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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 13:54

Paroles Injustes des Nouveaux Khawārij

sur l'Imām Cheikh el-Albānī rahimahullāh concernant Sayyid Qotb

par Farid el Mekki


بسم الله الرحمن الرحيم

 

Louange à Allāh Taālā, Celui qui dit dans Son Livre :

 

ولا تلبسوا الحق بالباطل وتكتموا الحق وأنتم تعلمون ... 

Traduction rapprochée du sens :

{ Et ne mêlez pas le faux à la vérité. Ne cachez pas sciemment la vérité. }

(Sourate 2 ; verset 42)    

 

 

Et qui dit aussi dans Son Livre :

 

وإن يريدوا خيانتك فقد خانوا الله من قبل فأمكن منهم والله عليم حكيم 

Traduction rapprochée du sens :

{ Et s'ils veulent te trahir..., c'est qu'ils ont déjà trahi Allāh, mais Il a donné prise sur eux. Et Allāh est Omniscient et Sage. }

(Sourate 8 ; verset 71)    



Et que la Prière et la Paix d'Allāh Taālā soient sur Son Messager qui a dit :

من غشّنا فليس منّا

« Quiconque nous trompe n’est pas des nôtres » 

(Sahih Mouslim, chapitre l'iman, hadith n°102)

 


L'Imām Ibn el Qayyim rahimahou Allāh a dit dans son livre « Tarīq el-Hijratayni » (p. 602), pour décrire les signes des gens de la bida et de l'hypocrisie :

...Et parmi leurs caractéristiques : la dissimulation de la vérité, et leur feinte envers les gens de (la vérité)...


Ensuite à la page suivante (p. 603) il dit, rahimahou Allāh :

 

Et lorsqu'ils voient que la vérité est avec eux, ils la revêtent avec l'aspect du faux, et la mettent à la disposition (des gens) de raison faible (ceux qui ne discernent pas le vrai du faux par manque de science) sous une forme indigne pour les faire fuire d'elle (vérité), et si le faux est avec eux, ils le revêtent avec l'aspect du vrai, et le mettent à leur disposition (des gens) en forme (de vérité) pour qu'ils (les gens) l'acceptent de leur part...

 

Frères et soeurs fi Llahi Taālā, sachez si vous ne le saviez pas, ou rappelez-vous si vous l'avez oublié, que lorsque les khawāridj ont dit une parole vraie qui dérive d'un verset du coran, au temps du compagnon Alī Ibn Abi at-Tālib radhiya Allahou anhou, pour tromper les gens :

لا حكم إلا لله

C'est-à-dire : Il n'y a pas de jugement (ou de loi) en dehors du jugement d'Allāh !

 

 

et ceci est véridique car ils l'ont pris du verset suivant :

 

إن الحكم إلا لله ...

Traduction rapprochée du sens :

{ ... Le jugement n'appartient qu'à Allāh... }

(Sourate 6 ; verset 57)    

 

et de beaucoup d'autres versets...


... le compagnon Alī Ibn Abi at Tālib radhiya Allahou anhou avait cependant compris leur intention et leut but en disant cette parole, alors il leur a dit :

كلمة حقّ أريد بها باطل

 Traduction : Une parole vraie pour obtenir le faux !

 

Une parole véridique qui dérive d'un Livre Véridique, le Livre Du Véridique Allāh Taālā... et malgré cela, ce grand Compagnon radhiya Allahou anhou leur a répondu ainsi ! car Il a dévoilé bi idhni Llah la ruse et la tromperie que ces khawāridj voulaient faire pour détourner les autres musulmans de la vérité vers le faux, et du bon et droit sentier vers leur sentier faux et égaré... !

 

 

 

Malheureusement, les nouveaux khawāridj de notre temps suivent les mêmes pas que leur prédécesseurs dans les ruses et tromperies pour égarer les musulmans d'aujourd'hui et les détourner de la vérité, comme ils l'ont fait dans le site mejliss en postant le sujet suivant :


http://mejliss***** sous-titré : "Parole juste de Cheikh Albani concernant Sayid Qotb"

et ils avaient réussi à le poster chez les salafis du site suivant :

http://www.darwa.com/forum/showthread.php?t=24413

 

Donc je vous dis à tous et toutes : voici une parole d'un Savant véridique pour détourner les frères et soeurs vers des gens du faux, les faire tomber dans le faux, et leur faire obtenir le faux... ! Cette façon de faire – comme le font ces nouveaux khawāridj – est un minhadj très connu et très utilisé chez les gens de l'innovation, depuis l'époque des Salefs Sālih jusqu'à nos jours ! Comme disait Chaykhouna Rabī hafidhahou Allah : yadhriboūna el Islām bi sayfi el Islām ! Traduction :  ils frappent l'Islam avec l'épée de l'Islam !

 

Regardez frères et soeurs fi Llahi Taālā pourquoi ces nouveaux khawāridj propagent cette audio ! En vérité les seules paroles de Cheikh el Albānī rahimahou Allah dont ils veulent profiter à travers cet audio, pour vous tromper et vous égarer, ce sont ses paroles suivantes rahimahou Allah :

...Mais en vérité quand il était en prison il a beaucoup évolué et a produit des écrits on dirait qu'ils étaient écrits par une plume salafiyyeh, je pense que la prison réveille certaines âmes et éduquent certaines consciences alors il a écrit des choses , comme lorsqu'il disait : "la ilaha illa Allah est une méthologie de vie"... Mais, s'il ne fesait pas la différence entre Tawhid al-Uluhiyyeh et Tawhid ar-Rouboubiyeh, cela ne veut pas dire qu'il ne comprenait pas ces subdivisions du Tawhid ou qu'il les mélangeait !! mais le fait qu'il n'était pas un savant, connaisseur des sciences juridiques islamiques, ça ne lui permettait pas d'exprimer correctement le sens des preceptes du dogme islamique...

...et de plus , on ne doit pas oublié qu'il a des bonnes actions (hassanettes)... Il  suffit qu'il est un homme musulman, un écrivain islamique et qu'il a été tué parceque qu'il appelait vers l'islam, et ceux qui l'ont exécuté ce sont eux les ennemis de l'islam !

...mais en même temps je ne renie pas le fait qu'il était musulman et qu'il défendait l'islam et la jeunesse musulmane et qu'il espérait voir un état islamique...

 

Ensuite Cheikh, rahimahou Allah, répond a la question de mettre en garde contre ses livres :

 

On met en garde ceux qui n'ont pas de culture musulmane correcte !

 

 

Mais pour leur répondre incha Allah à tous, je leur dis :

 

1) L'audio de Cheikh, Rahimahou Allah, date de 1413 de l'hégire, c'est-à-dire 1993, il y a 16 ans.

 
2) Cheikh el Albānī rahimahou Allah, à cette époque-là, n'avait pas de connaissances approfondies sur les livres et paroles de Sayyid Qotb, si ce n'est qu'il, rahimahou Allah, avait lu certains passages de ses livres, comme le livre "dhilāl el-Qor'ān", là où Sayyid Qotb affirmait la croyance du houloūl et littihād (incarnation et union) et wahdat el woujoūd ou panthéisme (doctrine qui consiste à dire que « Allah et Ses créatures forment un tout », « tout est Allāh »... !!), et que Cheikh el-Albānī rahimahou Allah a qualifié les paroles de ce livre, « Dhilāl el-Qor'ān », de Aqīdah de wahdat el-woujoûd (panthéisme), et à cause de ce jugement fondé sur les paroles claires et nettes de Sayyid Qotb, la secte des frères musulmans s'est acharnée sur lui rahimahou Allah et l'a accusé d'avoir rendu Sayyid Qotb mécréant !


et voici la preuve avec la référence de ceci (à lire ou à écouter incha Allah) :
http://www.fatwa1.com/anti-erhab/Qutb/D ... gotob.html

 

En voici le passage où il donne le jugement de cette croyance :


قال: أنت بتقول إنه هو يقررعقيدة وحدة الوجود في تفسير أولاً:"سورة الحديد"- أظن - وثانياً: بـ "قل هو الله أحد".
قلت: نعم، نقل كلام الصوفية ولا يمكن أن يفهم منه إلا أنه يقول بوحدة الوجود، لكن نحن من قاعدتنا - وأنت من أعرف الناس بذلك لأنك تتابع جلساتي - لا نكفر أنساناً ولو وقع في الكفر إلا بعد إقامة الحجة،

 

Traduction :

 

... Il dit (les paroles de Abdou Llahi ‘Azzām que Cheikh el-Albānī rapporte) :

 

Toi tu dis qu'il déclare la doctrine du panthéisme dans son tafssîr, d'abord dans la soūrate el Hadīd, et je pense aussi, dans la soūrate el Ikhlāss !

 

J'ai dit (Cheikh el-Albānī) :

 

Oui ! Il a rapporté les paroles des soūfis, et on ne peut comprendre de (ses paroles) qu'il ne parle que de panthéisme, mais seulement notre règle (dit) – et toi tu fais partie des gens qui le savent très bien car tu suis nos assises : on ne rend une personne mécréante, même si elle tombe dans la mécréance, qu'après (lui) avoir présenté les preuves (qui prouvent que tel fait ou parole est une mécréance) !

 

 

3) Ensuite, en 1418 de l'Hégire, c'est-à-dire en 1998, Cheikh el Albānī rahimahou Allah a envoyé une lettre à Cheikh Rabī hafidhahou Allah après avoir lu toutes ses répliques sur Sayyid Qotb, dont la dernière en date à cette époque : "el ‘awāssim mima fi koutoūb Sayyid Qotb min el alquwāssim".

Voici la lettre écrite des propres mains de Cheikh el-Albānī rahimahou Allah :
http://www.rabee.net/pics/albani-rabe.jpg

Voici la traduction incha Allah :

Toutes tes répliques sur Sayyid Qotb sont vraies et exactes, et de là il apparait à tout lecteur musulman qui possède un minimum de culture Islamique, que Sayd Quotb n'avait certes pas de connaissances des bases de l'Islam et de ses subdivisions !, qu'Allah te récompense de la meilleure façon ô frère Rabī pour avoir fait ton devoir d'avoir montré et dévoilé son ignorance et sa déviation de l'Islam.


Voici la dernière fatwa et parole de cet Imam, Cheikh el Albānī rahimahou Allah après avoir lu et pris vraiment connaissance des égarements de Sayyid Qotb !

Donc pourquoi cachent-ils à leurs frères et soeurs cette fatwā fondée sur une connaissance, qui abroge et annule la première et l'ancienne, et pourquoi leur ramènent-ils ici celle qui a été abrogée... ?!

 


4) Voici d'autres fatāwā de grands Imams et Savants de la Sunna sur Sayyid Qotb et ses livres que ces khawāridj ne vous auraient jamais montrées !


(1) L'Imam Cheikh Ibn Bāz rahimahou Allah :

Première fatwa :
http://www.fatwa1.com/anti-erhab/Qutb/Doc/baz_f1_gotob.html

Deuxième fatwa (à travers ce lien il y a plusieurs fatwas de Cheikh à ce sujet) :
http://www.al-yemen.org/vb/showthread.php?t=324844&page=2

 

Parmi les fatāwā de Cheikh Ibn Bāz rahimahou Allah à travers ce lien, il y a celle-ci en réponse à la question suivante :


ـ قال السائل : ألا ينهى عن هذه الكتب التي فيها هذا الكلام ؟
!قال سماحة الشيخ عبد العزيز ـ رحمه الله ـ : ينبغي أن تمزق

Traduction :

 

Le questionneur dit :

 

Ne doit-on pas interdire ces livres (les livres de Sayyid Qotb) qui contiennent de telles paroles ?

 

Réponse du Cheikh rahimahou Allah :

 

Il faut les déchirer !

 

 

(2) L'Imam Cheikh Hammād el Ansārī rahimahou Allah :
http://www.fatwa1.com/anti-erhab/Qutb/Doc/ansari_f1.html

 

(3) L'Imam Cheikh Mohammed Ibn Sālih el Outhaymīn rahimahou Allah :


Première fatwa :
http://www.fatwa1.com/anti-erhab/Qutb/Doc/oth_f2_gotob.html

 

    ولم أطلع على هذا الكتاب بكامله وإنما قرأتُ تفسيره لسورة الإخلاص وقد قال قولاً عظيماً فيها مخالفاً لما عليه أهل السنة والجماعة؛ حيث أن تفسيره لها يدل على أنه يقول بوحدة الوجود 

 

Traduction :

 

Je n'ai pas lu ce livre entièrement, mais par contre j'ai lu le tafsīr de la soūrat el Ikhlāss, et il a certes dit dedans, une parole immense contradictoire aux gens de la Sunna et la Jamā’a, au point que son tafsīr (de cette soūrat) prouve qu'il parle de panthéisme... !

 

(réf : la revue de la dawa, n° 1591, le 9 mouharram de l'année 1418)

 

Deuxième fatwa :
http://www.fatwa1.com/anti-erhab/Qutb/Doc/oth_f1_gotob.html
(lisez bien car il renvoie vers Cheikh Rabī...)


(4) l'Imam Cheikh Sālih el Fawzān hafidhahou Allah :
http://fatwa1.com/anti-erhab/Qutb/Doc/foz_f1_gotob.html

(5) l'Imam Cheikh Sālih Ibn Mohammed el Louhaydān hafidhahou Allah :
http://www.fatwa1.com/anti-erhab/Qutb/Doc/leh_f1_gotob.html


(6) l'Imam Cheikh el Abbād hafidhahou Allah :


Première fatwa :

 

  لذا فإني أنصح بعدم قراة كتبه و بالاشتغال بقراءة الكتب النافعة المأمونة العاقبة على قارئه....ا ...

 

Traduction :

 

 ....et c'est pour cela que je conseille de ne pas lire ses livres et (de plutôt) s'occuper dans la lecture des livres bénéfiques qui assure un bonne fin (bon résultat) au lecteur...

 

(réf : p. 135 du livre « barātou oulamā el oumma... » avec la signature de Cheikh el-Abbād sous la fatwa et la date de la fatwa, faite : 09/06/1421h)

 
Deuxième fatwa,en réponse à un questionneur qui demande qui sont les concernés dans son livre Rifqan Ahl Sunna bi Ahl Sunna  :

 

  ,,, رفقا أهل السنة لا أعني الإخوان المسلمين و لا المفتونين بسيد قطب و غيرهم من الحركيين , و لا يعني أيضا المفتونين بفقه الواقع , و النيل من الحكام و كذالك التزهيد في العلماء , لا يعني هؤلاء لا من قريب و لا من بعيد و إنما يعني أهل السنة فقط ,  

 

Traduction :

 

Dans (le livre) rifqan ahl Sunna je ne vise ni les Frères Musulmans, ni les fanatiques de Sayyid Qoutb, et ni il vise (le livre) les fanatiques de la compréhension du moment (fiqh el-wāqi’) et ni (ceux) qui attaquent les gouverneurs et non plus aussi (ceux) qui font fuir (les gens) des Savants ; (le livre) ne vise pas du tout ceux-là, ni de prés et ni de loin, mais il concerne seulement les gens de la Sunna (entre eux) !

