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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 16:46
L’Islam pendant la paix et la guerre
de sheikh Oussama Khayaat

Vendredi 21/11/1423
Serviteurs d’Allah !

   Craignez Allah, car la crainte d’Allah est la meilleure provision pour le serviteur dans son chemin vers Allah, de même qu’elle est la meilleure chose pour que l’homme passe les étapes de la vie en étant à l’abri des péchés.

O Musulmans !

   Allah a complété le bienfait, augmenté le don, et achevé le mérite avec ce qu'il a prédestiné par sa sagesse et sa miséricorde lorsqu’il envoya Son messager (qu'Allah prie sur lui et le salue) avec la guidée et la vraie religion, et fit que son message soit une miséricorde pour les mondes, comme Il a dit  :

{Nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde aux habitants de ce monde}.

Et les mondes, serviteurs d’Allah, sont tout ce qu’Allah a créé, et en première ligne, les fils d’Adam avec leurs différences de couleur de peau et de race, et leurs différences concernant les langues et les visages ; les aspects de cette miséricorde générale dans le message de ce généreux prophète sont innombrables.

Et l’aspect le plus évident et le plus important qui montre cette miséricorde et sa véracité, et qui en est une preuve, c’est ce avec quoi ce message est venu comme protection des âmes, du sang et de la vie des gens, qui n’a pas d’égale. De plus, cette protection n’est pas seulement pour les musulmans, mais elle englobe tous ceux qui ne sont pas musulmans.

Et parmi les preuves les plus évidentes de cette protection, ce chemin unique que le prophète a tracé pour sa communauté, qu'il lui a ordonné de prendre, et lui a interdit de s’y opposer et de transgresser ses limites pendant la paix et la guerre.

En ce qui concerne la paix, ce qui a été rapporté du prophète comme avertissement sévère et une menace pour celui qui tue un infidèle allié (autorisé à séjourner en terre d’Islam) - c’est l’homme qui vient d’un pays où il y a la guerre et entre dans le pays de l’Islam en ayant la protection des musulmans - ; Al-Boukhari a rapporté dans son recueil de hadiths authentiques d’après Abdoullah ibn Amr ibn Al-Ass que le messager d’Allah a dit :

(Quiconque tue un infidèle ayant la protection des musulmans, ne sentira pas l’odeur du paradis et son odeur peut être sentie à partir d’une distance de quarante années (de marche)) ; c’est une menace, serviteur d’Allah, effrayante qui empêche les gens doués de raison de dormir.

En ce qui concerne la guerre, les conseils (recommandations) du prophète aux commandants de ses armées, et les ordres qu’il leur donnait avant leur départ, n’ont pas besoin d’explication, et sont remplis de preuves, car le prophète montre que le sang est sacré et que les âmes ont une grande valeur, il n’est donc pas correct de les laisser en proie aux interprétations construites sur les opinions, les doutes et les commentaires qui ne sont pas appuyés par la science, ni la guidée, ni le Livre.

Mouslim a rapporté dans son recueil de hadiths authentiques, ainsi qu’Ahmed dans son « Mousnad » et les auteurs des « Sounanes », d’après Bouraïda (qu'Allah soit satisfait de lui) que le messager d’Allah a dit :

(Allez combattre dans le chemin d’Allah et tuez ceux qui ne croient pas en Allah ; combattez dans le chemin d’Allah et ne commettez pas d’excès (ne dépassez pas les bornes), ne trahissez pas, ne défigurez pas les morts, et ne tuez pas les nouveau-nés (les enfants) …).

Et Al-Boukhari et Mouslim ont rapporté dans leurs recueils de hadiths authentiques qu’Ibn Omar a dit :

-« Une femme fut retrouvée morte lors d’une expédition du prophète  ; alors, le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) interdit de tuer les femmes et les enfants », et dans une version d’Ahmed dans son « Mousnad » et d’Abou Dawoud dans ses « Sounanes » :

-« Lorsque le messager d’Allah vit une femme tuée, il dit :
(Cette femme ne pouvait pas combattre) ; puis, il dit à l’un d’entre eux :
(Rejoins Khaalid et dis-lui : « Ne tuez pas les enfants, ni ceux qui se mettent sous la protection des musulmans).

   Les califes du prophète après lui et les gouverneurs des musulmans se sont accrochés à cette guidée prophétique et ont suivi ce chemin siècles après siècles ; ceci apparaît clairement dans leurs conseils aux commandants de leurs armées lorsqu’ils les envoyaient combattre les ennemis. Le calife bien-guidé Abou Bakr le véridique fit des recommandations à Yazid ibn Abi Soufiane un de ses commandants qu'il envoya sur Cham (la Syrie, la Palestine…), il lui dit :

-« Je te recommande trois qualités : Ne tue pas une femme, ni un enfant, ni un vieillard, ne coupes pas un arbre fruitier, ne détruis pas les maisons, ne tue pas les moutons, ni les chameaux sauf pour manger, ne coupe pas les dattiers et ne les brûle pas, et ne dérobe pas une partie du butin avant son partage » rapporté par l’Imam Malik dans le « Mouwatta ».

Et les recommandations d’Omar ibn Al-Khattab aux commandants de ses armées avant leur départ ; il leur disait :

-« Au nom d’Allah et avec l’aide d’Allah, partez ! Et la victoire ne provient que d’Allah, en restant sur la vérité et en patientant. Donc, combattez dans le chemin d’Allah ceux qui ne croient pas en Allah, n’agressez pas car Allah n’aime pas les agresseurs, ne soyez pas lâches lors de l’affrontement de l’ennemi, ne défigurez pas les morts, ne transgressez pas lorsque vous dominez, ne tuez pas les vieux, ni les femmes, ni les enfants, et évitez de les tuer lorsque les deux armées se rencontrent et lorsque vous lancez une attaque sur l’ennemi ».

Et il a été rapporté de tous les gouverneurs des musulmans ces mêmes recommandations brillantes et lumineuses qui montrent la beauté de cette religion, sa magnificence, sa justice, et sa miséricorde, et qui exprime avec vérité et qui montre avec sincérité l’application vivante de la parole d’Allah :

{Combattez sur le chemin d’Allah (pour la cause d’Allah) ceux qui vous combattent et n’agressez point. Allah n’aime pas les agresseurs}.

C’est un combat pour Allah et dans le chemin d’Allah, non pour obtenir un des butins de la vie de ce monde, c’est un combat juste pour une cause juste ; donc, il ne doit pas y avoir d’hostilité, ni de destruction, ni de corruption sur la terre. Et la religion, son Livre et son prophète sont venus avec cette lumière qui fit disparaître les ténèbres ; il n’est donc pas impossible que son soleil brille sur ce monde aujourd’hui comme il a brillé hier. Et cette vraie religion ne mérite-t-elle pas d’être décrite par la justice, la paix, et la vraie liberté, et non pas par le terrorisme, le meurtre, et le désir ardent de verser le sang ?

Je cherche refuge auprès d’Allah contre satan le maudit :

{Ils veulent éteindre la lumière d’Allah avec leurs bouches et Allah tient absolument à accomplir Sa lumière, n’en déplaise aux négateurs !}.

 
Deuxième sermon
 
Serviteurs d’Allah !

   Craignez Allah et invoquez-le toujours, car quels que soient les efforts pour cacher la vérité et répandre le faux, la domination, la victoire, la gloire, et le pouvoir sont pour la religion d’Allah à la fin ; comme il a fait descendre le Livre de rappel et se charge de Sa protection, il a aussi promis de faire que sa religion domine et d’élever son drapeau, et sa promesse est véridique, elle ne change pas ; Il a dit :

{C’est Lui qui a envoyé Son messager porteur de la bonne direction et de la religion du vrai afin de la placer au-dessus de la religion tout entière, n’en déplaise aux associateurs}.

   Le croyant doit donc avoir une bonne pensée de son Seigneur, avoir confiance en sa promesse, et avoir la conviction que ce qu’il a promis arrivera, il doit aussi travailler pour obtenir cette promesse et il doit faire attention que le désespoir n’atteint pas son cœur, car ce n’est pas le caractère des croyants, ni la qualité des pieux.


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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 18:26
Questions-réponses sur les "khawarijs"
avec Sheikh Salih Al Fawzan

Question1:

Pendant ces jours-ci, quelqu’un a donné une fatwa (verdict religieux) sur l’obligation d’accomplir le « jihad », et il dit que « l’Imam » et « l’Etendard » (al imam wa ar-rayah) ne sont pas des conditions pour le jihad.
Quelle est votre position par rapport à cette parole ?

Réponse :
Ceci est l’avis des « khawarij ». Celui qui aime se diriger vers l’avis des « khawarij » ira avec celui-là qui a donné ce verdict.

Il est indispensable d’avoir un imam et un étendard, ceci est la voie des musulmans depuis l’époque du Prophète, que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui.

Celui qui donne une fatwa comme quoi il n’y a pas d’imam et pas d’étendard, tout cela par ses passions, ceci est l’avis des khawarij.

 

 

Question2:
Il y a quelqu’un ici qui prend pour preuve le hadith du Prophète « Le jihad va durer jusqu’à ce que l’Heure arrive » et qui dit : « Pourquoi les savants disent que la communauté n’est pas dans la capacité d’accomplir le jihad de conquête (jihad at-talab) à notre époque actuelle car elle ressemble à l’époque mecquoise ( quand le Prophète et ses compagnons étaient trop faibles pour combattre) alors que le Prophète a dit « Le jihad va durer jusqu’à ce que l’Heure arrive » ?

Réponse:
Oui, le jihad continue toujours si ses conditions et ses composants sont réunis.

Mais si ses conditions et ses composants ne sont pas réunis, alors on doit attendre jusqu’à ce que les musulmans retrouvent leurs forces, leurs moyens et leurs préparation. Et ensuite ils combattent leur ennemi.

Toi par exemple, tu n’as que de la poudre et des pistolets et tu vas combattre des avions, des bombes et des missiles, tu ne pourras pas faire face.

Ceci est un très grand mal.

Si tu as une meilleure préparation ou une préparation équivalente à la leur, alors fais-leur face (au combat), mais si tu n’as rien avec toi alors :

« Et ne vous jetez pas de vos propres mains dans la destruction ».
(sourate al Baqarah verset 195).

Et ceci va plus nuire aux musulmans que de leur faire du bien, si jamais cela peut leur faire du bien.

 

 

Question3:
Il y a quelqu’un ici qui dit que le gouverneur et les savants de ce pays ont annulé le jihad, et que cela est une mécréance.
Quelle est votre position sur sa parole ?

Réponse :
C’est un ignorant, nous ne nous occupons pas de lui.

C’est une parole d’ignorant et nous ne nous en occupons pas, car cela prouve qu’il n’a ni clairvoyance ni science et qu’il rend les gens mécréants. Et ceci est la position des khawarij.

Ceux-là tournent autour de l’avis des khawarij et des mou’tazilah, nous demandons à Allah de nous en préserver.

Cependant, nous essayons de ne pas mal penser d’eux et donc nous disons qu’ils sont ignorants, et qu’il est obligatoire pour eux d’apprendre avant de parler.

Mais s’ils ont de la science et qu’ils ont conscience de leur parole, alors ceci est la position des khawarij et des gens de l’égarement.

 


 

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 19:21
 As-Salafiyoun, sont innocents des attaques terroristes !
de Sheikh Ahmad Ibn Yahia An-Najmi

بسم الله الرحمن الرحيم
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

 الحمد لله ، والصلاة والسلام على رسول الله ، وعلى آله وصحبه ، وبعد :


Louange à Allah, Seigneur de l’univers et que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et tous ses compagnons.

