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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 16:15
Interdiction de sortir contre le gouverneur musulman injuste
de Ibn Taymiya


« Allah a envoyé le Messager afin de faire le bien, de parachever les bienfaits, et afin d’éliminer le mal, de le diminuer. Lorsqu’un Khalîf parmi les Khoulafâ comme par exemple Yazîd ibn Mou’âwiya, ‘Abdel Malik, Al-Mansour et d’autres prennent le pouvoir, il y a alors deux possibilités : ou bien on dit qu’il est obligatoire de les empêcher de prendre le pouvoir et de les combattre jusqu’à ce qu’un autre le prenne comme le font ceux qui autorisent l’épée, et ceci est une mauvaise idée car le mal qui s’y trouve est supérieur à l’intérêt qu’on en tire : peu furent ceux qui sortir contre les Gouverneurs et à chaque fois le résultat de leur action fut d’engendrer plus de mal que de bien. Comme par exemple les habitants de Médine qui sortirent contre Yazîd ou comme ibn Al-Ach’ath qui sortit contre abdel Malik en Iraq ou comme ibn Al-Mouhlab qui sorti contre son père à Khouraçân ou comme Abi Mouslim le prédicateur qui sorti contre eux aussi à Khouraçân ou comme ceux qui sont sortis contre Al-Mansour à Médine et à Bassora et d’autres comme eux. L’issue finale rencontrée par ces personnes fut : ou bien ils avaient le dessus ou bien ils perdaient. Puis ensuite (lorsqu’ils gagnaient) ils perdaient à leur tour le pouvoir et ils n’en tiraient aucun bénéfice. Abdallah ibn Alî et Abou Mouslim tuèrent beaucoup de gens puis furent tués à leur tour par abou Dja’far Al-Mansour. Quant aux gens de Al-Harra, ibn Al-Ach’ath et Al-Mouhlab, ils furent anéantis eux et ceux qui les accompagnèrent et ne purent rétablir ni Religion, ni préserver les biens de ce monde. Allah n’ordonne pas de faire des choses qui n’apportent aucun profit dans ce monde ou dans l’autre, quand bien même ceux qui l’exécuteraient seraient des serviteurs d’Allah pieux voués au paradis. Ils ne sont pas meilleurs que Alî, Talha, Zoubayr, et ‘Aisha et d’autres (ra), et pourtant ils ne furent pas fiers de ce qu’ils ont provoqué comme combats malgré qu’ils ont un plus haut degré auprès d’Allah et une meilleure intention que les autres. De la même manière les gens de Al-Harra, il y avait parmi eux des gens de Science et de Religion et Allah leur pardonné à tous. Il fut dit à Cha’bî dans la fitna de ibn Al-Ach’ath : « ou était tu ô ‘Âmir ? J’étais comme le dit le poète : « Le loup a hurlé et je me suis montré affable avec le loup lorsqu’il a hurlé, puis un homme a haussé la voix et j’étais à deux doigt de m’envoler [tant je courais vite pour m’en éloigner] ». Un fléau nous a atteints et nous ne fûmes pas à la hauteur. Et Hassan Al-Basrî a dit : « Certes, Al-Hadjadj est le châtiment d’Allah, vous n’écarterez pas le châtiment d’Allah avec vos mains. Vous devez supplier Allah et vous soumettre à lui. Allah a dit : « Nous les avons certes saisis du châtiment, mais ils ne se sont pas soumis à leur Seigneur ; de même qu’ils ne le supplient point. » [Les croyants verset 76] ». Et Talaq ibn Habîb disait : « Eloignez-vous de la Fitna par la piété », on lui dit : « décris-nous la piété de manière générale », il dit : « la piété c’est d’obéir à Allah en t’appuyant sur une lumière1 provenant d’Allah et en espérant la miséricorde d’Allah. Ainsi que tu délaisses les interdits d’Allah en te basant sur une lumière provenant d’Allah et en craignant le châtiment d’Allah ». Rapporté par Ahmad et ibn abî Dounia. Les hommes de valeurs parmi les musulmans interdisaient de sortir et de combattre pendant la Fitna. Comme le faisait ‘Abdoullah ibn ‘Omar, Sa’îd ibn Al-Moussayyab, ‘Ali ibn Houssein et d’autres, ils ont interdit, à l’époque de Al-Harra, de sortir contre Yazîd. De même que Hassan Al-Basrî, Moudjâhid et d’autres l’interdisaient pendant la Fitna de Al-Ach’ath. C’est pour cela que les gens de la Sounnah ont fini par interdire le combat pendant les troubles à cause des ahadiths authentiques provenant du Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam. Ils ont introduit cela dans leurs croyances et ont ordonné de patienter face à l’injustice des Gouverneurs et de délaisser le combat, même s’il y a beaucoup de gens de Science et de Religion qui ont combattu. ». (fin de citation)

Source:
Minhâj assounah tome III page 346
Traduit  par  visio 
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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 15:16
 Le Comportement avec les Gouverneurs
de Sheikh Abdul-Salam ibn Bardjass Abdûl-Karim
Le chemin instauré concernant l’attitude à avoir vis-à-vis du détenteur de l’autorité



Résumé du livre : La conduite avec les gouverneurs selon la lumière des textes du Coran et de la Sunnah, de Cheikh Abdul-Salam ibn Bardjass Abdûl-Karim.

Remarque : ce livre a été recommandé par Mohammed Saleh al-Uthaymin.

Louanges à Allah, et que la prière et le Salut soit sur le Prophète.

Voici un bref aperçu fondé sur les textes Islamiques et confirmé par les pieux prédécesseurs, qui explique ce qu’il faut que le musulman sache concernant les règles de conduite, d’agissement vis-à-vis des détenteurs musulmans de l’autorité, et cela pour toutes les époques, et pays.
L’écoute et l’obéissance aux détenteurs de l’autorité sont une des bases de la croyance des gens de la Sunnah et du groupe.
Et si ce que comporte les textes concernant l’agissement qu’il faut adopté vis-à-vis des détenteurs de l’autorité est abandonné, alors le bien que cela apporte pour la religion et le pays se transformera vite en désastre.
Et ainsi se répandra la confusion dans le pays, et notre religion, notre vie sera atteinte par cela.
L’on sait par nécessité religieuse : « Qu’il n’y a pas de religion sans groupe, qu’il n’y a pas de groupe sans Imam, et qu’il n’y a pas d’Imam sans écoute et obéissance. » (1)

Hassan Al-Basri a dit : « Par Allah, la religion ne peut être droite sans eux (les gouverneurs), même s’ils oppriment et sont injustes.
Certes par Allah, Allah réforme plus par eux que ce qu’ils déforment, et l’obéissance aux gouverneurs est une joie, le contraire une mécréance. »
(2)

Certes les pieux prédécesseurs ont donnés à ce sujet beaucoup d’importance, surtout lors de l’apparition des troubles.
Et l’on sait ce qu’apporte comme calamité, l’insouciance, l’ignorance de ce sujet, pour les gens et les nations.
Bien sûr, cette préoccupation par opposition à insouciance et ignorance, comporte plusieurs points comme par exemple :

La mise en garde contre la rébellion contre le gouverneur

Voici un des plus beaux exemples que l’on peut citer concernant ce sujet, et qui en plus de cela met en évidence l’importance que donnaient nos pieux prédécesseurs au fait de ne pas sortir contre le gouverneur.
Et qui de surcroît explique le comportement des gens de la Sunnah sur ce sujet,c’est l’histoire de l’Imam Ahmad Ibn Hanbal.
Les gens de sciences de Bagdad se sont réunis dans l’état de Wathiq auprès de Abdallah (Ahmed Ibn Hanbal).
Puis ils dirent : « Certes, la situation s’est aggravée et répandue, (concernant l’innovation et la mécréance de dire que le Coran est une créature), et nous n’acceptons pas comment gèrent cela les autorités. »
Abdullah (Ahmed Ibn Hanbal) les regarda et dit : « Vous devez détester cela dans vos cœurs, vous ne devez pas désobéir, ni détruire le peu de stabilité qu’il y a chez les musulmans, vous ne devez pas faire couler votre sang et celui des
musulmans avec vous.
Regardez plutôt ce qu’engendrerait cela, et patientez jusqu’au rétablissement du bien.
Cela ne signifie pas qu’une fois le calme revenu, alors il faudra se rebeller, non, la vérité est que la rébellion est contraire aux enseignements que nous avons hérité des pieux prédécesseurs. »

Avoir à l’esprit l’excuse vis-à-vis de lui (le gouverneur).

L’Imam A-Tartouchi (Siradj al-Moulouk 43) a dit : « Les savants disaient : « Si les affaires du gouverneur vous parviennent droites, alors louangez Allah encore plus, et remerciez le, et s’il vous parvient de lui ce que vous désapprouvez, alors, tournez vous vers eux avec à l’esprit vos défauts, et aussi avec à l’esprit ce que vous méritez d’après vos péchés, et appliquez l’excuse vis-à-vis de lui, car il a beaucoup d’affaires, venant de toutes les parties du royaume, il doit gérer les ruses des ennemis, il a à répondre aux exigences des divers responsables du royaume … »


Le fait d’invoquer pour eux en leurs faveurs.

Nous verrons cela après si Allah le veut.

La science est élevée, consolidée par cette règle du suivi des pieux prédécesseurs.
C’est une attitude à avoir toutes les fois ou la communauté musulmane en a besoin.
Cette attitude fait opposition à la discorde, c’est aussi une fermeture à toutes rébellions contre le détenteur de l’autorité, qui n’engendrerait que la discorde, et les calamités dans nos vies et dans notre religion.
Cette règle a pris forme par les écrits des Imams du Nejd, qu’Allah leur fasse miséricorde à tous, du fait que beaucoup de croyances déviées se sont infiltrées parmi les musulmans sur le sujet en question.
Ils ont donc insisté sur le sujet, à cause des ambiguïtés qui se propagent, et aucun d’entre eux ne partage cette idée désastreuse (qui est de sortir contre le gouverneur).

