait sortir de l'Islâm, excepté le Shirk et toutes les choses bien connues qui sont des nawâqid al islam (annulations de l'Islâm) Quant aux péchés qui sont en-dessous du Shîrk, ils n'expulsent pas quelqu'un hors de la Foi, même si ce sont des grands péchés.

Allâh dit :

« Certes, Allâh ne pardonne pas qu'on Lui associe quelque chose, mais Il pardonne en dehors de cela à qui Il veut ». sourate An Nissa v.48 et 116

Les Khawâridjs disent :

Celui qui a commis un grand péché est un kâfir, il ne sera pas pardonné, et ils restera pour l'éternité en Enfer. Or, ceci est à l'opposé de ce qui est mentionné dans le Qor'an. La raison pour ceci est qu'ils n'ont pas la compréhension de la Religion. Notez que la raison pour laquelle ils sont tombés dans cela (dans ces fausses croyances) fut leur manque de compréhension. Ceci, car ils sont des gens qui sont acharnés dans leurs adorations, prières et jeûne, et récitation du Qor'ân. Et ils ont une grande ferveur dans la religion mais ils n'ont pas de science, et là est le problème.

Ainsi, faire des efforts considérables et s'exhorter soi-même à la piété et à l'adoration doit être accompagné de science et de compréhension de la Religion. C'est pourquoi Rassoul (salla llahou 'alayhi wa sallam) les a décrit à ses sahaba (radi allahou 'anhoum) de la manière suivante : que les sahaba regarderont leurs propres prières et adorations avec humilité à côté des leurs. Puis il leur dit :

« Ils sortiront de la religion comme la flèche de l'arc » Ahmad, Al-Boukhârî, Mouslim

Ceci, malgré leurs adorations et malgré leur droiture et leurs prières la nuit.

Ainsi, parce que leur exégèse n'a pas été basée sur un fondement correcte, ni sur une science authentique, cela devient de l'égarement, et du mal sur eux et sur la Oummah.

Bien, plus, il n'a jamais été rapporté que les Khawârijes ont même un seul jour combattu les kouffâr. Au contraire, ils se sont seulement battus contre les mouslims, comme le Prophète (salla llahou 'alayhi wa sallam) a dit :

« et ils tueront les gens de l'Islâm, alors qu'ils laisseront les idolâtres ». Al-Boukhârî, Mouslim

Il n'est pas parvenu à notre connaissance, à propos de l'histoire des Khawâridjs, qu'ils se soient même un jour battus contre les kouffâr et le smoushrikîn. Plutôt, ils combattent sans arrêt les mouslims. Ils ont assassiné 'Outhman et 'Ali Ibn Abi Tâlib (radi allahou 'anhouma). Ils ont assassiné Az Zoubeyr Ibn Al 'Awwam et tué les meilleurs des sahâba. Et ils n'ont jamais cessé de tuer les mouslims.

Et tout ceci est dû à leur ignorance de la Religion d'Allah. Mais malgré cela, ils avaient de la piété et de la dévotion, mais puisqu'ils ne se basent pas sur la science authentique, cela devint une maladie pour eux. C'est pourquoi le grand savant Ibn Al-Qayyim (rahimahou llâh) a dit à propos d'eux :

« Ils ont des preuves tirées des textes, qu'ils ne comprennent pas, ainsi, ils leur a été donné peu de science ». Ibn Al-Qayyim, Nouniyah, p.97

Ainsi, ils utilisaient les textes comme preuves mais cependant ils ne les comprenaient pas. Ils utilisaient comme preuves des textes du Qor'an et de la Sounnah concernant les (menaces) dangers de commettre des péchés, mais ils ne saisissent pas leur signification. Ils ne les réfèrent pas aux autres textes dans lesquels on trouve la promesse du pardon et de l'acceptation du repentir pour ceux qui ont fait des péchés moindres que le shîrk. Ainsi, ils acceptent une partie, et rejettent une autre partie, tout ceci à cause de leur ignorance.

Donc, avoir un amour sur-protecteur pour la Religion et de l'enthousiasme ne suffisent pas. Ces choses doivent être fondées sur la science et la compréhension de la religion d'Allah. Alors, (cet amour et cet enthousiasme) seront issus de la connaissance et ils seront à la place qui leur sied. L'amour sur protecteur pour la Religion et l'enthousiasme sont un bien, mais ils doivent être guidés et dirigés par le suivi du Qor'ân et de la Sounnah.

Il n'y a personne qui a plus de « priorité » et qui est plus sincère envers la religion que les sahâba (radhi allahou 'anhoum), mais malgré cela, ils se sont battus contre les khawârijes, et ceci à cause du danger et du mal qu'ils représentent.

'Ali Ibn Abou Tâlib (radhi allahou 'anhou) s'est battu contre eux, de telle sorte qu'il fut assassiné par eux, par le pire des assassinats lors de l'incident de Nahrawan. En faisant cela, il a accompli ce dont le Prophète (salla llahou 'alayhi wa sallam) nous avait affirmés, du fait qu'il donnait la bonne nouvelle à ceux qui tueraient les khawârijes de la félicité et du paradis.

Ainsi, 'Ali Ibn AbiTalib (radhi allahou 'anhou) fut l'un de ceux qui les tua, donc il reçu la bonne nouvelle de Rassoul (salla llahou 'alayhi wa sallam). Il en tua afin d'empêcher le mal de tomber sur les mouslims.

Il est obligatoire pour les mouslims de chaque génération, s'ils sont au courant de l'existence de cette mauvaise compréhension, qu'ils remédient à cela en appelant au chemin d'Allah en premier lieu, et en éduquant les gens là-dessus. S'ils ne l'acceptent pas, ils doivent les combattre afin d'empêcher leur mal.