Ceci dit :

فإنَّ الله أرسل رسوله بالهدى ، ودين الحق ؛ ليظهره على الدين كله ، ولو كره المشركون ، وإنَّ سيرة رسول الله صلى الله عليه وسلم هي ترجمة عملية لشريعة الله سبحانه وتعالى ؛ التي أوحاها إليه ، والتي أمره الله باتباعها في قوله تعالى : ) ثمَّ جعلناك على شريعةٍ من الأمر فاتبعها ولاتتبع أهواء الذين لايعلمون * إنَّهم لن يغنوا عنك من الله شيئا وإنَّ الظالمين بعضهم أولياء بعض والله ولي المتقين ( ولقد كان النبي صلى الله عليه وسلم ينهى عن الغدر ، والخيانة ، ويأمر بالصدق والعفاف ، والأمانة ، فقد كان صلى الله عليه وسلم : (( إذا أمر أميراً على جيش أو سرية أوصاه في خاصته بتقوى الله ، ومن معه من المسلمين خيرا ، ثم قال : اغزوا باسم الله في سبيـل الله قاتلوا من كفر بالله اغزوا ، ولا تغلوا ، ولا تغدروا ، ولا تمثلوا ، ولا تقتلوا وليدا )) رواه مسلم ، وفي رواية الطبراني في المعجم الصغير برقم الحديث 340 : (( ولا تجبنوا ، ولا تقتلوا وليدا ، ولا امرأة ، ولا شيخا كبيرا )) فحرَّم الرسول صلى الله عليه وسلم الغدر ، وحرَّم الخيانة التي يستعملها الإرهابيون ، وحرم قتل النساء والأطفال ، والشيوخ ؛ الذين لايستطيعون القتال ولايُقاتلون ؛ حرَّم قتل هؤلاء ، وحرَّم الإفساد ، فالله سبحانه وتعالى يقول : ) ولاتفسدوا في الأرض بعد إصلاحها وادعوه خوفاً وطمعا إنَّ رحمة الله قريبٌ من المحسنين ( وأخبر أنَّه لايحب المفسدين ، وأخبر أنَّه لايهدي كيد الخائنين .

Allah a certainement a envoyé Son messager avec la guidée, et la Religion de Vérité, pour la placer au-dessus de toute autre religion, en dépit de l'aversion des associateurs. Et il est certain que la Biographie [Sîra] du Prophète est une véritable interprétation relative à l’application des Lois qu’Allah a prescrites, celles qu’Il lui a révélé [Wahyou] et ordonné de suivre dans Son verset : « Puis Nous t'avons mis sur la voie de l'Ordre (une religion claire et parfaite). Suis-la donc et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas. - Ils ne te seront d'aucune utilité vis-à-vis d'Allah. Les injustes sont vraiment alliés les uns des autres; tandis qu'Allah est le Protecteur des pieux. » [Sourate Al-Jathiyah – 18/19].

Le Prophète , mettait clairement en garde contre la traîtrise et la trahison et ordonnait la loyauté, l’indulgence et l’honnêteté ; et s'il devait envoyer une armée ou un détachement à la tête de laquelle il plaçait un émir, il recommandait à ce dernier de craindre Allah dans son attitude envers soi-même et aux autres musulmans qui devaient partir avec lui, ce qui est convenable puis il dit : « Combattez au nom d’Allah, dans le sentier d'Allah, [uniquement] ceux qui vous combattent d’entres ceux qui ont renié Allah, ne dépassez point les limites, surtout ne me trahissez pas, ne tuez pas de petit enfant… » [Hadith dans l’authentique de Mouslim].

Et on trouve une autre version rapportée par At-Tabari dans le Mou’jam As-Saghir (N°340) qui dit :
« Ne soyez pas déloyal, ne tuez point de femmes, ni d’enfants, ni de vieillards… ».

Donc, le messager d’Allah a bien interdit la traîtrise et la trahison qu’emploient les terroristes, de même qu’il a interdit de tuer les femmes et les enfants, ainsi que les vieillards qui ne peuvent pas être au combat et combattre. Il a interdit de les tuer de même qu’il interdit le désordre, d’ailleurs Allah , dit [à ce propos] : « Et ne semez pas la corruption sur la terre après qu'elle ait été réformée. Et invoquez-Le avec crainte et espoir, car la miséricorde d'Allah est proche des bienfaisants.» [Sourate Al A’raf - 56] et nous informes qu'Il n'aime pas les semeurs de désordre et nous informes qu'en vérité, Il ne guide pas la ruse des traîtres.

وعلى هذه الطريقة سار أصحابه ، فكانوا إذا أتوا قوماً من الكفار يدعونهم إلى الإسلام أولاً فإن أبو وكانوا أهل كتاب دعوهم إلى الجزية ، فإن أبوا أعلنوا لهم القتال ، وأخبروهم أنَّهم سيقاتلونهم ، فيقاتلونهم بعد الإعلان لهم ، أمَّا إذا كان الكفار وثنيين فإنَّهم يخيرون بين الدخول في الإسلام أو القتال ، ويقاتلونهم بعد إعلان القتال لهم .

   أمَّا ما يعمله الإرهابيون في هذا الزمن ؛ الذين يلبسون الأحزمة الناسفة أو يقودون السيارات المفخخة ، فإذا وجدوا مجموعة من الناس ، فجَّر اللابس نفسه أو فجَّر سيارته ونفسه ، فهذا أمرٌ ينبني على الخيانة ، فالإسلام بعيدٌ عنه كل البعد ، ولايقره أبداً .

C’est sur cette voie que les compagnons cheminaient. S’ils passaient auprès d'un peuple d’incroyants et s’ils faisaient partie des gens du Livre alors, ils les invitaient avant tout à l’Islam. S’ils s’y refusaient donc, ils les conviaient à verser la capitation et s’ils persistaient dans le refus [de la verser] et annonçaient l'ouverture des hostilités et qu’ils allaient livrer combat alors, ce n’est qu’à ce moment là qu’ils se décidaient à les combattre après les avoir avisé. Mais si ces mécréants étaient un peuple d’idolâtres, alors ils devaient choisir entre se convertir à l'islam ou s'exposer au combat. Et ils allaient donc livrer combat contre eux après le leur avoir annoncé au préalable.

Par contre, ce que font les terroristes de cette époque, ceux qui s’équipent de ceintures explosives ou conduisant des voitures piégées, aussitôt qu’ils se trouvent au milieu d’une foule de gens, le porteur d’une ceinture explosive lui-même se fait explosé ou fait exploser sa voiture et lui dedans.

Ceci n’est en réalité n’est basé que sur la trahison alors que l’Islam en est très éloignées de la plus grande distance possible et ne s’en rapprochera jamais.

 وإنَّ ما يُعمل الآن من الأعمال الإنتحارية في بريطانيا أو غيرها من البلدان ؛ إنَّما يعملـها ويخطط لها التكفيريون الخوارج ؛ الذين ذمهم الرسول صلى الله عليه وسلم بقوله : (( يأتي في آخر الزمان قوم حدثاء الأسنان ؛ سفهاء الأحلام ؛ يقولون من خير قول البرية ؛ يمرقون من الإسلام كما يمرق السهم من الرمية ؛ لا يجاوز إيمانهم حناجرهم ، فأينما لقيتموهم فاقتلوهــم فإن في قتلهم أجرا لمن قتلهم يوم القيامة )) وصح عن النبي صلى الله عليه وسلم أنَّه قال : (( شرُّ قتلى تحـت أديـم السماء )) وقال : (( خير قتلى من قتلوه )) وقال : (( طوبى لمن قتلهـم أو قتلوه )) وقال : (( أين ما لقيتموهم فاقتلوهم فإنَّ في قتلهم أجراً عند الله )) وقـال عنهــم : (( كلاب النار )) وقال : (( لئن أدركتهم لأقتلنَّهم قتل عادقتل ثمود )) )) وفي رواية : (( وقال عنهم : (( أما إنَّه ستمرق مارقةٌ يمرقون من الدين مروق السهم من الرمية ثمَّ لايعودون إليه حتى يرجع السهم على فُوَقِه )) ومعنى (( مرق )) خرج من الجانب الآخر ؛ والخوارج يمرقون من الدين ؛ أي يخرجون منه لايعلق بهم منه شيء .

En ce qui concerne les événements qui se produisent actuellement, tels que les attentats-suicides en Angleterre ou ailleurs dans les autres pays, ne peuvent être exécuté et planifié que par ceux qui jugent les gens comme mécréants [At-Takfîryoun] qui s’écartent du chemin en prenant les armes [Al Khawarij], dépeint dans l’élocution suivante par le Prophète : « A la fin des temps, viendront de jeunes gens faibles d'esprit qui répéteront quelques-unes des meilleures paroles de l'humanité; mais qui pourtant réciteront le Coran sans que sa récitation ne dépasse leur gosier (sans en avoir de récompense) et abandonneront précipitamment l'Islam comme une flèche perce un gibier et sort de l'autre côté. Partout où vous les trouverez, tuez-les; car, leur meurtre vaudra, au Jour de la Résurrection, une récompense à celui qui l'a commis. » [Hadith dans l’authentique de Mouslim].

Et il a été rapporté de façon certaine que le Prophète a dit également : « Leurs morts subiront une triste fin, et celui qui est tué par eux quand à lui, il sera un martyr » et aussi : « Celui qui est tué injustement par eux, aura une meilleure fin que celui qui aura été la cause de sa mort » [Rapporté par At-Tirmidhi – Tafsir Al Qur’an]

Et il a dit également : « Annoncez la bonne nouvelle à ceux qui les tue ou qui est tué par eux » et aussi : « Partout où vous les trouverez, tuez-les; car, leur meurtre vaudra une récompense pour Allah ». Et les décrit comme étant : « les chiens de l'enfer » [Hadith authentique, rapporté par Ibn Madja et vérifié par Al Albani N°143/173] Et dit encore :« Là où vous les trouvez, tuez-les, car si je vis encore à cette époque, je les mettrai à mort comme le furent  le peuple de `Ad» [Rapporté par Al Boukhari No. 6930-6931 et Mouslim No. 1064-1066]

Et dans une autre version : « comme le peuple de Thamoûd le furent »

Et encore : « Ils sortiront de la Religion comme sort une flèche d’un gibier; Ils n’y reviendront que si la flèche revient à l’emplacement de la corde » [Rapporté par Al Boukhari n°7562]

« abandonneront précipitamment l'Islam et sortiront de l'autre côté » : c'est-à-dire que de la religion, il ne restera plus rien.

وعلى هذا فمن المعلوم أنَّ الإسلام بريءٌ من هذه التصرفات الهوجاء الرَّعناء ، وإنَّه ليشجب فاعليها ، وينكر أفعالهم .

 وإنَّ الذين يتهمون السلفيين الذين يتبعون كتاب الله ، وسنة رسوله صلى الله عليه وسلم ويسيرون على نهج الصحابة ؛ إنَّ الذين يتهمونهم بالتفجيرات في بريطانيا أو غيرها ؛ والتي تشتمل على قتل الأنفس ، وإتلاف الأموال ، وإراقة الدماء ، وإخافة الناس ، والخروج على الدولـة . 

  إنَّ الذين يتهمون السلفيين بهذا هم الذين يفعلون هذه المناكر ، ويريدون أن يلصقوها بغيرهم هم أصحاب تنظيم القاعدة ؛ الذين يتابعون أسامة بن لادن ، والمسعري ، وسعد الفقيه ، وأمثالهم لأنَّ هؤلاء تربوا على كتب المكفرين من أمثال سيد قطب ، ومن معه في هذا المنهج الخاطـئ الذين يكفرون أمَّة محمدٍ صلى الله عليه وسلم بغير حق ؛ بل يكفرون بالمعاصي ، والمعاصي لايسلم منها أحد .

C’est à ce titre, que l’innocence de l’Islam devient une évidence devant ces comportements insensés et déments dont nous déplorons les auteurs et condamnons leurs actes.

Et ceux qui accusent As-Salafiyoun, ceux qui ne font que suivre le Livre d’Allah et la Sounna de Son messager et suivent la voie des Sahabas, ceux qui les accusent d’être les auteurs des explosions survenus en Angleterre ou ailleurs ce qui signifie tuer délibérément une personne, la destruction de biens, l’effusion de sang, effrayer les gens et sortir (se rebeller) contre l'Etat.