 

(réf : le livre « ithāf el-‘ibād bi-fawā'id douroūs Cheikh ‘Abd il-Mouhsīn el-‘Abbād », p. 62) 

 

 

Frères et soeurs fi Llahi ! Des fatawa des grands Savants de la Sunna sur les livres de Sayyid Qotb, il y en a plus d'une quinzaine, mais je ne vais pas m'attarder plus que cela incha Allah... !

 بل نقذف بالحق على الباطل فيدمغه فإذا هو زاهق ولكم الويل مما تصفون 

Traduction rapprochée du sens :

{ Bien au contraire, Nous lançons contre le faux la vérité qui le subjugue, et le voilà qui disparaît. Et malheur à vous pour ce que vous attribuez. } 

(Sourate 21 ; verset 18)         

 

Ensuite le traducteur et propagateur de l'audio de Cheikh el Albānī rahimahou Allah dit :


FIN
rahima Allah chaykhana Al Albany, wa rahima Allah Sayed qotb wa asskanahum fassiha djannaatih !!

Je dis :
Non wa Llahi ! L'Imām Cheikh el Albānī rahimahou Allah laysā cheykhaka ! (n'est pas ton Cheikh...). Tes chouyoūkh à toi et aux frères de ton genre, sont Sayyid Qotb et ceux qui le suivent, comme Salmān el ‘Awdah, Safar el Hawālī et leurs semblables... !!!

wa Llahou Alam wa Alā...

 

إن أريد إلا الإصلاح ما استطعت وما توفيقي إلا بالله عليه توكلت وإليه أنيب

Traduction rapprochée du sens :

{ ... Je ne veux que la réforme, autant que je le puis. Et ma réussite ne dépend que d'Allah. En Lui je place ma confiance, et c'est vers Lui que je reviens repentant. }

(Sourate 11 ; verset 88)     

 

Votre frère : Farīd el Makkī




Source : alathary006.free.fr

albasyrah

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 13:36

 

La Réalité sur Jamāl ad-Dīn al-Afghānī,
Muhammad ‘Abduh et Muhammad Rachīd Rida


Cheikh Muqbil fut questionné :

 

quote-start Nous entendons beaucoup de cheikhs dirent, lorsqu'ils parlent de Muhammad Abduh et Jamāl ad-Dīn al-Afghānī, qu'ils ont rendu de grands services à l'Islām[1], tandis que d'autres les blâment parce qu'ils allaient à l'opposé de l'Islam, qu'ils étaient pour lui une honte et un déshonneur et que c'étaient les adeptes de l'école rationaliste. Nous aimerions que vous nous donniez un exemple, sur eux et sur l'école rationaliste, afin que les jeunes puissent y voir clair dans cette affaire.

 
Il répondit :

 

quote-start Toutes les louanges sont à Allāh, et que les bénédictions d'Allāh soient sur notre Prophète Muhammad, sur sa famille et tous ses compagnons. Je témoigne que seul Allāh a le droit d'être adoré, sans associé, et je témoigne que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. Sur ce :

Jamāl ud-Dīn el-Afghānī, on dit qu'il était d'origine iranienne et qu'il est devenu Afghan, ce n'était pas un [vrai] Afghan[2]. Mais il a voulu tromper les gens de sorte que l'on ne sache pas qu'il était iranien, parce qu'il savait que la société musulmane détestait les [chiites] Rāfidah. Et on le considère lui comme un complot contre l'Islam, car il avait des positions mauvaises. Et peut-être qu'il a demeuré en Russie et dans d'autres pays mécréants pendant des années.

C'est lui qui a fondé l'école des passions, car je ne dis pas « l'école rationaliste », bien que j'ai peut-être écrit dans [mon livre] « Réfutations des gens de science sur ceux qui attaquent les hadiths sur la sorcellerie » [que c'était] l'école rationaliste. Mais après, j'y ai réfléchi et [j'ai réalisé] que la raison saine ne contredit pas la transmission correcte (des textes islamiques), donc c'est [en fait] l'école des passions. Jamāl ud-Dīn el-Afghani et Muhammad Abduh al-Misrī, et Muhammad Rachīd Rida qui les a suivi dans cela, ont démoli les maillons de l'Islam, maillon par maillon.

Son élève (l'élève de Jamal ed-Dīn) Muhammad Abduh a dit : Les ahādīth sur Ad-Dajjāl (l'Anti-Christ) sont [juste] un symbole et de la superstition. Et il a nié que le soleil va se lever à l'ouest, or cela fait partie des signes de l'Heure. Il a aussi nié les forts gémissements de la souche d'arbre[3] et le fait que la Lune se soit fendue[4], et les miracles que l'on trouve dans le Livre et la Sunnah l'ont dérangé. Ainsi Muhammad Rachid Rida, qui était l'élève de Muhammad Abduh, a dit : Certes quand le Qoran a fait part de l'histoire de Musa et du bâton, et de ce qu'Allāh lui a accordé comme miracles, et l'histoire de ‘Īsa faisant revivre les morts, quand cela lui fut mentionné il a dit : Quand le Qoran a mentionné ceci, beaucoup d'européens ont certes hésités à rentrer dans l'Islam. Donc il croyait que si le Qoran ne l'avait pas mentionné, cela aurait été mieux et qu'ils seraient rentrés dans l'Islam.

Ils étaient donc de ceux qui ont le cœur dévié.

Muhammad Abduh était connu pour abandonner la prière, comme an-Nabahānī l'a mentionné dans ses vers[5], et il a dit [de lui] : Il (Muhammad Abduh) s'est certes rendu a Paris un certain nombre de fois et ne s'est pas rendu une seule fois à Makkah pour le Hajj. Et Jamal ud-Dīn el-Afghānī et Muhammad Abduh étaient des agents des ennemis de l'Islam dans le renversement de l'état Ottoman, [or] malgré ce qu'il avait comme calamité[6], c'était [quand même] un état musulman.

Et il y a un livre de sorti intitulé « L'école rationaliste et ses effets sur le tafsir » et le livre « Jamal ud-Dīn el-Afghānī dans la balance de l'Islam » [qui clarifient leur cas].

J'ai mentionné pas mal de choses (sur eux) dans le livre « Réfutations des gens de science sur ceux qui attaquent le hadith en rapport avec la sorcellerie, et clarification du fait que Muhammad Rachīd Rida est loin de la Salafiyyah ». Et le propriétaire de la maison d'édition a supprimé cette dernière partie (du titre)[7] pour un but mondain. Et Muhammad Abduh a affirmé qu'il existait (originellement) d'autres [êtres humains] que Adam, que l'humanité avaient plusieurs pères et que Adam n'était pas leur seul père. Également sur l'histoire des oiseaux et d'Ibrāhīm, il (Muhammad Abduh) a dit : C'étaient des [oiseaux] entraînés, Ibrāhīm les a lâchés puis les a rappelés. Donc il ne croyait pas qu'Ibrāhīm les a tué puis qu'Allāh leur a redonné vie et qu'Ibrāhīm les a appelés. Et sur l'histoire de Uzayr[8] lorsqu'il a dit (au sujet de la ville) :


« Comment Allāh va-t-Il redonner la vie à celui-ci après sa mort ? dit-il. Allāh donc le fit mourir et le garda ainsi pendant cent ans. Puis Il le ressuscita. »[9]


Il (Muhammad Abduh) a dit : Il (Allāh) l'a fait dormir ; et il a [aussi] dit : Et certes tel journal a rapporté qu'un homme avait dormi pendant une période de quatre mois.

Donc celui qui souhaite prendre connaissance de quelques-uns de leurs égarements peut lire le tafsir d'Al-Manar (le phare), qui ressemble plus aux ténèbres [qu'à la lumière], et peut lire le magazine Al-Manār qui ressemble plus au « Magazine des ténèbres »[10]. Et toutes les louanges sont à Allāh, la jeunesse égyptienne a su cela [à leur sujet].

Nous savons que plutôt que de recevoir le titre « les deux revivificateurs de la religion », ils (Jamal ed-Dīn el-Afghānī et Muhammad Abduh) méritent plus d'être appelés les deux revivicateurs de l'égarement. Et certaines personnes disent : Si Jamal ed-Dīn el-Afghānī et Muhammad Abduh sont entrés dans la franc-maçonnerie[11] c'est pour savoir ce qui s'y trouvait. Et certaines personnes disent : Ils sont certes entrés dans la franc-maçonnerie puis se sont repentis. Où sont donc les preuves de ces affirmations ? Deux défaitistes ; leur condition, au mieux, c'est que c'étaient deux défaitistes. [En fait] je ne dis pas [seulement] que c'étaient deux défaitistes, mais que c'étaient deux égarés égareurs, et [ils étaient] un outil des ennemis de l'Islam pour détruire l'Islam.[12]

 

Source : Tiré de Qam’ ul-Mu’ānid Wa Zajr ul-Hāqid il-Hāsid de Cheikh Muqbil Ibn Hādī Al-Wādi’ī (qu'Allah lui fasse miséricorde), pp. 331-333.1 ; Dār ul-Hadīth Dammāj, 1ère édition, 1413/1993

 

[1]  On peut même lire dans de nombreuses sources de référence non-musulmanes (et certaines musulmanes), que ces deux personnes, avec Muhammad Rachīd Rida, sont les fondateurs du « mouvement salafiste » de l'époque moderne; une assertion qui est très loin de la vérité comme le souligne Cheikh Muqbil.

[2] Jamal ud-Dīn al-Afghani a grandi à Kabul en Afghanistan, ce qui lui a permis de faire croire qu'il était Afghan. Comme l'a dit le cheikh, il venait en fait d'Iran/de Perse et c'est là-bas qu'il est né.

[3]  Les pleurs de la souche d'arbre sont un des miracles accordés au Prophète (sallAllāhu alayhi wa sallam). Le Prophète (sallAllāhu alayhi wa sallam) prononçait ses sermons en s'appuyant sur la souche d'arbre, mais par la suite une chaire fut construite dans ce but. Quand il s'approcha alors de la souche, elle se mit à pleurer. L'événement est rapporté dans Sahih el-Bukhāri.

[4]  La division de la Lune est un autre miracle accordé au Prophète (sallAllāhu alayhi wa sallam). L'événement est rapporté dans Sahīh Muslim.

[5]  Il s'agit de Yūsuf an-Nabahānī, le célèbre soufi qui a vécu durant la première partie de la vie du grand Cheikh Muhammad Nāsir ad-Dīn al-Albānī, et que ce dernier a souvent réfuté pour ces déviations. Yusuf an-Nabahāni est aussi le grand-père du tristement célèbre Taqi ad-Dīn an-Nabahānī, le fondateur du groupe déviant al-Hizb at-Tahrīr. Après avoir mentionné ses vers en réfutation d'al-Afghāni et Abduh, Cheikh Muqbil dit à propos de Yusuf an-Nabahāni : « ...et Yusuf an-Nabahānī, c'est quelqu'un qui est venu avec des superstitions, [mais] il n'y a pas de mal à accepter la vérité d'où qu'elle vienne. »
(Rudūd Ahl il-Ilm ala at-Tāinīn fī Hadīth Sihr wa Bayān bud Muhammad Rachid Rida ani-s-Salafiyyah [Réfutations des gens de science sur ceux qui attaquent les hadiths sur la sorcellerie, et clarification du fait que Muhammad Rachîd Rida est loin de la Salafiyyah] de Cheikh Muqbil, page 39, Dār ul-Āthār, 2ème édition, Sana, 1999)

[6]   Comme corruption et déviations par rapport à la bonne compréhension de la religion.

[7]   C-à-d. « ...le fait que Muhammad Rachid Rida est loin de la salafiyyah. » Le livre a par la suite été réédité en 1999 avec le titre complet.

[8]   Un groupe de salaf rapporte que la personne qui a marché dans la ville s'appelait Uzayr, et c'est ce qui se dit de plus connu concernant son nom comme le mentionnent Ibn Kathīr et ach-Chawkāni dans leurs explications, et Allāh est plus savant.

[9]   Surah Al-Baqarah 2:259

[10] Aussi bien le tafsir d'Al-Manār que le magazine renferment les interprétations et visions modernistes de Muhammad Abduh et de son élève Muhammad Rachid Rida.

[11] C'est un fait notoire que Jamal ad-Dīn al-Afghani et Muhammad Abduh étaient francs-maçons.

[12] Pour en savoir plus sur les déviations de ces trois personnes, se référer à l'excellent ouvrage de Cheikh Muqbil : Rudūd Ahl il-Ilm... mentionné précédemment. Non seulement ce livre montre les déviations bien connues d'al-Afghani et Abduh, mais plus important encore, il répond aux doutes qui sont apparus disant que Muhammad Rachid Rida était sur le droit chemin. Bien que Rida soit meilleur que les deux autres, le cheikh montre que ces bonnes qualités-là ne l'ont pas empêché de tomber dans les mêmes pièges que ceux qui l'ont précédé, l'emportant ainsi loin de la salafiyyah.

 

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al-Athariyyah

albasyrah

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 13:30

La Condition de Jamāl ad-Dīn al-Afghānī,
Muhammad Abdu et Rachīd Ridā 

  Cheikh Muqbil Ibn Hādī Al-Wādiī


Question :

 

Jamāl ud-Dīn al-Afghānī et Muhammad Abdu al-Misrī font-ils partie des savants notables et dignes de confiance ? Quelle est leur condition et en quoi ont-ils dévié ?

 
Réponse :


Ce sont tous deux des franc-maçons. Ils ont corrompu la jeunesse durant leur époque et après leur époque. Et ils ont infecté beaucoup d'écrivains, tel que Muhammad Rachīd Ridā. Nous avons écrit un traité, la louange est à Allāh, intitulé : « Les Réfutations des Savants contre ceux qui critiquent le Hadīth sur la Sorcellerie, et une Clarification du fait que Muhammad Rachīd Ridā soit loin de la Salafiyyah. » Mais cette discussion n'est pas suffisante, donc je vous conseille de vous référez au livre « La Méthodologie de l'École Rationnaliste » et au livre « Jamāl ud-Dīn al-Afghānī dans la Balance de l'Islām ». Ils font donc partie des Imāms de l'égarement et ils sont plus proches de la mécréance.