Concernant cela, Cheikh Abdelatif Ibn Abdul-Rahman Ibn Hassan Ali Cheikh dit :

" Ils ne savent pas ces gens de discorde que la plupart des détenteurs musulmans de l’autorité depuis l’époque de Yazid Ibn Moua’wiyya excepté O’mar Ibn AbdelAziz et qui Allah a voulut, qu’il y a toujours eu des événements durs, de leur part (les gens de discorde : Kharijites) mais que malgré cela, les guides des musulmans n’ont pas désobéis au détenteur de l’autorité même un peut, par obéissance aux lois d’Allah.
Donnons l’exemple de Al-Houdjadj Ibn A-Thaqafi qui a répandu l’injustice, le tourment.
Il a fait couler abondamment le sang, il a fait énormément d‘interdits, il a tué des références de la communauté comme : Saïd Ibn Djâbir, Hasir Ibn Zoubeir.
Il a même tué Ibn Zoubeir, alors que celui-ci lui a donné son obéissance, et celle des gens de la Mecque, de Médine, du Yémen, et de la plupart de l’Irak.
Al-Houdjadj était un responsable sous Marwan, qui fût remplacer par A’bdûl-Malik.
Quand à Marwan, il prit le pouvoir par la force, mais malgré cela aucun des gens de science ne se rebella contre lui.
Ibn Omar et d’autres compagnons du Prophète qui étaient vivants du temps de
Al-Houdjadj, n’ont pas appelés à la rébellion, et ils n’ont pas refusés de lui obéir.
Ainsi que les Tabi’in du temps de Al-Hadjadj, comme Ibn Al-Mousayb, Hassan Al-Basri, Ibn Sirin, Ibrahim A-Taymi, et d’autres.
Cette pratique entre les guides de la communauté et les gouverneurs a toujours était ainsi, ils ordonnaient d’obéir à Allah, son Prophète, et appelés à la guerre sainte, et cela avec tous les détenteurs de l’autorité, qu’ils soient justes ou injustes, comme cela est connu dans les livres concernant les bases de la religion et de la croyance.
Comme par exemple les Abbassides, comme détenteurs de l’autorité, ils prirent possession de l’autorité par la force, sans l’aide des gens de science, ils massacrèrent beaucoup de personnes parmi les Omeyyades.
Ils ont tués notamment l’Emir de l’Irak : Ibn Oubayra, aussi Marwan, et une fois un d’entre les Abbassides tua 80 des Omeyyades, fit asseoir les montures sur leurs cadavres, fit apporter à manger.
Mais malgré cela, les guides de la communauté ne se sont points rebellés comme Al-Awzai’, l’Imam Malek, A-Zahri, A-Lith ibn Sa’d, Ata ibn abi Ribah, cela est connu.
Ainsi, parmi les gens de science, les guides encore une fois comme l’Imam Ahmed Ibn Hanbal, Mohammed Ibn Ismail, Mohammed ibn Idris, Ahmed ibn Noh, etc..
Tous ont connus de la part des gouverneurs de grandes innovations, et
beaucoup de mauvaises choses, comme les tueries, notamment le meurtre de Ahmed Ibn Nasr, pourtant aucun d’eux n’a retiré sa main de l’autorité du gouverneur, ou penser sortir contre lui."

Médites donc ces propos magnifiques, avec un regard de droiture, tu verras la torche des pieux prédécesseurs qui t’éclairera la voix, basée sur le Coran et la Sunnah.

Il y a beaucoup de livres sur le sujet, et de paroles de savants.

Et il n’y a pas de doute sur le fait qu’à notre époque, trop ignorent le sujet, en même temps que l’idéologie de la rébellion elle, est trop répandue, d’où l’importance de connaître cette règle des gens de la Sunnah.
Les gens de sciences doivent donc ainsi que ceux qui demandent la science respectés ce contrat avec Allah, et enseignés cette règle, cette base aux autres, avec sincérité.
L’ignorant ne voit dans cette règle qu’un profit pour le gouverneur, quelle ignorance que cette pensée, non le profit est pour le gouverné aussi.
Certains disent que le moment de parler de cela n’est pas venu, Pureté à Allah, c’est quand son temps donc ?
Quand il y aura du sang qui coule et l’anarchie, etc.…
C’est un sujet important qu’il faut traiter maintenant car les fausses croyances se répandent !
De fausses croyances apposées à celle des gens de la Sunnah.
Quand à ceux qui disent que l’obéissance aux détenteurs de l’autorité est soit sous l’effet de la peur ou de l’ignorance, qu’ils craignent Allah ces gens qui sortent de telles ambiguïtés pour le profit de leurs sectes, groupes.
Celui qui désire la réussite doit méditer les textes, et ne pas mettre ses passions à la place de l’autorité, des textes.
Il ne sera vraiment croyant que quand sa passion sera pour ce avec quoi est venu le
Prophète.

Car la plupart des discordes sur le sujet viennent des passions, et le fait de mettre en avant le cerveau sur les héritages Islamiques.

Voilà ce que dit l’imam Al-Barbahari (Charh kitab Sunnah) :
« Celui qui détient l’autorité, il est le prince des croyants, il n’appartient à personne de dormir une nuit, sans qu’il n’est un émir, bien ou mauvais soit-il, ainsi a parler Ibn Hanbal. »

Ce hadith du Prophète rapporté par Mouslim met en évidence cela :
« Celui qui s’écarte de la désobéissance (de l’autorité), rencontrera Allah sans preuve, et qui meurt sans acte d’allégeance, mourra d’une mort ignorante »

Ce hadith du Prophète est de Mouslim aussi :
« Il y aura après moi des imams, qui ne guiderons pas d’après ma guidé, ils n’établiront pas d’après ma Sunnah, il y aura parmi eux des hommes aux cœurs de démons dans un corps d’homme »
Houdayfa demanda : « Que dois je faire si je rejoins cette époque ? »
Le Prophète répondit : « Tu écoutes et obéis à l’émir, même s’il frappe ton dos, prend ton argent, écoutes et obéis. »


Quand à celui qui a accédé au pouvoir par la force, il est alors l’émir à qui nous devons obéir et à qui nous devons donner allégeance, et il est interdit de contester cela et de lui désobéir.

L’imam Ahmed Ibn Hanbal a dit : « Quand à celui qui prend le pouvoir par la force, qui devient ainsi détenteur de l’autorité, responsable des croyants, il est illicite, interdit pour qui croit en Allah et au jour dernier de passer une nuit sans qu’il le considère comme son Imam qu’il soit bon ou mauvais ». Al-Ahkam A-Sultaniya 23

Ainsi Ibn Hadjar a écrit ceci dans Fath Al-Bari: « Les savants sont unanimes sur le fait qu’il faut obéir à l’autorité qui a accédé au pouvoir par un putsch, et suivre cette autorité au Jehad, et l’obéissance à cette autorité est mieux que sa  désobéissance. Car cela épargnera des vies, et un apaisement de la masse. »

Mohammed Ibn Abdû-Wahab a dit : «La communauté est unanime que celui qui prend le pouvoir par un putsch devient alors l’émir dans toutes les affaires. »


Concernant les droits de l’autorité sur les gens.

L’imam Badrou Dibn Djamaa’ a dit (tahrir al-ahkam fi tadbir ahli l-islam 61-71) :

"L’autorité a sur les gens 10 droits :

1 : Le dévouement en ce qui concerne ton obéissance envers lui, d’une façon apparente et cachée, pour tout ce qu’il ordonne et interdit tant que ce n’est pas dans la désobéissance envers Allah.

2 : Le dévouement en ce qui concerne le fait de le conseiller secrètement ou non.
Le Prophète a dit : « La religion, c’est le conseil… »

3 : Les secourir en apparence ou secrètement, avec dévouement car cela secoure les musulmans, et la religion d’Allah, ainsi est écrasé les gens de la malveillance.

4 : Qu’il connaisse justement les droits qu’il a sur lui, l’importance de cela, qu’il applique cela avec respect.
C’est pour cela que les grands savants honoraient ces devoirs très importants, ils répondaient présents à leurs appels, avec piété, crainte de Dieu, et cela sans convoitise ou ambition de ce qu’ils ont.
Le contraire de cela n’étant pas la Sunnah !

5 : Le faire rappeler lorsqu’il oubli, et lui indiquer lorsqu’il se trompe.
Avec compassion pour lui, pour protéger sa religion et sa personne, car Allah lui a donné des erreurs.

6 : Le mettre en garde contre un ennemi désirant contre lui un mal, ou un Kharijite menaçant.
Et ce qui ressemble à cela sous des formes différentes, cela est un devoir.

7 : L’informer de la conduite de ses « serviteurs », face à ses réclamations, demandes,

8 : L’aider concernant les fardeaux de la communauté, selon les possibilités,

9 : Eloigner les cœurs haineux envers lui de lui, et unir l’amour autour de lui.
Pour ce qu’il y a pour profit pour la communauté dans cela.

10 : Le défendre avec la parole, les actions, son argent, sa personne, sa famille en apparence et en secret.

Si ces 10 conditions sont protégées, et qu’elles sont appliquées comme il se doit, alors les cœurs seront pures, sincères, et la parole sera secouru."


Comment s’extériorise le rejet de ce qui vient du gouverneur ?

Ordonner le bien et interdire le mal est une base des bases de la religion.
Par cet acte le bien apparaît et se propage, de même le mal disparaît et ne se propage plus.
Les pieux prédécesseurs avaient concernant les détenteurs de l’autorité un comportement de juste milieu, entre les Kharijites qui dès qu’ils voient chez leurs gouverneurs quelque chose de détestable appellent à la rébellion, et les Chiites qui ont donnés à leurs gouverneurs des attributs du sacré, jusqu’à les associer à l’infaillibilité.

Ces deux groupes sont loin de la vérité, et ils sont en total désaccord avec la Sunnah authentique et le Coran, qu’Allah les guide.
Les gens de la Sunnah rejettent ce qui est détestable, mais, avec des règles qui elles sont établies par les textes tirés du Coran et de la Sunnah authentique.
Et donc, parmi ces règles, il y a le fait de conseiller le gouverneur en tête à tête, par rapport à ce qui émane de lui comme choses détestables.
Et donc, jamais sur les trônes, devant les gens, vu ce que cela engendre comme maux et discordes.

Ibn Baz a dit : « Il ne fait pas partit de la voie des pieux prédécesseurs, de répandre les défauts des détenteurs de l’autorité, ou de faire cela sur les trônes.
Car cet acte mène à l’anarchie, et au refus des gens d’écouter et d’obéir au gouverneur dans le bien.
Ainsi que cet acte mène aux discutions qui n’apportent aucun bien.
Les pieux prédécesseurs, quand à eux, s’il devaient conseillés le détenteur de l’autorité, alors, c’était en privé, et non publiquement.
Ils lui envoyaient par exemple une lettre, ou pouvaient contacter des savants ayants des contacts avec le pouvoir, afin d’orienter le gouvernement vers le bien.»


L’imam Chawkani a dit : « Il est demandé à celui qui constate des erreurs chez le gouverneur de le conseillé, il ne doit pas le faire publiquement, au grand jour, comme cela est rapporté dans la Sunnah.
Je le prends par la main, je reste seul avec lui, je le conseille, et ne le dénonce pas.Il est interdit de sortir contre lui, tant qu’il prie, et qu’il n’est pas prouvé clairement qu’il est mécréant. »


Dans le Bukhari, il est rapporté ceci : "Quelqu’un est venu voir Oussama Ibn Zayd pour lui dire : pourquoi ne vas-tu pas voir Uthman lui parler ?
Il répondit : « Croyez vous que je vais lui parler devant vous pour que vous entendiez ?
Par Allah, je lui ai parlé, et en tête à tête pour ne pas être le premier à ouvrir une porte"
(La porte de parler sur le gouverneur publiquement).

Comme le dit Al-Albany : "Parler du gouverneur, contre eux, devant les gens, fais craindre les résultats de cela.
Les savants sont d’accord sur cela, et cet acte (de parler publiquement) a mené au meurtre de Uthman."


