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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 09:41

Ibn Taïmiya et les kharijites (Partie 4)

par Karim Zentici

 

Il incombe de savoir ici que les facteurs qui poussent aux troubles sont partagés entre les acteurs en jeu (ou autre traduction possible : constants ndt.). En effet, quand les cœurs sont perturbés, ils ne sont plus dans une optique de recherche de la vérité, et sont donc, aveuglés. Si bien que les comportements ressemblent terriblement à ceux des païens avant l’Islam qui ne connaissaient pas la vérité, mais qui ne la cherchaient pas non plus. L’Islam a eu le mérite d’apporter aux hommes le savoir utile et les bonnes œuvres qui leur ont permis non seulement de connaitre la vérité, mais de la vouloir ardemment. Ainsi, une corrélation se crée entre l’avidité de certains gouverneurs qui sèment l’injustice et l’impossibilité des sujets à endurer cette épreuve.

 

Or, la seule façon pour eux de se faire justice, c’est d’user de moyens qui entrainent des méfaits encore plus que grands que l’injustice qu’ils subissent. Ils en ont conscience, mais l’esprit de vengeance est encore plus fort qu’eux. Ils cherchent coûte que coûte à reprendre leurs droits sans se soucier des conséquences terribles et à grande échelle que leur action engendre. Le Prophète (r)l’avait prédit en disant : « Vous serez confronté après moi à des émirs aux appétits égoïstes, alors armez-vous de patience jusqu’à ce que vous me retrouverez à mon bassin (Hawdh). »[1]

 

Il est rapporté également d’après les deux recueils sahîh, le propos prophétique suivant : « L’individu doit obéissance à l’émir que ce soit dans l’aisance ou dans la difficulté, de son propre gré ou contre lui, et même s’il ne veut rien lui partager. »[2]

 

Il y également une annale, d’après les deux recueils sahîh, avec les termes suivants : « Nous avons fait allégeance au Prophète (r) de faire obéissance à l’émir que ce soit dans l’aisance ou dans la difficulté, de notre propre gré ou contre nous-mêmes, et même s’il ne veut rien nous partager ;  de ne pas lui contester l’autorité en place, d’être, où que nous soyons, les garants de la vérité dans les paroles et les actes, et de ne crainte, pour Allah, le blâme de personne. »[3]

 

Le Prophète (r) ordonna donc de patienter face à l’appétit cupide des responsables de l’autorité, et de leur obéir, malgré ce défaut, sans jamais se rebeller contre eux. Bon nombre de révoltes dans l’Histoire furent motivées par l’égoïsme débordant des gouverneurs, ce que les sujets ne pouvaient plus supporter. Surtout que ces gouverneurs n’avaient pas que ce défaut ; chaque faux pas qu’ils pouvaient faire attisait d’autant plus la haine dans les rangs. En se soulevant, les insurgés étaient convaincus qu’il agissait pour la bonne cause, et qu’il fallait rendre le culte à Dieu l’Unique. En réalité, le pouvoir et la richesse étaient les plus grandes motivations des insurgés, qui recherchaient avant tout leurs intérêts personnels. Un Verset nous décrit cet état : [Quand on leur en donne une part, ils sont contents, mais dès qu’on la leur refuse, ils se mettent en colère].[4]

 

D’après le recueil e-sahîh, le Prophète (r) affirme : « Il y a trois hommes à qui Allah ne parlera pas, qu’Il ne regardera pas le Jour de la Résurrection, qu’Il ne mettra pas en valeur et qui auront un châtiment terrible : un homme qui a de l’eau en abondance, mais qui refuse d’en donner aux étrangers de passage. Le Jour de la Résurrection, Allah lui dira : « Aujourd’hui, Je te refuse Mes faveurs, comme tu as refusé sur terre de partager ce que tu n’as pas obtenu de tes mains. » Un homme qui fait allégeance à un Imâm sans n’être motivé par rien d’autre que par les biens de ce bas monde ; s’il lui en donne une part, il est content, mais s’il refuse de lui en donner, il se met en colère ; et un homme qui, après la prière du ‘asr jure mensongèrement en vue découler ses marchandises… »[5]

 

Ainsi, si d’un côté on met les mauvaises passions et les mauvaises conceptions et de l’autre côté, on met les mêmes ingrédients, on obtient indubitablement un conflit. Or, le Législateur ordonne à chacun de faire ce qui revient en bien à lui et aux musulmans. Il ordonne aux responsables de l’autorité de faire régner la justice et de prodiguer le bon conseil à ses sujets. Un hadîth fait planer une menace sur lui : « Tout berger à qui Allah a confié un troupeau, et qui vient à mourir en ayant trahi son troupeau ne sentira jamais l’odeur du Paradis. »[6]

 

Quant aux sujets, ils ont pour devoir d’obéir au gouverneur et de lui prodiguer le bon conseil conformément au hadîth : « La religion, c’est le bon conseil.

-           Messager d’Allah, lui demandèrent les Compagnons, mais envers qui ?

-           Envers Allah, Son Livre, Son Messager, les gouverneurs musulmans et leurs peuples. »[7]

 

En outre, il ordonne de patienter face à leur cupidité, et interdit de leur contester leur autorité, malgré l’injustice qu’ils font régner. La raison, c’est que le mal engendré par les armes est plus grand que le mal issu de l’injustice des gouverneurs. Il n’est donc pas pertinent d’enlever un moindre mal pour en obtenir un plus grand.

 

En méditant sur les textes du Coran et de la sunna qui remonte au Prophète (r) de façon certifiée, tout en observant ce qu’on ressent en soi, mais aussi autour de soi, on appréhendera mieux le Verset : [Nous leur ferons voir Nos signes en eux-mêmes et dans les horizons afin qu’ils sachent que c’est la vérité].[8] Allah fait voir à Ses créatures des signes en eux-mêmes et à l’horizon afin qu’ils sachent que le Coran incarne la vérité ; Ses enseignements sont vrais et Ses commandements sont justes.

 

[Ainsi se parfait la Parole de Ton Seigneur en toute vérité et en toute justice ; rien ne peut changer Ses Paroles, car Il est Entendant et le Savant].[9] »[10]

 

El Hasan et el Husaïn

 

Voici en complément à ce sujet, une analyse subtile de Sheïkh el Islam ibn Taïmiya sur les deux enfants de ‘Âli (t) : « Les ancêtres du Mahdî remontent à el Hasan non à el Husaïn, car ces derniers ressemblent sous certains aspects aux deux enfants d’Ibrahim bien qu’ils ne soient pas des prophètes. Pour les protéger, le Prophète (r) invoquait Allah en ces termes : « Je vous place sous la protection des Paroles Parfaites d’Allah contre toute insufflation des démons et tout mauvais œil»[11]Il disait à ce sujet qu’Ibrahim protégeait Ismâ’îl et Ishâq de cette façon.[12]Ismâ’îl était le plus grand et le plus sage des deux garçons. C’est pourquoi, le Prophète a proclamé du haut de sa chair alors qu’el Hasan se tenait avec lui : « Mon fils que voici est un Saïd (maître ndt.), par le biais duquel Allah va concilier entre deux grandes armées musulmanes. »[13]La plupart des prophètes provenaient de la descendance d’Ishâq, et de la même façon la plupart des Imams sont de la descendance de Husaïn. Or, le sceau (ou le dernier) des prophètes dont la religion s’est répandue sur toute la surface de la Terre est de la descendance d’Ismâ’îl, il convenait ainsi que le Mahdî, ce Khalife bien guidé qui sera le dernier des Khalifes soit de la descendance de Hasan. »[14]

 

Et ibn e-Zubaïr ?

 

Ibn Taïmiya répond à cette question : « Ibn e-Zubaïr avait déjà eu un conflit avec Yazîd, dans lequel il entraina avec lui des habitants de La Mecque, du Hijâz, et d’ailleurs. À la mort de Yâzîd, il annonça sa prise de pouvoir. Il reçut le titre de Prince des croyants et l’allégeance de la plupart des provinces à l’exception du Shâm. Ainsi, sa mise au pouvoir eut lieu après la mort de l’ancien Khalife. Néanmoins, sous le Khalifad’ibn Mu’âwiya, il refusa au début de lui donner son allégeance, mais dès qu’il consentit à le faire, Yazîd émit la condition pour l’accepter qu’il se constitue prisonnier afin qu’il vienne la lui faire en personne. Alors, virent le jour entre eux des conflits qui débouchèrent sur une expédition envoyée par le Khalife à La Mecque. Yazîd s’éteignit au cours de ce fameux siège, et une partie du Shâm, l’Iraq, et d’autres provinces, offrirent alors leur allégeance à ibn e-Zubaïr.

 

Après le décès de son père, Mu’âwiya ibn Yazîd s’installa sur le trône, mais, bien qu’il était pieux et ascète, son règne ne dura pas longtemps. Après à peine quarante jours, il était descendu du trône et n’intronisa personne à sa place. Marwân ibn el Hakam s’empara des rênes du pouvoir sur le Shâm, mais il ne fit pas long feu. Ce fut son fils, ‘Abd el Malik qui allait s’installer définitivement au pouvoir, et commença par monter une armée, prit la route de l’Iraq qui avait pour émir Mus’ab ibn e-Zubaïr ; ce dernier administrait la province sous l’égide de son frère. Mus’ab perdit la vie dans les affrontements, et ‘Abd el Malik était devenu maitre des lieux. Il mit sur pied une expédition avec à sa tête, el Hajjâj. Sa mission était de déloger ibn e-Zubaïr des Lieux saints. Il installa son camp autour de la ville et, au bout de multiples assauts, le captura avant de mettre fin à ses jours.

 

‘Abd el Mâlik pouvait régner sans conteste, et fonda sa propre dynastie. Son règne vécut la conquête de Bukhârâ, et d’autres contrées de « l’Asie Mineure», sous le commandement de Qudaïba ibn Muslim, l’administrateur d’el Hujjâj ibn Yûsaf, qui, lui-même, était l’administrateur d’Abd el Mâlik ibn Marwân en Iraq, malgré ses instincts tyranniques. À cette époque, les musulmans triomphèrent sur le roi turc Khâqân après une âpre bataille, et ses fils furent capturés. Par la suite, le Sind allait entrer dans les frontières musulmanes, mais aussi, à l’opposé, l’Andalousie. Des tentatives furent menées contre Constantinople qui résista à un long siège… »[15]

 

À suivre…

 

Par : Karim Zentici


[1]Rapporté par el Bukhârî (3792) et Muslim (1845), selon Anas ibn Mâlik, selon Usaïd ibn Khudhaïr (t).

[2]Rapporté par el Bukhârî (7056) et Muslim (1709), selon ‘Ubaïda ibn e-Sâmit (t).

[3]Rapporté par el Bukhârî (7199) et Muslim (1709), selon ‘Ubaïda ibn e-Sâmit (t).

[4]Le repentir ; 58

[5]Rapporté par el Bukhârî (2369) et Muslim (108), selon Abû Huraïra (t).

[6]Rapporté par el Bukhârî (2369) et Muslim (108), selon Abû Huraïra (t).

[7]El Bukhârî l’a mentionné en tête d’un chapitre et sans chaine narrative ; il est rapporté par Muslim (55), selon Tamîm e-Dârî (t).

[8]Les Versets détaillés ; 53

[9]Le bétail ; 115

[10]Voir : Minhâj e-sunna (4/527-543).