 

Réf : Tuhfat el-Mujīb, p. 211

Traduction tirée d'un forum francophone, légèrement modifiée.

salafitalk

albasyrah

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 14:01

Conseil aux passionnés

des attentats suicide

 

par sheikh Abdullah Al Adani

Ecoutez le Cheikh

Question :

Quel est votre conseil aux passionnés des attentats suicide ?

 

Réponse :

Comme mentionné dans la question, ces attentats sont du suicide. Le Prophète صلى الله عليه و سلم  a interdit le suicide et il a expliqué que celui qui se donne la mort d’une quelconque manière ne cessera de se suicider le jour de la résurrection de cette manière. C’est ainsi qu’il sera châtié.


Par exemple, celui qui s’est suicidé avec du poison ne cessera de prendre ce poison le jour de la résurrection. Celui qui se suicide avec un objet en fer, ne cessera de se suicider avec cet objet en fer par lequel il sera châtié le jour de la résurrection.


De même, celui qui se suicide avec des explosifs, ne cessera d’être châtié par son Seigneur par ces explosifs. Il sera châtié en se suicidant avec ses explosifs tout comme il s’est suicidé dans la vie d’ici-bas sans aucun droit.

Cela n’est pas permis car cet acte contient de nombreux méfaits de manière particulière et générale. On pourrait nous dire :

« Mais ils veulent combattre les mécréants. » ou « Ils veulent rectifier les choses. » [1]

Nous leur répondons en disant :

Est-ce que tout ce qu’une personne souhaite faire, en pensant avoir une bonne intention, est forcément une bonne œuvre ?

La réponse est non. Plutôt, il faut juger les actes en fonction du Coran, de la Sounna et de la compréhension des pieux prédécesseurs de cette communauté ainsi que selon les fatawas des savants enracinés dans la science.


Ô toi, mon frère musulman, toi qui es jeune et rempli de passions qui sont certainement vides de science, tu n’es même pas apte à faire des fatawas pour toi-même dans des sujets comme la purification, le jeune, le divorce et d’autres sujets qui sont liés aux règles de la législation.


Il faut donc que tu reconnaisses ton niveau. Tu es contraint d’interroger les savants enracinés dans la science. Tu les interroges sur la purification ou sur la manière de rentrer aux toilettes. Tu les interroge sur les règles de la prière, en leur demandant que faire lorsque tu as eu un oubli ou lorsque tu as fais une erreur dans ta prière. Tu les interroges sur les règles du divorce tout en reconnaissant que tu es ignorant et que tu ne connais rien dans ce domaine.


Alors comment te serait-il permis de te faire des fatawas dans des sujets qui sont liés au meurtre, à la sécurité et d’autres grands sujets comme ceux-ci ?

Et en contrepartie tu mets de côté ces savants enracinés dans la science et tu délaisses leurs fatawas dans lesquelles ils interdisent ces actes et clarifient qu’il s’agit d’actes des Khawarij et d’actes illicites qui engendrent de nombreux méfaits sur le plan individuel et général.


Il faut donc que tu prennes conscience et que tu comprennes que ceux qui t’inculquent ce genre de fatawas [2] sont des gens corrompus qui ne veulent que ton mal. Sinon, pourquoi la personne qui prononce cette fatwa, ne se rapproche-t-elle pas de son Seigneur en faisant elle-même cet acte ?


Demandez-lui :

« Au lieu de faire des fatawas pour les jeunes, pourquoi, toi-même, ne fais-tu pas cet acte ?»

Soubhanallah ! Comment peuvent-ils agréer ce mal pour les enfants des musulmans ?!

Par Allah, il s’agit, bien entendu, d’un acte illicite autant pour eux que pour les autres. Mais je dis ceci pour que vous sachiez que parmi les musulmans, il y a ce genre de personnes qui exploitent les émotions des jeunes pour les conduire au mal et à la corruption.


Ensuite, nous disons qu’en réalité, ces actes contiennent plus de mal que de bien et ils sont interdits par-dessus tout. Et malgré cela, les méfaits sont si nombreux qu’ils ne font qu’augmenter l’interdiction de cet acte.

Combien de musulmans se font tuer, combien de biens sont gâchés à cause de ces actes ?

Est-ce une chose qui est acceptée dans notre législation ?

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a mis en garde contre le meurtre en général et plus spécifiquement contre le meurtre d’une personne musulmane. Il a été rapporté de façon authentique que le Prophète صلى الله عليه و سلم  a dit :

« L’homme ne cessera d’avoir toute latitude dans sa religion tant qu’il ne tue pas une personne dont le sang est sacré ».

Même s’il s’agit d’un mécréant. En effet, même s’il s’agit d’un mécréant, il ne t’est pas permis de le tuer alors que son sang est sacré.


Et parmi les mécréants dont le sang est sacré, il y a :

  1. Le Dhimmi [3] qui paye la Jizya [4] aux musulmans. [5]
  2. Le Mu’aahid, c’est celui qui a un accord avec les musulmans comme c’est aujourd’hui le cas avec la plupart des mécréants au monde. [6]A notre époque, les musulmans et les mécréants ont des accords qui doivent être respectés et pris au sérieux tant que les mécréants et les musulmans ne rompent pas ces accords et mettent en œuvre ce qu’ils impliquent. Il est obligatoire de remplir ses engagements et cela fait parti du comportement des musulmans et de leur croyance.
  3. Le mécréant à qui un musulman a accordé une sécurité, même s’il s’agit d’un combattant. Ce jugement s’applique si cette personne est entrée en terre d’Islam en toute sécurité, même si elle est sous la protection d’un seul musulman.

Le Prophèteصلى الله عليه و سلم a dit à une femme musulmane :

« Ô Oum Haani, nous avons donné refuge à la personne à qui tu as donné refuge ».[7]

C’est-à-dire : « Nous avons préservé la vie de l’homme que tu as accueilli en toute sécurité. »

Regardez, l’Islam à préservé la sécurité d’un homme mécréant qui participait aux combats, qui combattait les musulmans et qui a tué des musulmans, parce qu’il est entré en terre d’Islam sous la protection d’une femme musulmane.


Alors que dire de celui qui entre en terre d’Islam avec la permission du gouverneur et qui est ainsi sous sa protection ?

Cette personne-là a encore plus le droit d’être préservée. C’est une chose à laquelle nous devons faire attention car il n’est pas permis de tuer n’importe quel mécréant.


Et que dire si en plus de cela, il se peut que ces attentats soient en réalité provoqués par des mécréants. Certains mécréants soutiennent de différentes manières des individus parmi les Khawarij qui appellent au takfir. Ils les soutiennent financièrement et matériellement pour pouvoir attiser ce genre d’actes, ces révoltes et ce désordre.


C’est ainsi qu’ils veulent se donner des opportunités leur permettant de dominer les musulmans. Ils diront :

« Regardez, vous n’êtes pas capable d’assurer la sécurité dans votre pays ».

Ainsi, les mécréants obtiennent un prétexte pour s’immiscer dans les affaires des musulmans et entrer en terre d’Islam. Ensuite ont lieu des bombardements successifs à cause des actes de ces gens impétueux qui provoquent ce genre de situation.


Et il n’y a rien qui prouve aussi bien cela si ce n’est le fait que les pays mécréants protègent les dirigeants des organisations qui appellent au takfir. Regardez où se trouvent les dirigeants de ces organisations : ils se trouvent en Angleterre.


En effet, ils se trouvent en Angleterre. Si les pays occidentaux voulaient réellement se venger de ce genre de personnes, alors ils pourraient le faire car les plus grands prêcheurs au takfir se trouvent en Angleterre.


De plus, vous êtes certainement au courant de ce qui s’est déroulé pendant le procès de certains dirigeants des takfiris en Angleterre. Vous savez qu’ils ont été arrêtés pour avoir commis des attentats dans les pays musulmans.

Regardez, ils sèment la corruption dans les pays musulmans et ensuite ils se refugient dans les pays mécréant !


Lorsqu’ils sont passés en jugement, le tribunal a ordonné leur extradition vers le pays musulman où ces takfiris ont semé la corruption et causé la mort de nombreux musulmans et de non-musulmans. Mais après ce verdict, ils ont commencé un procès pour faire appel du jugement en prétendant que si jamais ils se faisaient extradés, ils se feraient tués. L’Angleterre a donc décidé de protéger ces takfiris afin qu’ils ne soient pas tués et qu’ils puissent vivre sous la protection des anglais.


Font-ils ceci pour rendre service à l’Islam et aux musulmans ou le font-ils pour exploiter ces personnes en tant que moyen pour introduire la révolte et la corruption dans les pays musulmans ?


Toute personne de raison comprend ce qui se cache derrière ce genre d’actes. C’est pourquoi nous devons faire attention et savoir que ce chemin est un mauvais chemin et que cette idéologie est une idéologie déviée.


Il est obligatoire pour les musulmans en général, et plus spécifiquement pour les jeunes, de revenir aux savants enracinés dans la science. Ils doivent étudier pour comprendre leur religion de manière générale et plus précisément pour comprendre ce genre de sujets législatifs.

Et Allah est plus Savant.

Fin de la réponse de Cheikh Abdullah Al Adani

Traduit et publié par daralhadith-sh.com



[1] Il n’est pas permis à un musulman de tuer sa propre personne même s’il prétend que cela est pour le combat dans le sentier d’Allah ou pour combattre les ennemis.

Alors que dire si l’objectif des ces attentats suicide n’est pas de combattre l’ennemi ? Comme c’est le cas de ces fauteurs de désordre qui se prétendent être des combattants dans le sentier d’Allah alors qu’en réalité ce sont des fauteurs de trouble.

[2] Le cheikh parle ici des fatawas déclarant licites les attentats suicides.

[3] Le dhimmi est le mécréant qui vit en terre d’Islam et paye la jiziya.

[4] La jizya est appelée : impôt de capitation. C’est l’impôt que les mécréants vivant en terre d’Islam versent à l’état en échange de leur protection. Ce sujet est abordé en détail dans les livres de jurisprudence

[5] Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : «Celui qui tue un dhimmi ne sentira pas l’odeur du paradis.»

[6] L’Imam Al Boukhary rapporte d’après Abdullah Ibn ‘Amr que le Prophèteصلى الله عليه و سلم a dit : «Celui qui tue une personne ayant un pacte avec les musulmans ne sentira pas l’odeur du paradis et son odeur se sent à une distance de plus de quarante ans.»

[7] Ce hadith est tiré de l’histoire de ‘Ali, qu’Allah l’agrée, lorsqu’il voulut tuer un homme parmi les polythéistes, alors qu’Oum Haani lui avait donné asile. Elle a donc informé le Prophète qui lui a répondu par ce qui est mentionné dans le hadith.

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 10:33

Attaque des houthis rawafidh

contre Ahl Sunna à Dammaj

 

Qu'Allah (Ta'ala) secoure nos frère à Dammaj, et détruit les houthis rawafidh.

 

http://www.sounnah-publication.com/2011/11/info-importante.html#comment-form

http://alathary006.free.fr/forum1/viewtopic.php?f=11&t=1478&sid=97e67c506ea75e2bebed768e0aed130f 

http://wahyain.com/forums/showthread.php?t=2463

INFORMATION JOUR APRES JOUR

 

 

دعوة إلى جميع أهل السنة لنصرة إخواننا في دماج

بسم الله الرحمن الرحيم




الحمد لله والصلاة والسلام على رسول الله وعلى آله وصحبه ومن اتبع هداه.



أما بعد:



فقد بلغنا مع الأسف ما يقوم به الروافض الباطنيون أعداء الإسلام وأعداء الصحابة الكرام من حصار وتهديد لإخواننا السلفيين في دماج ومركزه السلفي السني بغضاً وعدواة للإسلام وأهله.



فنوصي إخواننا في دماج بالثبات على السنة والصبر والاستعانة بالله في صد هذا البغي والعدوان الرافضي.



وعلى إخوانهم من أهل السنة أن ينهضوا معهم لمواجهة هذا الطغيان والقضاء على أهله وأن يُطهروا اليمن – وغيرها- من رجس الروافض إن استطاعوا ذلك، ﴿وَلَيَنْصُرَنَّ اللَّهُ مَنْ يَنْصُرُهُ إِنَّ اللَّهَ لَقَوِيٌّ عَزِيزٌ﴾.

﴿وَمَا النَّصْرُ إِلا مِنْ عِنْدِ اللَّهِ الْعَزِيزِ الْحَكِيمِ * لِيَقْطَعَ طَرَفًا مِنَ الَّذِينَ كَفَرُوا أَوْ يَكْبِتَهُمْ فَيَنْقَلِبُوا خَائِبِينَ﴾.



إنَّ الصراع بين أهل السنة والروافض الباطنية صراع بين الكفر والإسلام فعلى أهل السنة في كل مكان في اليمن وغيره أن يهبوا لنصرة إخوانهم بالنفس والمال ونسأل الله أن يقطع دابر الروافض الباطنية وكل أعداء الإسلام في كل مكان.

إن ربي لسميع الدعاء .

كتبه
ربيع بن هادي عمير المدخلي
4/12/1432هـ


Traduction :



Il nous est parvenu malheureusement, ce que font les Rawafidhs Al Batiniya (chiites), ennemis de l'Islam et des nobles compagnons, comme blocus et menaces contre nos frères Salafis à Dammaj et contre son Centre Salafi Sunni (1) en toute animosité et haine contre L'Islam et ses gens.

Nous conseillons nos frères à Dammaj d'être fermes sur la Sunna, de patienter et de demander l'aide d'Allah pour contrer cette injustice et cette animosité des rawafidhs (chiites).

Et leurs frères des gens de la Sunna doivent se mettre avec eux pour faire face à cette injustice et éradiquer ces gens (rawafidh) et qu’ils purifient le Yémen et autres endroits de cette impureté de rawafidh s'ils le peuvent;


وَلَيَنْصُرَنَّ اللَّهُ مَنْ يَنْصُرُهُ إِنَّ اللَّهَ لَقَوِيٌّ عَزِيزٌ
Allah donnera la victoire à ceux qui soutiennent (Sa Religion). Allah est assurément Fort et Puissant,



وَمَا النَّصْرُ إِلا مِنْ عِنْدِ اللَّهِ الْعَزِيزِ الْحَكِيمِ * لِيَقْطَعَ طَرَفًا مِنَ الَّذِينَ كَفَرُوا أَوْ يَكْبِتَهُمْ فَيَنْقَلِبُوا خَائِبِينَ
La victoire ne peut venir que d’Allah, le Puissant, le Sage ; Pour anéantir une partie des mécréants ou pour les humilier (par la défaite) et qu’ils en retournent donc déçus





La lutte qu'il y a entre les gens de la Sunna et les Rawafidh Al Batiniya est une lutte entre la mécréance et l'Islam.