Patienter concernant les injustices du gouverneur

Ibn Taymiyya a dit : « La patience concernant les injustices du gouverneur est une base des bases des gens de la Sunnah et du groupe. »
Le Prophète a dit : « Celui qui voit concernant son émir quelque chose qu’il déteste alors qu’il patiente, et s’il se sépare du groupe d’un empan, et qu’il meurt, alors sa mort est une mort ignorante. » rapporté par Al-Bukhari.

Al Hassan a dit lorsqu’il a vu quelqu’un prier contre Al-Houddajj : « Ne fais pas cela, qu’Allah te fasse miséricorde, vous venez de vous (Al-Hadjadj vient de vous et vous de lui, le même peuple). Si Al-Hadjadj venait à mourir ou à être remplacé, alors j’ai peur que vous, vous soyez remplacés par des singes et des porcs. »


L’interdiction d’insulter les gouverneurs

Les insulter, être occuper à cela, évoquer leurs erreurs est une grande erreur, et c’est une horrible injustice.
Certes les textes interdisent cela, et cet acte est le noyau du fait de sortir contre les gouverneurs, qui est une base du désordre et de la discorde concernant la religion et la vie.

Dans le Thirmidi on rapporte ceci : Abou Bilel faisait le prône du vendredi quand il a commencé à parler sur les gouverneurs par : « regardez les, ils s’habillent des habits de l’hypocrisie » alors Abou Bakra a dit « Tais toi, j’ai entendu dire le Prophète dire :
« Celui qui humilie (insulte) un gouverneur d’Allah sur terre sera humilié par Allah »
Al Albani a dit que ce hadith est Bon.

Le Prophète a dit : « N’insultez pas vos gouverneurs, ne trichez pas contre eux, ne les détestez pas, craignez Allah et soyez patients, l’affaire est proche. »

Al-Bayhaqui a rapporté que Abou Darda a dit : « Certes la première hypocrisie d’un homme, vient du fait qu’il spécule sur son émir. »


Qui a commencé à spéculer sur les gouverneurs musulmans ?

C’est Abdullah Ibn Saba’ qui a innové cela, menant au meurtre de Uthman.
La punition de celui qui décourage vis-à-vis du gouverneur ou qui parle sur lui
Ibn Farhoun a dit : « Celui qui parle sur un gouverneur des gouverneurs musulmans, mérite un dur châtiment, il faut l’emprisonner un mois. Quand à celui qui recommence alors il mérite un dur châtiment selon le jugement de l’imam »


Sur le fait de prier pour le gouverneur

Le fait que le pouvoir soit en bon état est demandé pour chaque musulman, cela engendre le bien chez les gens et dans le pays.
Les savants se sont donc appuyés sur cette réalité pour établir cette règle qui est d’invoquer pour eux.
Ce dépôt, cette consigne d’invoquer en leurs faveurs est évident, d’après ces sources :

Le première : le comportement des pieux prédécesseurs vis-à-vis de cela.

La seconde : Les écrits des savants spécialement sur ce sujet.

La troisième : Certains savants ont établis cela comme un signe que la personne est Sunnite Salafi, et par opposition celui qui invoque contre eux alors, c’est un innovateur égaré.
L’Imam Al-Barbahâri a dit : « Si tu vois un homme invoquer contre l’autorité, saches que c’est une personne de passion, et si tu vois un homme invoquer pour lui en bien, alors saches que c’est une personne de la Sunnah, si Allah le veut. »

Al-Fadil Ibn A’yyad a dit : « Si j’avais une invocation exaucée, elle serait pour le gouverneur »
Pourquoi cela Abou Ali lui demanda-t-on ?
« Quand serait-elle pour moi alors que c’est insuffisant, et quand chez l’imam, alors que c’est général, si l’imam est bien, alors le bien se répandra chez les gens et dans tout le pays. »

Alors Ibn Al-Mubarak embrassa son front et dit : « O enseignant du bien, qui fait mieux que toi ? » authentique.

L’Imam Ahmed a dit : « Quand à moi j’invoque pour lui, jour et nuit pour qu’il soit droit, pour qu’il réussisse, et pour qu’il soit renforcé, et je vois cela (invoquer pour lui) pour moi obligatoire »

Source: Admin de la bonne référence
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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 09:56
Le statut du fait de s'aider des mécréants (lors des batailles)
par sheikh Salih Al Fawzan

Ach-Chaykh Salih Al-Fawzan  a dit :

« ...un polythéiste qui était puissant et fort dans la guerre. Quand le Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui- sortit pour l’expédition de Badr, qui est la première expédition après la hidjra (l’émigration de La Mecque vers Médine), ce polythéiste est venu (car) il voulait aller avec lui. Il dit : « Est-ce que je sors avec toi ? » Il est venu au Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui- et lui a dit : « Est-ce que je sors avec toi afin que j’obtienne certaines choses d’eux ? », c'est-à-dire, les biens et le butin. Et les compagnons ont été contents quand ils l’ont vu, à cause de ce qu’ils connaissaient de lui comme puissance et force. Et le Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui- a dit : « Crois-tu en Allah ? » Il répondit : « Non. » Il lui dit alors : « Rentre, je ne m’aide pas d'un polythéiste. » Ensuite, Allah a guidé cet homme et il a embrassé l’Islam. Alors, le Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui- lui a ordonné de les rejoindre pour (l’expédition) Badr.

Les savants se sont basés sur ce hadith pour dire qu’il n’est pas permis au musulman de s’aider des mécréants lors de la bataille, car le mécréant n’inspire pas confiance, il n’est pas sûr qu’il ne vienne pas pour découvrir les secrets des musulmans et il n’inspire pas confiance lors du combat. Donc, il n’est pas permis de s'en aider. Et ceci est l’avis de beaucoup de gens de science, et c’est qu’il n’est pas permis de s'aider des polythéistes de manière absolue. C’est l’avis de Chaykh Al-Islam Ibn Taymiya qui s’est basé sur ce hadith.


Et le deuxième avis, c’est qu’il est permis de s’aider des polythéistes en cas de nécessité, si les musulmans en ont besoin pour combattre leur ennemi, et que le polythéiste est quelqu’un de censé, de courageux, et qu’il ne représente pas une menace pour les musulmans, c'est-à-dire qu’il a une bonne opinion des musulmans, alors, il n’y a pas de mal s'en aider. Car le Prophète -paix et bénédictions ’Allah sur lui- s'est aidé de polythéistes lors de la bataille de Hounayne. Ainsi, des gens de La Mecque qui n’avaient pas embrassé l’Islam étaient sortis avec lui lors de la bataille de Hounayne, parmi eux, Safwane Ibn ’Oumaya, il était sorti avant d’embrasser l’Islam, et le Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui- lui avait emprunté un bouclier de fer, et d’autres que lui étaient sortis avec le Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui- avant qu’ils n’embrassent l’Islam.

Donc, ceci est une preuve qu’il est permis de s’aider des polythéistes en cas de besoin ou de nécessité.

C’est l’avis qu’a adopté Ibn Al-Qaiym dans « Zad Al-Ma’ad » ainsi qu'un groupe de gens de science, et c’est qu’en cas de nécessité, il n’y a pas de mal, à condition d’être à l’abri de ce qui pourrait venir de ce ou ces polythéistes de qui on s'aide. Et aussi, car cela peut-être meilleur pour les musulmans par rapport à leurs ennemis, car ils connaissent les secrets des ennemis et des mécréants, et ils les connaissent très bien, bien plus que les musulmans (ne les connaissent). »

Traduction: Abou Nawoufal Al Maghribi sur fourqane
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4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 11:30
Le jugement concernant le suicide d'un musulman intentionnellement ou par erreur
par sheikh Abdel Muhsin Al Abbad

Allah () a dit:
"Ô les croyants ! Que les uns d'entre vous ne mangent pas les biens des autres illégalement. Mais qu'il y ait du négoce (légal), entre vous, par consentement mutuel. Et ne vous tuez pas vous-mêmes . Allah, en vérité, est Miséricordieux envers vous.Et quiconque commet cela, par excès et par iniquité, Nous le jetterons au Feu, voilà qui est facile pour Allah."
{An-Nisaa : 29-30}

Et le Messager d’Allah 
a dit : « Celui qui se tue avec une chose de ce monde, il sera châtié par cette chose le Jour du Jugement. »
Rapporté par Bukhari (6047) et Muslim (176), d’après un hadith de Thâbit ibn Dahhâk ().

D’après  Abu  Hurayrah  (),  le  Prophète
  a  dit   :  « Quiconque  se suicida  d'un  tranchant,  s'en  percera  incessamment  le  ventre  dans  le  feu  de l’Enfer  où  il  demeurera  éternellement.  Quiconque  s'empoisonna,  absorbera incessamment  ce  poison  dans  le  feu  de  l’Enfer  où  il  demeurera éternellement. Quiconque  se  donna  la  mort  en  se  précipitant  du  haut  d'une  montagne,  se précipitera  incessamment  dans  le  feu  de  l’Enfer  où  il  demeurera éternellement. »
Rapporté par Bukhari (5778) et Muslim (175)
 

Et  dans  le  Sahih  Bukhari  (1365),  il  est  rapporté  d’après  Abu  Hurayrah  ()  que  le Prophète
  a  dit :  « Celui  qui  s’étrangle  lui-même,  s’étranglera  en Enfer,  et  celui  qui  se  poignarde,  se  poignardera  lui-même  en  Enfer. »  Ce  hadith est également mentionné dans le Musnad (9618) de l’Imam Ahmad et d’autres avec un ajout :
« Et  celui  qui  se  suicide  en  sautant  d’un  endroit  élevé,  il  sautera  d’un  endroit élevé en Enfer. »[13]
Voir Silsilat us-Sahiha (n°3421) de l’Imam al-Albâni.

D’après  al-Hasan  qui  a  dit :
« Jundub  ()  nous  a  rapporté  un  hadith  dans  cette mosquée. Nous n’avons pas oublié et nous n’avons pas eu peur d’oublier. Et nous n’avons pas crains que Jundub puisse mentir sur le Prophète . Il dit : ‘Il y avait un homme qui était blessé et  se tua.  Alors Allah dit : ‘Mon serviteur s’est précipité  à  se donner  la mort, je lui ai donc interdit le Paradis.’ »[14]
Rapporté par al-Bukhari (1364) et Muslim (180).


Et  Ibn  Hibbân  rapporte  dans  son  Sahih,  Mawârid  ud-Dhamân  (n°763),  d’après  Jâbir  Ibn Samurah () : « Un homme était blessé. Il prit alors son épée et se poignarda avec. Et le  Prophète
  ne  pria  pas  sur  lui. »  Al-Albâni  le  déclare  «sahih  li  ghayrih » (« sahih  par  autre  que  lui »,  i.e.  que  le  hadith présente  une défaillance  au  niveau de  l’isnad,  mais  atteint  le niveau  du  sahih  grâce  à  d’autres  chaînes  de  transmission  qui  le  renforcent)  dans  ‘Sahih  ut-Targhîb’ (n°2357).  Quant  à  celui  qui  se  suicide  de manière  involontaire,  alors  il  est  excusé  et ne sera pas dénigré, conformément à la parole d’Allah () :

"Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos coeurs font délibérément. Allah, cependant, est Pardonneur et Miséricordieux."
{Al-Ahzâb : 5}
 
 Et Sa parole :

"Seigneur, ne nous châtie pas s'il nous arrive d'oublier ou de commettre une erreur."
{Al-Baqarah : 286}

Et Allah () a dit : « J’ai répondu. »
Rapporté par Muslim (126).
______________________________________________


Extrait de "Quelle raison et quelle religion considèrent les attaques suicides et la destruction comme un Jihâd ?" de sheikh Abdel Muhsin Al Abbad.