[11]Rapporté par el Bukhârî (3371), selon ibn ‘Abbâs.

[12]C’est un passage du Hadith précédent.

[13]Rapporté par el Bukhârî (2704, 3629, 3746, 7109), selon Abû Bakra.

[14]Voir : Jâmi’ el Masâil de Sheïkh el Islam ibn Taïmiya qui propose certaines Fatwas inédites (4/99).

[15] Minhâj e-sunna (4/522-524).

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 09:34

Ibn Taïmiya et les kharijites (Partie 5)

par Karim Zentici

 

 Ibn Taïmiya fait état de la différence entre ces deux catégories d’individus : « Abû Barza el Aslamî (t) explique, en parlant des événements d’ibn e-Zubaïr, de la révolte des lecteurs contre el Hujjâj, et de Marwân dans le Shâm en faisant remarquer : « Ceux-là, ceux-là, et ceux-là prirent les armes pour des raisons matérielles. » Tandis que les innovateurs, comme les Kharijites, ils cherchent à corrompre la religion des musulmans, et combattent au nom de la religion. »[1]

 

Ailleurs, il renchérit : « Quant à l’allégation selon laquelle les grandes références sont unanimes à ne faire aucune différence entre eux (les bughât et les kharijites) si ce n’est qu’au niveau du nom, celle-ci est complètement fausse. L’auteur d’une telle allégation est vraiment téméraire ! Il est plus juste de dire que cette opinion est à mettre au compte de certains savants des écoles d’Abû Hanîfa, de Shâfi’î, d’Ahmed, etc.

 

… La majorité des savants font une distinction entre les kharijitesqui sortent de la religion et ceux qui ont participé aux batailles d’el Jamal, de Siffîn, mais aussi à d’autres batailles. Ces derniers comptent parmi les rebelles qui furent motivés par un effort d’interprétation. Cette opinion est celle que nous connaissons des Compagnons, de la majeure partie des traditionnistes, des légistes et des adeptes du kalâm. La plupart des savants des grandes écoles le mentionnent explicitement dans leurs écrits, ainsi que leurs successeurs parmi les adeptes de Mâlik, Ahmed, Shâfi’î, etc.

 

Il est en effet certifié, d’après le recueil e-sahîh, la parole suivante du Prophète (r) : « Un groupe dissident va se rebeller à la suite d’un conflit entre musulmans. Le camp qui sera le plus proche de la vérité se chargera de les réprimer. »[2] Ce hadîth fait état de trois factions en présence ; les kharijites étant différents des deux premières, et composent donc la troisième faction… Les Compagnons étaient tous d’accord pour les combattre, contrairement aux batailles d’el Jamal, de Siffîn, qui furent accueillies avec des réactions diverses. Les uns et les autres se rangèrent d’un côté ou de l’autre, mais la grande majorité des Compagnons resta neutre et ne s’engagea avec aucun camp…

 

‘Alî (t)fut d’être heureux d’en découdre avec les kharijites… Au moment où il avouait qu’aucun texte ne venait cautionner Siffîn ; il dut s’en remettre à son propre jugement. Parfois, il lui arrivait de faire les éloges de ceux qui avaient renoncé à prendre les armes…

 

Cela démontre que la neutralité était la meilleure position, et que ces conflits ne furent ni imposés par la religion ni même recommandés. Tandis que les textes parlent de l’éradication des kharijites ; il est certifié que le Législateur l’a ordonné et encouragé. Comment peut-on dès lors, mettre sur le même pied d’égalité ce que d’un côté, il ordonne et encourage à faire, et de l’autre côté, ce qu’il encourage à délaisser en vantant les vertus d’une telle initiative.

 

Ainsi, quiconque met sur le même pied d’égalité les guerres intestines entre Compagnons qui eurent lieu à el Jamal et Siffîn, et la répression de Dhû el Khuwaïsira, et ses semblables parmi les kharijitesrebelles, et les hârûrites criminels ; il associe clairement sa parole à celle des ignorants injustes ! »[3]

 

Quelle est la distinction entre Kharijites ou bughât ?

 

Les bughât prennent les armes contre les sultans pour des raisons profanes. Ils aspirent au pouvoir sans revendiquer particulièrement qu’ils agissent au nom de la religion. Par extrapolation, ibn Taïmiya range dans cette catégorie ceux qui participèrent aux batailles d’el Jumal, Siffîn, el Hurra, el Jamâjim, etc. Ces derniers pensaient que la guerre était la meilleure solution. Ils ne voyaient pas dès lors les inconvénients énormes qu’elle allait engendrer. D’ailleurs, ils le regrettèrent après coup, et surent par l’expérience ce dont les textes mettaient en garde depuis le début. Ibn Taïmiya explique à ce sujet : « Secundo : il y a ceux qui prennent les armes non pour défendre une croyance contraire au traditionalisme. Nous pouvons compter dans cette catégorie ceux qui participèrent aux batailles d’el Jumal, Siffîn, el Harra, el Jamâjim, etc. Ces derniers pensaient simplement que la guerre était la meilleure solution, bien que ce ne fût pas le cas. Ils ne voyaient pas dès lors les inconvénients énormes qu’elle allait engendrer. D’ailleurs, ils le regrettèrent après coup, et surent par l’expérience ce que les textes mettaient en garde depuis le début. »[4]

Puis, il explique qu’en résumé, nous pouvons recenser quatre raisons à travers l’Histoire ayant poussé certains savants à l’erreur dans ce domaine.

-         Certains d’entre eux n’avaient tout bonnement pas eu accès aux textes.

-         D’autres remettaient en question leur authenticité.

-         D’autres, à l’image d’ibn Hazm, pensaient qu’ils étaient abrogés.

-         D’autres les interprétaient à leur façon, comme tout mujtahid.[5]

 

Comme à son accoutumé, ibn Taïmiya se lance dans une analyse extraordinaire dans laquelle il dessine le portrait des « chiens de l’Enfer ». En voici un passage : « Il n’est pas pertinent qu’il fut légiféré de les combattre, juste parce qu’ils tuent les gens, comme on repousse des agresseurs (bandits de grand chemin, etc.), ou de simples insurgés (bughât). Le but, en effet en combattant les seconds, c’est d’éradiquer leur mal, de disloquer leur groupe, et de les ramener à l’ordre. Il n’est donc pas légiféré de les tuer où qu’ils se trouvent, ni de les exterminer jusqu'au dernier comme le peuple de Hâd ; ils ne sont pas non plus les pires des hommes qui sont sous la voûte céleste, et il ne fut pas légiférer de les combattre sans condition, mais en dernière instance. Il y a donc une autre raison qui se cache derrière l’obligation de combattre les kharjites. Ils sont en effet les plus prompts à sortir de la religion à cause de l’excès qu’ils font, comme nous l’informe le hadîth d’Alî : « Mais, ils sortiront plus vite de la religion que la flèche transperce sa proie. Où que vous les trouviez, tuez-les. »[6] Ainsi, si on les tue, c’est parce qu’ils sortent de la religion…

 

(…) Ainsi, nous les tuons en raison de leur caractéristique qui est de sortir de la religion (et qui est présente aussi bien chez l’un que chez un grand nombre d’entre eux), non parce qu’ils s’insurgent et prennent les armes contre les musulmans.

 

S’il est vrai qu’Alî (t) ne les a pas combattu dès leur émergence, mais c’est uniquement, car il ne savait pas à qui il avait à faire. Il a fallu qu’ils mettent un terme à la vie d’ibn Khubbâb, et qu’ils sèment le pillage pour qu’il comprenne qu’il s’agissait de ceux dont fait allusion le hadîth : « Ils tuent les adeptes de l’Islam et épargnent les païens. »[7] Il a su dès lors qu’ils étaient les fameux kharijites.

L’autre raison qui l’a empêché de les tuer, avant qu’ils ne fassent couler le sang, c’est que leurs tribus auraient pu, par chauvinisme, quitter les rangs d’Alî (t)… »[8]

 

Dans sa harangue guerrière qui visait à convaincre ses concitoyens de monter une armée contre l’envahisseur tatar, il fustige : « Ces gens-là, aux yeux des grands spécialistes, ne sont pas à mettre au même rang que les insurgés (bughât) que se rebellent contre l’Imam en place, ou qui sortent de son obéissance, comme ce fut le cas des habitants du Shâm qui sortirent de l’autorité d’Alî ibn Abî Tâlib (t) ; non, les bughât se contentent de se rebeller contre l’autorité de tel gouverneur, voire de le renverser. Quant aux tatars, ils sont sortis de l’Islam, à la manière des rebelles qui refusent de verser la zakât, et des kharijites qu’Alî réprima. Ce dernier n’avait pas la même approche en fonction de l’armée qu’il avait en face de lui ; sur un front, il avait pour adversaire l’armée du Shâm et de Basra et sur l’autre front, les révoltés de Nahrawân. Avec les premiers, ils se comportaient comme un frère qui s’était disputé avec son frère, mais il avait un autre comportement avec les kharijites. »[9] Il explique ensuite que conformément aux textes prophétiques, les Compagnons s’entendirent finalement à l’unanimité à combattre sous les ordres d’Abû Bakr, les rebelles à la zakât, et, plus tard, les kharijites. En revanche, bien que les textes en parlent, la querelle qui opposa le troisième khalife à la Syrie ne fit pas consensus chez les Compagnons et leurs successeurs.[10]

 

Les grands hommes qui ont participé aux troubles sont excusables en raison de leur effort d’interprétation

 

« Parmi les éléments en relation avec ce point : nous devons savoir qu’un grand homme au niveau du savoir et de la piété, parmi les Compagnons, leurs successeurs, et tous ceux qui viendront après eux jusqu’à la fin du monde, qu’ils soient d’ahl el Baït ou non, peut très bien faire un effort d’interprétation basé sur des conjectures, voire des passions subtiles qui auront de mauvaises conséquences. Il ne convient pas de le suivre sur son erreur, bien qu’au même moment, il compte parmi les pieux et les élus de Dieu.

Malheureusement, ce genre d’erreur perturbe deux catégories d’individus :

-         Ceux qui l’encensent, et qui veulent absolument lui donner raison et le suivre dans son erreur.

-         Ceux qui le condamnent et qui remettent en question à cause de cette erreur sa piété et son statut de wali. Ils font jusqu’à douter de sa crédibilité et qu’il soit des habitants du Paradis.

Or, ces deux voies opposées sont aussi égarées l’une que l’autre. »[11]

 

Les intentions cachées des kharijites

 

Ibn Taïmiya analyse : « l’innovateur restera toujours attaché à ses passions et il en portera toujours l’étendard. Ces motivations n’ont rien à voir avec la religion. Il est prêt en effet à aller contre la vérité qui n’arrange pas ses penchants. Allah le punit à cause de ses mauvais penchants. Il mérite d’être puni sur terre, mais aussi dans l’au-delà. C'est pourquoi certains anciens considéraient les innovateurs à l’image des kharijitescomme des pervers. Il est rapporté que Sa’d ibn Abî Waqqâs utilisa contre eux le Verset suivant : [et il en égare beaucoup, mais seuls les pervers peuvent s’en égarer •Ceux qui délient le pacte d’Allah après l’avoir noué, qui coupent les liens qu’Allah a ordonné d’entretenir, et qui sèment la corruption sur terre ; ceux-là sont vraiment les perdants].[12]Il est possible en effet que ce soit réellement son intention. Surtout en période de division où il profite du chaos pour rechercher le pouvoir et encourager les siens. »[13]

 

Le djihâd sur le sentier de Satan !