Les gens de la Sunna partout dans le Yémen et autres endroits doivent se lever pour défendre leurs frères avec leurs personnes et leurs biens.


Aussi nous demandons à Allah qu'Il éradique les rawafidh Al Batiniya ainsi que tout ennemi de l'Islam partout dans le monde.

Certes, mon Seigneur entend bien les prières.

Ecrit par Rabi3 Bin Hadi 3omayr Al Madkhali
Le 4/12/1432 (30/10/2011)

source : http://www.sahab.net/forums/index.php?s ... pic=124187
Traduit par Smaïl Al Djazâ'irî
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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 14:18

La position des gens de la Sunna

concernant ce qui se passe en Libye

par sheikh Abdullah Al Adani

 

Question :

Quelle est la position des gens de la Sunna concernant ce qui se passe actuellement en Lybie et quel est votre conseil à ce sujet ?


Réponse :

Les questions à ce sujet sont très nombreuses ces jours-ci, elles nous parviennent aussi bien par internet que par téléphone. Il y a des gens qui nous appellent d’Europe, d’Algérie, de Lybie et d’autres pays concernant ces questions. Il m’est parvenu au travers de ces questions qu’une grande division s’est installée entre les frères à cause de cette affaire et c’est une chose qui n’est pas acceptable. Dans ce genre de troubles, il incombe à tout musulman de s’en écarter et d’en fuir pour préserver sa religion comme l’a ordonné le Prophète صلى الله عليه و سلم . Il a été rapporté que le Prophète صلى الله عليه و سلم  a sévèrement mis en garde contre les troubles qui surgiront à la fin des temps en disant :

« Celui qui restera assis dans ces troubles sera mieux que celui qui est debout, et celui qui est debout sera mieux qui celui qui marche, et celui qui marche sera mieux que celui qui court. »

Et Il صلى الله عليه و سلم a ordonné à quiconque trouve un refuge de s’y refugier  comme cela a été mentionné dans le hadith de Abou Sa’id dans lequel le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Bientôt les meilleurs biens du musulman seront des chèvres et des moutons avec lesquels il parcourra les sommets des montagnes et cherchera les endroits où la pluie est tombée, c’est ainsi qu’il fuira les troubles avec sa religion »


Ainsi il n’est pas permis au musulman de parler ou de participer dans ces troubles, l’obligation est de s’en écarter et de les fuir avec sa religion. Il fuit vers le désert, il fuit vers les sommets des montages dans le but de préserver sa religion des troubles. Et il ne s’engage pas à parler de ces sujets en disant des choses qui le mèneront à sa propre destruction et à la perte de sa religion sans parler des pertes de sa dounia. Si l’affaire se limitait à la perte de la dounia ce serait moins grave, mais là, c’est la religion et la dounia qui seront perdus. Le fait que tu participes dans des combats dans lesquels des musulmans se font tuer est une chose qui est loin d’être une affaire à prendre à la légère. Vous connaissez l’interdiction sévère de faire couler le sang des musulmans dans notre religion, comme Allah سبحانه و تعالى‎  dit :

 Et un croyant ne peut tuer un autre croyant que par erreur

Il est impossible que le vrai croyant en vienne à tuer un autre croyant volontairement. Si un meurtre venait à se produire entre deux croyants, cela ne peut être que par accident, c’est pour cela qu’Allahسبحانه و تعالى‎ dit à la fin de ces versets:

 Et quiconque tue un croyant volontairement sa rétribution sera l’enfer ou il demeurera éternellement et Allah sera en colère contre lui, le maudira et lui préparera un châtiment douloureux

Nous sommes affligés d’entendre qu’il y a parmi nos frères salafis des gens qui participent dans cette agitation, certains se sont retrouvés dans tel camp et d’autres dans l’autre camp ou bien ils se sont éparpillés dans différents groupes et tout cela est interdit car il n’est pas permis au musulman de tuer son frère. Ainsi vous comprenez qu’il s’agit d’une tourmente énorme et qu’il est obligatoire pour tout musulman de s’en écarter. Et nous connaissons la parole du Prophèteصلى الله عليه و سلم qui a été rapportée dans les authentiques d’Al Boukhary et Muslim à ce sujet :

« Voici les plus grands des grands péchés : l’association à Allah, tuer [1] et la désobéissance aux parents »

Et dans la version rapportée par Anas, le Prophèteصلى الله عليه و سلم a rajouté à ces trois péchés :

« Le témoignage mensonger »

Et dans la version d’Abdullah Ibn Amr :

« Le mensonge en jurant par Allah »

Vous voyez donc que le fait de tuer une personne fait partie des plus grands péchés qui existent. Le Prophèteصلى الله عليه و سلم l’a mentionné en deuxième position après l’association à cause de l’énormité de sa gravité. Et dans la narration d’Abdullah Ibn Amr du hadith, le fait de tuer a été mentionné en troisième position après l’association et la désobéissance aux parents. L’imam An-Nasaa’i a rapporté d’Abou Dardaa que le Prophèteصلى الله عليه و سلم a dit :

« Il y aura toujours espoir qu’Allah pardonne tout péché, sauf l’association et le fait de tuer un croyant »

Et dans la narration de Mou’aawyah :

« À moins que la personne meurt mécréante ou en ayant tué un croyant »

Il est donc interdit au musulman de tuer volontairement un autre musulman car cela fait parti des plus grands péchés. Egalement, le Prophèteصلى الله عليه و سلم a décrit cet acte comme étant de la mécréance comme nous n’avons vu dans le hadith d’Ibn Mas’oud dans l’authentique d’Al-Bukhary :

« Insulter le musulman est de la perversion et le tuer est de la mécréance »

Dans de nombreux hadiths rapportés dans l’authentique d’Al-Bukhary par plusieurs Compagnons, le Prophèteصلى الله عليه و سلم a mis en garde les musulmans contre le fait de s’entretuer. Ilصلى الله عليه و سلم a dit :

« Après ma mort, ne retombez pas dans la mécréance en vous entretuant »

Et le Prophèteصلى الله عليه و سلم a également dit :

« Pour Allah, le meurtre d’une seule personne musulmane est pire que la destruction de la terre entière »

Ou une parole qui va dans ce sens. Et nous retrouvons la même chose dans le hadith d’Abdullah Ibn Amr mentionné dans l’authentique d’Al-Bukhary ainsi que dans d’autres livres, où le Prophèteصلى الله عليه و سلم mentionne que celui qui tue un un mécréant avec qui les musulmans ont un accord ne sentira pas l’odeur du paradis et que son odeur s’éloignera de  cette personne à une distance de quarante années (de voyage) ou de quarante printemps. Si c’est le cas pour la personne mécréante avec qui les musulmans ont un accord, alors que dire si la personne est un croyant. La punition sera bien pire.


C’est pourquoi nous conseillons nos frères, qu’ils soient en Lybie ou ailleurs, de s’éloigner de ces troubles dans lesquels on verse le sang des musulmans. Et ceci parce que les méfaits sont apparents. Ce sont les musulmans qui subissent les conséquences néfastes de ce grand mal dans leurs affaires religieuses et celles de leur vie quotidienne. C’est surtout le cas lorsque nous savons qu’en réalité cela ne contient aucun effet positif pour les musulmans. Voici ce qui se passe quand les musulmans appellent tous à leur propre étendard. S’il y a des dirigeants musulmans, alors il n’est pas permis de les combattre pour des raisons qui sont basées sur la dounia. C’est pourquoi il est interdit au musulman de participer à un combat qui est livré pour la dounia.


Et ici nous mentionnons une très belle histoire qui nous est parvenue avec une chaine de transmission authentique qui, si je me souviens bien, a été rapportée par Abou Ya’la et d’autres  et qui a été mentionnée par El Hafidh Ibn Hajar dans « Al Matalib El A’liya Fi Zawai’d El Masanid El Thamaniya » et qui a dans sa chaine Amir Al Cha’bi qui dit :

Lorsque Marwan Al Dahhak a décidé de combattre Ibn Qays, il a envoyé un messager à Ayman Ibn Gharim pour lui demander de combattre avec lui. Il lui dit :

« On aimerait bien que tu participes avec nous au combat »

Ayman Ibn Gharim a répondu :

« Mon père et mon oncle ont participé à la bataille de Badr et ils m’ont confié de ne jamais combattre quelqu’un qui témoigne qu’il n’y a de divinité qui mérite d’être adorée en dehors d’Allah. »

Et ceci a été rapporté en tant que hadith dans lequel le Prophèteصلى الله عليه و سلم leur a confié à tous les deux (le père et l’oncle d’Ayman Ibn Gharim), de ne jamais combattre quelqu’un qui témoigne qu’il n’y a de divinité qui mérite d’être adorée en dehors d’Allah. Ayman Ibn Gharim a dit à Marwan :

« Si tu m’apporte une exemption (à ce sujet), alors je combattrai avec toi. »

En dans une autre version :

« Si tu m’apporte une preuve évidente, alors je combattrai avec toi »

Marwan lui a répondu :

« Pars ! »

Puis, il l’a calomnié et il l’a insulté. Et c’est pourquoi Ayman Ibn Gharim a composé ces vers (de poésie) qui, par la suite, furent souvent répétés par les savants :

Je ne combattrai pas un homme qui fait la prière…

Pour un autre gouverneur Quraychite à qui je voudrais plaire

Lui, il a son autorité et moi je porte le fardeau de mon péché…

Je cherche refuge auprès d’Allah contre l’ignorance et l’insouciance débauchée

On attend de moi que je tue un musulman sans raison et sans fin…

Mais dans ce cas, je ne servirai plus à rien jusqu’au jour où la mort m’atteint.

Et ce qu’il a voulu dire est ceci :

« Dois-je combattre avec un homme pour son pouvoir alors que cela résultera dans la perte de ma religion ? »

Il n’est donc pas permis au musulman de participer dans ce genre d’agitation sinon il fera parti des combustibles qui attisent leur feu. De plus, s’il y participe, il ne sera pas uniquement tenu responsable de son propre péché, il sera également tenu responsable des péchés de ceux qu’il a égarés.

Le Prophèteصلى الله عليه و سلم a dit :

« Celui qui introduit une mauvaise coutume en portera le fardeau ainsi que le fardeau de ceux qui l’ont pratiquée et ceci jusqu’au Jour du Jugement Dernier. Et cela ne diminue en rien le fardeau de ceux qui l’ont suivi. »

Et dans un autre hadith Ilصلى الله عليه و سلم a dit :

« Celui qui appelle les gens à l’égarement, portera le fardeau de ceux qu’il a appelé et cela ne diminuera en rien le fardeau  de ceux qui l’ont suivi. »

Ce hadith se trouve dans l’authentique de Muslim, tout comme le précédent qui a été rapporté par Jarir. Nous retrouvons la même chose dans le hadith de Ibn Mas’oud :

« Il n’y a pas une victime qui se fait tuer sans que le premier fils d’Adam en porte la charge »

C’est-à-dire le fardeau, il portera une part du fardeau du au fait qu’il a été le premier à commettre un meutre.

Donc vous, qui dites suivre la Sounna, lorsque vous combattez dans ce genre de combats insensés et que vous avez entendu les hadiths dans ce domaine, alors vous avez introduit une mauvaise coutume. Il a été rapporté dans le hadith d’Abou Hourayra que nous venons de mentionner, dans l’authentique de Muslim, que le Prophèteصلى الله عليه و سلم a dit :

« Celui qui combat sous l’étendard de l’égarement, qui se met en colère à cause du sectarisme, qui appelle au sectarisme ou qui fait triompher le sectarisme et qui se fait tuer, aura une mort de la Jahiliya [2]. Et celui qui sort contre ma communauté en battant les gens pieux et débauchés sans éviter les croyants et sans remplir ses engagements, alors celui-là ne fait pas partie de moi et je ne fais pas partie de lui. »

Il est obligatoire aux musulmans de donner une grande importance à l’union et au fait de s’unir avec les dirigeants tant qu’ils sont musulmans. C’est-à-dire qu’il est interdit de sortir contre le gouverneur que l’on sait musulman, comme on vient de le voir.

Car en sortant contre lui, il y a un méfait plus grand que le méfait qui est déjà présent, même s’il y a eu des choses répréhensibles et même s’il y a eu de l’injustice. Le Prophèteصلى الله عليه و سلم a ordonné dans de nombreux hadiths authentiques de patienter car le mal qu’engendre la révolte contre les gouverneurs est largement plus grand que le mal qui est déjà présent.

C’est pour cela que le Prophèteصلى الله عليه و سلم a ordonné dans de nombreux hadiths de patienter face à l’oppression des dirigeants. Ilصلى الله عليه و سلم a dit :

« Vous allez voir après moi des gouverneurs injustes, patientez jusqu’à ce que vous me rencontriez près du bassin »

Ce hadith a été rapporté par Ouseid Ibn Hadir dans les deux recueils authentiques.

Il y a aussi le hadith de ibn Abbas dans les deux recueils authentiques où le Prophèteصلى الله عليه و سلم à dit :

« Celui qui réprouve une chose chez son gouverneur qu’il patiente car celui qui meurt en désobéissant au gouverneur d’un empan, mourra d’une mort de la Jahiliya »


Les hadiths dans lesquels est ordonnée la patience face à l’oppression du gouverneur sont très nombreux. Tant qu’il est musulman, tant qu’on ne voit pas de lui une mécréance exubérante et qu’il accomplit la prière, il est obligatoire de rester sur cette union.


La division contient énormément de mal comme l’effusion du sang, la profanation des honneurs, le ravage des biens, la domination par l’ennemi. C’est pour cela que les ennemis inventent des prétextes pour faire sortir le peuple contre les dirigeants. Comme c’est le cas en ce moment, nos ennemis provoquent des troubles et veulent ainsi prendre le dessus sur le peuple musulman. Ils se font assistés par certains hypocrites, certains ignorants et certains insouciants parmi les musulmans. C’est ainsi que le mal s’installe dans les sociétés musulmanes jusqu’à ce que surgissent les troubles qu’on voit et qu’on entend. La plupart de ces troubles, si ce n’est tous, proviennent des ruses des mécréants.


Prenez donc garde ! Oh serviteur d’Allah, prenez garde de ne pas concrétiser l’objectif des mécréants avec ce qui se passe dans nos pays. Et une des preuves les plus évidentes de cela est la participation aux révoltes de certaines chaînes d’informations dans les pays mécréants. Elles provoquent les troubles, répandent les mensonges et les supercheries٫ provoquent les agitations et le désordre jusqu’à ce qu’elles appellent les troubles qui ont lieu dans nos sociétés :

« Le printemps de la révolution arabe »

C’est comme cela qu’ils les ont appelés.