Ceux qui accusent As-Salafiyoun de ce genre d’acte [odieux], sont véritablement ceux qui accomplissent ce genre d’actes blâmables et veulent le coller sur le dos des autres. Ce sont eux les véritables commanditaires d'Al-Qaida et ceux qui suivent Oussama Ben Laden, Al-Mas'ari, Sa'd Al-Faqih et leurs semblables car ceux-là, ont sûrement puisé leur éducation religieuse dans les livres de ceux qui rendent les gens comme mécréants tel que Sayyid Qutb et ceux qui le suivent sur cette mauvaise voie, celle de ceux qui rendent mécréants la nation de Muhammad sans aucun droit, et plus encore, rendent les gens mécréants à cause de leurs péchés alors que personne ne peu échapper aux péchés.

والحقيقة أنَّه لايجوز أن نكفِّر أحداً من المسلمين إلاَّ من كفره الله سبحانه وتعالى كالمشركين شركاً أكبر ؛ قال الله عز وجل : ) ولقد أوحي إليك وإلى الذين من قبلك لئن أشركت ليحبطنَّ عملك ولتكوننَّ من الخاسرين ( وقال سبحانه : ) ومن يدع مع الله إلهاً آخر لابرهان له به فإنَّما حسابه عند ربه إنَّه لايفلح الكافرون ( وقال سبحانه وتعالى : ) ولاتدع مع الله إلهاً آخر فتكون من المعذبين ( وقال سبحانه وتعالى على لسان عيسى بن مريم أنَّه قال : ) يا بني إسرائيل اعبدوا الله ربي وربكم إنَّه من يشرك بالله فقد حرَّم الله عليه الجنة ومأواه النار وما للظالمين من أنصار ( هذه هي الحقيقة التي لايجوز لأحدٍ أن يحيد عنها ، ومن زعم خلاف ذلك من المكفرين ؛ الذين يكفرون الموحدين المصلين الصائمين فهو مبطلٌ ، وداعٍ إلى الباطل ؛ هذه هي الحقيقة التي لايجوز الشك فيها ، ولا الميل عنها ، وبالله التوفيق ، وصلى الله على نبينا محمد ، وعلى آله وصحبه أجمعين .                              

Et en vérité, il n’est pas autorisé de rendre quiconque mécréant parmi les musulmans sauf celui qu’Allah a Lui-même déclaré mécréant tels que les Associateurs, d’actes d’association majeur [Shirk Akbar] :

Allah dit à ce propos : «En effet, il t'a été révélé, ainsi qu'à ceux qui t'ont précédé: "Si tu donnes des associés à Allah, ton œuvre sera certes vaine; et tu seras très certainement du nombre des perdants. » [Sourate Az-Zoumar - 65]

Et Allah dit également : « Et quiconque invoque avec Allah une autre divinité, sans avoir la preuve évidente (de son existence), aura à en rendre compte à son Seigneur. En vérité, les mécréants, ne réussiront pas. » [Sourate Al Mouminoun - 117]

Et Il dit aussi : « Et n'invoque nulle autre divinité avec Allah. Point de divinité à part Lui. Tout doit périr, sauf Son Visage. A Lui appartient le jugement; et vers Lui vous serez ramenés. » [Sourate Al-Qasas - 88]

Et Allah dit à travers la parole de Jésus (‘Isa), le fils de Marie (Maryam): « (Alors que le Messie a dit) : "O enfants d'Israël, adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur". Quiconque associe à Allah (d'autres divinités), Allah lui interdit le Paradis; et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs ! » [Sourate Al Maïda - 88]

Voilà donc, toute la vérité que nul n’est autorisé à s’en écarter, et que celui qui prétendrait le contraire d’entres ceux qui rendent les gens mécréants [Al Moukafiroun], ceux qui jugent mécréant les monothéistes unitariens [mouwahidoun] qui accomplissent la prière et qui jeûnent, alors ce n’est qu’est un imposteur ! Un prédicateur du faux ! Ceci est bien la vérité dont il n’est permis à personne d’en douter et de s’en écarter.

Et c'est Allah qui accorde la réussite. Que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.



Source : www.njza.net

Fatwa de Sheikh Ahmad Ibn Yahia An-Najmi (hafidhahou Allah) - 22 / 7 / 1426 de l’Hégire –
Traduction rapprochée : par Ibn Hamza Al Djazairy

 

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 16:21
Eclaircissement de la position de Sheikh Muhammad Ibn Abd el-Wahhâb face aux Ottomans.

Certains des ennemis de la da'wah salafiyyah ont prétendu que Sheikh Muhammed Ibn Abd el-Wahhâb s'était divisé/séparé du Khalifat ottoman et avait ainsi quitté la Djamâ'ah en toute désobéissance.

Ibn Faliq décrit le « tawhîd » des suiveurs de la « Da'wah Salafiyyah » [L'appel sur le chemin des Anciens pieux prédécesseurs] de la sorte : « Quant à leur tawhîd, il comprend le fait de sortir contre les musulmans...et ceci est de la mécréance , non du tawhîd ».

S'adressant à eux [aux Wahhabites], 'Omar Al-Mahjoub a dit : « ...et vous êtes tombés dans la désobéissance ».

 Ibn 'Abidîn dans son commentaire a décrit les suiveurs de cette da'wah comme étant des « Khawaridjs », sous le chapitre intitulé : « Les injustes/oppresseurs (al boughât) », et ce sont ceux qui vont contre l'obéissance due à l'Imâm, sans aucune preuve [pour faire cela]. [1]

Dahlan prétend que les suiveurs de SHeikh Muhammed Ibn Abd el-Wahhâb : « ...se sont émancipés de la Djamâ'ah ». [2]

Az-Zahawî prétend de même qu'ils sont connus pour : « .. Déserter l'obéissance dûe au Amîr al-Mou'minîn [Emir des croyants] ».

Bien des ennemis de la da'wah ont décrit le Sheikh et ses suiveurs comme des Khawaridjs, car l'un des attributs des Khawaridjs est qu'ils sortent contre l'Imâm des musulmans, et ils deviennent désobéissants aussitôt qu'ils observent des péchés de cet Imâm, qui sont largement moindres que des « Kufr Akbar » [grande mécréance].

Et ceci est illustré par ce que Al-Amlî dit : « Les Khawaridjs ont rendu le combat contre les rois des musulmans et le fait de sortir contre eux, permis.... de même les Wahhabites ».

L'auteur du livre « Résumé de l'Histoire des Arabes » inclut un chapitre dans son livre intitulé : « L'insurrection des Wahhabites contre l'obéissance ».

Abd ul-Qadim prétend que l'apparition du Wahhabismes fut l'une des raisons derrière la chute du Khalifa ; il dit : « Les Wahhabites ont fondé un état au sein même de l'Etat Islamique, sous le commandement de Muhammad Ibn Sa'oud, puis de son fils Abdel 'Aziz. L'Angleterre les a soutenus avec des armes et de l'argent, et, basés sur l'idéologie, ils se sont mis en avant dans la conquête de terres islamiques qui étaient sous le contrôle de Sultans, en d'autres termes, ils ont brandi l'épée contre le Calife et assassiné l'armée musulmane, l'armée du Amîr al-Mou'minîn [Emir des Croyants] par le biais de l'instigation et du soutien de l'Angleterre ».

Et avant de commencer à répondre aux accusations portées contre Sheikh Muhammed Ibn Abd el-Wahhâb de révolte contre le Calife, il est bon de mentionner ce que le SHeikh tenait comme croyance nécessitant l'obéissance à l'Imâm des musulmans, qu'ils soient des hommes pieux ou des pécheurs, sauf s'ils ordonnent une désobéissance à Allah, car l'obéissance envers eux ne s'engage que dans les choses qui sont bonnes. 

Le « Sheikh » dit dans sa lettre adressée aux gens de Qassîm : « Et je tiens pour croyance l'obligation de se soummettre et d'être obéissant envers les Imams des mouslims, ceux qui sont droits tout comme ceux qui sont pécheurs parmi eux, tant qu'ils n'ordonnent pas une désobéissance à Allâh, et envers la personne responsable du Khalifa . Celui autour duquel les gens se sont réunis et l'ont accepté, de même que celui qui a forcé son chemin pour devenir Calife, l'obéissance envers lui est obligatoire, et se révolter contre lui est « harâm » [interdit] ».

Il dit également :
« La troisième base : afin de rendre notre résumé complet, nous devons écouter et obéir à ceux qui nous dirigent, même s'il est un esclave Abissin, et Allâh a expliqué ceci complètement dans de nombreuses formes d'explications, législatives et destinées [note du traducteur : révélation du destin] - [3], et cette base est devenue inconnue à bon nombre de ceux qui prétendent avoir de la science, sans jamais se soucier de la mettre en pratique. »

En répondant à de telles allégations, une question se doit d'être posée : le Nadj, fut-il le lieu de base de ce mouvement, sous le contrôle du « Khalifat Ottoman » ?

Dr Sâlih al-'Ubud répond :
« En général, le « Nadj » n'a jamais été témoin de la souveraineté des Ottomans, car leur pouvoir ne l'a jamais atteint, ni leurs gouverneurs, et à aucun moment précédant l'époque de Sheikh Muhammed Ibn Abd el-Wahhâb un drapeau Turk n'y fut mis en berne. Ce qui prouve cette réalité est la lecture faite à travers la division des contrées que les Ottomans gouvernaient. Un traité établi par Yamin 'Ali Afandî [qui fut le trésorier du livre Hanaqî en l'an 1018H/1609], et intitulé « Les lois des Ottomans/ les contenus du livre de Diwan », révèle qu' à partir du onzième siècle, le Khilafa Ottoman se divisa en deux parties distinctes (iyala), et les quatorze qui en composent chacune sont arabes, et le Nadj n'est pas inclus dans celles-ci, excepté pour « Al-Ihsa », si on devait le considérer comme faisant partie du Nadj. »

Sheikh 'Abdullâh Al-'Uthaymîne dit :
« Avant que surgisse l'appel de Sheikh Muhammed Ibn Abd el-Wahhâb , le Nadj n'était pas sous domination directe des Ottomans, ni n'a été témoin d'aucune souveraineté d'eux dans une de ses parties. Bani Jabr, Bani Khalid, et les Sharif n'étaient point des souverains, et les conflits armés entre tribus du Nadj étaient de coutume. »

Dr Ajil an-Nashmî dit :
« Le Khilâfa ne prêtait pas attention au Nadj et a ses territoires voisins. Cette ligne de conduite peut être attribuée à l'immensité du Nadj d'une part, et d'autre part à la présence de la fragmentation tribale en son sein ».

Ce qui prouve que la position du SHeikh était bonne et que le Sheikh n'a pas hésité quant au fait que son mouvement n'était pas lié au Khilâfa est la lettre envoyée à Fadil Al-Mazid , le gouverneur du désert Syrien :

« Cette chose qu'ils ont désapprouvée de moi, qu'ils ont détestée de moi et qui a créé l'inimitié entre eux et moi, s'ils interrogent quelque savant que ce soit en Syrie ou au Yémen ou autres dessus, ces derniers diront : c'est la vérité et c'est la religion d'Allâh et de Son messager (sallallahu alayhi wa sallam). Cependant, je ne puis la rendre publique dans ma contrée car l'état ne l'approuve pas", et Ibn 'Abd el-Wahhâb put le faire car le gouverneur de sa contrée ne l'a pas désapprouvé, plutôt, lorsqu'il sut la vérité, il la suivit..

Quant aux allégations de « dhulm » [injustice, tyrannie, oppression] comme quoi le mouvement de SHeikh fut l'une des raisons pour la chute du Khilâfa, et que les Anglais aidèrent les Wahhabites à atteindre ce but, alors Muhammad Mahdi al-Istanbulî répond à cette piètre accusation :
« Il incombe à cet auteur d'appuyer son opinion avec des preuves, et , dans le passé, le poète a dit : si les accusations ne sont pas basées sur des preuves/ des textes, alors c'est une preuve de sottise. Au contraire, l'Histoire révèle que les Anglais furent opposés à ce mouvement dès le départ, craignant un renouveau du monde islamique ».