 

Ibn Taïmiya fait la distinction entre le djihâd légitime (sunnî) et le djihâd illégitime (bid’î) : « Les textes du Coran et de la sunna ordonnent le djihâd dans de multiples endroits, et vantent ses vertus. Néanmoins, il incombe de distinguer entre le djihâdlégal qui fut légitimé par Allah et Son Messager, et le djihâd hérétique qui est fomenté par des égarés soumis à l’étendard de Satan. Ces derniers sont pourtant convaincus qu’ils brandissent l’étendard d’Allah. Dans cet ensemble, nous pouvons compter les innovateurs, à l’instar des kharijites, qui s’attaquent aux musulmans, et à des hommes qui sont bien plus fidèles qu’eux à Allah et à Son Messager, parmi notamment les précurseurs et leurs fidèles successeurs qui se perpétueront jusqu’à la fin du monde. Ils avaient bien pris les armes contre ‘Alî qui étaient en grand conflit avec Mu’âwiya.

 

D’après un hadîth authentique, selon Abû Sa’îd, le Prophète (r)prédit en parlant des kharijites : « Un groupe dissident va se rebeller à la suite d’un conflit entre musulmans. Le camp qui sera le plus proche de la vérité se chargera de les réprimer. »[14] Ce camp en question est celui d’Alî qui était plus proche de la vérité que le camp de Mu’âwiya. Ces fameux rebelles prétendaient qu’ils faisaient le djihâd sur le sentier d’Allah contre les ennemis de la religion. »[15]

 

Peut-on dénoncer les semeurs de troubles ?

 

Sheïkh el Islam ibn Taïmiya souligne : « Quiconque cache un criminel (rebelle, voleur, meurtrier, etc.) qui est passible d’une peine corporelle pour infraction religieuse ou pour lui appliquer la loi du talion (injustice envers un tiers), ou qui fait obstacle à sa capture sans user de la force, devient son complice, et encours la malédiction d’Allah et de Son Messager. D’après Muslim, en effet dans son recueil e-sahîh, selon ‘Alî ibn Abî Tâlib, le Messager d’Allah (r) a dit : « Allah maudit celui qui crée un évènement, et celui qui le réfugie… » Si on vient à capturer celui qui cache ce fugitif, on lui somme de le ramener sur le champ ou de dévoiler sa cachette ; et s’il refuse de le dénoncer, on lui inflige une peine de prison et une peine de « bâton » à intervalle régulier jusqu’à ce qu’il parle. Nous avons évoqué auparavant que toute personne qui refuse de verser « l’impôt » légal est passible d’une punition. Tout fugitif ou tout bien matériel qu’on tient caché est un délit passible d’une peine si on refuse de parler.

 

Ainsi, si quelqu’un est au courant de l’endroit où sont cachés soit une richesse que l’État est en droit de réclamer ou un fugitif qui est entré dans l’illégalité, il a le devoir de le dévoiler aux autorités et d’indiquer la cachette en question. Il est strictement interdit de garder le silence, car on entame ainsi le devoir d’entraide à la piété et au bien. En revanche, si l’État n’a aucune légitimité sur cet argent et si le fugitif en question est un innocent, il n’est pas permis de les indiquer, car relevant de l’entraide à l’impiété et à l’injustice. Dans ce cas, il incombe même de le défendre, car l’Islam nous enjoint de défendre la victime d’une injustice. »[16]

 

Wa Allah a’lam !

 

Par : Karim Zentici

 


[1] Minhâj e-sunna (5/153).

[2]Rapporté par Muslim (1065).

[3]El fatâwâ el kubrâ (4/283-285).

[4] Minhâj e-sunna (4/538).

[5] Minhâj e-sunna (4/538).

[6]Rapporté par el Bukhârî (5057) et Muslim (1066), selon ‘Alî ibn Abî Tâlib (t).

[7]Rapporté par el Bukhârî (3344) et Muslim (1064), selon Abû Sa’îd el Khudrî (t)

[8]E-sârim el maslûl (2/347).

[9]Majmû’ el fatâwâ (28/503).

[10]Idem. Cette dernière partie est un peu obscure, ce qui rend la traduction quelque peu aléatoire.

[11]Minhâj e-sunna (4/543).

[12]La vache ; 26-27

[13]Minhâj e-sunna (5/250).

[14]Rapporté par Muslim (1065).

[15]E-radd ‘alâ el Akhnâî (p. 205).

[16] Majmû’ el fatâwâ (28/323).

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 19:03

Les musulmans se font tuer

et vous, vous appelez au Tawhîd

par sheikh Salih al fawzan


Question:


Il y a des gens qui disent: "Les musulmans se font tuer et vous, vous appelez au Tawhîd. Les gens aujourd'hui sont pour la plupart soumis à Allah! [Ndt: Musulmans]"


Réponse de Sheykh Sâlih Al-Fawzân (Hafidhahoullah):

Ils n'ont été tués, uniquement, qu'à cause de leur négligence du Tawhîd. Et s'ils avaient été droits sur le Tawhîd, Allah -Azza wa Jall- les aurait certes secourus.

La plus grande cause que les musulmans se font tuer est la présence du Shirk et le manque d’intérêt porté au Tawhîd...

Traduction: www.sounnah-publication.com
Source: At-Tawhîd, yâ 'Ibâda Allah de Sheykh Sâlih Al Fawzân, page 44

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 13:25

le Jihad à notre époque

selon les grands savants

 

بسم الله الرحمان الرحيم و الصلاة و السلام على أشرف المرسلين نبينا محمد عليه أفضل الصلاة و التسليم و على اله و صحبه أجمعين أما بعد:

حياكم الله في طاعته أيها الإخوة الكرام عساكم بخير في هذا المنتدى المبارك السلفية باللغة الفرنسية

 

Cheres freres en Allah le digne de louange, je t'écris ce post en éspèrant qu'il te sera profitable,il apparait que beaucoup parmis nos freres se posent la quéstion du jugement religieux concernant le djihed a notre époque ,se posent la question: est-il permis de partir dans les pays musulmans opprimés par les mécreants ,pour combattre dans le sentier d 'Allah le repentent ,voici donc les paroles et fatawas de nos grands savants sur ce sujet :

 

 

قال فضيلة الشيخ محمد ناصر الدين الألباني رحمه الله

Son éminence le chikh Muhammed Nacir al dine al Albanie (qu' Allah lui fasse miséricorde) a dit :

 

أنا أقول اليوم ما يمثل الحقيقة الإسلامية وليس الحقيقة التي يريدها بعض المسلمين المتحمسين . أقول :

اليوم لا جهاد في الأرض الإسلامية إطلاقا........الخ

http://www.fatwa1.com/anti-erhab/Jehad/index.html

حـكـم الـجـهـاد فـي هـذا العـصـر - شبكة سحاب السلفية

je dis ,aujourdhui ce qui représente la réealitée islamique et non pas la réealitée que veulent certains musulmans passionnés . Je dis ,aujourd'hui il n'y a pas de djihad en terre islamique, ceci de maniere absolue......ect.

______________________________

قال فضيلة الشيخ اللحيدان حفظه الله

Son éminence le chikh al Luhaydane a dit :

 

يقول السائل : هل يوجد في هذا الزمان في العالم جهاد إسلامي وجزاكم الله خيرا ؟

الجواب : يوجد جهاد النفس وجهاد المنافقين بالرّد عليهم وبيان نفاقهم ومن قدر أن ينصر المظلومين في الشيشان أو غيرها بالمال فليفعل .

 

http://www.fatwa1.com/anti-erhab/Jehad/index.html

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Le questionneur dit :

Est ce qu'il y a, a cette époque , dans le monde, un djihad islamique

(qu'Allah vous récompense en bien )?

La réponse:

Il éxiste le djihed contre soi-meme et le djihed contre les hypocrites par la replique et par l'eclaircissement de leur hypocrisie, quant a celui qui a la capacitée d'assister les opprimés en Tchetchenie et autres par l'argent, qu'il le fasse.

______________________________

 

قال فضيلة الشيخ محمد بن صالح العثيمين رحمه الله

Son éminence le chikh Muhammed fils de Salih al 'Uthaymine (qu'Allah lui fasse misericorde ) a dit :

 

إنه في عصرنا الحاضر يتعذر القيام بالجهاد في سبيل الله بالسيف و نحوه , لضعف المسلمين ماديا و معنويا و عدم إتيانهم بأسباب النصر الحقيقية , ولأجل دخولهم في المواثيق و العهود الدولية , فلم يبق إلا الجهاد بالدعوة إلى الله على بصيرة.

 

المصدر : مجموع فتاوى ابن عثيمين رحمه الله 18/388

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Il est a notre époque impossible d'accomplir le djihed dans le sentier d 'Allah par l'épée et tous ce qui est semblable a ceci , a cause de la faiblesse des musumlans matériellement et moralement et par le fait de ne pas pouvoir apporter les causes de victoire réel et cela égallement a cause de leur participations dans des contrats et promèsses international, il ne reste plus que le djihed de l 'appel a Allah avec clairvoyance.

 

______________________________

جواب سماحة الشيخ عبد العزيز ابن باز ـ رحمه الله

Réponse de sa bienveillance le chikh 'Abd al 'Aziz fils de Baz (qu'Allah lui fasse miséricorde)

 

سؤال : اننى احب الجهاد وقد امتزج حبه فى قلبى . ولا استطيع ان اصبر عنه , وقد استاذنت والدتى فلم توافق , ولذا تاثرت كثيرا ولا استطيع ان ابتعد عن الجهاد . سماحة الشيخ :ان امنيتى فى الحياة هى الجهاد فى سبيل الله وان اقتل فى سبيله وامى لا توافق . دلنى جزاك الله خيرا على الطريق المناسب ؟

 

ـ الجواب : جهادك فى امك جهاد عظيم , الزم امك واحسن اليها , الا اذا امرك ولى الامر بالجهاد فبادر ,لقول النبى صلى الله عليه وسلم : " واذا استنفرتم فانفروا " رواه البخارى .

ومادام وليى الامر لم يأمرك فاحسن الى امك , وارحمها..........الخ

 

المصدر : فتاوى الأ ئمة فى النوازل المدلهمة

حـكـم الـجـهـاد فـي هـذا العـصـر - شبكة سحاب

La quéstion :

Certes, j'aime le djihed et son amour s'est melé dans mon coeur et je ne peut pas patienter sans lui et j'ai certe demandais l'autorisation a ma mere mais elle n'a pas accépté, c' est pour cela que j'ai beaucoup étè ému et je ne peut pas m'éloigner du djihed.

Sa bienveillence le chikh, j'ai pour voeu dans cette vie le djihed dans le sentier d 'Allah et que je soie tuer dans son sentier et ma mére n'est pas d'accord.

Indique-moi le chemin qui correspond (qu'Allah vous récompense en bien).

 

La réponse:

Ton djihed envers t'as mére est un énorme djihed, reste avec ta mére , sois bienfesant envers elle ,empresse-toi pour le djihed seulement si le detenteur du pouvoir t'ordonne de partir, a cela la parole du prophete صلى الله عليه وسلم

"si vous étes appelés au combat empréssez-vous " rapporté par al bukhari .