Traduit par sounna.com









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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 08:51
L’obligation d’obéir aux gouvernants
Compilation et traduction : Abu AhmedAl-Jazaïry
 
Louange à Allah, Prière et Salut sur notre Prophète Mohammed, ses proches et ses Compagnons.
 

Voici une compilation de paroles de savants sunnites, de toutes les époques et de différentes écoles juridiques, prouvant – s’il est encore nécessaire – qu’il est interdit de désobéir aux gouvernants musulmans et de se révolter contre eux. Ses questions font l’unanimité chez les sunnites, si ce n’était l’ignorance flagrante qui s’est répandue au sein de notre communauté et qui a atteint nombre de personnes se réclamant de la science – et donc à plus forte raison la masse des musulmans.

Je demande à Allah Le Très-Haut qu’Il en fasse une œuvre utile et uniquement dans le but de Son agrément. 

L’imam El Nawawi a écrit dans son fameux livre « Le Jardin des vertueux » un chapitre intitulé « Le devoir d’obéir à ceux qui détiennent l’autorité dans tout ce qui n’est pas désobéissance à Dieu et l’interdiction de leur obéir dans tout ce qui est désobéissance à Dieu. »[1]

Il cite de nombreux hadiths, dont les deux suivants : 

Wa’il ibn Hujr rapporte que Salamah ibn Yazid demanda au Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - : Ô messager d’Allah ! Si nous sommes commandés par des gouvernants qui nous demandent ce qui leur est dû, mais ne nous donnent pas ce qui nous est dû, que nous ordonnes-tu de faire ? Il se détourna alors de lui, mais Salamah réitéra sa question. Il répondit : « Ecoutez et obéissez ! Car eux seuls auront à répondre de leurs actes et vous des vôtres ! » [2]

Abou Hurayra rapporte que le Prophète – Qu’Allah prie sur lui et le salue – a dit : « Celui qui m’obéit aura obéi à Dieu et celui qui me désobéit aura désobéi à Dieu. Celui qui obéit au gouvernant m’aura obéi et celui qui désobéit au gouvernant m’aura désobéi. »[3]


Ibn Rajab a dit : « Ecouter ceux qui gouvernent les musulmans et leur obéir, entraîne le bonheur ici-bas, permet d’organiser la vie des citoyens dans leurs intérêts et les aide à pratiquer pleinement leur religion et obéir à leur Seigneur. »[4]


El Awza'i a dit : « On nous enseignait que cinq choses étaient pratiquées par les compagnons de Muhammad – Qu’Allah prie sur lui et le salue – et par ceux qui les ont suivis dans le droit chemin : ne pas rester à l’écart de la communauté [5], suivre la Sunna, remplir les mosquées, psalmodier le Coran et lutter pour la cause de Dieu. »[6]


El Chatibi rapporte : « Quelqu’un demanda à Yahya ibn Yahya : Est-il mauvais de prêter serment d’allégeance au gouvernant ? Il répondit : Non ! On lui dit : Et si ce sont des tyrans ? Il répondit alors : Ibn 'Oumar a prêté serment d’allégeance à °Abdel Malik ibn Marwane alors que celui-ci avait pris le pouvoir par le sabre ! Ceci me fut rapporté par Malik, selon qui Ibn °Umar écrivit une lettre dans laquelle il prêtait serment d’écoute et d’obéissance au gouvernant dans tout ce qui suivait le Livre de Dieu et la Sunna de Son Prophète. Yahya conclut : Le serment d’allégeance vaut mieux que la division. » [7]


Zayad ibn Koussayb El °Adawi rapporte : « J’étais avec Abu Bakrah – que Dieu l’agrée – devant le minbar de Ibn °Amir alors que celui-ci faisait son sermon ; il portait un vêtement léger. Abou Bilal[8] s’écria alors : Regardez notre gouvernant ! Il porte des vêtements de pervers ! Abou Bakrah lui répondit : Tais-toi ! J’ai entendu le Messager de Dieu – Qu’Allah prie sur lui et le salue – dire : « Celui qui rabaisse le gouvernant que Dieu a placé sur terre, Allah le rabaissera. » [9]


Ahmed Abou El Harith rapporte : « Je questionnais Abu °Abdillah – l’Imam Ahmed – au sujet d’un événement qui se produisit à Bagdad et qui poussa un groupe de gens à vouloir se révolter. Je lui dis : Abu °Abdillah ! Quel est ton avis sur le fait de se révolter avec ce groupe de gens ? Il leur reprocha alors leurs agissements et s’écria : Pureté à Allah ! Le sang ! Le sang ! Je ne suis pas d’accord avec ça et jamais je ne l’ordonnerais ! Endurer ce que nous subissons vaut mieux que le désordre public qui verra le sang couler, les biens pillés et les femmes outragées. Ne sais-tu pas ce que les gens ont connu (il fait allusion à l’époque des premières dissensions) ? Je lui dis : Mais les gens ne sont-ils pas déjà dans le désordre et la dissension, Ô Abu °Abdillah ? Il répondit : même si c’est le cas, le désordre actuel est limité. Mais si le sabre est utilisé, le désordre et la dissension gagneront toute la société. Patienter et endurer dans cet état, en préservant ainsi sa religion, est bien meilleur pour toi. » [10]


Muhammad ibn °Abdel Wahhab a dit dans son livre Les Six Principes Fondamentaux :

« Le Troisième Principe : Ecouter celui qui a pris le pouvoir et nous gouverne, ainsi que lui obéir, entraîne la parfaite unité des musulmans, même si ce gouvernant est un esclave éthiopien. Le Prophète – Qu’Allah prie sur lui et le salue – nous l’a bien expliqué, de multiples façons, comme cela est parfaitement su et reconnu ; puis ce principe fondamental devint ignoré de la plupart de ceux qui se réclame du savoir, alors qu’en est-il de sa mise en pratique ! »


Ibn °Abd El Barr a dit : « S’il n’est pas possible de porter conseil au gouvernant, alors il faut patienter et invoquer Allah pour lui. En effet, les compagnons interdisaient d’insulter les gouvernants. Anas ibn Malik rapporte : `` Les plus anciens compagnons du Prophète – Qu’Allah prie sur lui et le salue – nous interdisaient d’insulter les gouvernants.’’ » [11]


Ibn Taymiyyah a dit : « Les savants, les gens instruits dans la religion, n’autorisent personne à désobéir aux gouvernants dans ce qui ne constitue pas les choses interdites par Dieu, ni à les tromper, ni à se révolter contre eux de quelque façon que se soit ; comme cela est reconnu, de tout temps, dans les habitudes des savants et des pieux, et dans les biographies d’autres personnes. »[12]


 Abul Hassan El Ach°ari a dit : « Et ils croient [ceux qui s’attachent aux hadiths] qu’il faut invoquer Dieu pour qu’Il améliore les gouvernants, qu’il ne faut pas se révolter contre eux et que lorsqu’il y a du désordre et de la dissension, il ne faut combattre pour aucune partie. »[13]


Abu °Uthmane Sa°id ibn Ismaïl a dit : « Porte donc conseil au gouvernant et multiplie les invocations à Dieu pour qu’Il l’améliore et le guide dans ses paroles, ses actes et sa sagesse. En effet, si les gouvernants s’améliorent, tout le peuple s’améliorera ; mais prends bien garde de ne pas les maudire, car ils deviendraient encore plus mauvais et les musulmans auraient alors à subir encore plus d’épreuves. Tu dois plutôt invoquer Dieu pour qu’ils se repentissent, ils délaisseront ainsi le mal qu’ils pratiquaient et les croyants ne connaîtront plus l’adversité. » [14]


El Zabraqani a dit : « J’étais chez Abu Wa’il et je me suis mis à insulter El Hadjaj[15] et à citer ses défauts. Il me dit alors : Ne l’insulte pas ! Qu’en sais-tu ? Peut-être a-t-il dit : Ô Allah, pardonne-moi ! Et Allah lui pardonna ? ! » [16]


Voilà donc une infime partie des paroles des savants sunnites sur ses questions délicates, elles sont – je pense – suffisamment convaincantes pour celui qui cherche sincèrement la vérité et se réclame de la voie des sunnites.

Puisse Allah Le Très-Haut nous guider dans le droit chemin. Prière et Salut sur notre Prophète Mohammed, ses proches et ses compagnons.

Compilation et traduction : Abu AhmedAl-Jazaïry
_______________________________________
[1] Voir Riyad el Salihine chapitre 80, hadiths 663 à 673, pages 185 à 187, éditions Dar el Gharb el Islami.
[2] Hadith rapporté par Muslim.
[3] Hadith rapporté par El Bukhari.
[4] Voir Jami° el °Ulum wel Hikem » tome 2, page 117, éditions Mu’assassat el Rissalat.
[5] C’est-à-dire ne pas former de groupe dissident qui s’oppose aux gouvernants et à la société. [N.D.T.]
[6] Rapporté par El La’laka’i dans El I°tiqad tome 1, page 63, éditions Dar el Tayibah et par Abu Nu°aym dans El Hulyah tome 6, page 142, éditions Dar el Kitab el °arabi.
[7] Voir El I°tiçam tome 2, page 626, éditions Dar ibn °Affane.
[8] Un des kharidjites, ceux qui prônent le soulèvement armé contre les gouvernants.

[9] Hadith bon, rapporté par El Tirmidhi. Rapporté également par Ahmed en ces termes : « Celui qui, ici-bas, est respectueux du gouvernant qu’Allah Le Très-Haut a placé sur terre, Allah sera respectueux envers lui le Jour de la Résurrection. Celui qui, ici-bas, rabaisse le gouvernant qu’Allah Le Très-Haut a placé sur terre, Allah le rabaissera au Jour de la Résurrection. » Ce hadith est mentionné dans El Silsilat El Sahihah de Cheikh El Albani, tome 5, page 676, hadith numéro 2297, éditions Maktabat el Ma°arif.

[10] Rapporté par El Khilal dans El Sunnah tome 1, page 132, éditions Dar el Rayah.
[11] Voir El Tamhid tome 1, page 287, éditions Maktabat ibn Taymiyah.
[12] Voir Majmu° el Fatawa tome 35, page 13, éditions Maktabat ibn Taymiyah.
[13] Voir I°tiqad Açhab el Hadith page 132, éditions Dar el Soumey°i.
[14] Cité par El Bayhaqi dans El Jami° li Chou°ab el Imane tome 13, page 99, éditions Dar el Salafiyah.

[15] Il s’agit de El Hadjaj ibn Yussuf, le gouvernant de l’époque. Réputé comme un tyran, il massacra de nombreux compagnons ; cependant, ces derniers interdisaient de l’insulter, de lui manquer de respect, et donc à plus forte raison de se révolter contre lui. Ils ordonnaient de prier derrière lui et de ne pas lui désobéir dans tout ce qui ne s’opposait pas au Coran et à la Sunna. [N.D.T.]