Al-Istanbulî dit aussi :
« Il est étrange, à la fois amusant et désolant que cet auteur accuse le mouvement du SHeikh d'être l'une des causes de la chute du Khalifat ottoman. Il est inutile de dire que ce mouvement fut fondé en l'an 1811, et que le Khalifat fut détruit l'année 1922. »

Et ce qui prouve que les Anglais étaient contre le mouvement Wahhabites est qu'ils envoyèrent leur capitaine Foster Saddler afin de féliciter Ibrahim Pasha de la victoire qu'il avait obtenue sur les Wahhabites - désignant là la bataille de Dar'iyyah - et de confirmer également combien enclin ce dernier était à coopérer avec le British Act contre le piratage des Wahhabites dans le Golf Arabic [des attaques/kidnapping extrêmement agressifs envers des vaisseaux anglais Royaux qui parcouraient le Golf et l'Océan indien transportant les trésors d'Inde vers l'Empire étaient menés par des centres Wahhabites connus sur la côte du Golf - qui , jusqu'aussi récemment que dans les années 50, était désigné sur les cartes internationales comme la côte des pirates - tel que Sharjah et Rasoul-Khaymah].

Bien plus, cette lettre affirme clairement l'intention du gouvernement britannique de créer un accord avec Ibrahim Pasha, dans l'intention d'annihiler le contrôle des Wahhabites.

Sheikh Mohammad Ibn Mandthour an-Nawmanî dit :
« Les Anglais ont utilisé la position en Inde qui s'opposait à Sheikh Muhammed Ibn Abd el-Wahhâb afin de lancer à quiconque s'opposait à eux le label de " Wahhabite". Et de cette façon, les Anglais appelèrent les savants de la ville de Déonband en Inde les Wahhabites, dû à leur opposition aux anglais ».

Plutôt, le prêtre Zuimer mentionna que les Wahhabites en Inde ne propageaient pas leur dogme car l'appel au Djihâd contre les anglais leur était attribué. [4]

source:

Tiré du site Troid.org, traduit de l'anglais au français par Oummou Souleyman.

 


[1] Hâshiyah Ibn-'Abidîn - 4/262.

[2] ad-Durar us-Sunniyyah fir-Radd al-Wahhâbiyyah - pg. 23

[3] Hadith n°28, arba'în an-nawawiyah

[4] Kitab Réfutation des accusations des opposants à la da'wah de Muhammad Ibn Abd el-Wahhâb

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 17:57
Attentats et assassinats dans des pays non-croyants
par sheikh Salih Ibn Fawzân Al Fawzân

أحسن الله إليكم: هل القيام بالاغتيالات وعمل التفجيرات في المنشآت الحكومية في بلاد الكفار ضرورة وعمل جهادي . جزاكم الله خيرا ؟

Question :

[Sheikh], qu’Allah vous accorde la félicité :
Est-ce que le fait de commettre des assassinats et des actes de terrorisme (explosions) contre les édifices gouvernementaux dans des pays de non croyants est considéré comme étant une nécessité et un acte dans la lutte dans le sentier d’Allah. Qu’Allah vous récompense ?

الجواب :
 

 لا ، هذا لا يجوز ، الاغتيالات والتخريب هذا أمر لا يجوز ، لأنه يجر على المسلمين شرا ويجر على المسلمين تقتيلا وتشريدا ، هذا أمر لا يجوز إنما المشروع مع الكفار الجهاد في سبيل الله ومقابلتهم في المعارك إذا كان عند المسلمين استطاعة ، يجهزون الجيوش ويغزون الكفار ويقاتلوهم كما فعل النبي صلى الله عليه وسلم أما التخريب والاغتيالات ، فهذا يجر على المسلمين شرا ، الرسول صلى الله عليه وسلم يوم كان في مكة قبل الهجرة كان مأمورا بكف اليد ، ﴿أَلَمْ تَرَ إِلَى الَّذِينَ قِيلَ لَهُمْ كُفُّوا أَيْدِيَكُمْ وَأَقِيمُوا الصَّلَاةَ وَآتُوا الزَّكَاةَمأمورا بكف اليد عن قتال الكفار ، لأنه ما عندهم استطاعة لقتال الكفار ، ولو قتلوا أحدا من الكفار ، لقتلهم الكفار عن آخرهم ، واستأصلوهم عن آخرهم ، لأنهم أقوى منهم ، وهم تحت وطأتهم وشوكتهم .

 

فالاغتيال يسبب قتل المسلمين الموجودين في البلد مثل ما تشاهدون الآن وتسمعون ، هذا ليس من أمور الدعوة ، ولا هو من الجهاد في سبيل الله ، هذا يجر على المسلمين شرا ، كذلك التخريب والتفجيرات ، هذه تجر على المسلمين شرا كما هو حاصل ، فلما هاجر الرسول صلى الله عليه وسلم ، وكان عنده جيش وعنده الأنصار حينئذ أمر بالجهاد ، أمر بجهاد الكفار .

Réponse :

Non, Ceci n’est pas autorisé ! Les assassinats et les sabotages sont des actes condamnables, parce que cela n’engendrerait que plus de mal pour les musulmans et provoquerait leur tuerie et leur bannissement. Ceci est une chose condamnable et ce qui est légiféré avec les mécréants, c’est de lutter dans le sentier d’Allah et de se confronter à eux lors des batailles si cela est dans la capacité des musulmans. Qu’ils équipent leurs armées et qu’ils attaquent les mécréants et les combattent à la manière du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), mais organiser des sabotages et perpétrer des assassinats, ceci n’engendrerait que plus de mal pour les musulmans.

Le messager d’Allah (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), quand il était encore à la Mecque, avant l’Hégire, il avait pour ordre de s’abstenir de combattre : « N'as-tu pas vu ceux auxquels on avait dit: "Abstenez-vous de combattre, accomplissez la Salâ et acquittez la Zakâ !" » [Sourate An-Nissa - 77], c'est-à-dire de s’abstenir de combattre les mécréants parce qu’à ce moment là, ils n’avaient la capacité de le faire et s’ils avaient tué ne serait-ce qu’un seul d’entres eux, les mécréants les auraient tué et confiné jusqu’au dernier. Car Ils étaient incontestablement plus puissants qu’eux mais aussi parce qu’ils étaient sur leur terre et sous leur domination.

Donc, perpétrer des assassinats n’engendrera que l’assassinat des musulmans qui vivent dans la même région comme vous pouvez l’observer et l’entendre actuellement. Ce genre d’acte, n’est certainement pas un appel [vers Allah], ni une lutte dans le sentier d’Allah et cela n’engendrera que plus de mal pour les musulmans. Ceci est aussi valable pour les actes de sabotages et de terrorisme (explosions), qui n’engendre que plus de mal pour les musulmans comme cela se déroule [actuellement].

Donc, ce n’est que lorsque le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) eu quitté la Mecque et qu’il disposait d’une armée et des Auxiliaires [Al Ansar], qu’il ordonna la lutte dans le sentier d’Allah contre les mécréants.   

هل كان الرسول صلى الله عليه وسلم والصحابة يقتلون الكفار في مكة ؟

Question :

Est-ce qu’il est arrivé que le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et que les compagnons combattent les mécréants à la Mecque ?

أبدا ، بل كانوا منهيين عن ذلك

Réponse :

Jamais, ils en avaient plutôt l’interdiction.

هل كانوا يخربون أموال الكفار وهم في مكة ؟

Question :

Est-ce qu’ils démolissaient leurs biens, alors qu’ils étaient encore à la Mecque ?

أبدا كانوا منهيين عن ذلك ، مأمورين بالدعوة والبلاغ فقط . أما الإلزام والقتال هذا إنما كان في المدينة لما صار للإسلام دولة .

 
[من شريط أسئلة مهمة في الدعوة . تسجيلات منهاج السنة] .

Réponse :

Jamais, ils en avaient plutôt l’interdiction, ils avaient pour ordre de prêcher [la religion] et la transmission (du message) uniquement. En ce qui concerne le devoir et le combat, cela a eu lieu à Médine, après la création de l’Etat Islamique.



Source : - Ministère des Affaires Islamiques, des Waqfs, de l’Appel et de l’Orientation -

Extrait d’une conférence audio intitulé : « questions importantes concernant le prêche » - Edition : Minhadj As-Sounna de Sheikh Salih Ibn Fawzân Al Fawzân – (hafidhahou Allah).
Traduction rapprochée : par Ibn Hamza Al Djazairy


 

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 17:45
attaquer des touristes ou des visiteurs dans un pays islamique
par sheikh Ibn Baz

 

س : ما حكم الاعتداء على الأجانب السياح والزوار في البلاد الإسلامية ؟

 

Question :

Qu’en est-il de s’en prendre aux touristes et aux visiteurs étrangers dans un pays islamique ?

الجواب :
 

هذا لا يجوز ، الاعتداء لا يجوز على أي أحد ، سواء كانوا سياحا أو عمالا ؛ لأنهم مستأمنون ، دخلوا بالأمان ، فلا يجوز الاعتداء عليهم ، ولكن تناصح الدولة حتى تمنعهم مما لا ينبغي إظهاره ، أما الاعتداء عليهم فلا يجوز ، أما أفراد الناس فليس لهم أن يقتلوهم أو يضربوهم أو يؤذوهم ، بل عليهم أن يرفعوا الأمر إلى ولاة الأمور ؛ لأن التعدي عليهم تعد على أناس قد دخلوا بالأمان فلا يجوز التعدي عليهم ، ولكن يرفع أمرهم إلى من يستطع منع دخولهم أو منعهم من ذلك المنكر الظاهر .

 

أما نصيحتهم ودعوتهم إلى الإسلام أو إلى ترك المنكر إن كانوا مسلمين فهذا مطلوب ، وتعمه الأدلة الشرعية ، والله المستعان ، ولا حول ولا قوة إلا بالله . وصلى الله وسلم على نبينا محمد وآله وصحبه .

 

[مجموع الفتاوى 89].

Ceci n’est pas autorisé ! L’atteinte à autrui n’est pas tolérable envers qui que ce soit ! Qu’il s’agisse de touristes ou de travailleurs [étrangers], car ils sont en réalité sous le protectorat (du gouverneur), ils sont entrés [dans le pays] en toute confiance et de ce fait, il n’est pas concevable de s’en prendre à eux.

On doit se rapprocher du gouvernement qui, de son coté, empêchera les quelques exhibitions apparentes émanant d’eux. Mais delà à s’en prendre à eux ceci n’est pas autorisé ! Les gens ordinaires n’ont pas à les assassiner ou les frapper ou nuire à leur personne, mais ceci est l’affaire des gouverneurs car s’en prendre à eux reviendrait à s’en prendre à des gens qui sont [dans le pays] en toute confiance et donc, ce n’est pas acceptable de s’en prendre à eux. Leur affaire relève de celui qui a la capacité de les empêcher d’entrée [dans le pays] ou de faire des actes blâmables de façon apparente. Cependant, s’il s’agit de musulmans, il faut les conseiller et les appeler à l’Islam ou bien les inviter à délaisser ce qui est blâmable, ceci est certainement recommandé car cela découle des preuves conformes à la législation islamique.

Oua Allah Al mousta’an, il n’y a de puissance ni de force qu’en Allah.

Que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.




Source : - Ministère des Affaires Islamiques, des Waqfs, de l’Appel et de l’Orientation -

Majmou' Fatawas n°89 - – Sheikh Ibn ‘Abd Al ‘Aziz Ibn Baz (rahimahou Allah).