Mais temp que le détenteur du pouvoir ne te l'a pas ordonné , sois bienfesant envers t'as mére et fait lui preuve de misèricorde .....ect

 

______________________________

 

كلام الشيخ محمد بن رمزان الهاجري حفظه الله

Parole du chikh Muhammed fils de Ramzane Alhadjiri

 

إن المشاركات في أي عمل جهادي يجب أن تكون تحت علم ولي الأمر الذي له في الأعناق بيعة والالتحاق بغير أذنه بأي جهة يعتبر خلعاً للبيعة ولو مات لكان موته ميتة جاهلية.........الخ

(شعرجر يدة الريا ض) - شبكة سحاب السلفية

 

Toutes participations en rapport avec n'importe qu'elle action de combat (djihedi) il est obligatoire qu'elle soit faite avec la connaissance du detenteur du pouvoir qui possede autour du cou la reconaissance comme etant chef et l'affiliation(au djihed) sans son autorisation ,qu'elle que soit la direction est considèrée comme une annulation de sa reconaissance et si il meurt sa mort est semblable a celle de l'époque prèislamique (djahiliyyat).....ect

 

______________________________

 

مفتي السعودية العام الشيخ عبد العزيز بن عبد الله ال الشيخ

Le mufti saoudien, le chikh 'Abd al 'Aziz fils 'Abd Allah al Alchikh

 

 

"الشبان السعوديون الذين يغادرون بلادهم قاصدين الجهاد في سبيل الله (...) لم يبلغوا في العلم مبلغا يميزون به بين الحق والباطل".

Les jeunes,qui quittent leurs pays dans le but du djihed dans le sentier d'Allah (....)ils n'ont certes pas atteint un degré qui leur permet de distinguer entre le vrai et le faux .

 

 

"سبق أن حذرنا، وحذر غيرنا، من الذهاب للخارج بهذه الحجة، لأن الأوضاع كانت مضطربة، والأحوال ملتبسة، والرايات غير واضحة. وقد ترتب على عصيان هؤلاء الشباب لولاتهم ولعلمائهم وخروجهم لما يسمى بالجهاد في الخارج مفاسد عظيمة عصيان ولي أمرهم، والافتيات عليه، وهذا كبيرة من كبائر الذنوب يقول النبي صلى الله عليه وسلم "من أطاع الأمير فقد أطاعني ، ومن عصى الأمير فقد عصان

http://www.alarabiya.net/articles/2007/10/01/39821.html

شبكة سحاب السلفية

Avant cela, nous avions mient en garde ainsi que d'autres contre le faite de partir a l'exterieur(du pays) pour cette raison (le djihed) car la situation etait confuse et ambigue et les étendards pas clair et le résultat de la dèsobeissance de ces jeunes-la a leurs gouverneurs et savants et égallement leurs sorties qui se fait appeler "le djihed a l'éxterieur " est un grand mal, et la désobeissance a leurs gouverneurs et les decrets religieux en leur faveur est un péché parmis les grands péchés, le prophete صلى الله عليه وسلم dit:

"Celui qui obei au gouverneur (musulman) m'a certenement obei et celui qui desobei au gouverneur m'as certes desobei".

 

______________________________

 

سلسلة فتاوى العلامة الشيخ صالح بن فوزان الفوزان حفظه الله

Série de dècrets religieux(fatawas) du savant le chikh Salih fils de Fawzen al Fawzen (qu'Allah le preserve).

 

 

س1:يذهب بعض الشباب في هذه الايام إلى الجهاد في مناطق متفرقة و يرون أن ذلك فرض عين و ذلك بإفتاء بعض طلاب العلم لهم فهل فعلهم هذا صحيح؟

 

الجواب: لا يجوز لهم أن يذهبوا إلا بإذن الإمام لأنهم رعية و الرعية لا بد أن تطيع الإمام فإذا أذن لهم يبقى أيضا رضى الوالدين فلا يذهب إلا برضى والديه لأنه (( جاء رجل إلى النبي صلى الله عليه و سلم فاستأذنه في الجهاد فقال: أحي والداك؟ قال: نعم. قال: ففيهما فجاهد ))* فأرجعه إلى والديه فدل على أنه لابد إذن الوالدين بعد إذن ولي الامر.

 

Question numero 1:

 

Ces jours-ci quelques jeunes partent au djihed vers differentes regions

et ont comme avis que ceci est une obligation individuelle, ceci avec le decret religieux de certains etudiant en science en leur faveur , est-ce que leur action est juste?

 

La réponse:

 

il ne leur est pas permis de partir (au djihed) ormis si il ya l'autorisation de l'imam(gouverneur) car ils sont certes gouvernés et le gouverné doit obeir a l'imam et si il leur autorise le djihed il réste égallement l 'accord des parents et il ne part pas ormis avec l'accord des ses parents,car "un homme est venu au messagé صلى الله عليه وسلم et lui a demendé l'autorisation pour aller au djihed et il dit: est-ce que t'es parents sont encore en vie? il dit: oui puis il dit صلى الله عليه وسلم : fait ton djihed envers eux ."

il صلى الله عليه وسلم l'a renvoyé vers ses parents ceci indique qu'il faut l'autorisation des parents après l'autorisation du gouverneur(musulman).

 

س2 :أيهما أعظم جهاد العلم أم جهاد السيف؟

 

الجواب: جهاد العلم أولا فلابد أن الانسان يتعلم ما يستقيم به دينه (( فاعلم أنه لا إله إلا الله و استغفر لذنبك و للمؤمنين و المؤمنات و الله يعلم متقلبكم و مثواكم )) محمد 19 .بدأ بالعلم قبل القول و العمل العلم أولا ثم يكون الجهاد حتى يكون جهاده على علم و على بصيرة و لا يكون على جهل على خطأ.

 

 

question numero 2:

 

Quel est le plus considerable, le djihed par la science ou le djihed par l'épée?

 

la réponse:

 

Premièrement, le djihed par la science et il faut que la personne apprenne ce qui va le pousser a la droiture dans sa religion, le Trés Haut dit au sens rapproché: ""Sache donc qu'en vérité , il n'ya point de divinité a part Allah ,et implore le pardon pour ton péché , ainsi que pour les croyants et les croyantes .Allah connait vos activités (sur terre) et votre lieu de repos( dans l'au-dela)"".muhammed verset 19.

 

il a commencé par la science avant la parole et avant l'action, donc la science premièrement, ensuite vient l'action et parmis celle-ci le djihed et ceci jusqu'a ce que son djihed soit fait avec science et clairvoyance et non pas avec ignorance et erreur.

 

 

 

 

 

س3 :في هذه الأيام هناك من يفتي الناس بوجوب الجهاد و يقول لا يشترط للجهاد إمام و لا راية فما رأي فضيلتكم في هذا الكلام؟

 

الجواب: هذا رأي الخوارج أما أهل السنة فيقولون: لابد من راية و لابد من إمام هذا منهج المسلمين من عهد رسول الله صلى الله عليه و سلم فالذي يفتي بانه لا إمام و لا راية و كل يتبع هواه هذا رأي الخوارج.

 

Question numéro 3:

 

Ces jours-ci , il ya une personne qui donne comme decret religieux (fatawa) aux gens l'obligation du djihed et il dit :"le djihed n'a pas pour condition avoir un imam et un étendard" , quel est votre avis concernant cette parole?

 

la reponse:

ceci est l'avis des khawaridjs quant aux gens de la sunnat ils disent :

il faut avoir un étendard et un imam(gouverneur musulman).

Ceci est la voie des musulmans de l'époque du méssager d'Allah صلى الله عليه وسلم quant a celui qui donne comme decret religieux pas besoin d'un imam et d'un étendard et chacun suit ses passions ceci est l'avis des khawaridjs.

 

 

 

 

س4 :هناك من يقول: إن ولاة الامر و العلماء في هذه البلاد قد عطلوا الجهاد و هذا الامر كفر بالله فما رأيكم في كلامه؟

 

الجواب: هذا كلام جاهل يدل على أنه ما عنده بصيرة و لا علم و أنه يكفر الناس و هذا رأي الخوارج هم يدورون على رأي الخوارج و المعتزلة نسأل الله العافية لكن ما نسىء الظن بهم نقول هؤلاء جهال يجب عليهم أن يتعلموا قبل أن يتكلموا أما إن كان عندهم علم و يقولون بهذا القول فهذا رأي الخوارج و أهل الضلال.

 

 

Question numéro 4:

 

il ya celui qui dit : certes, les détenteurs du pouvoir et les savants ont dans ces pays-là ,annéantient le djihed et ceci est une mécreance en Allah quel est votre avis sur cette parole?

 

La réponse:

 

Ceci est une parole sans science qui indique qu'il ne possède pas de clairvoyance et science et qu'il rend mécreant les gens.Ceci est l'avis des Khawaridjs , ceux-là tournent autour de l'avis des Khawaridjs et des mu'tazilats , par contre ont n'a pas le mauvais soupcon envers eux donc nous disons ceux-là sont des ignorants ,il leur est obligatoire d'apprendre avant de parler par contre s'ils ont de la science et ils disent cette parole alors ceci est l'avis des Khawaridjs et des gens de l'égarement .

 

 

س5 : قام فضيلتكم بتقريض لكتاب بعنوان رسالة الإرشاد إلى بيان الحق في حكم الجهاد فهل تنصح بقراءة هذا الكتاب لفضيلة الشيخ احمد النجمي؟

 

الجواب: نعم الكتاب رد على بعض المنتسبين إلى العلم الذين يقولون يجب على الناس أن يذهبوا و يجاهدوا و لو لم يرض والدوهم فالشيخ احمد رد عليه و بين أغلاطه في هذه المسألة فهو كتاب جيد.

 

Question numero 5:

 

Son éminence,vous avaient fait l'éloge du livre qui s'intitule "l'orientation vers l'éclaircissement de la véritée sur le jugement du djihed" , est-ce que tu conseille ce livre écrit par le le noble chikh ahmad al nadjmy?

 

Réponse:

oui , le livre est une réplique contre certains qui s'afillient a la science et qui disent il est obligatoire aux gens de partir et de faire le djihed meme si ses parents ne sont pas d'accord, le chikh ahmad as répliqué contre lui et a éclairci ses erreurs dans ce sujet et c'est un bon livre.

 

 

س6 :هل يجوز الخروج للجهاد بدون إذن ولي الأمر مع وجود رضا الوالدين؟

 

الجواب: الجهاد مع من؟

و من هو الإمام الذي تريد أن تجاهد تحت رايته؟

و أيضا الدول بينها معاهدات فلابد أنك تأخذ إذن الإمام بالخروج لتلك الدولة المسائل لها اصول ماهي فوضى فإذا أذن لك ولي الأمر و أذن لك والداك و عندك استطاعة فلابأس.

 

Quéstion numero 6:

 

est-ce permis de partir au djihed sans autorisation du gouverneur mais avec l'autorisation des parents ?

 

La réponse:

 

Le djihed avec qui ?

et qui est l' imam avec qui tu veut combattre sous son étendard et de plus les pays ont entre eux des pactes il t'es obligé d'avoir l'autorisation du gouverneur pour aller des ces pays , ces sujets ont des fondements et ils ne sont pas désordonnéset si le gouverneur t'as autorisé de meme que t'es parents et que tu as la capacité alors il ya pas de mal.

 

 

7 : ماهي شروط الجهاد و هل هي متوفرة الان؟

 

الجواب: شروط الجهاد معلومة.

أن يكون بالمسلمين قوة يستطيعون على أن يجاهدوا الكفار عندهم قوة و عندهم إمكانية يستطيعون بها قتال الكفار لابد من هذا.