[16] Voir El Zuhd tome 2, page 46, éditions Dar el Khulafa.


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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 16:03
Les événements d’Algérie
Shaykh 'Abdul-'Aziz Ibn 'Abdullah Ibn Baz (d.1420H)

Allah le Glorifié dit :
« Ne tuez qu’en toute justice la vie qu’Allah a fait sacrée » [Sourate Al-An'am : 151]
« Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l’Enfer, pour y demeurer éternellement. » [Sourate An-Nisa : 93]

 

L’imam Muhammad Nasirud-Din Al-Albani (d.1420H) (rahimahullah) a dit :
« Nous soutenons quiconque appelle à la réfutation de ceux qui sortent contre les dirigeants et ceux qui encouragent les musulmans à sortir contre les dirigeants. » [Fatawa Al-'Ulama'il-Akabir (p. 97)]

Al-'Alamah Ibn Baz (d.1420H) (rahimahullah) a dit :
« Si quelqu'un de parmi les prêcheurs en Algérie a dit de moi que je leur ai dit : 'Assassinez la police, ou employez les armes dans l'appel à Allah ' alors c'est faux, c’est un mensonge. »

L’imam Muhammad Ibn Salih Al-'Uthaymin (d.1421H) (rahimahullah) a dit :
« Nous voyons qui leur est obligatoire de baisser leurs épées et de se rencontrer en paix. Et si non, ils doivent supporter ceux qui se battent et prennent la richesse par la force et violent les femmes. Puisqu'ils sont responsables de cela devant Allah le Puissant et Majestueux. Et il leur est obligatoire de revenir. »


 

En effet, on a demandé au shaykh (Ibn Baz) à Makkah le 26ème jour de Dhul-Hijjah 1414, ce qui suit :

Question 1 : Le Groupe Islamique Armé d'Algérie dit que vous les soutenez dans ce qu'ils ont entrepris dans l’assassinat de la police et le transport d'armes. Ainsi quel est le jugement concernant leurs actions, en mentionnant ce qui est possible de preuves, qu’Allah vous récompense par un bien.

Réponse 1 : Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. La louange est à Allah et que la Paix et les Salutations d'Allah soient sur le messager d'Allah, sa famille, ses compagnons et quiconque est guidé par leur guidée.

En effet, nous conseillons tous nos frères en tout lieu - je fais référence aux prêcheurs- nous leur conseillons d'être sur la science et la preuve claire (basira). Ils doivent conseiller les gens par la bonne parole, la civilité et de bonnes exhortations. Ils doivent débattre par ce qui est meilleur, agissant selon la Parole d'Allah le Glorifié :

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. » [Sourate An-Nahl : 125]

« Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d’entre eux qui sont injustes. » [Sourate Al-'Ankabut : 46]

Ainsi Allah le Sublime et Glorifié a commandé que les serviteurs appellent à Allah et Il les a guidés au chemin sage. Ce chemin est l'appel à Allah avec sagesse, c’est à dire avec science : ' Allah a dit ' et ' Son messager a dit. ' Et Il a commandé qu'ils emploient de bonnes exhortations et débattent par ce qui est meilleur, afin d'enlever le doute qui vient en débattant avec ce qui est meilleur et en faisant preuve de civilité jusqu'a ce que le doute soit levé.

Et si quelqu'un parmi les prêcheurs en Algérie a dit de moi que je leur ai dit, ' Assassinez la police, ou employez les armes dans l'appel à Allah ' alors c'est faux, ce n'est pas vrai. Plutôt c'est un mensonge ! La da'wa (l'appel) doit seulement être fait avec civilité : ' Allah a dit ' et ' Son messager a dit. ' Il doit être fait selon le rappel, la remontrance, l’encouragement et l'avertissement. Ceci est l'appel à Allah, comme le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) et ses compagnons le faisaient à Makkatul-Mukarrama avant qu'ils n'aient le pouvoir. Ils n'appelaient pas les gens par l'épée [1], mais par les versets du Qur'an, le bon discours et la civilité, parce que c'était plus efficace dans la rectification et plus efficace dans l’acceptation de la vérité.


 

Quant à la da'wa par les assassinats, la brutalité ou les coups, cela ne fait pas partie de la Sunna du prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), ni de la Sunna de ses compagnons. Cependant, quand Allah lui a donné l'autorité à Al-Madina et que les émigrants s’y sont rendus, il est devenu un leader à Al-Madina. Et Allah a légiféré le Jihad et les punitions prescrites (hudud). Il (sallallahu 'alayhi wa sallam) a exécuté le Jihad contre les polythéistes (mushrikin). Et il a établi les punitions prescrites après qu'Allah les ait ordonnées.

 

Donc les prêcheurs à Allah doivent appeler à Allah avec civilité, avec les versets du Qur'an et les ahadith prophétique. Et s’il n’y pas de da'wa, l'affaire doit être portée au dirigeant. Et ils doivent conseiller le dirigeant jusqu'a ce qu'il la mette en application, et il est celui qui peut la mettre en application. Ils doivent lui porter cette affaire. Ils doivent le conseiller : que ceci et ceci est obligatoire et ceci et cela est obligatoire, jusqu'a ce que la coopération entre les savants et les leaders parmi les rois et les présidents de républiques soit atteinte. Les prêcheurs doivent leur porter les affaires qui nécessite une action, un emprisonnement, le combat, ou l'établissement des punitions prescrites. Donc ils doivent conseiller les dirigeants et les diriger vers la bonté avec civilité et de belles paroles. C’est pourquoi Allah le Sublime et Glorifié dit :

« Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d’entre eux qui sont injustes. » [Sourate Al-'Ankabut : 46]

Ainsi si quelqu'un parmi les Gens du Livre, ou d'autres qu'eux transgresse, alors le dirigeant doit lui faire ce qu’il mérite. Quant aux prêcheurs, ils doivent employer la douceur et la sagesse en raison de la parole du prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) : « Certes Ar-Rifq (la douceur) n'existe pas dans quelque chose, sans qu'elle ne l’embellisse. Et elle n'est pas enlevée de quelque chose, sans qu'elle ne lui nuise. » [2]. Et il (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : « Quiconque déclare Ar-Rifq (la douceur) illégale déclare tout le bon illégal. » [3]

Donc ils doivent avertir les gens et leur rappeler avec les versets et les ahadith. Et quiconque entretient un doute, alors ils doivent débattre avec lui avec ce qui est meilleur : ' le verset signifie ceci et ceci, ' et ' le hadith signifie ceci et ceci, ' et ' Allah a dit ceci et cela, ' et ' Son Messager a dit ceci et cela, ' jusqu'a ce que le doute soit enlevé et la vérité manifeste.

Ceci est obligatoire à nos frères en Algérie et ailleurs qu’en Algérie [4]. Il leur est obligatoire de suivre le chemin du messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) et des compagnons quand ils étaient à Makkah, par de belles paroles et civilité. Ceci parce que le dirigeant n'est pas avec eux, à cet instant il est avec d'autres qu'eux. Donc ils doivent conseiller le dirigeant et les responsables en employant sagesse, bonnes paroles et en les visitant avec de bonnes intentions jusqu'a ce qu'ils soient capables de coopérer avec eux dans l'établissement des ordres d'Allah sur la terre d'Allah et jusqu'a ce qu'ils puissent tous coopérer pour empêcher le crime et établir la vérité. Donc, les dirigeants et les présidents doivent mettre en application, et les savants et les prêcheurs à Allah doivent conseiller, expliquer et clarifier. Nous demandons à Allah de guider chacun.


 

 

Question 2 : Le Groupe Islamique Armé a commencé à menacer les savants du Ministère des Affaires Religieuses en Algérie en boycottant le vendredi et les prières en commun, ou en les tuant sous prétexte qu'ils sont employés par les tawaghit [5], puisqu'ils ne se précipitent pas pour dire du mal des dirigeants sur les chaires. En effet, ils combattent le groupe de savants qui ne leur répondent pas en boycottant la prière en commun dans certaines des villes. Ainsi quel est le jugement concernant cette action ?


 

Réponse 2 : Cela ne contient aucun bien ! C'est aussi incorrect, ce n'est pas bon ! L'obligation sur les prêcheurs est de conseiller les gens par de belles paroles. Ils doivent conseiller les orateurs (khutaba) et les savants jusqu'a ce qu'ils commencent à faire ce qu'Allah a légiféré.


 

Quant à insulter les dirigeants depuis les chaires, alors ce n'est pas la voie. Ce qu’il faut c’est invoquer pour leur guidée, succès, rectification de leur intention et action et pour une rectification intérieure. Ceci est la voie correcte, car les insulter ne fait que les augmenter dans le mal, et ne les augmente pas dans le bien. Les insulter ne contient aucun avantage.


 

Cependant, il faut invoquer pour leur guidée, succès et rectification jusqu'a ce qu'ils établissent l’Ordre d'Allah sur la terre d'Allah. Et il faut invoquer pour qu’Allah les rectifie intérieurement, ou les remplace par ceux qui sont meilleurs qu'eux s'ils refusent. Il faut invoquer pour qu’Allah les rectifie intérieurement, ou les remplace par ceux qui sont meilleurs qu'eux. Quant à les insulter et les maudire, ou maudire et frapper la police, ou frapper les orateurs (khutaba), tout cela ne fait pas partie de l’islam [6]. L'obligation est de conseiller, expliquer et clarifier. Allah le Sublime et Glorifié dit :


 

« Ceci est un message (le Coran) pour les gens » [Sourate Ibrahim : 52]

 

Donc le Qur'an explique et la Sunna explique. Allah le Sublime et Glorifié dit :

 

« ce Coran m'a été révélé pour que je vous avertisse, par sa voie, vous et tous ceux qu’il atteindra » [Sourate Al-An'am : 19]

« afin qu’ils soient avertis » [Sourate Ibrahim 14:44]

 « Tu n’es qu’un avertisseur. Et Allah est Le protecteur de toute chose. »
[Sourate Hud : 12]

Donc les savants sont les héritiers des prophètes, ils avertissent les gens de la punition d'Allah et ils les dirigent vers l'obéissance à Allah. Et leur commandent d’avoir la taqwa (la crainte) d'Allah et ils les avertissent contre la désobéissance à Allah. Et ils conseillent les dirigeants et d'autres qu'eux. Ils les conseillent et les dirigent vers la bonté et invoquent pour leur guidée, car ceci est plus proche du salut et de la bonté, jusqu'a ce que la da'wa se répande et jusqu'à ce que les gens gagnent dans la compréhension de la religion et jusqu'a ce qu'ils agissent en accord avec les dirigeants et les lois d'Allah. Quant à frapper ou menacer les orateurs (khutaba) ou d'autres qu'eux, ceci est une des causes d’apparition du mal et de diminution de la bonté. Il n'y a de force et de puissance qu’en Allah.


 

 

Question 3 : De même, cette Jama'a se bat avec certaines des femmes affligées qui refusent de porter le hijab. Est-il correct pour eux de faire cela ?