Traduction rapprochée : par Ibn Hamza Al Djazairy 
alghourabaa

 

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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 16:41
l'écoute et l'obéissance envers le gouverneur

Sheykh Muhammed ibn 'Abdil Wahhâb a dit dans "les six fondements :
« L’une des conditions de l’union parfaite consiste à écouter et obéir ceux qui détiennent l’autorité, fut-ce un esclave abyssin. Le Prophète expliqua clairement ce principe sur les divers plans de la législation. Par la suite, ce principe devint étrange pour la plupart des pseudo savants, que dire de la mise en application de ce principe. »

Sheykh Muhammed ibn Sâlih el ‘Utheymîn a dit : "Les ordres du gouverneur (envers les gouvernés) sont de trois sortes :
- Lorsqu’ils nous ordonnent ce qu’Allah nous a ordonné, à ce moment là leur obéir est obligatoire, et ce pour deux raisons, l’ordre provient d’Allah et du gouvernement qui met en application le fait d’ordonner le convenable et d’interdire la blâmable.
- Lorsqu’ils nous ordonnent de désobéir à Allah, à ce moment là, il n’y a pas d’obéissance envers le gouverneur, quel qu’il soit.
- Lorsqu’ils nous ordonnent un point ne contredisant pas la religion d’Allah, leur obéissance devient obligatoire, leur désobéir est interdit car leur obéissance découle de l’obéissance d’Allah tant qu’ils n’ordonnent pas un péché."
[1]

L’obligation d’obéir aux gouverneurs dans le Coran :
Allah a dit :
« Ô vous qui croyez ! Obéissez à Allah, obéissez au Messager et à ceux qui détiennent le commandement. » [2]

L’imam Abou Dja’far Muhammed ibn Djarîr Tabary (m.310) a donné quatre interprétations [3] sur ceux qui détiennent le commandement :
Première interprétation : Les émirs, gouverneurs.
Cette interprétation a été donnée par Abou Hureyra.

Deuxième interprétation : Les gens de science.
Cette interprétation a été donnée par ibn ‘Abbâs, Mudjâhid, ‘Atâ ibn Abi Rabâh, el Hassan, Abou el ‘Âliya et ibn Abi Nadjîh.

Troisième interprétation : Les compagnons de Muhammed.
Cette interprétation est un autre avis de Mudjâhid.

Quatrième interprétation : Abou Bakr et ‘Umar.
Cette interprétation a été donnée par ‘Ikrama.

L’imam Ismâ’îl ibn Muhammed Taymy (m.535) a dit : « Obéir aux dirigeants est une obligation, cela fait partie des traditions les plus exigées dans le Coran et la sunna. » [4]

L’obligation d’obéir aux gouverneurs dans la sunna :
Abû Hureyra rapporte que le Messager d’Allah a dit :
« Celui qui m’obéit, obéit à Allah ; et celui qui me désobéit, désobéit à Allah. Celui qui obéit à son émir, m’obéit ; et celui qui désobéit à son émir, me désobéit. » [5]

Ibn ‘Umar rapporte que le Messager d’Allah a dit : « Tout musulman doit écouter et obéir, bon gré mal gré, sauf si on lui ordonne de désobéir (à Allah), auquel cas, il ne doit pas écouter ni obéir. » [6]

Anas ibn Mâlik rapporte que le Messager d’Allah a dit : « Ecoutez et obéissez, même si on désigne pour vous commander un esclave abyssin dont la tête ressemble à un raisin sec. » [7]

L’interdiction d’obéir aux gouverneurs ou autres dans la désobéissance :
‘Ali rapporte que le Messager d’Allah a dit :
« L’obéissance ne se fait que dans le convenable. » [8]

‘Imrân ibn Huseyn rapporte que le Messager d’Allah a dit : « Pas d’obéissance à la créature dans la désobéissance au Créateur. » [9]

Définition de « mécréance manifeste » :
‘Ubâda ibn Sâmit a dit :
« Nous avons fait allégeance au Messager d’Allah pour écouter et obéir, dans l’aisance comme dans la gêne, qu’il s’agisse d’un acte contraignant ou facile, y compris en sacrifiant notre propre intérêt. En outre, nous avons fait allégeance pour ne pas nous soulever contre ceux qui exercent le commandement sauf si nous voyons de leur part une mécréance manifeste à propos de laquelle nous tenons un argument d’Allah ; dire la vérité où que nous soyons, sans craindre les reproches des censeurs. » [10]

Sheykh el ‘Utheymîn a dit qu’il y a quatre conditions dans la parole : « sauf si nous voyons de leur part une mécréance manifeste à propos de laquelle nous tenons un argument d’Allah. »

« La première est la science, il faut obligatoirement avoir la science, la suspicion à elle seule ne suffit pas et ne permet pas de se révolter contre eux. La deuxième condition est que le péché atteint le degré de la mécréance, et pas celui de la perversité. Quel que soit le degré de perversité qu’aient atteint les gouverneurs, il ne nous est pas permis de se révolter contre eux, même s’ils boivent de l’alcool, pratiquent la fornication, et oppressent les gens, se révolter contre eux n’est pas permis,sauf si nous voyons en eux une mécréance évidente. La troisième condition est que la mécréance doit être évidente, c’est-à-dire claire, apparente. Ce qui prête à interprétation ne permet pas la révolte contre les gouverneurs. Supposons que nous considérons leur acte comme de la mécréance alors qu’il se peut que ce ne soit pas le cas, ceci ne nous permet pas de nous révolter contre eux. En revanche, si leur acte de mécréance est clair comme si l’un d’entre eux autorisait son peuple la consommation de l’alcool, l’homosexualité, la fornication, ceci est de la mécréance évidente sans équivoque, il convient donc au peuple gouverné de l’écarter de ses fonctions par n’importe quel moyen, même le meurtre car il a commis une mécréance évidente. La quatrième condition est la certitude avec preuves (du Coran et de la sunna) que son acte est de la mécréance, car si la preuve n’est pas authentique, ou bien qu’elle ne conduit pas à notre déduction, dans ce cas-là se révolter contre eux n’est pas permis, car dans la révolte il y a un très grand mal.
Donc, lorsque nous voyons une mécréance évidente, il ne nous est pas permis de nous révolter contre eux tant que nous n’ avons pas les moyens de le déloger de ses fonctions, si nous n’avons pas les capacités, la révolte ne nous est pas permise, car il se peut qu’en se révoltant sous cette forme qu’il en termine avec les bons et que sa domination (avec son mal) arrive à son apogée. Les conditions mentionnées doivent être réunies lors de la révolte, dans le cas contraire ce n’est que précipitation de l’âme vers sa destruction. Où est le bienfait de se révolter contre un tel gouverneur - Ayant commis une mécréance évidente – avec des couteaux de cuisine, alors que lui a des chars d’assauts, des machines de guerre, etc, où est le bienfait? Il n’y a aucun bienfait dans cet acte, le sens de cet acte est de mener nos âmes à leurs pertes… » [11]

Sheykh ‘Abdel ’Azîz ibn Bâz a dit : « Ainsi la tentative de révolte contre le dirigeant est la cause de grande corruption et de mal, sauf si les musulmans voient d'eux une preuve claire dont ils ont une preuve d'Allah, alors il n'y a aucun problème s'ils se révoltent contre ce dirigeant pour le renverser, s'ils ont le pouvoir (capacité) de faire ainsi. Et s’ils n'ont pas le pouvoir de faire ainsi, alors ils ne doivent pas se révolter, ou leur révolte sera la cause d’un mal plus grand. Donc ils ne doivent pas révolter par égard pour la sécurité des gens communs. Et le principe de Shari'a sur lequel il y a ijma' (le consensus) est : qu'il n’est pas permis d'enlever un mal avec ce qui est un mal plus grand. [6] Plutôt il est obligatoire de prévenir le mal en l'enlevant. Quant à la prévention du mal avec un mal plus grand, alors il n'est pas permis selon le consensus des musulmans. Ainsi, si ce groupe qui veut renverser le dirigeant qui a commis une incrédulité claire, a le pouvoir de le renverser et de le remplacer par un gouverneur juste, sans provoquer ce qui est un mal plus grand, la corruption sur les musulmans et un mal plus grand que ce dirigeant, alors il n'y a aucun problème. Et si cette révolte provoque une corruption plus grande, la trahison de la confiance, l'oppression des gens, l'assassinat de ceux qui ne le méritent pas et de grands maux autres que cela, alors ce n'est pas permis. » [12]

Ibn Taymiyya (m.728) a dit : « Ordonner le bien ne doit pas aboutir à la perte d'un plus grand bien, ni causer un mal plus grand (qu'auparavant). De même, interdire le mal ne doit pas aboutir à un mal plus grand, ni la perte d'un plus grand bien. » [13]

L’obligation d’obéir aux gouverneurs même s’ils sont injustes et de patienter face à leurs méfaits:
Abû Hureyra rapporte que le Messager d’Allah a dit :
« Tu es tenu d’écouter et d’obéir dans l’aisance comme dans l’adversité, bon gré mal gré, et même si on te lèse dans tes droits. » [14]

Hudheyfa ibn el Yaman rapporte que le Messager d’Allah a dit : « Ecoute et obéis même si on te frappe et qu’on te prend tes biens. » [15]

Abû Huneyda Wâïl ibn Hudjr rapporte que Salama ibn Yâzid el Djou’fy interrogea le Prophète en ces termes : Ô Prophète d’Allah, si nous sommes gouvernés par des émirs, qui nous demandent ce qui leur revient de droit, et nous privent du nôtre, que nous recommandes-tu de faire ? Il se détourna de lui, mais Salama l’interrogea de nouveau. Le Messager d’Allah dit alors : « Ecoutez et obéissez, car ils répondront de leurs péchés et vous des vôtres. » [16]

‘Umar ibn el Khattâb a dit : « S’il est injuste envers toi, patiente ; et s’il te prive patiente également. » [17]

Ibn Taymiyya a dit : « La patience face aux gouverneurs injustes est un fondement parmi les fondements d’ahl sunna wal djamâ’a. » [18]

L’interdiction de s’écarter de l’obéissance des gouverneurs :
Ibn ‘Umar rapporte que le Messager d’Allah a dit :
« Celui qui rompt son acte d’allégeance rencontrera Allah, le jour de la Résurrection, sans avoir une excuse, et celui qui meurt sans avoir prêté acte d’allégeance, meurt comme au temps de la Djâhiliyyah. » [19]

L’interdiction de se révolter contre les gouverneurs :
‘Ubâda ibn Sâmit a dit : « Nous avons fait allégeance au Messager d’Allah pour écouter et obéir, dans l’aisance comme dans la gêne, qu’il s’agisse d’un acte contraignant ou facile, y compris en sacrifiant notre propre intérêt. En outre, nous avons fait allégeance pour ne pas nous soulever contre ceux qui exercent le commandement sauf si nous voyons de leur part une mécréance manifeste à propos de laquelle nous tenons un argument d’Allah ; dire la vérité où que nous soyons, sans craindre les reproches des censeurs. »

L’imam Ahmed ibn Hambal (m.241) a dit que fait partie de la sunna : « L’écoute et l’obéissance envers les dirigeants ainsi que le commandeur des croyants, qu’il soit bon ou pervers. (…) Celui qui se révolte contre le guide des musulmans alors que les gens l’ont accepté et reconnu comme calife, de quelque manière que ce soit, par consentement ou par force, aura certainement fait scission avec les musulmans et aura été à l’encontre de ce qui est rapporté du Messager d’Allah. S’il meurt dans cet état, il connaîtra une mort païenne (el Djâhiliyyah). En outre, personne ne peut combattre le gouverneur ni se révolter contre lui. Celui qui fait cela est un innovateur qui ne suit ni la sunna, ni le droit chemin. » [20]

L’imam Hassan ibn ‘Ali el Barbahâry (m.329) a dit : « Sache que l’injustice du gouverneur ne dispense d’aucune des obligations qu’Allah a imposées par l’intermédiaire de Son Prophète. Son injustice se retourne contre lui-même. Ton engagement et ta bonté envers lui sont complets. » [21]

L’imam ibn Batta (m.387) a mentionné que fait partie de la sunna le fait de ne pas se révolter par les armes contre les dirigeants, même s’ils commettent des injustices.