أما إذا كان ما عندهم إمكانية و لا عندهم قوة فإنهم لا جهاد عليهم و الرسول صلى الله عليه و سلم و أصحابه كانوا في مكة قبل الهجرة ماشرع عليهم الجهاد لأنهم لا يستطيعون و كذلك لابد أن يكون الجهاد تحت قيادة مسلمة و بأمر ولي الأمر لأنه من صلاحيات ولي الأمر المسلمين هو الذي يأمر به و ينظمه و يتولاه و يشرف عليه من صلاحيات و لي الأمر ماهو من صلاحيات كل واحد او كل جماعة تذهب او تغزو بدون إذن ولي الأمر.

 

Quéstion numéro 7:

 

quelles sont les conditions du djihed et sont-elles présentes aujourd'hui?

 

La réponse:

Les conditions du djihed sont connues , que les musulmans ont une force afin qu'ils puissent combattre contre les mécrèants, qu'ils possèdent une force et la possibillité et qu'ils puissent par ces 2 points-ci combattre les mécrèants, parcontre s'ils ne possèdent pas la possibilité et la force ,il n'ya pas de djihed pour eux .Le messager صلى الله عليه وسلم et ses compagnons étaient a Mékkat avant la hidjrat or le djihed ne leur a pas été légiféré car il ne pouvaient pas combattre et également ,il faut que le djihed soit sous une diréction musulmane et avec l'ordre du détenteur du pouvoir car ceci est de l'ordre du gouverneur des musulmans, c'est lui qui donne l'ordre ,qui met de l'ordre ,qui prend sa résponsabilité et qui le controle, donc ceci est de l'ordre du gouverneur et non pas de l'ordre de chaque personne ou tous groupes qui partent ou qui font la guerre sans autorisation du gouverneur .

 

8:هل من جاهد بدون إذن ولي الأمر ثم قتل فهل يكون شهيدا أم لا؟

 

الجواب: يكون غير مأذون له في هذا القتال فلا يكون قتاله شرعيا و لا يظهر لي أن يكون شهيدا.

 

Quéstion numéro 8:

 

Est-ce que celui qui fait le djihed sans autorisation du gouverneur puis est tué, est-il martyr ou pas?

 

La réponse:

il ne lui est pas autorisé d'aller a ce combat donc son combat n'est pas légiféré et il ne m'apparait pas qu'il soit martyr.

 

 

 

___________________________________

 

* رواه البخاري و مسلم من حديث عبد الله ابن عمر رضي الله عنهما

rapporté par al bukhari wa muslim du recit de 'abd allah fils de 'umar رضي الله عنهما

 

مصدرهذه الفتاوى من رسالة الشيخ صالح بن فوزان الفوزان(الجهاد و ضوابطه الشرعية)

الناقل والمترجم الى اللغة الفرنسية : محمد صلاح السلفي

 

La référence de ces fatawas je les extraits du livre du chikh Salih fils de Fawzen al Fawzen intitulé الجهاد و ضوابطه الشرعية

 

traducteur: mohamed salah al salafi le ,11.06.11

 

prochainement , j'éssayerai de traduire dans ce meme post par la volonté d'Allah un ouvrage sur le djihed et ses régles afin que ce sujet soit clair come de l'eau de roche chez mes freres en allah.

 

وصلى الله و سلم على سيدنا محمد و على اله و صحبه اجمعين و السلام عليكم و رحمة الله و بركاته

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 08:25

Pourquoi l'Arabie est-elle

Prise pour Cible ?

par sheikh Salih al Fawzan

 

Question :

Il y a des chaînes de télévision et des sites web qui incitent les gens à être désobéissants envers le dirigeant de ce pays (l'Arabie Saoudite) et à ne pas lui prêter serment d'allégeance. Que dites-vous à propos de ceux qui ont été égarés par ces menteurs et ont coopéré avec eux ?

 

Réponse de Cheikh Al-Fawzān (qu'Allāh le préserve) :

Oui, ce pays est à la fois assiégé et une cible, parce qu'il est le seul pays restant à être sur la méthodologie (Manhaj) des Salaf as-Sālih. Ce pays est exempt de chaos, de révolutions et de perpétrateurs de coups d'état. Ce pays est plein de sûreté, de sécurité et (plein de) de la méthodologie des Salaf as-Sālih. Ils veulent éteindre ces qualités et en faire un pays de chaos et de désordre. Ils souhaitent que le meurtre et la mort se produisent dans ce pays tout comme cela s'est produit dans d'autres pays. Nous devons à la fois les mettre en garde, et mettre en garde contre eux. Ne les laisser pas vous attirer. N'amenons pas dans nos maisons ces chaînes à nos enfants, [sinon] ils regarderaient ces maux et ce chaos, et ils grandiraient avec cela (ces idées). Les habitations devraient être exemptes de ces chaînes et nous devrions aussi interdirent à nos enfants d'aller sur ces sites web (qui sont plein de destruction). Leurs parents sont responsables d'eux.

 

Source : Cassette « al-Hamalāt al-I’lāniyyah dhidd Hukkām wa ‘Ulamā' Bilād-il-Haramayn ».

http://aa.trinimuslims.com

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 09:14

La profusion du mal

d'Ibn Al-Jawzî

 

De l’œil de ma pensée, j’ai médité sur la terre et ses habitants, et j’ai pu voir que les régions désertes y sont plus nombreuses que les régions habitées. Puis, j’ai observé les contrées habitées et j’ai constaté que les mécréants en dominaient la plus grande partie, et que les adeptes de l’islam étaient moins nombreux sur terre en comparaison des mécréants. Puis, j’ai médité sur les musulmans, et j’ai constaté que les profits mondains avaient distrait la plupart d’entre eux de Celui qui pourvoit à la subsistance et les avait détournés de la science qui indique Son existence.

 

Le gouverneur est occupé par l’exercice du pouvoir et les plaisirs qui se présentent à lui : l’eau de ses désirs coule sans que l’on puisse l’endiguer. Personne n’ose lui adresser d’exhortation, mais au contraire on le couvre de compli­ments qui renforcent ses passions ! C’est pourtant en leur opposant leurs contraires qu’on lutte contre les maladies. ‘Umar Ibn Al-Muhâjir rapporte que ‘Umar Ibn ‘Abd Al-‘Azîz lui a dit : « Lorsque tu me verras m’écarter de la vérité, attrape mes vêtements, secoue-moi et dis : qu’as-tu ‘Umar ? » ‘Umar Ibn Al-Khattâb a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à celui qui nous révèle nos défauts. » Et la personne qui a le plus besoin de conseils et d’exhortations est le gouverneur.

 

Quant à ses soldats, la plupart d’entre eux baignent dans l’ivresse des passions et la parure de ce bas monde, à quoi s’ajoutent la bêtise et l’absence de science. Aucune faute ne les fait souffrir et ils ne s’inquiètent pas de porter de la soie ou de boire de l’alcool, au point que certains ont pu dire : « Quoi ? Un soldat porterait du coton ? » De plus, ils prennent tout à l’envers, car l’injustice est pour eux une seconde nature !

 

Les bédouins sont, eux, plongés dans l’ignorance, de même les citadins. Combien ils ne cessent de vivre dans les impuretés et de négliger l’impor­tance des prières ! La femme chez eux, peut même parfois, les accomplir assise !

 

Puis j’ai observé les commerçants et j’ai constaté qu’ils sont dominés par la convoitise, au point de ne considérer que les différents moyens d’obtenir des gains. L’usure s’est répandue dans leurs transactions et aucun d’eux ne cherche à savoir d’où lui viennent ces biens matériels ! Concernant  la Zakat, ils sont négligents et ne sont pas gênés de la délaisser, sauf ceux qu’Allah préserve.

 

Puis, j’ai observé ceux qui perçoivent une pension, et j’ai constaté que la supercherie règne dans leurs transactions de même que la fraude et la volonté de léser autrui. Ils sont également plongés dans l’ignorance. J’ai constaté que la plupart de ceux qui ont un enfant lui confie une partie de ces choses afin de rechercher plus de gains, avant même que cet enfant  ne connaisse ses devoirs [religieux] et ne reçoive une éducation.

 

Puis, j’ai observé les femmes, et j’ai constaté qu’elles ont peu de religion et beaucoup d’ignorance. Elles n’ont aucune connaissance sur l’au-delà, sauf celles qu’Allah préserve.

 

Je me suis alors dit : Comme c’est étonnant ! Qui reste-t-il donc pour adorer Allah et Le connaître? J’ai observé et j’ai vu les savants, les étudiants, les dévots et les ascètes.

 

J’ai médité sur la condition des dévots et ascètes, et j’ai constaté que la plupart d’entre eux voue des adorations sans science, qu’il leur plaît d’être révérés, de se voir embrasser la main et d’avoir de nombreux disciples, si bien que, lorsque l’un d’eux a besoin d’acheter quelque chose au marché, il s’en abstient pour que sa réputation n’en soit pas brisée ! Leur rang leur tient tellement à cœur qu’ils ne visitent pas le malade, n’assistent à aucunes funérailles, sauf lorsqu’il s’agit de quelqu’un d’important pour eux, ils ne se rendent pas visite, et plus encore, ils évitent même de se rencontrer : leur respectabilité est devenue telle une idole qu’ils adorent sans le savoir ! Certains se hasardent-ils à donner des avis religieux alors qu’ils critiquent les savants pour leur convoitise en ce bas monde, sans savoir que ce qui est blâmable en cette vie est la condition en laquelle ils se trouvent, et non le fait de consommer ce qui est permis !

 

Puis j’ai médité sur la condition des savants et étudiants, et j’ai constaté que les étudiants ne montrent que peu de signe d’excellence, car le signe de l’excellence consiste à rechercher la science et la mettre en pratique, alors que la plupart d’entre eux apprennent de la science ce qui sera pour eux un filet pour amasser des biens, soit pour faire main basse sur un poste de juge d’un lieu ou d’une région, soit ce qui est nécessaire pour se distinguer de ses semblables, puis se contenter de cela.

 

Puis, j’ai médité sur la condition des savants, et j’ai constaté que la plupart d’entre eux sont manipulés et utilisés par les passions. Ils vont vers ce dont la science les écarte et se livrent à ce qu’elle interdit. Ils ne trouvent quasiment aucun goût à la relation avec Allah, et leur seule préoccupation est de parler, voilà tout. Mais Allah ne videra pas la terre  de toute personne qui exposera Ses preuves, réunira la foi et les œuvres, connaîtra les droits d’Allah et Le craindra. Cet homme sera le pôle de ce monde, et lorsqu’il mourra, Allah le remplacera par un autre semblable, et peut-être ne mourra-t-il pas avant d’avoir vu celui qui sera apte à le remplacer en toutes choses. La terre ne sera jamais totalement vide de ce genre d’homme qui rem­plit le rôle du prophète dans la Communauté [1]. Et celui que je décris ici, appliquera les fondements, sera attentif aux limites imposées, même s’il a peu de science ou que ses actes sont peu nombreux. Quant aux hommes parfaits dans tous les domaines, ils sont rares : il n’y en a qu’un seul pour une longue période.