 

Réponse 3 : Ceci est aussi faux, il n'est pas correct pour eux de faire cela. L'obligation est de conseiller. Ils doivent conseiller les femmes jusqu'a ce qu'elles commencent à porter le hijab et conseiller celui qui a abandonné la prière jusqu'a ce qu'il prie et conseiller celui qui mange de l'usure jusqu'à ce qu'il laisse l'usure et conseiller celui qui s’approche de zina (l'adultère, la fornication) jusqu'à ce qu'il laisse zina et conseiller celui qui boit du khamr (boisson enivrante) jusqu'à ce qu'il laisse le khamr. Ils doivent conseiller avec : ' Allah a dit, ' et ' Son messager a dit. ' Ils doivent conseiller en employant les verset du Qur'an et les ahadith du prophète. Et ils doivent les avertir contre la Colère d'Allah et contre la punition le Jour du Jugement dernier.


 

Quant au fait de frapper, par le combat ou autre parmi les types de dureté, cela n'est pas bon pour les prêcheurs. Cela devient un obstacle pour la da'wa. Les prêcheurs doivent être patient, endurer et employer de belles paroles dans les mosquées et en d'autres lieux jusqu'a ce que les gens de bien soient nombreux et les gens de mal soient peu. Ils doivent continuer jusqu'a ce que les gens atteignent un bénéfice par la da'wa (l'appel) et y répondent.


 

 

Question 4 : ô shaykh, ceci est la dernière question, qu’Allaah vous bénisse ! Il semble qu'il y ait quelques frères parmi eux qui penchent vers Salafiya et aiment les savants et ils penchent vers les paroles des savants. Ainsi quel est votre conseil à ceux qui se sont empêtrés dans ces assassinats ou quelque chose de semblable ?


 

Réponse 4 : Je leur conseille de se repentir à Allah et d’adhérer strictement au chemin sur lequel étaient les Salaf Salih dans l'appel à Allah, avec sagesse et bonne exhortation et en débattant avec ce qui est meilleur. Allah dit :

 

« Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle à Allah, fait bonne œuvre. » [Sourate Fussilat : 33]

 

Donc ils ne doivent pas s'impliquer dans les actions qui bloqueront et limiteront la da'wa, causeront du tort aux prêcheurs et amèneront la raréfaction de la science. Cependant, si la da'wa est effectuée avec belles paroles et civilité, les prêcheurs augmenteront et les gens profiteront par eux. Et ils écouteront leurs paroles et profiteront d'eux et les cercles de connaissance et beaucoup de remontrances auront lieu dans les mosquées et en dehors des mosquées jusqu'a ce que les gens en profitent. Allah est le guide pour chacun. Nous demandons à Allah de guider chacun et de leur accorder le succès.


 

Et notre dernière invocation est que la louange est à Allah, le Seigneur des mondes

 

 

Notes de bas de page :

 

Ceci a été pris du livre Fatawa al-'Ulama'il-Akabir fima Ahdira min Dima' fil-Jaza'ir de shaykh ' Abdul-Malik Ramadani Al-Jaza'iri. Le livre consiste en des déclarations de l’imam Al-Albani, l’imam Ibn Baz, l’imam Ibnul-'Uthaymin et shaykh Rabi' Ibn Hadi concernant la Révolution algérienne et le combat. Toutes les fatawa de l’imam Ibnul-'Uthaymin dans le livre ont été vérifiées par l’imam lui-même (rahimahullah) et chaque fatwa porte sa signature personnelle à la fin.


 

Les notes ci-dessous ont été faites par shaikh Abdul-Malik.

 

[1] LES GENS DE L'INNOVATION SONT UNIS SUR L'ÉPÉE : Abû Qilaba a dit : « Jamais un homme n’introduit une innovation, sans qu'il ne rende légal l'utilisation de l'épée. » Rapporté par As-Shatibi dans Al-I'tisam (1/113) et Ad-Darimi (1/58).
D'après Ayub As-Sakhtiyani qui rapporte qu’Abû Qilaba a dit : « En effet, leurs paroles peuvent différer, mais ils se sont unis sur l'épée et je ne considère pas que leur destination soit autre que le Feu. » Rapporté selon Ad-Darimi (n°100).
Ayub As-Sakhtiyani appelait tous les gens de l’innovation : Khawarij et il disait : « En vérité les Khawarij diffèrent dans leurs noms, mais ils sont unis sur l'utilisation de l'épée. » Rapporté par As-Shatibi dans Al-I'tisam (1/113).


[2] Rapporté par Muslim (n°2594)

 

[3] Rapporté par Muslim (n°2592) et Abû Dawûd (n°4809)

 

[4] Ceci est la preuve que la fatwa est générale pour tous les pays islamiques. Il ne sépare pas entre les diverses sociétés islamiques d'aujourd'hui. Donc les fanatiques dans d'autres pays, qui amènent des épreuves en versant le sang des musulmans à maintes reprises, doivent adhérer strictement à cette fatwa. Sans dire qu'elle provient du mufti des musulmans : Al-'Alama, Shaykhul-Islam Ibn Baz (rahimahullah) à propos duquel il a été dit en toute vérité : « C’était comme si les terres du monde étaient une ardoise devant ses yeux » en raison de sa connaissance des conditions des musulmans. Contrairement à ce que les activistes divulguent dans leurs séances privées. Puis ils disent 'noble père' puisqu'ils ont peur du nombre de personnes qui sont sur le manhaj du shaykh. Et Allah connaît ceux qui possèdent deux visages.


[5] SIGNIFICATION DE AT- TAGHUT : Allah le Glorifié dit :
« Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire]: “Adorez Allah et écartez-vous du Taghut”. » [Sourate An-Nahl : 36]

Umar Ibnul-Khattab (radiyallahu 'anhu) a dit : « Le taghut est shaytan. » Rapporté par At-Tabari dans Jami'ul-Bayan ‘an-Ta'wilil-Qur'an (n°5834), Al-Hafidh Ibn Hajar a dit dans Fathul-Bari (8/251) : « Sa chaîne de narrateurs est forte. » Jabir (radiyallahu 'anhu) a dit : « Les tawaghit sont les devins et diseuses de bonne aventure sur qui les diables descendent. » Rapporté par At-Tabari dans son Tafsir (n°5845). L’imam Malik (d.179H) (rahimahullah) a dit : « Le Taghut : ce qu'on adore en plus d'Allah. » Rapporté par As-Suyuti dans Ad-Durarul-Manthur (2/22), d’après Ibn Abi Hatim. Donc c'est ce qui a été mentionné par certaines personnes. L’imam Ibnul-Qayim (d.751H) (rahimahullah) a dit : « Le taghut est tout ce qui fait que la personne excède les limites en ce qui concerne ce qu’elle adore, suit, ou obéit. Donc le taghut dans n'importe quelle nation est quiconque se tourne vers d'autres qu'Allah et Son messager pour les questions de jugement; ou admet d'être adoré avec Allah; ou est suivi sans une preuve claire d'Allah; ou est obéi dans que l'on connaît pour être une désobéissance à Allah. » Référez-vous à I'lamul-Muwaqi'in (1/53).

[6] L’imam Al-Barbahari (d.329H) a dit dans Sharhus-Sunna (p. 113-114) : « Si vous voyez un homme invoquer contre le dirigeant, sachez qu'il est un homme des passions. Et si vous voyez un homme invoquer pour le dirigeant, sachez qu'il est un homme de la Sunna si Allah le veut. ». Puis, il (rahimahullah) a mentionné la parole de Fudayl Al-Ibn 'Iyad (d.187H) : « Si j'avais une invocation qui soit acceptée, je ne la ferais que pour le dirigeant. » Il lui a été dit, ' ô Aba 'Ali, explique-nous. ' Il a dit : « Si je devais la faire pour moi, elle n'irait pas au-delà de moi. Si je devais la faire pour le dirigeant, par sa rectification, les serviteurs et les pays seraient rectifiés. » Rapporté par Abû Nu'aym dans Al-Hilyah (8/91) et Al-Lalaka'i dans Sharh Usulul-I'tiqad (1/197). Et Al-Barbahari a ajouté à cette parole : « Donc on nous a ordonné d’invoquer pour leur rectification. Et on ne nous a pas ordonné d’invoquer contre eux, même s'ils transgressent et pèchent. Ceci parce qu'ils transgressent et pèchent sur eux et leur rectification est pour eux et le reste des musulmans.

[7] Réfléchissez sur la réponse du shaykh (rahimahullah), car son chemin ne contient aucune courbure. Il prend seulement ce qui est court et concis. Et dans ces quelques mots sont deux affaires significatives : [a] Il (rahimahullah) conseille celui qui porte l'épée de se repentir, ceci est une preuve claire que ce sur quoi ils sont est une désobéissance à Allah et son messager (sallallahu 'alayhi wa sallam); [b] Il leur conseille d'adhérer strictement au chemin des Salaf Salih [7], parce que la personne qui pose les questions a décrit certains d'entre eux comme inclinant vers la Salafiya. Donc le shaykh les dirige au fait qu’il leur est obligatoire de retourner au chemin des Salaf Salih tant qu'ils revendiquent pencher vers leur voie. Et Allah est le détenteur du succès.


 
Articles tiré du site Troid.org
Traduit en français par les salafis de l'Est

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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 19:29
Sheïkh Ibn Baz fustige Salmân el ‘Awda
Voir : "Madârik e-Nazh fî e-Siyâsa" de Sheïkh ‘Abd el Mâlik Ramadhânî.

Sache cher lecteur, que nous avons à faire dans ce débat à des gens qui sont imprégnés des pseudo arguments des Kharijites. C’est pourquoi, je t’invite à écouter une cassette enregistrée par Tasjiîlât ibn Rajab de Médine et dans laquelle un groupe de prédicateurs essaye en vain de soutirer une parole en leur faveur à Sheïkh el Islam, le Mufti planétaire ‘Abd el ‘Azîz ibn Bâz –qu’Allah lui fasse miséricorde – pour justifier leur tendance à taxer sans exception tous les états musulmans d’apostasie.

Je n’ai pas la prétention de retranscrire ici le débat dans tous ses détails, mais je voudrais seulement montrer du doigt les incartades de celui qui nous intéresse, j’entends par ce dernier Sheïkh Salmân el ‘Awda. Salmân demanda :

« Quelle est la preuve que le Coran fait allusion à la petite apostasie dans le verset : "ceux-là sont les mécréants?"(1) Quel élément nous le fait dire alors que la forme de la phrase est restrictive ?

- Il faut le prendre dans le sens où la personne considère légitime de ne pas appliquer les lois d’Allah (Istihlâl), selon la plus probable des opinions. Sinon, comme l’a dit ibn ‘Abbâs, c’est de la mécréance sans être de la mécréance. Sinon, en principe : "ceux-là sont les mécréants."

- Il n’est pas question ici de l’argument d’ibn ‘Abbas lança un intervenant, rien n’indique qu’il s’agit de l’ Istihlâl…

- Tout à fait s’exclama Salmân ! Je veux dire qu’est-ce qui nous permet de ne pas prendre le sens littéral du texte ?