Regarde avec quelle ruse nos ennemis nous convoitent, et regarde ce qui ce passe en Libye comment ils ont rentré leurs armées en prétendant vouloir préserver les droits de l’homme et chercher la liberté et d’autres prétextes mensongers.


Pourquoi ne font-ils pas cela en Palestine ?

Alors qu’en Palestine les musulmans se font bombarder par les avions des juifs ! Avec tout ce qui se passe là-bas en ce moment, pourquoi les forces de sécurités et ceux qui préservent la paix, comme ils le disent, n’interviennent-ils pas ? Or, ils ont deux poids et deux mesures et ils convoitent ce qu’il y a dans les pays musulmans avec ce genre d’arguments et ces prétextes trompeurs et mensongers. Comment après cela serait-il permis au musulman de combattre avec eux.


Et ces derniers jours, nous nous étonnons de la position que prennent certains révolutionnaires et prêcheurs membres de certains groupes à cette époque. Nous voyons qu‘ils permettent aux musulmans de combattre avec ces mécréants contre les musulmans, comme ces fatawas qui proviennent de certains parmi ceux qui appellent à l’agitation.

C’est vraiment une chose étonnante !


Hier ils prenaient la question de l’alliance avec les mécréants dans l’absolu [3] et accusaient nos savants d’être des savants du pouvoir lorsqu’ils permettaient le fait de demander l’aide des mécréants pour repousser un mal, et cela dans les limites de la législation en faisant des efforts d’interprétation qui sont permis dans la science. Ils allaient jusqu’à prétendre que cela est de la mécréance. Et aujourd’hui ils viennent avec un mal largement plus grand que cela. Ils travaillent avec ces mécréants qui ont détruit la Libye, tué ceux qui y résident et les victimes ne sont pas seulement les membres de l’armée, comme il a été mentionné sur certaines chaînes d’information mécréantes. Sans parler des autres massacres qui ont lieu dans ce pays. Ce qui est étonnant c’est que les avions bombardent les habitants٫ ensuite les voitures d’ambulance arrivent pour secourir les gens et ils se font de nouveau bombarder par les avions des mécréants jusqu’à ce qu’ils anéantissent le peuple et détruisent le pays sous prétexte de protéger les civils.


Mais en réalité leur but est de dévaster les biens des musulmans et de prendre le dessus sur ce peuple et sur l’argent de ce peuple. Et il y a sûrement certains d’entre vous qui suivent les informations et qui ont pu lire ou entendre ce qui se passe à ce sujet. Ils ont mentionné que l’Amérique a amassé en Libye, en dix jours, plus de 550 millions de dollars parmi les biens de la Libye٫ ils détruisent la Libye et ses biens, ils anéantissent le peuple et leurs biens, comme ils l’ont fait au passé et le font toujours en Irak. En Irak, le moindre soldat américain gagne 20 000 dollars par mois et celui qui est gradé parmi eux peut gagner jusqu’à 45 000 dollars par mois. Et qui est-ce qui paye ? C’est l’Irak qui paye, l’Irak est détruit et ses richesses ont été dévastées. Voila ce qu’ils sont en train de faire aujourd’hui en Libye.


De plus, certains de ces révolutionnaires utilisent une ambiguïté pour provoquer les troubles. Ils disent que le dirigeant libyen est mécréant. Nous leur répondons alors que même s’il est mécréant, qui parmi les gens de science a dit qu’il était permis de se révolter contre le (gouverneur) mécréant dans toutes les situations ?

Qui a dit cela ?

Au contraire, les savants ont indiqué que même s’il apparait que le gouverneur mécroit d’une mécréance claire et évidente, il n’est pas permis de se révolter contre lui si le mal (résultant) de cette révolte est plus grand que le mal présent (avant la révolte). Et de nombreuses règles religieuses vont dans ce sens : on refoule le plus grand mal par celui qui est moindre.

Il n’y a aucun doute que la révolte et ce qu’elle engendre comme effusion de sang et violation de biens et de l’honneur (des musulmans) est un plus grand mal. Et ce qui se passe actuellement en Libye est une des preuves les plus évidentes démontrant la véracité de cette parole. Il n’y a plus de sécurité, les biens et l’honneur des gens sont transgressés et le sang est versé. Ces choses ont pris une proportion que l’on ne peut imaginer.

Donc comment peut-on dire qu’il est permis d’aider ces mécréants dans ce qui mène à leur domination (sur les musulmans). Cela peut conduire à l’établissement de la mécréance en terre d’Islam, comme cela s’est (en partie) produit  en Irak et dans d’autres pays sur lesquels ils ont pris le dessus, et le refuge est auprès d’Allah.

Et nous avons vu précédemment que certains savants ont décrété que l’alliance à un mécréant  dans son combat contre un musulman, afin que la parole de ceux qui ont mécru soit la plus élevée, est de la mécréance. Ceci est une des formes d’alliance (aux mécréants) qui mène à l’apostasie. Cheikh Al Islam, Mohammad Ibn Abdil Wahhaab, qu’Allah lui fasse miséricorde, a déterminé cela comme on peut le voir dans plusieurs passages de ses livres, ainsi que de nombreux Imams du Nejd et d’autres savants. Donc l’alliance aux mécréants, si elle mène à ce qui va dans ce sens la, est de l’apostasie.


Il est donc interdit de combattre les musulmans de cette manière et dans cette situation. Il est plutôt obligatoire aux musulmans d’être vigilant, de se méfier de ces troubles, d’avertir et de mettre en garde contre cela. Et il est obligatoire à l’ensemble des peuples musulmans de craindre Allah et d’appliquer ce qu’ils ont appris de la religion d’Allah, et de porter leur regard sur les intérêts qu’il convient de convoiter, ainsi que sur les méfaits dont ils doivent se prémunir.


Si nous regardons la situation dans laquelle ils se trouvent, nous voyons du surmenage, un faible pouvoir d’achat, des conditions de vie difficiles… tout ceci n’est rien face aux troubles engendrés par ces révolutions qui sont menées dans plusieurs endroits. Regardez tout le sang qui a coulé, les biens et l’honneur des gens qui ont été transgressés et les ennemis (de l’Islam) ont pris le dessus dans les pays musulmans.

Tout ceci est un mal immense !

C’est un mal comparé au fait de patienter,  comme Allah nous  l’a ordonné, (sous l’obéissance) de nos gouverneurs, tant qu’ils sont musulmans et qu’ils accomplissent la prière. Le musulman se doit également de rester fidele à la communauté musulmane. C’est ce que nous avons vu dans le hadith de Hudhaifa, lorsqu’il a interrogé le Prophète, et lui a demandé ce qu’il lui ordonnait s’il venait à rencontrer les périodes de troubles. Le Prophèteصلى الله عليه و سلم lui a certes dit :

« Reste fidèle à la communauté musulmane et à leur Imam (dirigeant) »

Et si la division a lieu, et que la communauté est éprouvée par l’absence d’un Imam et d’une communauté soudée, le Prophèteصلى الله عليه و سلم a dit :

« Ecarte-toi de tous ces groupes, même s’il faut t’agripper de toutes tes forces à la racine d’un arbre jusqu’à la mort »

Nous demandons donc à Allah  d’améliorer notre situation et celle de l’ensemble des musulmans, nous Lui demandons de nous guider et de nous aider à trouver la droiture dans notre religion et dans notre vie d’ici-bas.

Allah est le plus savant, que la paix et les éloges d’Allah soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur les croyants de sa famille et sur ses compagnons.

Extrait du Cours n°10 du Commentaire de Cheikh Abdullah Al Adani du livre « La perle et le corail », chapitre de l’Emirat

Lundi 15 du mois de Jumada al oula 1432 qui correspond au 18 avril 2011, à Dar Al Hadith de Shihr

Traduit et publié par daralhadith-sh.com


[1] C’est à dire tuer la personne qu’Allah à interdit de tuer

[2] Al Jahiliya correspond à la période préislamique.

[3] C’est-à-dire qu’ils interdisaient toute sorte de coopération avec les mécréants.

 

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 10:06

Ibn Taïmiya et les kharijites (Partie 1)

par Karim Zentici

 

Il y a en effet un signe dans la vie des abeilles ! Qui leur a ordonné de construire les alvéoles en forme hexagonale, imperméable à l’air, sans outil ni ingénieur ! Qui leur a ordonné de construire leur demeure avant de butiner les fleurs ? Qui leur a ordonné de choisir leur demeure dans les montagnes, les arbres, les ruches et les constructions humaines ? Qui les guide dans une organisation aussi parfaite et qui ne tolère aucune anarchie, à tel point que quiconque convoite la place de la reine est immédiatement mis à mort ?

[Voir : Miftâh dâr e-sa’âda d’ibn el Qaïyim el Jawziya (2/165-167).]

 

Louange à Allah le Seigneur de l’Univers ! Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches et tous ses Compagnons !

 

Les kharijites sont des innovateurs

 

Sheïkh el Islam ibn Taïmiya a dit : « La bid’a (l’innovation ndt.)[1] par laquelle nous pouvons considérer que son auteur est un mubtadi’ (innovateur ndt.) correspond à toute initiative connue chez les savants traditionalistes pour être contraire au Coran et à la sunna à l’exemple de la bid’a des kharijites, des râfidhites, des qadarites, et des murjites. »[2]

 

Ibn Taïmiya affirme que les anciens étaient divisés sur le takfîr des kharijites. Si, selon l’opinion la plus probable et à laquelle adhère Ibn Taïmiya, ils restent des musulmans, il n’en demeure pas moins que les anciens sont unanimes à dire qu’il faut les combattre coûte que coûte.[3]

 

Quelle est la première innovation ?

 

Sheïkh el Islam ibn Taïmiya – qu’Allah lui fasse miséricorde – précise à ce sujet : « Puis, à la fin du siècle des Compagnons, les qadaritesont fait leur apparition. Leur incapacité à appréhender correctement le Destin d’Allah et la foi à Ses Commandements (obligations/interdictions) est à l’origine de leur innovation… Auparavant, les kharijites se sont initiés sur la question du takfîr des auteurs des grands péchés dans la communauté musulmane qu’ils condamnent à l’Enfer éternel. La polémique a ensuite pris de l’ampleur pour s’étendre aux qadarites après la mort d’el Hasan el Basrî. ‘Amr ibn ‘Ubaïd et ses disciples assument qu’ils ne sont ni des musulmans ni des mécréants, mais qu’ils se trouvent à un état intermédiaire entre ces deux états (manzila baïna el manzilataïn) ; ils méritent, malgré tout, de demeurer éternellement en Enfer. En cela, ils rejoignent la croyance des kharijites disant qu’ils demeurent à jamais dans la Géhenne, et qu’ils n’ont aucun lien avec l’Islam et la foi (imân), bien qu’au même moment ils ne portent pas le nom de mécréants. »[4]

 

Chronologiquement, les murjites sont venus après les kharijites, mais aussi après les qadarites, mais avant les jahmites. Les premiers balbutiements de l’irjâ se firent ressentirent dans la deuxième partie du premier siècle, après la mort d’ibn el Ash’ath, en réaction au kharijisme, à la fin des années 70 plus exactement.[5] La plupart de ses premiers adeptes venaient de Kûfa, mais ils ne comptaient pas parmi les élèves d’ibn Mas’ûd ni de l’Imam Ibrahim e-Nakha’î.[6] Plus une innovation s’éloigne de l’époque des Compagnons plus celle-ci est grave.[7] Ibn Taïmiya explique que les premières innovations étaient plus en adéquation avec les religions juive et chrétienne, plus proches de l’Islam, que celles qui vinrent par la suite.[8]

 

Les caractéristiques des kharijites

 

Sheïkh el Islam explique que les kharijites se distinguent par deux caractéristiques :

1-                    Ils s’insurgent contre les textes et la sunna en inversant les valeurs ; leur père spirituel Dhû el Khuwaïsira e-Tamîmî en est le meilleur exemple, lui qui interpella le meilleur des hommes en ces termes : « Sois juste ! Tu n’as pas été juste.

-         Malheur à toi, lui lança-t-il, qui peut se vanter d’être juste si je ne le suis pas. »[9]

 

2-                    Ils sortent dans un premier temps, les musulmans de l’Islam à cause de leurs erreurs ou de leurs péchés. Puis, ils légitiment leurs biens et leur sang, et considèrent qu’ils ne vivent pas en terre d’Islam.[10]

 

Sheïkh el Islam explique : « Les Kharijites ont interprété certains Versets du Coran en fonction de leur croyance et ont considéré mécréante toute personne s’opposant à celle-ci. »[11]

 

« C'est pourquoi il faut prendre garde à ne pas taxer les musulmans d’apostasie à cause de leurs erreurs ou de leurs péchés, car c’est la première innovation apparue dans l’Islam. Ces adeptes ont exclu les musulmans de la religion et ils se sont légitimés leurs biens et leur sang. »[12]

Il établit également à ce sujet : « À l’origine de leur égarement, nous pouvons constater que, dans un premier temps, ils sont convaincus que les grandes références de la religion et la communauté musulmane ne sont plus crédibles en raison de leur injustice. Ils les voient comme des égarés. Cette vision est caractéristique à tous les opposants à la sunna, parmi notamment les râfidhites. La deuxième étape consiste à faire passer ce qu’ils voient être de l’injustice pour de la mécréance. Puis, par rapport à ce statut, ils mettent en pratique certains principes qu’ils ont innovés. Voici les trois étapes par lesquelles passent ceux qui sortent de la religion (mâriqîn) parmi les harûrites et les râfidhites. »[13]

 

Ailleurs, il donne d’autres détails : « C’est pourquoi, l’un des principes traditionalistes invite à renoncer à prendre les armes contre les sultans, et à participer à des troubles, contrairement aux mu’tazilites, qui voient en cela, l’un des grands principes de leur religion. »[14]

 

Le takfîr des opposants et notamment des savants

 

Sheïkh el Islam ibn Taïmiya affirme : « Bon nombre d’innovateurs à l’instar des kharijites, râfidhîtes, qadarites, jahmites, mumaththilites (assimilateurs) ont des croyances erronées qu’ils s’imaginent correspondre à la vérité, tout en considérant mécréant quiconque s’oppose à celles-ci. »[15]

 

Il a dit également : « Les « hérétiques » ont la particularité d’innover des tendances qu’ils considèrent comme les obligations de la religion, voir comme faisant partie intégrante de la foi ; ils taxent de mécréance et légitiment le sang de  toute personne qui n’y adhère pas comme c’est le cas des kharijites, des jahmites, des râfidhîtes, des mu’tazilites, etc. À l’inverse, les traditionalistes n’innovent pas de nouvelles idées et ne condamnent pas d’apostasie ceux qui commettent une erreur d’interprétation ou qui sont en désaccord avec eux, bien qu’eux-mêmes se permettent de les condamner d’apostasie et de légitimer leur sang. Les Compagnons n’ont pas sorti les kharijites de la religion bien que ces derniers ont taxé d’apostasie ‘Uthmân, ‘Ali et tous ceux qui ont reconnu leur autorité (ou qui s’en font les alliés ndt.), et bien qu’ils aient légitimé de verser le sang des musulmans. »[16]

 

« L’une des pratiques les plus ignobles, c’est de voir les ignorants taxer les savants musulmans d’apostats. Une telle pratique vient à l’origine des kharijiteset des râfidhîtes qui condamnaient les responsables musulmans d’apostats. »[17]

 

Au cours des lignes où il réfute el Bakrî, Sheïkh el Islam ibn Taïmiya fait le constat suivant : « La voie empruntée par cet homme et tous ceux qui lui ressemblent, est celle des innovateurs qui sont imprégnés à la fois de l’ignorance et de l’injustice. Dans un premier temps, ils innovent une chose allant à l’encontre des Textes du Coran, de la sunna, et du consensus. Ensuite, ils traitent d’apostats tous ceux qui s’opposent à leur innovation.