 

J’ai analysé avec soin la condition de tous les pieux prédécesseurs, car je voulais en trouver un qui réunissait la science, au point d’atteindre le rang de l’Ijtihâd, et la mise en pratique, au point d’être un exemple pour les dévots. Je n’en ai pas trouvé plus de trois. Le premier est Al-Hasan Al-Basrî, le deuxième Sufyân At-Thawrî et le troisième Ahmad Ibn Hanbal. J’ai consacré un livre aux récits rapporté de chacun d’eux, et je ne désap­prouve pas celui qui y ajoute Sa’îd Ibn Al-Musayyib [2].

 

Si, parmi les pieux prédécesseurs on trouve de grands hommes, la plupart étaient dominée par une chose au détriment d’une autre : la science chez l’un, les œuvres chez l’autre. Mais ceux que j’ai cités possédaient une science vaste et une grande part d’œuvre et de connaissance. Il ne faut pas désespérer de l’existence d’un homme qui suivra leurs traces, même s’ils gardent le mérite d’avoir été les pre­miers. Allah a révélé à Al-Khadir des choses qu’il avait cachées à Mûsâ, et les trésors d’Allah débordent et Ses dons ne se limitent pas à un seul individu.

 

On m’a raconté que Ibn ‘Aqîl [3] disait de lui-même : « J’ai navigué dans une barque qui a fait naufrage. » Mais c’est une erreur. Pourquoi cela ? Que de gens imbus d’eux-mêmes découvrent, à travers quelqu’un, un défaut qui les amène à se mépriser pour cela ! Et combien de gens apparus plus tard ont devancé d’autres apparus plus tôt ! Ainsi, on a dit :

 

Les nuits et les jours sont en gestation

Allah, seul, sait ce qu’ils vont mettre au monde

 

 

[1] Ibn Al-Qayyim dit dans Al-Manâr Al-Munîf que tous les hadiths qui font mention de ces hommes qui sont les axes, pivots, suppléants, renforts et piliers du monde sont faussement attribués au Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam).

 

[2] C’est une exagération, que dire de Abû Hanîfah, As-Shâfi’î, Mâlik, Al-Awzâ’î, Al-Layth Ibn Sa’d, cAbd Allah Ibn Al-Mubârak, Al-Bukhârî, Muslim, et beaucoup d’autres.

 

[3] Il est l’imam, l’éminent savant, l’océan de science, le maître du rite hanbalite Abû Al-Wafâ’ Muhammad Ibn ‘Aqîl Al-Baghdâdî (431-514H).

 

 


Source : Les Pensées Précieuses

Traduit et publié par les salafis de l’Est

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 21:37

Un repenti du takfir et de ceux

qui rendent mécréant les Savants...

Sheikh Saleh Ibn Muhammad Al Louhaydane

- hafidhahou Allah-

 

 

Question :

Ô Sheikh ! Je faisais partie de ceux qui ont été aveuglés par la compagnie de tous ceux qui ont commis et perpétraient des attaques terroristes ; et je faisais partie de ceux qui vous considérez comme mécréant ; cependant, et la louange est à Allah, je me désolidarise devant Allah de tout cela, en espérant  également que vous allez me pardonner. Ô noble Sheikh, est-ce que les Khawaridj  se reconnaissent-ils dans cette appellation ? Et est-ce que toute personne qui commet des actes de terrorisme et la destruction, fait partie des Khawaridj ? (Votre fils, Abu Muhammad).

 

Réponse :

Les Khawaridj, sont ceux chez qui on a vu immerger, à leur époque, l'idéologie et les actions qui consistent à rendre mécréant les musulmans dans leur ensemble, exception faite à ceux qui étaient avec eux. Et c’est la raison pour laquelle, Ils ont rendu mécréant ‘Ali Ibn Abi Taleb (qu’Allah soit satisfait de lui) ainsi que les compagnons qui étaient avec lui.  Aussi, lorsque ‘Ali Ibn Abi Taleb (qu’Allah soit satisfait de lui) fut questionné à leur sujet, étaient-ils considérés comme des mécréant où pas ? Il a répondu : « de la mécréance, ils ont fui ». Certes, il ne les a pas rendus mécréant, mais il a montré qu’ils étaient d’un grand préjudice pour les gens et qu’ils commettent des abus.

Quant à l’acte de l’individu qui est similaire à celui des Khawaridj, ceci n’implique pas qu’il soit sur la même croyance qu’eux. Beaucoup d’actes peuvent se ressembler sans que pour autant la personne partage la même croyance qu’eux ; même s’il leur ressemble dans les actes.

Il ne fait aucun doute que les attaques terroristes qui ont été perpétrées autrefois dans ce pays et celles qui les ont précédées, représentent un égarement évident ; sachant que dans notre pays, les attaques terroristes ont fait leur apparition en 1966 (1386 H), voilà déjà une quarantaine d’année. L’injustice envers ce pays à débuté prématurément ; ainsi, tu ne trouveras aucune personne des gens de science parmi ceux qui sont véridiques dans leur savoir, capable de dire que ces attaques terroristes visent à se rapprocher d’Allah ; qu’elles sont un jihad dans le chemin d’Allah, ou au minimum un acte légitime, n’engendrant aucun péché ni aucun mal. Pourtant il s’agit là d’un égarement et d’une corruption qu’Allah à condamné dans le Saint Coran, ceux qui sèment le désordre et saccagent culture et bétail.

Nous demandons à Allah – Le Très Haut – de réformer tous ceux dont les cœurs sont imprégnés par ces choses-là et qu’Il les guide sur la voie droite ! Qu’Allah étende la réussite et la réforme dans cette communauté et dans toutes les autres communautés islamiques et qu’Il fasse revenir toute personne s’étant éloigné de la vérité et du bien, sur le droit chemin !

Quant au fait de commettre des assassinats et rendre mécréant autrui (Takfir), il ne fait aucun doute qu’il n’est pas autorisé au musulman de rendre mécréant un individu alors que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « Celui qui dit à son frère musulman : Ô mécréant ! * » ; alors que ce n’est pas le cas, c’est lui qui sera considéré ainsi. Celui qui dit à son frère musulman : « Ô mécréant ! » ou « Ô ennemi d’Allah ! » et ce n’est pas le cas, cela se retournera contre lui, c'est-à-dire que cette parole s’appliquera sur celui qui la proféré.

En ce qui me concerne, j’accepte et je pardonne à tous ceux qui ont parlé sur moi en espérant, par cette démarche, la récompense d’Allah, car certes Allah dispose de beaucoup plus de chose que peut avoir le serviteur. Et j’aime ainsi être la cause de tout bienfaiteur afin qu’il accède à sa bonne action, comme je demande à Allah de guider chaque musulman de ce pays et de tous les autres pays islamiques sur la voie droite et comme je demande également à Allah – Le Très Haut - de faire en sorte que tout ce qui s’est déroulé dans ce pays, les sabotages et les attaques terroristes et les meurtres, marquent la fin de ces fitan dans ce royaume et qu'après ce genre d’incidents, suivent des jours plein de bénédiction et une fraternité réciproque et une entraide dans le bien et la taqwa ainsi qu’un repentir sincère émanant de tous et certes Allah est capable de toute chose.

[Fin des paroles du Sheikh]

 

* Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « Celui qui dit à son frère musulman : Ô mécréant ! Elle reviendra sur l'un d'eux » [Rapporté par Al-Boukhari n°6103 et Mouslim n°6104]

 

Source : www.sahab.net

 

Sheikh Saleh Ibn Muhammad Al Louhaydane (hafidhahou Allah).

 

Traduction rapprochée : AbuKhadidja Al Djazairy

 

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 15:42

Les gens de la Sounna sont tel un

bouclier protecteur contre le désordre!

par Sheikh Muhammad Ibn Abd Wahhâb Al Wassabi

 

Question :

 " Les critiques fusent envers les gens de la Sounna quant à leur position vis-à-vis des gouverneurs et en raison de leur point de vue sur les manifestations à tel point que certains d’entres eux disent même ceci : « Les gens de la Sounna sont tel un bouclier protecteur autour des gouverneurs », nous souhaiterions donc un éclaircissement et des conseils à ce sujet, barak Allah ou fikoum. "

 

 

Réponse :

 Les gens de la Sounna sont tel un bouclier protecteur contre le désordre, contre les troubles, contre les tourments. Ils sont tel un bouclier protecteur, après Allah – Gloire et pureté à Lui - contre les révolutions, contre les soulèvements (coup d’état), contre le chaos, contre les tribulations, contre les séditions et les tourments.

 

A vous d’en tirer une leçon de ce qui a déjà touché les autres, comme pour la Somalie, voyez -donc depuis combien de temps le désordre s’y est installé ? Et les troubles, les tribulations, les tourments, les meurtres et les tueries…jusqu’à ce jours et Seul Allah sait quant est-ce que cela se terminera !

 

O mes frères ! Les gens de la Sounna sont des gens de science, ils sont ceux qui ont la bonne compréhension, la clairvoyance, et ils sont ceux qui font preuve d’une grande fiabilité, ils savent temporiser quand il le faut et savent mesurer les avantages des inconvénients. Ils réunissent les preuves tirées de la législation et les mettent en application dans leur vie.

 

On ne peut attendre de ces manifestations que des troubles obscurs, que de la haine, que des meurtres et des tueries, que des tourments et du désordre, veillez-donc à préserver ce climat de paix ! – qu’Allah vous en récompense –veillez-donc à préserver ce climat de paix, à conserver la tranquillité, la sérénité, la quiétude et ne vous précipitez pas et soyez avec les gens de science.

 

Il a été rapporté dans un hadith la parole du Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) ceci : « Écoute et Obéis… » C’est-à-dire au gouverneur :

« …même si on frappe ton dos et qu’on prend tes biens… »

[Al-Boukhari et Mouslim] ; c’est-à-dire que tu écoutes et tu obéis et tu patientes, patiente-donc et ne te révolte pas contre le gouverneur musulman (celui qui détient le pouvoir) même s’il est injuste, même si c’est un tyran, car se révolter contre lui n’est pas chose facile et n’engendrera que des tourments, des tribulations, des meurtres et des tueries.

 

Appliquez-donc ce qui vous a été transmis du Messager (paix et bénédictions d’Allah sur lui) et attendez-vous à un bien et observez ce qui est dans le Livre et dans la Sounna : Est-ce que le Coran et la Sounna vous commandent le désordre et les calamités ainsi que de se rebeller contre le gouverneur musulman ?

 

La réponse est non ! [Je dirais que] c'est plutôt l'inverse même.

 

Tout ce désordre a été encouragé par les mécréants ; qu’entend-on précisément par désordre ?

 

À savoir, si un gestionnaire ou un directeur général ou alors un gouverneur ou un président ou un ministre ne convient plus, alors les gens protestent contre lui en manifestant. Ils se mettent d’abord à le blâmer puis exigent de lui sa démission sur le champ ; Ils se rassemblent en un attroupement de jeunes, un groupe d’enfants et de personnes qui n’ont pas d’emploi, de chômeurs, et ils sortent tous en hurlant et en proférant des insultes contre lui.

 

Est-ce que ce moyen est-il un moyen légiféré pour eux ?

 

Le gouverneur deviendrait-il soudainement telle une personne ordinaire à leurs yeux, semblable à un vulgaire personnage qui n’a aucune valeur et qui ne mérite plus aucun respect ? Voilà ce qu’on entend par désordre mes frères !

 

Et tout ceci est le résultat de la démocratie, c’est en effet les conséquences de la démocratie : le désordre, les troubles, les tourments, les tribulations, la rébellion contre le gouverneur, les meurtres et les tueries, la liberté au non de la liberté et au nom de la démocratie.