'Ali Ibn Abi Tâlib (radhi allahou 'anhou) envoya son cousin, 'Abdoullah Ibn 'Abbas -le savant de cette Oummah et le « tourjman » (mouffassir , exégèse) du Qor'an à ces gens-là. Ainsi, il débattit avec eux et 6000 d'entre eux se repentirent et retournèrent,mais beaucoup restèrent et ne se repentirent point.

Alors , à ce moment là, Al-Amir Al Mouslimin, 'Ali Ibn Abi Tâlib, avec les sahaba, alla se battre contre eux. Ceci, afin d'empêcher leur mal de toucher les mouslims.

Ceci est la secte connue sous le nom de Al-Khawâridjs, et ceci est leur 'aqîdah.

Oummou Souleyman
source : al-manhaj.com
Par abou mahran - Publié dans : salafiya-contre-terrorisme
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Samedi 2 décembre 2006 6 02 /12 /Déc /2006 16:45

Cheikh AbdelMohssine Al Abbad (Qu'Allah le preserve) Dénnonce les attentats en Arabie et les qualifie de Grand Mal, de Fassad fil Ard (désordre sur terre), de trés mauvais crimes..

Et il Affirme que ce n'est pas un Jihad dans la voie d'Allah mais plutot un Jihad Fi Sabili Chaytane (dans la voie du Diable).

Le Cheikh Conseil aussi à toute personne possedant des informations sur ses Moujrimines (Criminels), de Se rapprocher d'Allah en les dévoilant pour qu'on les attrappe, qu'ils soient Jugés et que les Musulmans soient preservés de leurs Mal.

Pour écouter le Cheikh Cliquez sur le lien suivant :
http://www.arabe.ilmsahih.com/palfile/pafiledb.php?action=download&id=765 (il ne fonctionne plus)


En fait, le Cheikh Commence à parler des Attentats à partir de la41 mn 05Sec

Ensuite à la 44mn, une personne interroge le Cheikh en mentionnant que certains prétendent que les Attentats [en arabie] constituent un Jihad dans la Voie d'Allah, le Cheikh a répondu en disant :

"
[Ceci n'est pas un Jihad dans la voie d'Allah] Il s'agit [plutôt] d'un Jihad dans la voie du Diable.

Et Il est obligatoire pour toute personne possédant des informations sur ses criminels [Moujrimines] de se rapprocher d'Allah jjh en les dévoilant, afin qu'ils soient jugés et que les Musulmans soient à l'abris de leur Mal
"

Sources : Charh 40 Hadith An-nawawi De Cheikh Al Abbad Cours N°19

Qu'Allah preserve les musulmans du Mal des Khawaridj.

POSTE SUR FOURQANE.COM/FORUM PAR NOTRE FRERE :
ABU HUDHAYFAH
DJAZAHU-L-LAHU KHAYRAN
Par abou mahran - Publié dans : salafiya-contre-terrorisme
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Samedi 2 décembre 2006 6 02 /12 /Déc /2006 16:42

Al-Hassan Al-Basri sur le fait de se rebeller contre le gouverneur

Al-Ash’ath a dit :


« J’étais chez Al-Hassan lorsqu’un homme jaunâtre, qui avait l’air d’être un habitant de Bahrayn, rentra chez lui et dit :

Ô Abou Sa’id (Surnom de Al Hassan Al Basri) ! Je voudrais te questionner au sujet des dirigeants » Il (l’homme) dit :

« Que penses-tu de nos chefs d’état ? »

Il dit : « Il se tu un moment et dit :

Et que puis-je dire à leur sujet, alors qu’ils se chargent de cinq choses qui nous concernent :

La prière du vendredi,
les prières en groupe,
le butin,
les frontières
et les exécutions.

Par Allah ! La religion ne peut être bien sans celles-ci, même s’ils tyrannisent et qu’ils sont injustes.
Par Allah ! Allah corrige par leur intermédiaire plus qu’ils ne pervertissent.
Par Allah leur obéir est une joie et se séparer d’eux, est une mécréance. »
Il a dit : L’homme dit alors :

« Ô Abou Sa’id ! Par Allah ! Je possède beaucoup d’argent et en avoir deux fois plus ne me réjouirant pas [autant que je suis], car je n’ai jamais entendu de toi ce que je viens d’entendre, qu’Allah te donne une belle récompense pour la religion et ses partisans. »




Tiré de "Al-Hassan Al-Basri" de Ibn Al-Jawzi, édition Sabil, p.164-165

POSTE PAR NOTRE FRERE IBN DJELAZ AL ALBANY SUR :

http://www.darwa.com/forum/showthread.php?t=18775
publié par SALAFIS DU SUD
Jeudi 09 Mars 2006
Par abou mahran - Publié dans : salafiya-contre-terrorisme
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Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /Nov /2006 11:59

Le Prophète (salalahu alaihi wa salam) nous dit :

« Quiconque se rebelle contre l'autorité musulmane en place, se dissocie du groupe et meurt dans cette état est comme la personne morte durant la période préislamique. Quiconque combats sous l'étendard du fanatisme aveugle, s'emporte par fanatisme, prône ou défend le fanatisme meurt comme une personne durant la période préislamique. Quiconque se rebelle contre ma communauté en portant atteinte aux pieux ainsi qu'aux pervers parmi elle, sans chercher à préserver les croyants ni à tenir les engagements donnés à qui de droit, n'est pas des miens et je le désavoue. »

[Hadith rapporté par Muslim, n°1848]
Par abou mahran - Publié dans : salafiya-contre-terrorisme
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Lundi 6 novembre 2006 1 06 /11 /Nov /2006 13:59
Par abou mahran - Publié dans : salafiya-contre-terrorisme
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