Quant aux traditionalistes, imprégnés par la foi et la connaissance, ils sont motivés par la science, la justice, et la compassion à l’égard des autres. Ils connaissent la vérité qui leur permet de se conformer au Coran et à la sunnaet de les préserver de la bid’a, mais ils sont justes à l’encontre de leurs opposants et ils ne font nullement preuve d’injustice à leur égard. »[18]

 

« Les kharijites kaffar la jamâ’a (les traditionalistes ou les musulmans, ou peut-être les Compagnons ndt.), comme les mu’atazilites et les râfidhites kaffar leurs opposants : au meilleur des cas, ils les considèrent comme des pervers (tafsîq). Ainsi, les gens des passions innovent une tendance et vouent à l’apostasie tous ceux qui s’y opposent. Quant aux traditionalistes, ils suivent la vérité de leur Seigneur qui leur est venu du Messager (r). Ils ne kaffar par leurs opposants ; ils sont les plus savants des hommes, et sont les plus cléments envers les hommes. »[19]

 

Cette caractéristique est propre aux râfidhites et aux innovateurs en général

 

Sheïkh el Islam ibn Taïmiya nous fait le constat suivant : « Les râfidhîtes taxent de mécréance Abû Bakr, ‘Omar, ‘Uthmân, la majeure partie des muhâjirins (émigrés mecquois) et des ansârs (auxiliaires médinois), et leurs fidèles successeurs, alors qu’Allah les agrée et qu’à leur tour ils L’agréent. Ils ont ainsi sorti de la religion la plupart des adeptes de la communauté de Mohammed parmi les premières et les dernières générations. Ils considèrent comme non musulmane toute personne convaincue qu’Abû Bakr, ‘Omar, les muhâjirins  et les ansârs sont crédibles et justes, qui les agréent comme Allah les a agréés, ou qui leur implore le pardon d’Allah comme Lui-même a demandé de le faire. Ainsi, ils « excommunient » les grandes autorités de la religion musulmane à l’exemple de Sa’îd ibn el Musaïb, Abû Muslim el Khawlânî, Uwaïs el Qurnî, ‘Ata ibn Abî Rabâh, et Ibrahim e-Nakha’î. Il en est de même concernant Mâlik, el Awzâ’î, Abû Hanîfa, Hammâd ibn Zaïd, Hammâd ibn Salama, e-Thawrî, e-Shâfi’î, Ahmed ibn Hanbal, Fudhaïl ibn ‘Iyâdh, e-Sulaïmân e-Dârânî, Ma’rûf el Karkhî, el Junaïd ibn Mohammed, Sahl ibn ‘Abd Allah e-Tusturî, etc.

 

Ils estiment notamment que ces gens-là sont plus mécréants que les juifs et les chrétiens, car il est plus grave d’avoir renoncé à sa religion que de n’y être jamais entré ; à l’unanimité des savants en effet l’apostat est plus condamnable que le mécréant d’origine. »[20]

 

À suivre…

 

Par : Karim Zentici



[1]Sheïkh Ibrahim  e-Ruhaîlî a retenu la définition suivante de l’innovation : c’est toute voie inventée dans la religion qui vient s’opposer à la Législation avec l’intention pour celui qui l’emprunte d'amplifier l’adoration d’Allah.

[2] Majmû’ el fatâwâ(414/35).

[3]Majmû’  el fatâwa (28/512-513, et 13/356).

[4]Majmû’ el fatâwâ (13/36, 37).

[5]Voir : ârâ el murjiya fî musannafât Sheïkh el Islâm ibn Taïmiya qui est une thèse ès Doctorat du D. ‘Abd Allah ibn Mohammed e-Sanad (p. 93-101).

[6]majmû’ el fatâwa (13/38).

[7]E-radd ‘alâ el Akhnâî d’ibn Taïmiya (p. 213).

[8]Majmû’ el fatâwâ (8/458).

[9]Rapporté par el Bukhârî (5057) et Muslim (1066), selon ‘Alî ibn Abî Tâlib (t).

[10]Majmû’ el fatâwâ (19/72).

[11]Majmû’ el fatâwâ (20/164), voir également : Dar ta’ârudh el ‘aql wa e-naql (1/276).

[12]Majmû’ el fatâwâ (13/31, 3/279, 7/481), voir également : sharh el asfahâniya (p. 225).

[13]Majmû’ el fatâwâ (28/497).

[14]Majmû’ el fatâwâ (28/503).

[15]Majmû’ el fatâwâ (13/466, 467).

[16]Minhâj e-sunna (5/95), voir certains passages importants des paroles de Sheïkh el Islam ibn Taïmiya allant dans ce sens, dans Majmû’ el Fatâwâ (19/73-75), Minhâj e-Sunna (5/158 et 239, 240), e-Radd ‘ala el Bakrî (2/487-490).

[17]Majmû’ el fatâwa (35/100).

[18] E-radd ‘alâ el Bakrî (2/487-490).

[19] Minhâj e-sunna (5/158).

[20] Majmû’ el fatâwâ (28/477, 478).

 

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 09:59

Ibn Taïmiya et les kharijites (Partie 2)

par Karim Zentici

 

Règle du takfir

 

Ibn Taïmiya explique à ce sujet : « Le takfîr ne peut s’avérer pour des choses où plusieurs hypothèses sont possibles. »[1] La preuve, comme il le souligne, c’est que celui qui se prosterne devant une idole avec le cœur tourné vers Allah ne devient pas un kâfir, bien que ce soit une bid’a et du shrik asghar.[2]

 

Selon ibn Taïmiya, il est plus grave d’appliquer les textes de la menace divine (comme la malédiction) à grande échelle que de kaffar les auteurs des grands péchés à la manière des kharijites et des mu’tazilites ;[3] en sachant que le takfîr entre dans le domaine de la menace divine.[4]

 

Ainsi, selon ibn Taïmiya, il est interdit de taxer un ignorant d’apostat sans auparavant avoir fourni contre lui les preuves prophétiques (el hujja e-risâliya) lui éclaircissant qu’il va à l’encontre de la loi divine. C’est valable pour n’importe quel auteur d’une parole qui, en elle-même, relève de la mécréance. En sachant que certaines hérésies (bid’a) sont plus graves que d’autres et que certains innovateurs ont une foi plus ancrée que d’autres. Personne n’est habilité à taxer de mécréant n’importe quel musulman qui a commis une erreur. Il ne convient pas de le faire avant de lui avoir expliqué son erreur et d’avoir établi toutes les preuves contre lui. Lorsque la foi est avérée chez un individu avec certitude, on ne peut la lui retirer sur une simple suspicion. La seule chose qui permet de le faire, c’est d’établir toutes les preuves contre lui et de dissiper de son esprit toute ambigüité (iqâmat el hujja wa izâlat e-shubha).[5]

 

Les Textes divins concernant le mauvais devenir de l’homme (wa’îd) et les paroles provenant des grandes références sur les questions du takfîr (taxer quelqu’un d’apostat), dutafsîq (taxer quelqu’un de pervers), et autres, n’impliquent pas qu’ils faillent les appliquer à une personne en particulier sauf si celle-ci répond aux conditions pour le faire et si toute restriction en est exclue.[6]

 

Ainsi, quelqu’un est susceptible de prononcer une parole qui relève de la mécréance, car il n’a pas en main les textes lui permettant de parvenir à la vérité ; ou bien même en sa possession, il remet en question leur sens ou leur authenticité ; ou il n’est pas en mesure de les comprendre correctement ; ou encore est-il accroché a des arguments ambigus qui font obstacle à la bonne compréhension et qui font qu’il est excusable. Allah pardonne au croyant qui qu’il soit, lorsqu’il commet une erreur malgré ses efforts à la recherche de la vérité. Il n’y a pas de différence en cela, entre les questions théoriques (usûl ndt.) ou pratiques (furû’ ndt.) ; cette tendance est celle des Compagnons et de la plupart des grandes références de l’Islam.[7] Allah ne tient pas rigueur de l’erreur et de l’oubli et l’état de mécréance ne peut être constaté avant l’étape d’éclaircissement ou avant d’en fournir les preuves.[8]

 

Il affirme notamment : « Celui qui fait une mauvaise interprétation des textes, mais dont les intentions sont de suivre scrupuleusement le Messager (r), il ne devient pas mécréant ni pervers, s’il se trompe à la suite d’un effort d’interprétation. Ce principe est notoire pour les questions pratiques (furû’ ndt.). Quant aux questions liées au dogme (usûl ndt.), bon nombre de gens ne donnent pas d’excuse à celui qui se trompe dans ce domaine. Or, cette tendance n’est connue par aucun Compagnon ni par leurs fidèles successeurs ni par les grandes références de l’Islam. Elle prend son origine chez les innovateurs qui innovent des principes et qui sortent de l’islam tous ceux qui ne veulent pas s’y soumettre, à l’image des kharijites, des mu’atazilites, et des jahmites. Bon nombre d’adeptes des quatre écoles l’ont adoptée, comme certains malikites, certains shafi’ites, certaines hanbalites, et d’autres. »[9]

 

Pourquoi l’Islam condamne-t-il le khurûj ?

 

Selon la règle : il est plus important de parer aux inconvénients d’une chose que de rechercher ses avantages

 

Les preuves textuelles venant corroborer cette règle

 

1- le Verset suivant : (N’insultez pas ceux qui invoquent une fausse divinité, car leur animosité va les pousser à insulter Allah sans se fonder sur aucun savoir).[10] Allah interdit de s’en prendre aux idoles qui a pourtant l’avantage d’irriter les païens. Le but, c’est de ne pas les pousser au blasphème. Il faut mieux éviter qu’ils blasphèment que de dénigrer leurs faux dieux.

 

2- Selon ‘Âisha – qu’Allah l’agrée –, le Prophète (r) a dit notamment : « Si ton peuple ne s’était pas récemment converti, j'aurai fait détruire la Ka’ba (la Maison sacrée ndt.) pour lui réinsérer la partie qui lui a été enlevée, et je l’aurais mise à même le sol»[11] Ce hadîth confirme la règle étant donné que le Prophète (r) a renoncé à la reconstruction du Temple d’après les fondations d’Ibrahim (r) – ce qui en soi est un avantage – pour parer à un inconvénient. Autrement dit, il ne voulait pas faire fuir les gens de l’Islam ni pousser les novices à apostasier. Il (r) a donc tenu compte des inconvénients qui étaient prépondérants aux avantages.

 

3- Le Prophète (r)  n’a pas tué les hypocrites, bien qu’il y ait un intérêt à le faire, car il ne voulait pas faire fuir les gens susceptibles de penser qu’il éliminait ses propres adeptes.

 

4- Il (r) a notamment interdit toute rébellion contre les gouverneurs injustes, à condition qu’ils observent la prière. Il y a un inconvénient immense à se lancer dans ce genre d’initiative. Les méfaits d’une insurrection sont bien plus considérables que ceux engendrés par la tyrannie des personnes au pouvoir. Les conséquences négatives dans les rangs des musulmans, à travers l’histoire, s’en font ressentir jusqu’aujourd’hui. C’est pour éviter cela que le Prophète (r) a prescrit : « Si l’allégeance est donnée à deux Khalifes, alors combattez le dernier venu. » Voici en résumé ce que Sheïkh el Islam ibn Taïmiya établit sur la question.

 

Après avoir développé certains points subsidiaires à la règle disant qu’il vaut mieux parer aux inconvénients d’une chose que de rechercher ses avantages, et qu’en cas d’opposition entre les intérêts et les inconvénients, il faut orienter le choix vers la solution la plus avantageuse, Sheïkh el Islam a poursuivi : « Entre autres : parmi les principes des traditionalistes, nous pouvons recenser la nécessité de conserver l’union, de ne pas s’attaquer aux détenteurs de l’autorité – les tyrans parmi eux –, et de ne pas participer aux affrontements en période de troubles. Nous pouvons introduire ses principes dans le cadre de la règle générale concernant l’encombrement ou l’opposition entre les avantages et les inconvénients, entre les bienfaits et les méfaits. Le cas échéant, il faut mettre en avant la solution la plus avantageuse, soit dans la situation où le pour et le contre s’opposent ou s’encombrent. 

 

Bien que les obligations et les interdictions impliquent en effet de concéder un intérêt et de repousser un inconvénient, il faut cependant se pencher sur les cas où les deux situations se réunissent. Si on laisse échapper un intérêt ou si celui-ci engendre un mal plus grand, il ne devient plus une obligation. Il devient plutôt une interdiction dans la mesure où il concède plus d’inconvénients que d’avantages. Les avantages et les inconvénients doivent être considérés selon la balance de la Législation.

 

Ainsi, si une personne ou un groupe font à la fois le bien et le mal de sorte qu’ils ne font pas la distinction entre les deux, et qu’ils ne peuvent les séparer (en les faisant ou en les délaissant tous les deux), il n’est pas permis en pareil cas de leur faire la morale (ni de leur ordonner le bien ni de leur interdire le mal). Il faut plutôt considérer la situation. Si le bien est prépondérant au mal, il faut l’ordonner bien qu’il implique à une moindre mesure de tolérer le mal qu’ils font. En parallèle, il ne faut pas leur interdire un mal si cela implique de leur faire délaisser un bien prépondérant.

 

Dans un tel cas de figure, interdire le mal consisterait à entraver au chemin d’Allah, à empêcher qu’on Lui obéisse, qu’on obéisse à Son Messager, et à mettre un terme aux bonnes actions. Or, si le mal est prépondérant au bien, il faut l’interdire quand bien même cela consisterait à laisser un bien de moindre importance. Dans ce cas de figure, il serait mal d’ordonner le bien qui impliquerait un mal plus important. Cela encouragerait à désobéir à Allah et à Son Messager.