- Le verset est descendu à l’attention des personnes qui considèrent légitime de ne pas appliquer les lois d’Allah sur terre, expliqua le Sheïkh. Le verset concerne les mécréants qui n’appliquent pas les lois d’Allah en autorisant la viande morte et en établissant d’autres lois de ce genre. Par contre, si Zaïd ou ‘Amr est motivé dans son initiative par des dessous-de-table, doit-on parler de mécréance ? on ne peut dire qu’il devient apostat pour cette raison ? Si un juge condamne Zaïd injustement à mort pour des raisons personnelles, cela ne le fait pas sortir de l’Islam. »(2) Puis, Salmân revint à l’assaut en disant : « Mon éminence ! Pour revenir au Verset : "Quiconque n’applique pas les lois d’Allah", le statut s’applique ici à celui qui n’applique pas la les lois d’Allah.



L’auteur a dit: il entend par-là que le Seigneur condamne de mécréance quiconque ne met pas la législation divine en vigueur sans tenir compte si au même moment la personne autorise moralement à le faire ou non. S’il fait preuve de tant d’acharnement, c’est qu’il n’est pas convaincu par l’exégèse d’ibn ‘Abbâs ; s’il avait vraiment de la considération pour les anciens, il n’échangerait leur exégèse pour rien au monde.
« S’il n’applique pas les lois d’Allah dans la mesure où il autorise moralement à le faire, expliqua le Sheïkh, c’est dans ce sens-là qu’il faut le comprendre.

L’auteur a dit : Salmân revient sans cesse à la charge en utilisant les pseudo arguments des Kharijites pour avoir rétorqué en effet : « D’où vient-elle cette restriction ?
- Elle provient des autres textes formulant que les simples péchés n’excluent pas l’individu de la religion sauf dans la mesure où il les autorise moralement ; dans ce cas précis, il devient un apostat…


Puis, le Sheïkh a voulu mettre son interlocuteur en garde de ne pas s’imprégner des idées Kharijites lorsqu’il a lui a expliqué : « Que ce soit le pervers (fâsiq), l’injuste (zhâlim), ou le mécréant (kâfir), le statut concerne l’individu qui autorise moralement la chose, ou qui estime que les lois d’Allah ne conviennent pas (à l’époque), ou encore que d’autres formes de loi sont prépondérantes aux Siennes. En fait, il faut prendre le verset dans le sens où la personne condamnée d’apostasie autorise moralement de faire la chose, ou pire si elle considère que la loi à laquelle elle se soumet est meilleure que celle d’Allah. Par contre, si elle ne respecte pas les lois d’Allah pour s’être abandonnée à ses passions, elle est simplement considérée comme désobéissante au même titre que la personne adultère qui n’autorise pas moralement son acte ou celle qui désobéis à ses parents en raison de ses mauvais penchants ; dans ce cas la personne est simplement considéré désobéissante. Or, si elle estime qu’il est moralement toléré de faire l’adultère, ou de désobéir aux parents, dans ce cas précis, elle est mécréante. Ainsi, on s’épargne de la pensée Kharijite et on se distingue dès lors de la pensée Kharijite. Sinon, sinon on sombre dans les mêmes erreurs que les Kharijites, c’est ce genre de confusion qui a régné dans l’esprit des Kharijites, à vouloir ainsi généraliser. »

Dès lors, Salmân a voulu prendre ses distances avec la pensée Kharijite en disant : « Vous avez évoqué la question d’exclure le désobéissant de la religion et de l’auteur d’un grand péché ; il n’y a pas de divergence sur ce point.
- Quoi qu’il en soit, lui a-t-il répondu en ayant deviné ses intentions, telle est la méthode et l’erreur des Kharijites ; ils ont tendance à tout généraliser au dépend du sens particulier que revêt un sujet précis. En résultat, ils taxent tout le monde d’apostasie alors que le Prophète a dit à leur sujet : « Ils sortent de l’Islam pour ne plus jamais y revenir. » »


Quand Salmân s’est rendu compte que le Sheïkh était une montagne de science (dont le savoir est vaste et ferme) et qu’il n’y avait rien à soutirer de lui, il a voulu s’en tirer comme on dit la tête haute, lorsqu’il a conclut : « Vous pensez votre éminence que la question tient de l’effort d’interprétation ? » Cependant, il ne s’attendait pas à la réponse qu’il allait entendre, étant donné que Sheïkh a considéré que la divergence sortait du cercle des traditionalistes. Il a fustigé en effet : « Par Allah ! C’est en tout cas la façon dont je comprends les textes. Je veux dire à travers les paroles des savants concernant la différence entre les traditionalistes d’un côté et les Kharijites et les Mu’tazilites de l’autre, mais plus particulièrement les Kharijtes… » En écoutant le débat en entier, on se rend compte que malgré les assauts de ses nombreux adversaires, Sheïkh est resté ferme comme une montagne, qu’Allah lui accorde la plus ample des miséricordes !

Il n’a certainement pas échappé au lecteur que cette façon de procéder est loin d’être conforme à celle des traditionalistes. L’auteur de ces questions ou des ses objections pour être plus précis, entame le débat en s’inspirant du verset uniquement sans se tourner le moins du monde vers l’exégèse des anciens à la manière des Kharijtes de la première époque mais également contemporains. Il a voulu dans un deuxième temps argumenter à la manière des linguistes. Mais s’il avait eu un peu plus de considération pour les anciens, il se serait rendu compte qu’ils sont plus à même de comprendre la langue.

Dans un troisième temps, il s’est tourné vers les arguments des Usûliyûn (spécialistes en bases fondamentales), en considérant le sens littéral du texte, mais sans résultat. Il essaya alors d’appliquer à un cas particulier le statut concerné par le verset mais toujours sans résultat. Il a voulu enfin appliquer le sens général du texte mais encore sans résultat. Il s’est fait réfuter tout au long de son analyse et force est de constater qu’il ne s’est jamais tourné vers l’exégèse des anciens. Il a enfin cherché à bout de souffle à se réfugier dernière la divergence qu’engendre l’effort d’interprétation pour nous faire croire insidieusement que sa position ne contredit pas celle des anciens. Il a voulu faire passer sa dissidence sur le compte de l’effort d’interprétation qui tolère les erreurs dans une plus large mesure. Malheureusement, il a reçu en retour une réponse à laquelle il ne s’attendait pas du tout, mais Allah nous dévoile certaines subtilités de Sa création !


Voir : Madârik e-Nazh fî e-Siyâsa de Sheïkh ‘Abd el Mâlik Ramadhânî.

Traduit par :
Karim ZENTICI
posté par Palou34 sur alminhadj
 ryadussalihin au format pdf
 
_______________________________________
Notes:

1. Le Repas Céleste ; 44

2. C’est exactement l’opinion que le Sheïkh des exégètes ibn Jarîr e-Tabarî –qu’Allah lui fasse miséricorde – a retenu lorsqu’il a dit (10/358) : « L’opinion la plus proche de la vérité d’après moi, est celle selon laquelle ces versets sont descendus à l’attention des « gens du Livre » infidèles, étant donné que les versets situés avant et après ceux-ci sont tous descendus à leur attention et qu’ils les concernent. Dans la mesure où le contexte parle d’eux, les versets en questions ne peuvent que les concerner. S’il est dit : Allah () informe indistinctement que cela concerne toute personne qui n’applique pas les lois d’Allah. Comment pouvez-vous dès lors restreindre la chose ? Nous disons : ce verset concerne indistinctement les membres d’un peuple qui renient les lois d’Allah. Leur statut de mécréant s’applique donc la situation où ils ne veulent pas appliquer les lois d’Allah pour les avoir renier. Cela est valable pour toute personne qui n’applique pas les lois divines par reniement ; nous la considérons mécréante de la même façon qu’ibn ‘Abbâs. »

L’auteur a dit : el Qardhâwî a cru bon de réfuter les paroles d’ibn Jarîr dans son livre Thaqâfa e-Dâ’iya sur la question. Le malheur, c’est qu’il ne les a guère assimilées avoir de pouvoir les réfuter. Enfin, il a écrit ce livre à l’époque où l’opposition au gouvernement attirait l’admiration populaire en faveur des Ikhwân. Etant donné qu’aujourd’hui il a un nouveau visage, je ne sais pas ce qu’il en penserait !


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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 09:42
La question du Takfîr
par Sheikh 'Abd e-Salam e-Suhaïmi

Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

Les lois ou les statuts concernant les bases fondamentales ou les branches de la religion ne peuvent être effectifs sans fournir deux paramètres : remplir les conditions et voir exclure toute restriction(1)


L’auteur a dit : ce principe est extraordinaire, il concerne tous les domaines de la religion que ce soit au niveau des bases fondamentales ou au niveau des branches.

Deux paramètres doivent indubitablement y être fournis ; pour qu’une loi soit effective, il faut remplir les conditions et voir exclure toute restriction. Si les conditions étaient remplies dans une question donnée sans que les restrictions soient exclues, la loi ou le statut en question n’est pas valable. Prenons l’exemple des Versets concernant la menace (Wa’îd) contre l’auteur de certains péchés. Il est certes concerné par cette menace exprimée par les Textes ; mais il est possible qu’une restriction quelconque empêche de lui voir appliquer le châtiment à l’exemple du repentir, de la prière des musulmans en sa faveur, des malheurs survenus dans sa vie,(2) ou tout autre facteur venant effacer les péchés.

La prière est un autre exemple : il est impératif de remplir la condition de la purification. La prière n’est pas valable si l’on décide de la faire sans s’être purifier au préalable, pour n’avoir pas rempli cette condition. En relation avec ce principe, nous avons les questions du Takfîr (taxer quelqu’un d’apostat), Tabdî’ (taxer quelqu’un d’innovateur), et Tafsîq (taxer quelqu’un de pervers). Ce domaine est à l’origine de bon nombre de conflits et d’épreuves comme il a fait perdre la tête à beaucoup de gens ; il a énormément remué les passions et il a engendré maintes opinions contradictoires.(3)

Il faut savoir pourtant que la position des traditionalistes, conformes au chemin des anciens dans des domaines aussi grave que le Takfîr, le Tabdî’, et le Tafsîq, c’est d’avoir recours au détail (Tafsîr).(4) Cela consiste à dire que les innovateurs ne sont pas tous au même niveau.
S’il est possible de taxer de façon définitive certains innovateurs d’apostats pour avoir proférer une parole ou avoir commis un acte d’apostasie dans la mesure où les conditions pour le faire soient remplies et où toute restriction en est exclue.
Cela n’est pas forcément vrai concernant l’innovateur qui ne rempli pas les conditions pour se voir condamner ainsi.(5)

Par ailleurs, la question de condamner les innovateurs d’apostats, et la question du Takfîr en règle générale, repose sur les deux principes suivants qui sont très importants :

1-l’énoncé explicite des Textes du Coran et de la Sunna que telle parole ou tel acte implique l’apostasie.
2-Que le statut en question (Takfîr) soit applicable à une personne en particulier de sorte que les conditions du Takfîr la concernant soient remplies et que toute restriction à le faire soit exclue.(6)

Ces deux principes sont valables également pour la question du Tabdî’ ou du Tafsîq. Autrement dit d’une part, vérifier selon l’énoncé explicite des Textes, que telle parole ou telle action innovée relève effectivement de l’innovation ou de la perversité. D’autre part, vérifier que le statut en question (Tabdî’) soit applicable à une personne en particulier de sorte que les conditions du Tabdî’ soient remplies et que toute restriction à le faire soit exclue.(7) Certes Dieu Seul sait !


Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !


Voir :" Kun Salafiyan ‘ala el Jadda" de Sheïkh ‘Abd e-Salâm e-Suhaïmî.

Traduit par :
Karim ZENTICI
posté par Palou34 sur alminhadj
_________________________________________________________
Notes:
1-Sharh el Qawâ’id e-Sa’diya (p. 89).

2-Idem.

3-Voir Mawqif Ahl e-Sunna wa el Jamâ’a min Ahl el Ahwâ wa el Bida’ (p. 237/1).

4-Une certaine opinion refuse catégoriquement de condamner d’apostat les adeptes de l’Islam et elle ne reconnaît pas la question du Takfîr (les Murjites ndt.). Une autre tendance condamne au contraire sans condition tous les innovateurs d’apostasie ; elle prétend qu’ils n’ont plus aucun lien avec l’Islam. Cependant, les deux attitudes sont erronées et elles vont à l’encontre des Textes. Sheïkh el Islam ibn Taïmiya a fait remarquer qu’il est erroné d’attribuer l’une de ces opinions à l’une des grandes références parmi les anciens. Il affirme que la bonne attitude s’avère dans le détail (discerner entre les cas). Sa position correspond exactement à celles des grandes références parmi les anciens.

5-Voir : Majmû’ el Fatâwâ (7/337-340). Voir Majmû’ el Fatâwâ (3/352-354, et 12/497-498), sharh el ‘Aqîda e-Tahâwiya (338-340) ; cette question est traité en détail dans l’analyse très intéressante que notre frère le cher D. Ibrahîm ibn ‘Âmir e-Rahaïlî a faite dans son précieux livre : Mawqif Ahl e-Sunna wa el Jamâ’a min Ahl el Ahwâ wa Bida’ de Sheïkh Ibrahim e-Ruhaïlî. (1/163-235).

6-Idem.

7- Idem. Concernant la question du Tabdî’, Sheïkh el Islam ibn Taïmiya souligne dans Majmû’ el Fatâwâ (414/35) : « La Bid’a par laquelle nous pouvons considérer que son auteur est un Mubtadi’ correspond à toute initiative connue chez les savants traditionalistes pour être contraire au Coran et à la Sunna à l’exemple de la Bid’a des Kharijites, des Râfidhites, des Qadarites, et des Murjites. »
En définitive, nous pouvons déterminer le critère pour juger une personne de Mubtadi’ en disant qu’il correspond à l’auteur de toute innovation répandue chez les savants traditionalistes pour être contraire au Coran et à la Sunna en dehors des questions subtiles dans lesquels certains gens ne peuvent discerner la vérité. L’auteur d’une telle innovation est un Mubtadi’ qu’il fasse partie des savants ou du commun des gens (‘Awâm). Quiconque exhibe une Bid’a, nous disons que c’est un Mubtadi’. Cela, en ce qui concerne le jugement sur terre. Quant au jugement dans l’Au-delà, nous pouvons dire que le Mubtadi’ auprès d’Allah c’est celui qui l’est vraiment au fond de lui de sorte qu’il soit conscient de commettre une innovation. Si tel n’est pas le cas, il sera excusé auprès d’Allah. Dans ce point précis, il n’y aucune différence entre le savant et le ‘Ammî comme il n’y a aucun différence entre la Bid’a notoire (répandue) et celle qui ne l’est pas. Comme nous ne connaissons pas les cœurs, nous avons établi ce critère pour le jugement terrestre. Quant au jugement dans l’Au-delà, Allah rétribue les personnes pour ce qu’ils cachent dans leur cœur. Ainsi, nous ne pouvons juger les gens sur terre qu’en fonction des apparences. Nous nous faisons une bonne opinion de quiconque nous offre une bonne apparence mais s’il nous montre autre chose, nous aurons alors une mauvaise opinion de lui sans connaître pour autant le fond des coeurs. Nous ne sommes pas responsables de ce que la personne cache au fond d’elle-même. L’amour et la haine en Allah (el Walâ wa el Barâ) doivent être fondés uniquement sur les apparences. Nous ne sommes pas mieux que le Prophète et n’avons pas plus d’entrain que lui à voir guider les autres sur le bon chemin. Il ne nous est pas demandé d’ouvrir les cœurs et de sonder les intentions cachées. [Voir : Mawqif Ahl e-Sunna wa el Jamâ’a (1/123-125)] (N. du T.)
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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 09:21
Iqâmat el Hudja (L'établissement de preuves)
sur le fait de déclarer une personne apostat ou innovateur.

Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !
Sheïkh el Islam ibn Taïmiya a dit : « Quant à moi, - ceux qui s’assoient avec moi le savent très bien –, je compte parmi les
gens qui défendent avec le plus d’acharnement de condamner une personne en particulier d’apostat, de pervers, ou de désobéissant sauf s’il devient certain que les arguments prophétiques ont été fournis à son encontre (Qâmat el Hudja e-Risâliya) de sorte que toute personne qui les contredit est condamnable d’être soit apostat, soit pervers, ou soit désobéissant.
J’ai par ailleurs établi qu’Allah pardonne les erreurs commises par les membres de cette communauté : cela concerne aussi bien les paroles et les questions théoriques que les questions pratiques. »(1)

Il a expliqué ailleurs : « Si nous citons sans restriction les textes concernant le sort de l’homme dans l’Au-delà (el Wa’d wa el Wa’îd) et si nous employons les termes d’apostat (Takfîr) et de pervers (Tafsîq), nous ne pouvons pas faire entrer une personne en particulier dans leur sens général avant d’établir à son encontre ce qu’ils impliquent de façon irréfutable. »(2)

Il a dit également : « Les Textes divins concernant le mauvais devenir de l’homme (Wa’îd) et ceux provenant des grandes références sur les questions du Takfîr, du Tafsîq, et autres, n’impliquent pas qu’ils faillent les appliquer à une personne en particulier sauf si celle-ci répond aux conditions pour le faire et si toute restriction en est exclue. »(3)

Sheïkh el ‘Uthaïmîn a dit à ce sujet : « Ainsi, il devient clair que les paroles et les actes peuvent relever de l’apostasie ou de la perversité, mais cela ne veut pas dire que leur auteur soit un apostat ou un pervers sauf dans la mesure où les conditions requises pour le faire soient rassemblées (Tawaffur e-Shurrout) et où toute restriction en soit exclue (Intifâ el mawâni’). »(4)

Par conséquent, avant de condamner une personne d’innovateur (Mubtadi’), il faut considérer les deux principes suivants qui correspondent aussi à la question du Takfîr :

1-l’énoncé explicite des Textes que telle parole ou telle action innovée soit effectivement un acte pervers.

2-Que le statut en question (Tabdî’) soit applicable à une personne en particulier de sorte que les conditions du Tafsîq soient remplies et que toute restriction à le faire soit exclue.
(5)

Sheïkh Ibrahim e-Ruhaïlî a fait le commentaire suivant :
« Il incombe aux personnes en quête de science, aux personnes investies dans l’orientation des gens et de la Da’wâ, et aux enseignants de mettre ce principe extraordinaire en pratique dans leur relation avec les gens. Ils ne peuvent taxer les musulmans de Takfîr, Tabdî’ ou de Tafsîq uniquement pour ce qu’ils affichent et les choses sur lesquelles ils sont certains, ou en fonction de la réputation de la personne.(6) Allah révèle en effet :

"Ne t’avance pas sur les choses que tu ignores car les oreilles, les yeux et le cœur seront tous interrogés."
(7)

Juger les gens en se fiant juste aux impressions, aux suspicions, et surtout aux passions, sur des choses qu’ils n’ont pas faites, cela revient à dire au sujet d’Allah ce que l’on ignore. Si j’insiste vraiment sur ce principe et si je fais preuve de sévérité c’est pour avoir constaté certains mauvais comportements répandus aujourd’hui, de la part de certains Tullâb el ‘Ilm débutants et d’autres parmi les gens du Hawa. Ils se sont érigés en effet le droit d’ouvrir les cœurs des gens en les taxant de kâfir ou de Mubtadi’ sur une simple impression et surtout sur aucun fondement. Ces gens-là devraient plutôt apprendre leur religion avant de s’investir dans les affaires des autres au nom de la Da’wa et d’el Amr bi el Ma’rûf, afin de mieux pénétrer les ambitions de la religion dans ces deux registre. Ils doivent réfléchir aux conséquences qu’un tel jugement implique en terme d’el Walâ wa el Barâ, et bien s’imprégner des critères que la Législation a déterminés (…) Wa Allah A’lam ! »
(8)


Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

Notes:

1-Majmû’ el Fatâwâ (229/3).
2-Majmû’ el Fatâwâ (28/500-501).
3-Idem. (10/372).
4-El Qawâ’id el Muthla fi Sifât Allah wa Asmâihi (p.92).
5-Voir : Mawqif ahll Sunna wa el Jamâra min Ahl el Ahwa wa el Bida’ (1/233).
6-Voir : Majmû’ el Fatâwâ (35/413-414).
7-Le Voyage Nocturne ; 36
8- Voir : Mawqif el Sunna wa el Jamâra min Ahl el Ahwa wa el Bida’ (1/124-125).

posté par Palou34 sur alminhadj

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29 septembre 2007 6 29 /09 /septembre /2007 08:28
La Salafiya est innocente des actes terroristes
par sheikh Zayd al Madkhali


Question :

Une sœur de France demande : Comment montrer aux gens que la da'wah salafiyah est l'appel à la vérité, et qu'elle est innocente des accusations de terrorisme et de rigorisme ?


Réponse:

Quoi qu'il en soit, nous devons expliciter aux gens par ce que nous connaissons du Livre de notre Seigneur, et de ce qui est authentique dans la Sunnah de notre Prophète Et quant aux Pieux Prédécesseurs (As-Salaf As-Salih), ils sont ceux qui ont utilisé les textes du Qur'an et de la Sunnah dans tout ce qui se rapporte à la science et aux actes.

Ainsi, celui qui suit leur exemple, emprunte leur chemin et adopte leur méthodologie est réellement salafi. Et celui qui se donne le nom de salafi, mais qui les contredit dans la croyance ('aqidah) et dans la méthodologie (manhaj), alors ce à quoi il appelle ne doit pas être accepté tant qu'il n'a pas apporté de preuves à son sujet.


En ce qui concerne l'étudiant en science, il se peut qu'il dise "je suis salafi" alors que la science lui fait défaut. Dans ce cas, il lui incombe d'interroger les Savants dans ce qui lui pose problème. Et Allah est plus savant.


Traduit par les frères de soual jawab
Question posée à cheikh Zayd al Madkhali, le Jeudi 25 du mois de Rabi' Ath-Thani 1426, qui correspond au 2 Juin 2005
Posté par Palou34 sur alminhadj.
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