Abû Mansûr Ma’mar ibn Ahmed el Asbahâny a dit : « Il fait partie de la sunna de se soumettre aux dirigeants et gouverneurs, en ne se révoltant pas contre eux par les armes, même s’ils commettent de l’oppression. Les musulmans doivent écouter et obéir même s’il s’agit d’un esclave abyssin mutilé. » [22]

L’imam Abû ‘Uthmân Ismâ’îl ibn Muhammed es-Sâbûny (m.449) a dit : « Ils (les gens du hadîth) considèrent obligatoire le fait de combattre les mécréants à leurs côtés, même s’ils sont injustes et oppresseurs, d’invoquer le bien et la réussite en leur faveur, et qu’ils répandent la justice parmi les musulmans. En revanche, ils désapprouvent la révolte armée contre eux, même si ces derniers passent de la justice à l’oppression, au contraire, ils incitent à combattre le groupe rebelle jusqu’à ce qu’ils acceptent à nouveau d’obéir au gouverneur. » [23]

L’imam Abû Dja’far Tahâwy a dit : « Nous condamnons tout soulèvement contre nos dirigeants et ceux qui sont à notre tête, fussent-ils oppresseurs. Nous ne faisons pas d’invocations contre eux et ne leur désobéissons pas. Pour nous, leur obéir découle de l’obéissance d’Allah tant qu’il n’ordonne pas de péché. Enfin, nous implorons pour eux le pardon et le salut. » [24]

Invocations en faveur des gouverneurs fait parti de la voie des salafs :
El Fudayl ibn ‘Iyâd a dit : « Si j’avais une invocation exaucée, je ne l’accorderais qu’à un dirigeant (imam), car s’il est bon, le pays et les habitants seront en sécurité. » [25]

L’imam el Barbahâry a dit : « Si tu vois qu’un homme invoque contre le gouverneur, sache qu’il agit avec passion. En revanche, si tu vois qu’il invoque pour lui la bonne condition, sache que c’est un partisan de la sunna, si Allah le veut. » [26]

L’imam Tahâwy a dit : « Enfin, nous implorons pour eux le pardon et le salut. » [27]

Les méfaits de se révolter contre les gouverneurs :
Hambal ibn Ishâq ibn Hambal raconte : « Lorsque el Wâthiq proclama cette opinion, frappa et emprisonna à cause de celle-ci, un groupe de Bagdad vint trouver Abû ‘Abdillah. Il y avait parmi eux Bakr ibn ‘Abdillah, Ibrâhîm ibn ‘Ali el Matbakhy, Fadl ibn ‘Âsim et d’autres. Ils demandèrent à le voir et entrèrent chez lui après que j’eusse demandé la permission. Ils dirent alors : « Ô Abû ‘Abdillah ! L’affaire s’est répandue et s’est accentuée. Cet homme fait telle et telle chose, et a proclamé ce qu’il a proclamé. Nous le craignons en outre pour plus que cela.
Ils lui rapportèrent qu’ibn Abi Du’âd avait décidé d’ordonner aux enseignants d’apprendre que le Coran est ainsi et ainsi.
Il leur demanda : « Que voulez vous ? »
_ Nous sommes venus te consulter dans ce que nous convoitons.
_ Et que convoitez vous donc ?
_ Nous n’acceptons plus son autorité ni sa souveraineté.
Abû ’Abdillah débattit avec eux un certain temps puis leur dit, alors que j’étais présent : « Voyez vous si cette affaire ne dure pas, ne va-t-il pas en résulter quelque chose de répréhensible à cause de vous ? Désavouer cela de vos cœurs, mais ne rejetez pas l’obédience. Ne divisez pas les musulmans et ne faites pas couler votre sang ni celui des musulmans. Réfléchissez aux conséquences de vos actes et ne vous empressez pas. Patientez plutôt jusqu'à ce que vienne un gouverneur bon et disparaisse l’oppresseur. »
Leur discussion fut plus longue mais je ne pus hélas tout retenir. Abû ‘Abdillah argumenta ainsi, jusqu'à ce que certains d’entre eux dirent : « Nous avons fait peur à nos enfants .Si cette croyance se propage, ils ne connaîtront rien d’autre et le véritable islam s’effacera et disparaîtra. »

Abû ’Abdillah leur répondit : « Que non ! Allah fera triompher Sa religion et cette affaire a un Seigneur qui la secourra. L’islam est du reste puissant et invincible. »
Ils sortirent donc de chez Abû ’Abdillah, sans qu’il ne donne son accord à quoi que ce soit de ce qu’ils projetaient. Il affirma juste l’interdiction de se révolter et l’obligation d’écouter et d’obéir, jusqu'à ce qu’Allah délivre la communauté. Mais ils n’acceptèrent pas cela de sa part. A leur sortie, l’un d’entre eux me dit : « Viens avec moi chez untel (Ils citèrent son nom) pour lui rendre visite au sujet d’une affaire ».
Je mentionnai cela alors à mon père qui me dit : « N’y vas pas et trouve un prétexte, car je crains qu’ils t’impliquent avec eux, et le nom d’Abû ’Abdillah sera ainsi mentionné. »
Je m’excusai donc auprès d’eux et ne les accompagnai pas. Après leur départ, je rentrai moi ainsi que mon père chez Abû ’Abdillah. Il dit à mon père :
« O Abû Yûsuf ! Je crois que ces gens ont le cœur noyé dans leurs opinions. Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde la paix. Nous n’avons rien à voir avec ce mal et je veux que personne ne fasse cela. »

J’interrogeai Abû ’Abdillah : « Est-ce une bonne façon d’agir d’après toi ? »
Il répondit : « Non, cela contredit les textes traditionnels qui nous ordonnent la patience. »
Puis il continua : « Le Prophète a dit : « S’il te frappe, patiente, s’il te prive, patiente, et s’il te confie ton affaire, patiente. » ‘Abd Allah Ibn Mas’ûd rapporta la même chose, et Abû ‘Abdillah cita d’autres paroles que je ne retins pas. » [28]


Ibn Taymiyya a dit : « Ce qui est connu dans la voie des gens de la sunna est qu’ils n’autorisent pas la révolte et le combat contre les dirigeants, même s’ils commettent des injustices, comme le montrent les ahâdîth authentiques répandus du Prophète. Car le désordre qui découle du combat et du trouble est plus grave que celui qui provient de l’injustice du gouverneur qui n’entraîne ni tuerie ni trouble. Ainsi il convient de repousser le plus grand des deux torts en faisant le moins grave des deux. D’ailleurs, on ne connaît pratiquement aucun groupe qui se soit rebellé contre une autorité sans que les conséquences de sa révolte soient plus graves que le désordre qu’elle a fait disparaître. » [29]

Se révolter ou appeler à la révolte contre les gouverneurs est la voie des khawâridj :
Sheykh Sâlih el Fawzân, membre du comité permanent pour la recherche scientifique et l’iftâ d’Arabie Saoudite, a été questionné de la façon suivante :

Q : Quelle doit être notre position face à ceux qui, de nos jours, rendent mécréants les gouverneurs musulmans ? Font-ils partie des khawâridj ?

R : « Ceux qui rendent mécréants tous les gouverneursmusulmans sont pires que les khawâridj, car ils ne font aucune exception, ils ont jugé tous les gouverneurs de mécréants, cette voie est encore plus grave que celle qu’ont empruntée les khawâridj. » [30]

Le jugement des manifestations (les salafis de l’est) :

Fatwa de l’éminent savant ‘Abd Al-‘Aziz Ibn Baz [31]

« Le bon comportement est parmi les meilleurs moyens pour que la vérité soit acceptée et le mauvais comportement est parmi les voies les plus dramatiques qui conduisent au refus de la vérité, au désordre, à l’injustice, à l’inimitié et aux bagarres. De même, ce que font certaines personnes comme manifestations qui amènent un grand mal pour la da’wa. Les marches dans les rues et les slogans ne sont pas une voie pour réformer la situation et la da’wa. La voie authentique passe par les visites (aux responsables), les correspondances écrites, et ceci de la meilleure manière. Il faut conseiller le président, l’émir, le chef de la tribu de cette manière, sans brutalité ni manifestation. Le prophète est resté 13 ans à la Mecque, et il n’a pas fait de manifestation, ni de marche et n’a pas menacé les gens de piller leurs biens ou de les tuer. Et il n’y a aucun doute que ceci est la cause d’un grand mal pour la prêche et les prêcheurs, et empêche la da’wa de se propager, ce qui conduit les présidents et les leaders à empêcher et interdire (ces manifestations) par tous les moyens. Et ceux qui manifestent veulent le bien, mais cela conduit au contraire. Le fait que le prêcheur emprunte la voie des prophètes et de ceux qui les ont suivis, même si cela prend du temps est meilleur qu’un acte qui nuit et gêne la da’wa et peut même la détruire. Et il n’y a de force et de puissance qu’en Allah. »


Fatwa du grand savant Ahmad An-Najmi

Dans ses observations sur le groupe des frères musulmans, remarques n°23 : l’organisation de marches et de manifestations, alors que l’islam ne reconnaît pas ces choses et ne l’admet pas. Au contraire c’est quelque chose d’inventé, qui nous vient des mécréants. Faut-il qu’à chaque fois que les mécréants font une chose nous les suivions en cela ?

L’islam ne sera pas secouru par les marches et les manifestations, mais par le jihad bâti sur une croyance authentique, et sur la voie tracée par Muhammad ibn ‘Abdillah. Certes les messagers et ceux qui les ont suivis ont été éprouvés de plusieurs façons, et on ne leur a ordonné que la patience. Regardez Mussa qui dit aux fils d’Israël, alors que Pharaon tue les nouveaux-nés garçons et épargne les filles, : « Mussa dit à son peuple : cherchez secours auprès d’Allah et patientez. La terre appartient à Allah, Il la fera hériter à qui Il veut parmi Ses serviteurs, et la bonne fin appartient aux pieux. » [32] Et regardez le messager d’Allah, qui dit à certains compagnons venus se plaindre du mal que leur font les polythéistes : « Parmi ceux qui sont venus avant vous, on faisait venir un homme, on plaçait une scie au milieu de sa tête jusqu’à la couper en deux, et cela ne le faisait pas renier sa religion. Certes, Allah complètera cette religion jusqu’à ce qu’un homme puisse voyager de San’a à Hadramaout (deux endroits éloignés au Yémen) en ne craignant qu’Allah et le loup pour son troupeau, mais vous vous hâtez. » Et il n’a pas ordonné à ses compagnons de faire des manifestations ou des assassinats. [33]

Conseiller les gouverneurs :Le Prophète a dit :
« Que celui qui souhaite conseiller quelqu’un ayant un certain pouvoir ne le fasse pas en public, mais qu’il le prenne par la main et s’isole avec lui ; s’il accepte tant mieux, et s’il refuse il aura accompli son devoir. » [34]


Les gouverneurs ne sont que les reflets du peuple :
Sheykh el ‘Utheymîn a dit [35] : « On rapporte qu’un homme parmi les khawarijs est venu voir ‘Ali et lui a dit : « ô ‘Ali, comment se fait-il qu’avec toi, les gens font ceci et cela (comme péchés) alors qu’ils ne le faisaient pas avec Abu Bakr et ‘Umar ?
Il lui dit : car les gens à l’époque d’Abu Bakr et de ‘Umar étaient comme moi, et les gens à mon époque sont comme toi ». Et cela est vrai, on rapporte que ‘Abdullah ibn Marwan entendit des gens parler sur lui et sa façon de gouverner. Il rassembla alors les gens les plus honorables et les nobles du royaume et leur dit : « Vous voulez que je sois comme Abu bakr et ‘Umar, alors soyez, vous, comme les gens à l’époque d’Abu Bakr et ‘Umar afin que nous soyons comme Abu Bakr et ‘Umar ». Si tu regardes les gens gouvernés par ces dirigeants (injustes) tu verras chez eux un mal que seul Allah connaît. Au point que certaines personnes dignes de confiance sont revenues dernièrement de certains pays arabes et ont dit : « par Allah ! J’étais l’an dernier à Londres et je n’ai pas vu les femmes autant se dévoiler (montrer leur corps, tabarruj) que dans tel pays qui est dit un pays islamique ». Qui est plus en droit de la pudeur et du voile, nous ou les chrétiens ? Nous sommes plus en droit qu’eux de cela, et malgré tout, ce sont nos pays. Si les gens sont ainsi, comment ne seraient-ils pas dominés par ces gouverneurs (injustes). Nous demandons à Allah qu’Il rectifie les gouverneurs et les gouvernés, et qu’Il nous préserve du mal des épreuves.