 

Si toutefois, le bien et le mal s’engendrent mutuellement, il ne faut dans ce cas ni les ordonner tous les deux ni les interdire tous les deux étant donné que l’un est le fruit de l’autre. Cela est valable bien sûr pour certains cas. Néanmoins, en règle générale, il faut ordonner le bien dans l’absolu et interdire le mal dans l’absolu. Si l’on considère un individu ou un groupe quelconque, il faut ordonner le bien qu’ils concèdent et interdire le mal qu’ils concèdent ; il faut approuver leurs bons côtés et condamner leurs mauvais côtés de sorte que d’ordonner le bien, cela n’implique pas de laisser passer un bien plus grand ou d’engendrer un mal prépondérant. En parallèle, l’interdiction d’un mal ne doit pas impliquer un mal plus grand ni laisser échapper un bien prépondérant.

 

Dans ce registre, le prophète (r) ne s’en est pas pris à ‘Abd Allah ibn Ubaï ibn Salûl, et d’autres chefs de file des hypocrites et pervers, car ils avaient un soutien. Si un genre de punition avait pu mettre fin à un certain mal, cela aurait impliqué de laisser passer un bien plus important, étant donné qu’elle aurait attisé la colère et la vengeance de leurs tribus. Sans compter que les gens auraient pu fuir s’ils avaient entendu que Mohammed tuait ses Compagnons. »[12] Fin de citation.

 

L’Histoire en est le meilleur témoin

 

« C'est pourquoi il est notoire que la tendance traditionaliste ne voit ni la rébellion ni l’épée contre les émirs en place, même s’ils répandent l’injustice. Et cela, conformément aux hadîth prophétiques authentiques et communément transmis sur le sujet. Le désordre qu’engendrent les guerres intestines et les troubles est plus grand que le mal et l’injustice venant des émirs en temps de paix. On ne confronte pas un plus grand mal en se contentant d’un mal moindre (sic).

 

À travers l’Histoire, les révoltes ont pratiquement toujours ramené un mal plus grand que celui qu’elles avaient enlevé. Or, Allah ne nous a pas ordonné de combattre tous les tyrans et les injustices quoiqu’il arrive. Il ne nous a pas demandé non plus de combattre d’entrée les rebelles, mais Il nous enjoint d’attendre : [Lorsque deux groupes parmi les croyants se querellent, réconciliez entre eux ; mais si l’un d’eux s’acharne contre l’autre, alors combattez celui qui s’acharne jusqu’à ce qu’il se plie à l’ordre d’Allah •une fois qu’il s’y plie, alors réconciliez entre eux avec équité, et soyez justes, car Allah aime les justes].[13] S’il n’a pas demandé de combattre d’entrée des rebelles, alors comment l’aurait-Il demandé pour les émirs ? »[14]

 

À suivre…

                                                                                                                                                                                                                                                            Par Karim Zentici



[1]Voir : e-sârim el maslûl (3/963).

[2]Voir : majmû’ el fatâwâ (14/120).

[3]Voir : majmû’ el fatâwa (20/386-388).

[4] Idem. (3/231).

[5] Majmû’ el fatâwa (12/393).

[6] Idem. (10/372).

[7] Majmû’ el fatâwa (23/326).

[8]Idem. (12/523-524). Des textes de ce genre, il en existe beaucoup d’autres. Le D. ‘Abd el Majîd el Mish’abî est l’auteur d’une thèse ayant pour titre ; manhaj ibn Taïmiya fî mas-alat e-takfîr (1/251-261) où il démontre, avec de nombreux textes d’ibn Taïmiya à la clef, que ce dernier tient compte du ‘udhr bi el jahl dans iqâmat el hujja ; voir notamment en vrac : majmû’ el fatâwa (3/231), (5/538), (6/61), (11/406), (11/409-410) (11/412-413), (20/36), (35/165-166), e-rad ‘alâ el Akhnâî (p. 61-62), e-Safdiya (1/233), e-rad ‘alâ el bakrî (p. 259), bughiya el murtâd (p. 311), el istiqâma (1/30), dur e-ta’ârudh (8/238), et el Asfahâniya (p. 127-128).

[9]Voir : minhâj e-sunna (5/240).

[10]Le bétail ; 108

[11]Rapporté par el Bukhârî et Muslim.

[12]Sheïkh el Islam ibn Taïmiya est l’auteur de ce discours dans Majmû’ el fatâwâ (28/128-131) et dans El amr bi el ma’rûf wa e-nahî ‘an el munkar (p. 21) du même auteur.

[13]Les appartements ; 9

[14]minhâj e-sunna (3/391).

 

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 09:49

Ibn Taïmiya et les kharijites (Partie 3)

par Karim Zentici

 

La « charte » du traditionalisme

 

Sheïkh el Islam ibn Taïmiya établit : « Dans l’ensemble, les traditionalistes font tous leur possible pour se soumettre à l’obéissance d’Allah et de Son Messager, conformément au Verset : [Craignez Allah dans la mesure du possible].[1] Le Prophète (r) a dit quant à lui : « ...et ce que je vous ordonne, faites-le dans la mesure du possible. »[2]

Ils ont conscience qu’Allah envoya Mohammed (r)sur terre en vue de réformer les hommes pour leur intérêt présent et futur ; il appelle à la réforme (dans le sens d’amélioration ndt.) et condamne le désordre. Ils comparent pour une action donnée entre ses avantages et ses inconvénients, et orientent leur choix en fonction de leur prépondérance ; quand le bien est prépondérant, ils s’y engagent, mais quand, c’est le mal qui prend le dessus, ils y renoncent. La mission de Mohammed (r)a pour but de s’accaparer le bien et de l’optimiser, et, en parallèle, de parer au mal et de le minimiser.

 

Ainsi, quand un homme prend la tête du Khalifat, comme Yazîd, ‘Abd el Mâlik, el Mansûr, etc. soit on se donne le devoir de l’enlever coûte que coûte au prix de prendre les armes contre lui en vue de le renverser pour installer quelqu’un d’autre à sa place, à la manière de ceux qui voient l’épée ; cette tendance est illégitime en vue des inconvénients énormes qu’elle engendre par rapport aux avantages.

 

Peu furent les révoltes qui, dans l’Histoire, n’engendrèrent pas un mal plus grand que le bien escompté. Nous avons comme exemple, ceux qui s’insurgèrent contre Yazîd à Médine, ibn el Ash’ath qui s’insurgea contre ‘Abd el Mâlik en Iraq, ibn el Muhallib qui s’insurgea contre son fils dans le Khurasân, Abû Muslim sâhib e-da’wa qui prit également les armes contre eux dans le Khurasân, et ceux qui se révoltèrent contre el Mansûr à Médine et à Bassora, etc.

 

Le mieux qu’il peut leur arriver, quand ils ne sont pas vaincus, c’est de triompher sur le moment, mais, tôt au tard, ils perdent le pouvoir, et jamais ils ne laissent d’héritier. ‘Abd Allah ibn ‘Alî et Abû Muslim attentèrent à la vie d’un nombre incroyable de personnes, pourtant, tous les deux finirent entre les mains d’Abû Ja’far el Mansûr. Quant aux partisans d’el Harra, d’ibn el Ash’ath, d’ibn el Muhallib, etc., ils connurent la défaite ; ils ne parvinrent ni à maintenir la religion ni à épargner le profane. Alors que le Très-Haut n’ordonne rien qui ne rapporte aucun effet ni pour la religion ni pour la vie matérielle. S’il est vrai au même moment, que les acteurs d’une telle initiative soient des pieux, des élus d’Allah promis au Paradis. Cependant, ils ne sont pas meilleurs qu’Alî, ‘Âisha, Talha, Zubaïr, etc. dont la participation aux troubles ne fut pas louable. Pourtant, ils ont un rang plus élevé auprès d’Allah et ont une meilleure intention que n’importe qui d’autre. Nous pouvons en dire autant pour les partisans d’el Harraqui comptaient dans leurs rangs bon nombre de savants et de pieux. Même chose pour les partisans d’ibn el Ash’ath, qu’Allah leur pardonne à tous…

 

L’élite des musulmans interdisait de se rebeller et de prendre les armes en période de troubles. ‘Abd Allah ibn ‘Omar, Sa’îd ibn el Musaïb, ‘Alî ibn el Husaïn, etc. défendaient de sortir contre Yazîd, l’année d’el Harra. El Hasan el Basrî, Mujâhid, et tant d’autres défendaient de participer à la campagne (fitna) d’ibn el Ash’ath. Par la suite, un crédo se dessina chez les traditionalistes qui appelaient à ranger l’épée dans son étui en période de troubles. Ils se conformaient ainsi aux hadîthauthentiques imputés de façon certifiée au Prophète. Ils prirent l’habitude de l’évoquer dans leur crédo, et incitaient à la patience face à la tyrannie des sultans, et à ne pas prendre les armes contre eux, bien que de nombreux savants connus pour leur piété aient participé à des troubles.

 

Il y a souvent un amalgame entre le chapitre sur l’insurrection des rebelles au nom de la morale (ordonner le bien et interdire le mal) et celui sur la participation aux troubles, mais ce n’est pas l’endroit pour en parler en détail.

 

En méditant sur les hadîth authentiques remontant au Prophète (r) de façon certifiée dans ce domaine, tout en considération la vision des savants éclairés, on se rendra compte que les textes prophétiques orientent toujours vers la meilleure solution.

 

C’est pourquoi, quand Husaïn répondit à l’appel des habitants d’Iraq qui l’invitaient dans de nombreux courriers à prendre la tête de la révolte, l’élite des savants, à l’image d’ibn ‘Omar, ibn ‘Abbâs, Abû Bakr ibn ‘Abd e-Rahmân ibn Hârith ibn Hishâm, tentèrent de l’en dissuader. Ils étaient persuadés qu’il allait y laisser la vie. Certains d’entre eux allèrent dans leurs adieux jusqu’à implore : « Nous confions ta mort à Allah ! » L’un d’entre eux l’interpella en ces termes : « Si ce n’était pas indécent, je t’aurais retenu pour t’empêcher de te rendre en Iraq. » Leur seule ambition était de le conseiller et de veiller à son intérêt, mais aussi à celui des musulmans. Allah et Son Messager ne font qu’appeler à la réforme, non au désordre. Cependant, chacun peut soit se tromper soit avoir raison par rapport à ces injonctions.

 

Ainsi, en fin de compte, il s’était avéré qu’ils avaient eu raison et qu’il n’y avait aucun intérêt ni matériel ni religieux à prendre les armes. Cette initiative fut même l’occasion pour les tyrans injustes de s’en prendre au petit-fils du Messager d’Allah (r), et de le mettre à mort impunément en lui offrant ainsi le martyre.

 

La révolte de Husaïn causa, en plus du grand nombre de victimes, des inconvénients terribles qui auraient pu être évités s’il était resté sagement chez lui. Il ne concrétisa aucun des avantages qu’il escompta et ne parvint pas à mettre un terme au mal. Bien au contraire, son initiative qui déboucha sur son assassinat engendra un plus grand mal, qui prenait de plus en plus le dessus sur le bien. Sa mort déclencha en effet une vague de troubles, un peu comme la mort de ‘Uthmân, et ne rapporta que de mauvais effets.

 

Tous ces événements tragiques nous rappellent l’importance des recommandations prophétiques, enjoignant d’endurer la tyrannie des mauvais sultans et de renoncer à prendre les armes et à se rebeller contre eux. C’est en effet la meilleure solution tant pour la vie d’ici-bas que pour l’au-delà. Quiconque va, inconsciemment ou non, à leur encontre, ne récolte que de mauvais fruits, jamais de bons fruits.

 

C’est ce qui explique les paroles du Prophète (r)faisant les éloges d’el Hasan : « Mon fils que voici est un Saïd (maître ndt.), par le biais duquel Allah va concilier entre deux grandes armées musulmanes. »[3]Au même moment, il n’a jamais vanté quelqu’un d’avoir pris les armes pour participer à des troubles ou à une révolte contre un émir en place. Il n’a jamais encouragé non plus à rompre l’obéissance à l’émir ni à se démarquer des rangs.

 

Tous les hadîth prophétiques qui furent certifiés dans le recueil e-sahîh, vont dans ce sens. Nous avons notamment, d’après sahîh el Bukhârî, selon el Hasan el Basrî, j’ai entendu dire Abû Bakra (t) : « J’ai entendu dire le Prophète (r)du haut de sa chair alors qu’el Hasan se tenait avec lui, il partageait son regard entre lui et l’assemblée : « Mon fils que voici est un Saïd (maître ndt.), par le biais duquel Allah va sûrement concilier entre deux grandes armées musulmanes. » »[4] Le Prophète (r) informa que son petit fils était un « grand homme ». Par la suite, la prophétie qu’il avait annoncée se réalisa, l’année où el Hasan réconcilia par son initiative entre les membres de la Nation.

 

Ainsi, Allah et Son Messager aiment la réconciliation entre deux factions rivales, et cette initiative fut considérée comme l’un des fastes les plus mémorables à son actif, et dont son grand-père (r) vanta les vertus. S’il avait été enjoint, voire recommandé de participer à ces guerres intestines qui déchiraient les musulmans, le Prophète (r)n’aurait jamais fait les éloges de quelqu’un qui s’y désiste. C’est ce qui explique pourquoi, il n’a jamais rendu hommage à ceux qui se mêlèrent aux événements d’el Jamal ou de Siffîn, et encore moins aux habitants de Médine, qui furent entrainés à la bataille d’el Harra. Il n’a jamais salué non plus le siège de La Mecque contre ibn e-Zubaïr, ni la révolte d’ibn el Ash’ath, d’ibn el Muhallib, etc.