 

Dis-leur maintenant de récolter les fruits de cette démocratie, un désordre de nuit comme de jour !

 

Les gens de la Sounna, quant à eux – qu’Allah les récompense –, ils sont les prêcheurs de la quiétude et de la paix, ils sont les prêcheurs du Tawhid et de la bonne Croyance, de l’adoration et de la prière, de la droiture et de la patience.

 

Patientez-donc avec le gouverneur même s’il est injuste… « Et les endurants auront leur pleine récompense sans compter. » [Sourate Az-Zoumar V.10]

 

Et c'est Allah qui accorde la réussite.

______________________________

 

Source : www.olamayemen.com

Fatwa de Sheikh Muhammad Ibn Abd Wahhâb Al Wassabi (hafidhahou Allah) - 15 / 3 / 1432 de l’Hégire.

Traduction rapprochée : AbuKhadidja Al Djazairy

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 11:12

Les manifestations

par sheikh mohamad ibn abdel wahab al wassaby

 

Quelqu'un pose une question du maroc : " Nous vous aimons en ALLAH, que dites vous des discours de mohamad hassan dans lesquels il rend permis les manifestations et les sorties ( contre les dirigeants); et est-ce que vous nous conseillez d'ecouter ses cassettes et lire ses livres?

 

reponse:

Non, je ne vous conseille pas d'ecouter ses cassettes et de lire ses livres, car celui qui appelle aux manifestations et aux sorties contre le dirigeant musulman et cela meme s'il est injuste , est consideré comme faisant parti des "khawarij" , celui qui appelle a ou emet une fatwa pour cela, ou rend cela permis il apparait de lui meme comme faisant partie des "khawarij", car ceci est la voie des "khawarij" et ils font partie des gens de l'innovation et des passions.

 

 

Quand aux gens de la sounna, ils conseillent certes les gens par la patience, et l'injustice ne dure pas,ALLAH l'enlevera de lui meme, donc il est plus judicieux qu'ils se reforment eux meme ; Les gens de la sounna appellent les gens a se réformer eux memes, et a revenir a ALLAH, jusqu'a ce qu'allah les soulage.

 

La sortie par ces manifestations : Ces manifestations nous ont été importées et ne font pas partie de notre religion! Cela vient des juifs et des chretiens

 

 __________________________________________

 

la source : http://www.olamayemen.com/show_fatawa728.html

 

traduit par mehdi de roubaix

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 10:51

Une parole au sujet des manifestations et des rebellions contre les dirigeants

par Sheikh Rabi Ibn Haadi Al-Madkhali

 

Par Allah! Je trouve triste et très, très malheureux qu’il n’y ait aucune mention de l’Islam dans toutes ses manifestations! Et certains écrivains racontent qu’il y a un consensus autour de cette démocratie et qu’ils se basent sur la démocratie. Les requêtes du peuple sont toutes basées sur la démocratie! Il n’y a absolument aucune requête qui se base sur l’Islam (Wal-‘Iyaadhou billah!) Et les solutions présentées de la part de certains dirigeants sont démocratiques. Ô comme l’Islam est devenu chose étrange!...

 

Louange à Allah et salut et paix sur le messager d’Allah, sur sa famille, ses compagnons et tous ceux qui suivent sa guidance.

 

Ensuite :

 

L’Islam, par la perfection de sa guidance et de sa sagesse, interdit la révolte contre les dirigeants et tout ce qui amène à la révolte. Et l’Islam ordonne la Nasihah (le bon conseil basé sur la sincérité), la bonne exhortation bénéfique par les moyens sages qui sont loin de tout désordre et de tout méfait.

 

Mais les Khawaarijs voient la révolte contre les dirigeants comme étant obligatoire (Baarakallahou fiikoum). C'est-à-dire que s’ils déclarent les Mouslims Kouffars pour des grands péchés qu’ils commettent, alors ils déclarent l’Imam ou le dirigeant mécréant (Kaafir) lorsqu’il contredit et commet un péché. Ils rendent Halal la révolte contre lui et ils sortent et font couler le sang, portent atteinte à l’honneur, se permettent de prendre les biens des Mouslims, prennent leurs enfants en esclavage, jusqu’à la dernière des choses honteuses dans lesquelles ils sont tombés à cause de leurs passions et à cause de leur contradiction du Manhaj d’Allah (Tabaaraka wa Ta’aala). Et parce qu’ils opposent ce qui a été décidé par le Messager (Sallallahou ‘Alaihi wa sallam), ce qui a été décidé par le Qor’an, ainsi que ce qui a été suivis par les savants et les successeurs bien-guidés.

 

Ils ont contredit dans ce principe en suivant leurs passions et ils ont donc fait des massacres dans la Oummah et l’ont déchiqueté en pièces. Puis les Bid’ahs se sont suivies les unes après les autres par la suite. Et ce sont eux qui ont ouvert cette porte – ou plutôt ces portes – du mal et des épreuves (Fitnahs). Voilà pourquoi le prophète (Sallallahou ‘Alaihi wa sallam) a ordonner de tuer les Khawaarijs. Il a dit : « Ils sont la pire des créations et des créatures » – « Là où vous les rencontrez, tuez-les! »« Ils sortent de la religion comme la flèche sort de la proie après l’avoir transpercer. » Voilà donc la voie des Khawaarijs partout et à toute époque.

 

Ils appellent toujours à faire couler le sang et à la révolte contre les dirigeants Mouslims (Baarakallahou fiikoum). Tandis que dans la Shari’ah, il y a la sagesse, il y a la prise en compte des bienfaits et il y a rejet de tout méfait. Car la révolte contre les dirigeants à comme conséquence des méfaits très grands.

 

Allah a fait connaître à son messager (Sallallahou ‘Alaihi wa Sallam) ce qui allait se produire dans l’avenir comme déviation chez les dirigeants et chez autres que les dirigeants. Il a donc dit au sujet des dirigeants : « Il y aura après moi des dirigeants qui se donneront des privilèges à votre détriment par rapport aux affaires de la Dounya et des choses que vous allez condamner. » Ils dirent : Ô messager d'Allah ! Qu'ordonnes-tu à celui qui témoigne de ces choses ? Il dit : « Vous donnez le droit qu'il vous est commandé de donner et vous demandez à Allah pour votre droit. » (Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim). Le prophète n’a pas ordonné la révolte, ni le combat, ni les manifestations, ni autre chose parmi les différentes formes de désordre.

 

Et selon Abou Hourairah (Radiyallahou ‘Anhou), que le prophète (Sallallahou ‘Alaihi wa sallam) a dit : « Les fils d’Israël étaient dirigés par les prophètes. Chaque fois qu’un prophète mourrait, il était succédé par un autre prophète. Et après moi il n’y aura pas d’autres prophètes. Il y aura néanmoins des successeurs (Khoulafaas), et ils seront nombreux. » Ils dirent : Que nous ordonnes-tu? Il répondit : « Respectez votre serment d’allégeance (Bay’ah) pour le premier, et donnez-leur leur droit. Car Allah les questionnera à propos de ceux envers qui ils avaient une responsabilité. » (Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim).

 

Regardez cette consigne prophétique sage! Si les Mouslims faisaient preuve d’endurance vis-à-vis de leurs dirigeants en se basant sur ces consignes prophétiques sages, Allah leur donnerait une délivrance et une issue :

(Et quiconque craint Allah, il lui donnera une issue favorable, et lui accordera Ses dons par [des moyens] sur lesquels il ne comptait pas.) At-Talaaq : 2-3.

 

Et de la même manière que le messager (Sallallahou ‘Alaihi wa sallam) a parlé de la réalité des dirigeants, il a également parlé des sectes et a il clarifié que cette Oummah allait se diviser en soixante-treize sectes et qu’elles seraient toutes en enfer sauf une. Allah (Subhaanahou wa Ta’aala) lui à donner la connaissance de ces choses et cela fait partie de ses miracles. Allah lui a faire voir ce qui allait se produire dans la Oummah, comme Bid’ahs et comme politique déviante, ainsi que toutes autres choses de ce genre. Mais le messager d’Allah (Sallallahou ‘Alahi wa Sallam) tient compte du plus grand bienfait et repousse la grande tribulation (Fitnah) très loin des Mouslims, de leur sang, de leur honneur et de leur bien.

 

Allah a ordonné de changer le mal : (Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah.) Aalou ‘Imraan : 110. Et Il dit :  

(Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront.)

Aalou ‘Imraan : 104.

 

Malgré cela le dirigeant a un traitement autre : c'est-à-dire qu’on doit (seulement) lui donner la Nasihah et la bonne exhortation. Car de changer son mal – s’il est moindre que le Koufr clair et apparent – aurait comme conséquence des méfaits plusieurs fois plus grands que le mal que fait ce dirigeant et duquel on cherche à se débarrasser et qu’on cherche à enlever. Il se produit des méfaits doublement plus grand, comme : le chaos, l’effusion du sang, l’atteinte à l’honneur (par des viols et actes semblables), le vol de biens, ainsi de suite. Le prophète (Sallallahou ‘Alaihi wa sallam) nous a donc ordonné de faire preuve de patience. ‘Oubaadah Ibnous-Saamit a dit : Nous avons donné l'allégeance au messager d'Allah (Sallallahou ‘Alaihi wa sallam). Il a pris notre serment, qui mentionnait qu'on devait écouter et obéir, dans ce que nous aimons comme dans ce qui nous déplaît; dans la difficulté comme dans l'aisance et même si on se donne des privilèges dans la Dounya à notre détriment et de ne pas disputer le commandement à celui qui le détient. Jusqu’à ce que vous voyez un Koufr clair, au sujet duquel vous possédez une preuve venant d'Allah. »

 

Le Koufr clair c’est celui qui ne peut sous-entendre aucune autre interprétation et qui n’accepte aucune autre explication. C’est un Koufr clair comme le soleil. Alors dans ce cas les Mouslims doivent sortir contre ce dirigeant qui est tombé dans ce Koufr clair. À condition qu’il n’y ait pas de conséquences négatives plus grandes à leur révolte, que le mal qui existe dans le fait que ce dirigeant reste au pouvoir (Baarakallahou fiikoum). Car il se peut que certains gens faibles se révoltent et qu’ils se fassent massacré par ce dirigeant. Il s’en suit donc comme grand méfait, la perte de la religion et de la Dounya! Le Mouslim ne doit donc pas se révolter contre le dirigeant qui est Kafir, excepté si cette révolte rapporte plus de bien et plus de succès pour les Mouslims et qu’ils arrivent à le faire tomber sans faire couler le sang et sans porter atteinte à l’honneur, ainsi de suite.

 

Par contre si ce dirigeant est toujours à l’intérieur du cercle de l’Islam, « tant qu’ils font la Salat »… Comme cela est rapporté selon Oum Salamah (Radiyallahou ‘Anha) que le messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit : « Il y aura après moi des dirigeants dont vous allez approuvez et condamnez les œuvres. Celui qui approuve du bien est innocent. Celui qui condamne le mal est sauf. Mais malheur à celui qui est satisfait et suit dans le mal. »

Ils dirent : Ô messager d’Allah, ne devons-nous pas les combattre? Il dit : « NON. Tant qu’ils font la Salat! » Donc tant qu’il fait la Salat, il n’est pas permis de sortir contre lui. Le prophète (Sallallahou ‘Alaihi wa sallam) n’a pas dit : Tant qu’ils établissent la Salat. Il a dit : « Tant qu’ils font la Salat. » C'est-à-dire que tant qu’il fait la Salat et qu’il applique l’islam dans ce qui est apparent et qu’il est à l’intérieur du cercle de l’Islam, il n’est pas permis de se révolter contre lui. Car la révolte a comme conséquence l’effusion du sang et l’atteinte à l’honneur.