L’imam ibn Abi el ‘Izz el Hanafy a dit : « Allah nous a mis ces gouverneurs qu’à cause de nos mauvais actes, et nous n’avons que ce que nous méritons, nous devons donc faire beaucoup d’efforts dans la demande de pardon, le repentir ainsi que dans l’amélioration de nos œuvres. » [36]

Allah a dit :
« Et ainsi accordons-Nous à certains injustes l’autorité sur d’autres (injustes) à cause de ce qu’ils ont acquis. » [37]

Allah a dit : « Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. » [38]


__________________


1 Sharh ryâd sâlihîn, 3/655 (résumé de ses propos)
2 Les femmes, v.59
3 Djâmi’ el bayân, 4/150
4 El Hudja fî bayân el mahadja, 1/466
5 Authentique : el Bukhâry (7137), Muslim (1935), el irwâ (2/160)
6 Authentique : el Bukhâry (7144), Muslim (1839)
7 Authentique : el Bukhâry (7142), el irwâ (2455)
8 Authentique : el Bukhâry (7145), Muslim (1840)
9 Authentique : el Hâkim (5528), Ahmed (5/66), el Baghawy dans sharh sunna (2455) selon Nawâs et autres, sahîha (179), el miskha (3696)
10 Authentique : el Bukhâry (7056), Muslim (1809)
11 Sharh ryâd sâlihîn (2/422)
12 La chose suivante a été prise d'Ash-Sharqul-Awsat (No 5289), comme est trouvée dans Muraji'at Fiqhil-Waqi'is-Siyaasi wal-Fikri de docteur ' Abdullah ar-Rifa'i. (traduit par les salafis de l’est)
13 Al-Hisbah fil-Islam (p. 124)
14 Authentique : Muslim (1836)
15 Authentique : Muslim (), Abou Dawoud ()
16 Authentique : Muslim (1846)
17 Authentique : Shari’a (70)
18 El madjmu’ (28/179)
19 Authentique : Muslim (1851)
20 Usûl sunna de l’imam Ahmed
21 Sharh sunna
22 L’obéissance à Allah, au Messager et aux dirigeants (traduction française, ed. el hadîth, p.18)
23 ‘Aqidatu-salaf ashâbi-l-hadîth, p.294
24 ‘El ‘Aqîda tahâwiyya
25 Sharh sunna de l’imam el Barbahâry
26 Sharh Sunna
27 El ‘Aqîda tahâwiyya
28 El Khallâl dans sunna (90)
29 Minhâdj sunna (3/391)
30 el idjâbatul muhimma, q.4
31 Source : Majala al-buhuth al-islamya n°38
32 El a’raf, v.128
33 Al-Mawrid Al-‘Adhab Az-Zulal, p .228
34 Authentique : ibn Abi ‘Âsim (1096)
35 Source : Liqa’at al-bab al-maftuh 2/282-283
36 Sharh el ‘aqîda tahâwiyya (2/177)
37 Les bestiaux, v.129
38 La concertation, v.30
________________________
Source: ismail abou ibrahim sur fourqane
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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 10:52

Série de questions réponses sur les khawârij des premiers temps, leurs successeurs et leurs façons d’agir envers les gouverneurs mouslimin.

avec sheikh Salih Al Fawzan

 
Question 1 :
Trouve-t-on à notre époque des gens qui ont la conception et la pensée des khawârij ? (1)
Réponse :

Ya Soubhannallah ! Ceux-ci sont présents actuellement. Excommunier (rendre mécréant) les mouslimin (les musulmans), et plus grave que cela, les tuer, leur causer du tord par les événements, les attentats et les actes terroriste, cela n’est-il pas le fait des khawârij ?

En effet, cela est la méthode des khawârij. Et cette voie comporte trois choses.
  • Premièrement : Rendre les mouslimin mécréants. (2)
  • Deuxièmement : Sortir de l’obéissance du gouverneur (dans les choses licites qu’il ordonne).
  • Troisièmement : Déclarer licite le sang des musulmans.

Cela est la méthode des khawârij, et de même lorsqu’une personne a cette conviction dans son cœur mais n’en parle pas et ne la pratique pas, il est tout de même khariji (singulier de khawârij) dans sa croyance et son opinion malgré le fait qu’il ne le montre pas ouvertement dans ses propos et dans ses actes.

Note de l’équipe d’assounnah :

(1) Que signifie khawârij ? : Première Secte apparut pendant le Califat de ‘Outhmâne bnou ‘Affan. Les membres de cette secte rendent mécréants les mouslimin à cause des grands péchés qu’ils commettent et ils sortent aussi de l’obéissance des gouverneurs et il sortent (se rebelle) contre eux.

(2) à cause des grands péchés qu’ils commettent, par exemple : le grand péché de l’adultère, l’intérêt, la médisance, rompre les liens de parentés le faux témoignage, etc…et Cheykh Mouhammad bnou ‘Abdal Wahhab rahimahoullah a expliqué ce qu’est un grand péché dans son livre intitulé al Kabâ ir, selon ibnou Jarir d’après ibnou ‘Abbas  qui dit: " Les grands péchés sont tous les péchés dont la conséquence est le feu ou la malédiction ou la colère d’Allah ou Son châtiment. "

 
 
Question 2 :

Es ce que les Khawârij sont considérés en tant que gens de la Qiblah (c-à-dire font-ils parties de l'Islam) ? Prions nous derrières eux ? Et quel est le comportement à adopter si nous prions derrière eux ?

Réponse :

Les ‘Oulamâ (les savants) ont divergées sur le cas des Khawârij. Sont-ils mécréants ? Ou bien sont-ils des égarés ou des débauchés ? Il y a deux avis, l’avis de leur mécréance est le plus proche (de la vérité) parce que les preuves montrent leur mécréance, et en ce qui concerne la prière derrière eux cela n’est pas permis sauf lorsqu’ils ont triomphés dans un pays (c.a.d qu’ils gouvernent le pays) comme l’ont rappelés les savants. Le mouslim prie donc derrière eux (dans ce cas précis) et il ne doit pas délaisser la prière en groupe (jamâ’ah). 

 
 
 
Question 3 :

Es ce que celui qui a dit au Messager d’Allah « soit équitable ! » (1) est considéré comme faisant parti des Sahaba (les compagnons du Prophète Mouhammad sallallahou ‘alayhi wa sallam) ? Ou bien est-il considéré comme étant un Khâriji ?

Réponse :

Celui qui a dit au Messager d’Allah qu’il n’était pas équitable, est la racine, l’origine des khawârij car il est sorti (il s’est rebellé) contre le Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam en l’accusant d’injustice. Prendre les armes n’est pas une condition pour être compté parmi les khawârij.

En effet, si la personne croie au faite de rendre mécréant le mouslim à cause d’un grand péché (qu’il a commit) il est alors parmi les khawârij et il est sur leur voie, leur méthodologie. Et s’il incite les gens à sortir ( se rebeller ) contre le gouverneur des mouslimin par ses discours et ses écrits, et même s’il ne prend pas les armes (pour se rebeller contre le gouverneur), il est tout de même sur la voie des khawârij.

Les khawârij sont de plusieurs sortes. Il y a ceux qui prennent les armes pour se rebeller contre le gouverneur, et ceux qui parlent comme cet homme qui a dit au Messager d'Allah (soit équitable), ceux qui écrivent dans ce but également, et enfin ceux qui ont la croyance des khawârij dans leur cœur mais qui ne parlent ni n’agissent, cependant dans leur coeur c'est la croyance des Khawârij.

Cependant certains d’entre eux sont pires que d’autres.

Note de l’équipe d’Assounnah :

(1) : Il s’agit ici de Dhoul Khouwaysirah at Tamîmi qui a dit au Prophète  soit équitable lors du partage d’un butin de guerre.

 
 
Question 4 :

Fait-il partie des khawârij  celui qui rend mécréants les houkâm (les gouverneurs des mouslimin) et qui demande aux mouslimin de sortir (de se rebeller) contre eux?

Réponse :

Ceci est la méthode, la voie des khawârij, s’il pense qu’il faut sortir (se rebeller) contre ceux qui détiennent l’ordre des mouslimin (les gouverneurs) et, plus grave que cela, s’il les rend mécréants, c’est la méthode et la voie des khawârij.

 
 
Question  5 :

Certaines personnes encouragent la rebellion contre les houkâm (les gouverneurs) en prenant comme preuve (l’histoire) ce qui c’est passé du temps de al Hajâj bnou Youssouf ath Thaqafi, lorsque certains sont sortis contre al Hajâj avec à leur tête Sa’id bnou Joubayr rahimahoullah. Que dire ce cela ?

Réponse :

C’est sans fondements, les mouslimin n’ont cessé de s’accrocher à l’obéissance du gouverneur et même s’il s’est produit des conflits et des désaccords à une certaine période, la majorité des mouslimin a persisté à obéir au gouverneur. S’il s’est produit quelques désaccords parmi certains d’entre eux ils les désapprouvèrent et les désavouèrent constamment et Sa’id bnou joubayr rahimahoullah était un des grands Imâm des Tâbi’în (la deuxième génération des salafs) il a été tué injustement. Même s’il avait décidé de sortir contre le gouverneur c’est son effort de compréhension, cependant nous ne sommes pas d’accord avec lui là-dessus.

Note de l’équipe d’assounnah :

L’obéissance au détendant de l’autorité (gouverneur) est un fondement appliqué par les Sahaba (compagnons du Prophète), la génération suivante et bien d’autres. ‘Abdoullah bnou ‘Oumar a vécu sous le califat de Yazid bnou Mou’awiyyah et son bras droit était al Hajâj bnou Youssouf ath Thaqafî et malgré l’oppression de ce dernier, le sang versé injustement, la transgression des commandements d’Allah, le meurtre de certains responsables de la communauté, tels que Sa’id bnou Joubayr et Hasir bnou az Zoubayr , ibnou ‘Oumar ainsi que ceux de la génération des Tabi’în (ibnou al Mousîb,al Hassan al Basri, ibnou Sarîr et Ibrâhîm at Taymî …) n’ont jamais cessé d’obéir au calife (gouverneur).

Alors que, s’ils l’avaient désiré, ils auraient appelé la communauté au soulèvement contre le calife, mais ils ne l’ont pas fait par crainte de désobéir à Allah et a son Messager sallallahou ‘alayhi wa sallam.

Ceci est tiré de l’explication de l’Imâm ibnou Abî al ‘Izz al Hanafi qui commenta le point 72 du livre La Tahawiyya de l’Imam Abou Ja’far at Tahâwi.
 
 
Question 6 :

Quelle est notre position envers ceux qui rendent mécréants les houkâm al mouslimin (les gouverneurs musulmans) d’aujourd’hui d’une manière global ou d’une manière précise ? Font ils parties des khawârij ?

Réponse :

Ceux qui kafar (excommunient, font sortir de l’islam) l’ensemble, la globalité des houkâm al mouslimin ceux la sont les pires des khawârij, parce que ils n’ont épargnés aucun d’entre eux et les ont tous jugé de mécréants. Cela est la pire des voies des khawârij car ils généralisent leur jugement.