Cependant, il est communément transmis qu’il (r) encouragea à tuer les kharijites mâriqûn (qui sortent de la religion ndt.) que le Prince des croyants ‘Alî passa au fil de l’épée à Nahrawân, après qu’ils aient pris refuge à Harûra en vue d’une insurrection. Les annales prophétiques qui enjoignent à combattre ces gens-là sont largement répandues.[5]‘Alî (t)lui-même éprouva une joie immense à l’idée d’en avoir décousu avec eux. Il rapporta notamment le hadîth appuyant sa campagne. Les Compagnons, mais aussi les grandes références après eux, sont unanimes à voir le combat contre les kharijites. Ils n’ont jamais mis sur le même pied d’égalité leur répression et les événements d’el Jamal, de Siffîn, etc. qui ne reçurent l’aval ni des textes ni du consensus. Ceux-là mêmes qui y furent entrainés parmi les plus grands n’étaient pas fiers d’eux, et finirent même par regretter amèrement leur action…

El Hasan n’arrêtait pas de conseiller à son père et à son frère de renoncer aux armes. Et, quand il eut les choses en main, il mit un terme au combat et réconcilia, grâce à Dieu, entre deux grandes factions rivales. ‘Alî se rendit compte, en fin de compte, qu’il aurait mieux valu éviter les conflits armés tant les inconvénients à s’y mêler étaient prépondérants aux avantages. El Husaïn également, qui connut le martyre à travers une mort injuste, renonça à son projet de prendre le pouvoir. Il fit la requête soit de retourner sur ses terres, soit d’être envoyé au front (pour garder les frontières) soit auprès de Yazîd, qui était, à cette époque, à la tête des musulmans.

 

On peut toujours avancer qu’Alî et son fils renoncèrent à leur projet, tout simplement, car ils n’avaient pas les moyens d’aller au bout ; ils n’avaient pas, en effet, suffisamment d’alliés de leur côté. Ils avaient conscience que beaucoup de sang aurait été versé sans parvenir à l’intérêt escompté.

Ce à quoi nous répondons : c’est exactement la sagesse dont le Législateur tint compte en interdisant de sortir l’épée contre l’émir, et en encourageant à ne pas participer aux troubles. Peu importe que l’on sorte au nom de la morale (ordonner le bien et interdire le mal), comme ce fut le cas pour les partisans d’el Harra, et Daïr el Jamâjim qui se soulevèrent contre Yazîd, el Hajjâj, etc. On n’enlève pas un mal par un plus grand mal, ce qui en soi est un mal, de la même façon, on ne recherche pas un bien, en passant par un mal plus grand que l’intérêt escompté à travers ce bien, ce qui en soi est également un mal.

 

C’est de cette façon que les kharijtes autorisèrent moralement à prendre l’épée contre leur coreligionnaires, et mirent leur projet en action contre ‘Alî et tant d’autres. Ces derniers furent imités par les mu’tazilites, les zaïdites, les légistes, etc., qui, dans les grandes lignes s’accordent avec eux à se révolter, l’épée à la main, contre les émirs en place.

 

À suivre…

 

Par : Karim Zentici

 



[1]E-taghâbun ; 16

[2]Rapporté par el Bukhârî (7288), et Muslim (1337), selon Abû Huraïra (t).

[3]Rapporté par el Bukhârî (2704, 3629, 3746, 7109), selon Abû Bakra.

[4]Rapporté par el Bukhârî (2704, 3629, 3746, 7109), selon Abû Bakra.

[5] Sheïkh el Islam ibn Taïmiya a fait savoir en commentaire à une annale de l’Imâm Ahmed : « Ces hadith sont rapportés par Muslim dans son recueil e-sahîh, Bukhârî en a aussi rapporté quelques-uns. » [Voir : Majmû’ el fatâwâ (3/279).]

 

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 09:41

Ibn Taïmiya et les kharijites (Partie 4)

par Karim Zentici

 

Il incombe de savoir ici que les facteurs qui poussent aux troubles sont partagés entre les acteurs en jeu (ou autre traduction possible : constants ndt.). En effet, quand les cœurs sont perturbés, ils ne sont plus dans une optique de recherche de la vérité, et sont donc, aveuglés. Si bien que les comportements ressemblent terriblement à ceux des païens avant l’Islam qui ne connaissaient pas la vérité, mais qui ne la cherchaient pas non plus. L’Islam a eu le mérite d’apporter aux hommes le savoir utile et les bonnes œuvres qui leur ont permis non seulement de connaitre la vérité, mais de la vouloir ardemment. Ainsi, une corrélation se crée entre l’avidité de certains gouverneurs qui sèment l’injustice et l’impossibilité des sujets à endurer cette épreuve.

 

Or, la seule façon pour eux de se faire justice, c’est d’user de moyens qui entrainent des méfaits encore plus que grands que l’injustice qu’ils subissent. Ils en ont conscience, mais l’esprit de vengeance est encore plus fort qu’eux. Ils cherchent coûte que coûte à reprendre leurs droits sans se soucier des conséquences terribles et à grande échelle que leur action engendre. Le Prophète (r)l’avait prédit en disant : « Vous serez confronté après moi à des émirs aux appétits égoïstes, alors armez-vous de patience jusqu’à ce que vous me retrouverez à mon bassin (Hawdh). »[1]

 

Il est rapporté également d’après les deux recueils sahîh, le propos prophétique suivant : « L’individu doit obéissance à l’émir que ce soit dans l’aisance ou dans la difficulté, de son propre gré ou contre lui, et même s’il ne veut rien lui partager. »[2]

 

Il y également une annale, d’après les deux recueils sahîh, avec les termes suivants : « Nous avons fait allégeance au Prophète (r) de faire obéissance à l’émir que ce soit dans l’aisance ou dans la difficulté, de notre propre gré ou contre nous-mêmes, et même s’il ne veut rien nous partager ;  de ne pas lui contester l’autorité en place, d’être, où que nous soyons, les garants de la vérité dans les paroles et les actes, et de ne crainte, pour Allah, le blâme de personne. »[3]

 

Le Prophète (r) ordonna donc de patienter face à l’appétit cupide des responsables de l’autorité, et de leur obéir, malgré ce défaut, sans jamais se rebeller contre eux. Bon nombre de révoltes dans l’Histoire furent motivées par l’égoïsme débordant des gouverneurs, ce que les sujets ne pouvaient plus supporter. Surtout que ces gouverneurs n’avaient pas que ce défaut ; chaque faux pas qu’ils pouvaient faire attisait d’autant plus la haine dans les rangs. En se soulevant, les insurgés étaient convaincus qu’il agissait pour la bonne cause, et qu’il fallait rendre le culte à Dieu l’Unique. En réalité, le pouvoir et la richesse étaient les plus grandes motivations des insurgés, qui recherchaient avant tout leurs intérêts personnels. Un Verset nous décrit cet état : [Quand on leur en donne une part, ils sont contents, mais dès qu’on la leur refuse, ils se mettent en colère].[4]

 

D’après le recueil e-sahîh, le Prophète (r) affirme : « Il y a trois hommes à qui Allah ne parlera pas, qu’Il ne regardera pas le Jour de la Résurrection, qu’Il ne mettra pas en valeur et qui auront un châtiment terrible : un homme qui a de l’eau en abondance, mais qui refuse d’en donner aux étrangers de passage. Le Jour de la Résurrection, Allah lui dira : « Aujourd’hui, Je te refuse Mes faveurs, comme tu as refusé sur terre de partager ce que tu n’as pas obtenu de tes mains. » Un homme qui fait allégeance à un Imâm sans n’être motivé par rien d’autre que par les biens de ce bas monde ; s’il lui en donne une part, il est content, mais s’il refuse de lui en donner, il se met en colère ; et un homme qui, après la prière du ‘asr jure mensongèrement en vue découler ses marchandises… »[5]

 

Ainsi, si d’un côté on met les mauvaises passions et les mauvaises conceptions et de l’autre côté, on met les mêmes ingrédients, on obtient indubitablement un conflit. Or, le Législateur ordonne à chacun de faire ce qui revient en bien à lui et aux musulmans. Il ordonne aux responsables de l’autorité de faire régner la justice et de prodiguer le bon conseil à ses sujets. Un hadîth fait planer une menace sur lui : « Tout berger à qui Allah a confié un troupeau, et qui vient à mourir en ayant trahi son troupeau ne sentira jamais l’odeur du Paradis. »[6]

 

Quant aux sujets, ils ont pour devoir d’obéir au gouverneur et de lui prodiguer le bon conseil conformément au hadîth : « La religion, c’est le bon conseil.

-           Messager d’Allah, lui demandèrent les Compagnons, mais envers qui ?

-           Envers Allah, Son Livre, Son Messager, les gouverneurs musulmans et leurs peuples. »[7]

 

En outre, il ordonne de patienter face à leur cupidité, et interdit de leur contester leur autorité, malgré l’injustice qu’ils font régner. La raison, c’est que le mal engendré par les armes est plus grand que le mal issu de l’injustice des gouverneurs. Il n’est donc pas pertinent d’enlever un moindre mal pour en obtenir un plus grand.

 

En méditant sur les textes du Coran et de la sunna qui remonte au Prophète (r) de façon certifiée, tout en observant ce qu’on ressent en soi, mais aussi autour de soi, on appréhendera mieux le Verset : [Nous leur ferons voir Nos signes en eux-mêmes et dans les horizons afin qu’ils sachent que c’est la vérité].[8] Allah fait voir à Ses créatures des signes en eux-mêmes et à l’horizon afin qu’ils sachent que le Coran incarne la vérité ; Ses enseignements sont vrais et Ses commandements sont justes.

 

[Ainsi se parfait la Parole de Ton Seigneur en toute vérité et en toute justice ; rien ne peut changer Ses Paroles, car Il est Entendant et le Savant].[9] »[10]

 

El Hasan et el Husaïn

 

Voici en complément à ce sujet, une analyse subtile de Sheïkh el Islam ibn Taïmiya sur les deux enfants de ‘Âli (t) : « Les ancêtres du Mahdî remontent à el Hasan non à el Husaïn, car ces derniers ressemblent sous certains aspects aux deux enfants d’Ibrahim bien qu’ils ne soient pas des prophètes. Pour les protéger, le Prophète (r) invoquait Allah en ces termes : « Je vous place sous la protection des Paroles Parfaites d’Allah contre toute insufflation des démons et tout mauvais œil»[11]Il disait à ce sujet qu’Ibrahim protégeait Ismâ’îl et Ishâq de cette façon.[12]Ismâ’îl était le plus grand et le plus sage des deux garçons. C’est pourquoi, le Prophète a proclamé du haut de sa chair alors qu’el Hasan se tenait avec lui : « Mon fils que voici est un Saïd (maître ndt.), par le biais duquel Allah va concilier entre deux grandes armées musulmanes. »[13]La plupart des prophètes provenaient de la descendance d’Ishâq, et de la même façon la plupart des Imams sont de la descendance de Husaïn. Or, le sceau (ou le dernier) des prophètes dont la religion s’est répandue sur toute la surface de la Terre est de la descendance d’Ismâ’îl, il convenait ainsi que le Mahdî, ce Khalife bien guidé qui sera le dernier des Khalifes soit de la descendance de Hasan. »[14]

 

Et ibn e-Zubaïr ?

 

Ibn Taïmiya répond à cette question : « Ibn e-Zubaïr avait déjà eu un conflit avec Yazîd, dans lequel il entraina avec lui des habitants de La Mecque, du Hijâz, et d’ailleurs. À la mort de Yâzîd, il annonça sa prise de pouvoir. Il reçut le titre de Prince des croyants et l’allégeance de la plupart des provinces à l’exception du Shâm. Ainsi, sa mise au pouvoir eut lieu après la mort de l’ancien Khalife. Néanmoins, sous le Khalifad’ibn Mu’âwiya, il refusa au début de lui donner son allégeance, mais dès qu’il consentit à le faire, Yazîd émit la condition pour l’accepter qu’il se constitue prisonnier afin qu’il vienne la lui faire en personne. Alors, virent le jour entre eux des conflits qui débouchèrent sur une expédition envoyée par le Khalife à La Mecque. Yazîd s’éteignit au cours de ce fameux siège, et une partie du Shâm, l’Iraq, et d’autres provinces, offrirent alors leur allégeance à ibn e-Zubaïr.

 

Après le décès de son père, Mu’âwiya ibn Yazîd s’installa sur le trône, mais, bien qu’il était pieux et ascète, son règne ne dura pas longtemps. Après à peine quarante jours, il était descendu du trône et n’intronisa personne à sa place. Marwân ibn el Hakam s’empara des rênes du pouvoir sur le Shâm, mais il ne fit pas long feu. Ce fut son fils, ‘Abd el Malik qui allait s’installer définitivement au pouvoir, et commença par monter une armée, prit la route de l’Iraq qui avait pour émir Mus’ab ibn e-Zubaïr ; ce dernier administrait la province sous l’égide de son frère. Mus’ab perdit la vie dans les affrontements, et ‘Abd el Malik était devenu maitre des lieux. Il mit sur pied une expédition avec à sa tête, el Hajjâj. Sa mission était de déloger ibn e-Zubaïr des Lieux saints. Il installa son camp autour de la ville et, au bout de multiples assauts, le captura avant de mettre fin à ses jours.

 

‘Abd el Mâlik pouvait régner sans conteste, et fonda sa propre dynastie. Son règne vécut la conquête de Bukhârâ, et d’autres contrées de « l’Asie Mineure», sous le commandement de Qudaïba ibn Muslim, l’administrateur d’el Hujjâj ibn Yûsaf, qui, lui-même, était l’administrateur d’Abd el Mâlik ibn Marwân en Iraq, malgré ses instincts tyranniques. À cette époque, les musulmans triomphèrent sur le roi turc Khâqân après une âpre bataille, et ses fils furent capturés. Par la suite, le Sind allait entrer dans les frontières musulmanes, mais aussi, à l’opposé, l’Andalousie. Des tentatives furent menées contre Constantinople qui résista à un long siège… »[15]

 

À suivre…

 

Par : Karim Zentici


[1]Rapporté par el Bukhârî (3792) et Muslim (1845), selon Anas ibn Mâlik, selon Usaïd ibn Khudhaïr (t).

[2]Rapporté par el Bukhârî (7056) et Muslim (1709), selon ‘Ubaïda ibn e-Sâmit (t).

[3]Rapporté par el Bukhârî (7199) et Muslim (1709), selon ‘Ubaïda ibn e-Sâmit (t).

[4]Le repentir ; 58

[5]Rapporté par el Bukhârî (2369) et Muslim (108), selon Abû Huraïra (t).

[6]Rapporté par el Bukhârî (2369) et Muslim (108), selon Abû Huraïra (t).

[7]El Bukhârî l’a mentionné en tête d’un chapitre et sans chaine narrative ; il est rapporté par Muslim (55), selon Tamîm e-Dârî (t).

[8]Les Versets détaillés ; 53

[9]Le bétail ; 115

[10]Voir : Minhâj e-sunna (4/527-543).

[11]Rapporté par el Bukhârî (3371), selon ibn ‘Abbâs.

[12]C’est un passage du Hadith précédent.

[13]Rapporté par el Bukhârî (2704, 3629, 3746, 7109), selon Abû Bakra.

[14]Voir : Jâmi’ el Masâil de Sheïkh el Islam ibn Taïmiya qui propose certaines Fatwas inédites (4/99).

[15] Minhâj e-sunna (4/522-524).

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