 

Et les gens n’ont jamais rien gagné des rébellions contre les dirigeants! Ils n’ont jamais profité en quoique ce soit d’avoir fait des révoltes contre les dirigeants. La révolte des gens d’Al-Madinah contre Yazid a eu comme répercussion des méfaits énormes. Leur révolte contre Bani Oumayyah et contre Banil-‘Abbaas n’a eu comme répercussion que le désordre, la perdition et la destruction. Les Mouslims n’ont jamais tirés aucun profit de ses révoltes. Et elles sont toujours venues avec des méfaits deux fois plus grand et plus sévères que les bienfaits escomptés. Et prenez une leçon de la Somalie. Leur dirigeant était injuste et pervers et ils se sont soulever contre lui. Ils sont demeurés dans un cycle de Fitnah et le sang y coule jusqu’à ce jours.

 

Saddam Houssain, le pervers du parti Ba’thi, regardez ce qui arrive à l’Iraq depuis sa chute jusqu’à ce jour! Et regardez ce qui va se passer maintenant à ceux qui font les manifestations dans les pays arabes! Quel seront les répercussions de leurs actions!

 

Par Allah! Je trouve triste et très, très malheureux qu’il n’y ait aucune mention de l’Islam dans toutes ses manifestations! Et certains écrivains racontent qu’il y a un consensus autour de cette démocratie et qu’ils se basent sur la démocratie. Les requêtes du peuple sont toutes basées sur la démocratie! Il n’y a absolument aucune requête qui se base sur l’Islam (Wal-‘Iyaadhou billah!) Et les solutions présentées de la part de certains dirigeants sont démocratiques. Ô comme l’Islam est devenu chose étrange!

 

Voilà le dirigeant de la Tunisie qui a quitté la Tunisie. Tandis que le chaos perdure et Allah seul sait comment les choses vont se terminées. Et je ne pense pas quelles termineront par le gouvernement basé sur l’Islam!

 

Et le dirigeant de l’Égypte (Misr) a demandé un petit délai pour se retirer du pouvoir, mais les manifestants ont persisté avec une forte insistance pour qu’il se retire sur le champ. Il s’est donc retiré. Quel est donc l’alternative à la démocratie et au pouvoir militaire? Si l’alternative n’est pas l’Islam, avec sa ‘Aqidah et son Manhaj authentique dans tous les domaines et entre autre dans le domaine de la politique… Si l’Islam n’est pas l’alternative, alors ils n’auront rien accompli! Si l’alternative est la démocratie occidentale qui s’oppose par sa nature à l’Islam, alors quelle mauvaise alternative!

 

Et maintenant je suis triste de ce qui se produit dans le monde Islamique : ces manifestations d’ignorance, sauvages et chaotiques, qui ne montrent dans leurs requêtes, ainsi que chez les manifestants aucune présence de l’Islam. Ce qui te donne comme indication qu’ils sont des gens ignorants de l’Islam et qu’ils n’ont pas d’espoir ou pas de désir, par exemple, d’établir un état Islamique. Ils n’ont rien de cela. Ils n’ont que la démocratie! Démocratie! Démocratie! Démocratie! C'est-à-dire que ce sont des étudiants universitaires, des docteurs, des professeurs et que leur raison est deux fois plus faibles que la raison des petits enfants! Et ils courent derrière des idéologies, les législations et les lois de l’occident. Leurs requêtes ne se tiennent que sur ces choses qui viennent de l’Europe. « Vous suivrez les actions des peuples qui vous ont précédés pas à pas. Vous irez même jusqu’à les suivre dans un trou de lézard! » Et c’est ce qu’ont fait les gens de Bid’ah et c’est ce qu’ont fait les politiciens malheureusement.

 

On demande à Allah (Tabaaraka wa Ta’aala) de préparer pour la Oummah des ‘Oulamaas sincères qui guideront selon le Livre d’Allah et selon la Sounnah du messager d’Allah. Et on demande qu’Il prépare pour la Oummah des dirigeants vertueux, sincères, qui jugent selon la Shari’ah d’Allah (Tabaaraka wa Ta’aala), selon le Livre d’Allah et la Sounnah du messager d’Allah (‘Alaihis-Salaatou was-salaam). Certes le jugement appartient à Allah Seul (Subhaanahou wa Ta’aala), donc personne ne juge avec Lui et Il n’a aucun partenaire dans son jugement : (Le jugement n'appartient qu'à Allah. Il vous a commandé de n'adorer que Lui.) Youssouf : 40. Le jugement est à Allah Seul. Il est votre Seigneur qui vous a créé et qui a créé la terre et qui a créé les cieux et qui vous a donné les rivières et les jardins et qui vous a donné toute chose, puis ensuite vous l’oubliez et vous oubliez ses lois et vous vous accrochez aux lois qui viennent des juifs et des chrétiens!

 

Personne n’a mentionné l’Islam parmi ces manifestations malheureusement! Même la voix des Khawaarijs ne s’est pas retrouvée chez eux. Nous blâmons les Khawaarijs et nous blâmons leurs révoltes et nous les combattons! Mais ceux-là ont des requêtes qui sont à des degrés et des degrés plus bas et en dessous des requêtes des Khawaarijs malheureusement.

 

Nous donnons donc aux Mouslims le conseil de retourner à Allah (en repentance), et de revenir au Livre d’Allah (‘Azza wa Jall) et qu’ils n’aient d’autres aspirations que l’ordonnance de cette Shari’ah et que l’application de cette Shari’ah honorable, l’application des textes de ce Livre, que le faux ne peut approcher, ni par devant, ni par derrière et qui contient en lui-même, ainsi que dans son explication – la Sounnah – le bonheur toute entier! Et la perdition, la destruction, les maux, les tribulations et les épreuves sont pour tous ceux qui ont décidé de sortir de l’application du Livre et de la Sounnah.

 

Nous demandons à Allah de préparer pour les Mouslims des dirigeants sincères. Car si le dirigeant n’est pas sincère envers la Oummah, Allah lui interdit le Paradis. Il est rapporté selon Ma’qil Ibnou Yasaar (Radiyallahou ‘Anhou) qu’il a dit : J’ai entendu dire le messager d’Allah : « Nul serviteur à qui Allah a donné une responsabilité sur des gens ne meurt alors qu’il est un trompeur vis-à-vis de ceux qui sont sous sa responsabilité – le jour où il meurt – excepté qu’Allah lui interdira le Paradis. » (Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim). Et dans une autre narration : « Et qui ne s’en est pas déchargé avec sincérité ne sentira pas l’odeur du Paradis. » Et dans une narration de l’Imam Mouslim : « Nul dirigeant ne prend le commandement des affaires des Mouslims sans faire d’effort pour eux et sans être sincère envers eux excepté qu’il n’entrera pas avec eux au Paradis. »

 

Le dirigeant doit donc obligatoirement être sincère. Et parmi ce qui entre dans cette sincérité envers la Oummah, il y a le fait d’appliquer sur celle-ci les règles d’Allah. Et qu’il exécute sur eux la Shari’ah d’Allah. Et qu’il éduque les fils et les générations, ainsi que les armées, sur le Livre d’Allah et sur la Sounnah du messager d’Allah (Sallallahou ‘Alaihi wa sallam). Voilà ce qui est obligatoire pour les Mouslims et pour leurs dirigeants.

 

Allah est celui qui vous a créé et vous a fait habiter cette terre. Cette terre fut conquise par l’Islam. L’égypte (Misr) fut conquise par l’Islam. La Lybie, la Tunisie et autres. L’Algérie, le Maroc, l’est et l’ouest. L’Iraq, Khourasaan… Tous ces pays ont étés conquis par le Livre d’Allah et la Sounnah du messager d’Allah (‘Alaihis-Salaatou was-Salaam). Comment le Livre d’Allah et la Sounnah du messager peuvent-ils être oubliés! Comment Allah peut-Il être oublié! Comment ses règles peuvent-elles être oubliées!

 

Le jugement n’appartient qu’à Lui (Subhaanahou wa Ta’aala). Personne n’a le droit de juger ou de légiférer avec Allah (Tabaaraka wa ta’aala). Nous demandons donc à Allah de nous épargner.

 

En tous les cas, la révolte n’est pas permise, car il en découle des méfaits incessants. Et l’histoire est la preuve de cela, de même que la réalité de ce que nous vivons actuellement prouve cela également. Les choses ne sont réglées que par la sagesse.

 

Ces gens auraient plutôt mieux fait d’envoyer des personnes raisonnables au dirigeant pour lui rappeler Allah et pour qu’ils lui fassent craindre Allah et qu’il lui dise : « Par Allah nous voulons l’Islam! » Comment pouvons-nous dire : démocratie! Lui-même (ce dirigeant) dit démocratie! La démocratie possède de nombreux méfaits! Certains ont même énumérés environs une centaine de méfaits ou je ne sais pas… quelques cent cinquante méfaits! J’ai moi-même réfuter ‘Abdur-Rahman ‘Abdul-Khaaliq et je lui ai expliqué les méfaits de la démocratie. Il a dit : « Je rajoute que la démocratie atteint même cent cinquante méfaits! » Je lui ai dit : « Si elle dépasse cent cinquante méfaits, alors elle est plus grave que le Shirk! C’est même la base du Shirk! C’est la base de toutes les choses mauvaises aujourd’hui et elle ne contient pas du tout de justice. A partir du moment que l’ont fait tombé le droit d’Allah, alors où est donc la justice! » (Baarakallahou fiik). Ils croient qu’elle renferme la liberté! Mais qu’elle est cette liberté? Tu adoptes ce que tu veux comme religion! Sois juifs, chrétien, sois communiste, sois Ba’thi, sois adorateur de tombe… sois ce que tu veux! (Baarakallahou fiikoum) Portes ce que tu veux! Dénudes-toi! Marches nu! Fais le Zina! Vole! Ne crains pas les applications des punitions de la Shari’ah (Baarakallahou fiikoum)! Mange le Riba! Fais des transactions avec Riba! Impose des impôts! Où est la justice? Toute cette démocratie n’est qu’injustice et des couches de ténèbres superposées les unes sur les autres!

 

Donc la liberté vraie et réelle est dans l’Islam. C’est ce qui libère l’homme de toutes les choses faussement adorées que permet la démocratie ainsi que les autres législations d’ignorance. Alors comment les Mouslims peuvent-ils demander la démocratie, démocratie, démocratie!

 

Nous demandons à Allah ne donner aux Mouslims le succès de revenir au Livre d’Allah et à la Sounnah du messager d’Allah (Sallallahou ‘Alahi wa sallam).

 

Et perfection à toi! Ô Allah et par ta louange, je témoigne que rien ne mérite d’être adoré excepté Toi, je te demande pardon et je retourne vers Toi repentant!

 

___________________________________

Parole transcrite du Sheikh Rabi’ Ibn Haadi Al-Madkhali, 17/03/1432 après la Hijrah.

 

Pour lire texte original en arabe : www.sahab.net

Traduit par le frère Abou Hammad Sulaiman Dameus Al-Hayiti

Mardi le 22 février 2011, Montréal, Québec, Canada.

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