 
 
Question  7 :

Il y a une personne qui appel les jeunes plus précisément sur internet à retirer la bay’ah (pacte d’allégeance avec le gouverneur mouslim qui est de l’obéir dans toutes les choses permise et non dans les choses interdites) du gouverneur de ce pays (l’Arabie Saoudite) et la cause de cela (de cette appel) c’est la présence des banques ou l’intérêt est pratiqué et aussi la présence et la manifestation (choses apparentent) de beaucoup de choses blâmables dans ce pays, quel est votre conseil ? Qu’Allah vous préserve.

Il y a une personne qui appelle les jeunes sur Internet à ne plus prêter allégeance au gouverneur d’Arabie Saoudite à cause du fait qu’il y a dans son pays des banques qui pratiquent l’intérêt et que des choses blâmables sont visibles. Quel est votre conseil ? Qu’Allah vous préserve.

Réponse :

Notre conseil est que cette parole est fausse et que l’on ne l’accepte pas parce qu’elle appelle à l’égarement et à la division des mouslim. Il est obligatoire de réprimander cette personne, de rejeter sa parole et de ne pas lui prêter attention (de ne pas le prendre en considération) parce qu’il appel au faux, au mal, il appel au mal, à la révolte et à la discorde.

Et la présence des choses blâmables dans ce pays ne cause pas la mécréance des houkâm.

Source : Tiré du livre Ijâbât al mouhima fî machâkil al moulimah : Des question réponse de Cheykh Sâlih al Fawzân Compilé par Mouhammad bnou Fahd al Houssayn.
 Traduit par l’équipe d’assounnah

 

 

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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 16:15
Interdiction de sortir contre le gouverneur musulman injuste
de Ibn Taymiya


« Allah a envoyé le Messager afin de faire le bien, de parachever les bienfaits, et afin d’éliminer le mal, de le diminuer. Lorsqu’un Khalîf parmi les Khoulafâ comme par exemple Yazîd ibn Mou’âwiya, ‘Abdel Malik, Al-Mansour et d’autres prennent le pouvoir, il y a alors deux possibilités : ou bien on dit qu’il est obligatoire de les empêcher de prendre le pouvoir et de les combattre jusqu’à ce qu’un autre le prenne comme le font ceux qui autorisent l’épée, et ceci est une mauvaise idée car le mal qui s’y trouve est supérieur à l’intérêt qu’on en tire : peu furent ceux qui sortir contre les Gouverneurs et à chaque fois le résultat de leur action fut d’engendrer plus de mal que de bien. Comme par exemple les habitants de Médine qui sortirent contre Yazîd ou comme ibn Al-Ach’ath qui sortit contre abdel Malik en Iraq ou comme ibn Al-Mouhlab qui sorti contre son père à Khouraçân ou comme Abi Mouslim le prédicateur qui sorti contre eux aussi à Khouraçân ou comme ceux qui sont sortis contre Al-Mansour à Médine et à Bassora et d’autres comme eux. L’issue finale rencontrée par ces personnes fut : ou bien ils avaient le dessus ou bien ils perdaient. Puis ensuite (lorsqu’ils gagnaient) ils perdaient à leur tour le pouvoir et ils n’en tiraient aucun bénéfice. Abdallah ibn Alî et Abou Mouslim tuèrent beaucoup de gens puis furent tués à leur tour par abou Dja’far Al-Mansour. Quant aux gens de Al-Harra, ibn Al-Ach’ath et Al-Mouhlab, ils furent anéantis eux et ceux qui les accompagnèrent et ne purent rétablir ni Religion, ni préserver les biens de ce monde. Allah n’ordonne pas de faire des choses qui n’apportent aucun profit dans ce monde ou dans l’autre, quand bien même ceux qui l’exécuteraient seraient des serviteurs d’Allah pieux voués au paradis. Ils ne sont pas meilleurs que Alî, Talha, Zoubayr, et ‘Aisha et d’autres (ra), et pourtant ils ne furent pas fiers de ce qu’ils ont provoqué comme combats malgré qu’ils ont un plus haut degré auprès d’Allah et une meilleure intention que les autres. De la même manière les gens de Al-Harra, il y avait parmi eux des gens de Science et de Religion et Allah leur pardonné à tous. Il fut dit à Cha’bî dans la fitna de ibn Al-Ach’ath : « ou était tu ô ‘Âmir ? J’étais comme le dit le poète : « Le loup a hurlé et je me suis montré affable avec le loup lorsqu’il a hurlé, puis un homme a haussé la voix et j’étais à deux doigt de m’envoler [tant je courais vite pour m’en éloigner] ». Un fléau nous a atteints et nous ne fûmes pas à la hauteur. Et Hassan Al-Basrî a dit : « Certes, Al-Hadjadj est le châtiment d’Allah, vous n’écarterez pas le châtiment d’Allah avec vos mains. Vous devez supplier Allah et vous soumettre à lui. Allah a dit : « Nous les avons certes saisis du châtiment, mais ils ne se sont pas soumis à leur Seigneur ; de même qu’ils ne le supplient point. » [Les croyants verset 76] ». Et Talaq ibn Habîb disait : « Eloignez-vous de la Fitna par la piété », on lui dit : « décris-nous la piété de manière générale », il dit : « la piété c’est d’obéir à Allah en t’appuyant sur une lumière1 provenant d’Allah et en espérant la miséricorde d’Allah. Ainsi que tu délaisses les interdits d’Allah en te basant sur une lumière provenant d’Allah et en craignant le châtiment d’Allah ». Rapporté par Ahmad et ibn abî Dounia. Les hommes de valeurs parmi les musulmans interdisaient de sortir et de combattre pendant la Fitna. Comme le faisait ‘Abdoullah ibn ‘Omar, Sa’îd ibn Al-Moussayyab, ‘Ali ibn Houssein et d’autres, ils ont interdit, à l’époque de Al-Harra, de sortir contre Yazîd. De même que Hassan Al-Basrî, Moudjâhid et d’autres l’interdisaient pendant la Fitna de Al-Ach’ath. C’est pour cela que les gens de la Sounnah ont fini par interdire le combat pendant les troubles à cause des ahadiths authentiques provenant du Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam. Ils ont introduit cela dans leurs croyances et ont ordonné de patienter face à l’injustice des Gouverneurs et de délaisser le combat, même s’il y a beaucoup de gens de Science et de Religion qui ont combattu. ». (fin de citation)

Source:
Minhâj assounah tome III page 346
Traduit  par  visio 
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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 15:16
 Le Comportement avec les Gouverneurs
de Sheikh Abdul-Salam ibn Bardjass Abdûl-Karim
Le chemin instauré concernant l’attitude à avoir vis-à-vis du détenteur de l’autorité



Résumé du livre : La conduite avec les gouverneurs selon la lumière des textes du Coran et de la Sunnah, de Cheikh Abdul-Salam ibn Bardjass Abdûl-Karim.

Remarque : ce livre a été recommandé par Mohammed Saleh al-Uthaymin.

Louanges à Allah, et que la prière et le Salut soit sur le Prophète.

Voici un bref aperçu fondé sur les textes Islamiques et confirmé par les pieux prédécesseurs, qui explique ce qu’il faut que le musulman sache concernant les règles de conduite, d’agissement vis-à-vis des détenteurs musulmans de l’autorité, et cela pour toutes les époques, et pays.
L’écoute et l’obéissance aux détenteurs de l’autorité sont une des bases de la croyance des gens de la Sunnah et du groupe.
Et si ce que comporte les textes concernant l’agissement qu’il faut adopté vis-à-vis des détenteurs de l’autorité est abandonné, alors le bien que cela apporte pour la religion et le pays se transformera vite en désastre.
Et ainsi se répandra la confusion dans le pays, et notre religion, notre vie sera atteinte par cela.
L’on sait par nécessité religieuse : « Qu’il n’y a pas de religion sans groupe, qu’il n’y a pas de groupe sans Imam, et qu’il n’y a pas d’Imam sans écoute et obéissance. » (1)

Hassan Al-Basri a dit : « Par Allah, la religion ne peut être droite sans eux (les gouverneurs), même s’ils oppriment et sont injustes.
Certes par Allah, Allah réforme plus par eux que ce qu’ils déforment, et l’obéissance aux gouverneurs est une joie, le contraire une mécréance. »
(2)

Certes les pieux prédécesseurs ont donnés à ce sujet beaucoup d’importance, surtout lors de l’apparition des troubles.
Et l’on sait ce qu’apporte comme calamité, l’insouciance, l’ignorance de ce sujet, pour les gens et les nations.
Bien sûr, cette préoccupation par opposition à insouciance et ignorance, comporte plusieurs points comme par exemple :

La mise en garde contre la rébellion contre le gouverneur

Voici un des plus beaux exemples que l’on peut citer concernant ce sujet, et qui en plus de cela met en évidence l’importance que donnaient nos pieux prédécesseurs au fait de ne pas sortir contre le gouverneur.
Et qui de surcroît explique le comportement des gens de la Sunnah sur ce sujet,c’est l’histoire de l’Imam Ahmad Ibn Hanbal.
Les gens de sciences de Bagdad se sont réunis dans l’état de Wathiq auprès de Abdallah (Ahmed Ibn Hanbal).
Puis ils dirent : « Certes, la situation s’est aggravée et répandue, (concernant l’innovation et la mécréance de dire que le Coran est une créature), et nous n’acceptons pas comment gèrent cela les autorités. »
Abdullah (Ahmed Ibn Hanbal) les regarda et dit : « Vous devez détester cela dans vos cœurs, vous ne devez pas désobéir, ni détruire le peu de stabilité qu’il y a chez les musulmans, vous ne devez pas faire couler votre sang et celui des
musulmans avec vous.
Regardez plutôt ce qu’engendrerait cela, et patientez jusqu’au rétablissement du bien.
Cela ne signifie pas qu’une fois le calme revenu, alors il faudra se rebeller, non, la vérité est que la rébellion est contraire aux enseignements que nous avons hérité des pieux prédécesseurs. »

Avoir à l’esprit l’excuse vis-à-vis de lui (le gouverneur).

L’Imam A-Tartouchi (Siradj al-Moulouk 43) a dit : « Les savants disaient : « Si les affaires du gouverneur vous parviennent droites, alors louangez Allah encore plus, et remerciez le, et s’il vous parvient de lui ce que vous désapprouvez, alors, tournez vous vers eux avec à l’esprit vos défauts, et aussi avec à l’esprit ce que vous méritez d’après vos péchés, et appliquez l’excuse vis-à-vis de lui, car il a beaucoup d’affaires, venant de toutes les parties du royaume, il doit gérer les ruses des ennemis, il a à répondre aux exigences des divers responsables du royaume … »


Le fait d’invoquer pour eux en leurs faveurs.

Nous verrons cela après si Allah le veut.

La science est élevée, consolidée par cette règle du suivi des pieux prédécesseurs.
C’est une attitude à avoir toutes les fois ou la communauté musulmane en a besoin.
Cette attitude fait opposition à la discorde, c’est aussi une fermeture à toutes rébellions contre le détenteur de l’autorité, qui n’engendrerait que la discorde, et les calamités dans nos vies et dans notre religion.
Cette règle a pris forme par les écrits des Imams du Nejd, qu’Allah leur fasse miséricorde à tous, du fait que beaucoup de croyances déviées se sont infiltrées parmi les musulmans sur le sujet en question.
Ils ont donc insisté sur le sujet, à cause des ambiguïtés qui se propagent, et aucun d’entre eux ne partage cette idée désastreuse (qui est de sortir contre le gouverneur).

Concernant cela, Cheikh Abdelatif Ibn Abdul-Rahman Ibn Hassan Ali Cheikh dit :

" Ils ne savent pas ces gens de discorde que la plupart des détenteurs musulmans de l’autorité depuis l’époque de Yazid Ibn Moua’wiyya excepté O’mar Ibn AbdelAziz et qui Allah a voulut, qu’il y a toujours eu des événements durs, de leur part (les gens de discorde : Kharijites) mais que malgré cela, les guides des musulmans n’ont pas désobéis au détenteur de l’autorité même un peut, par obéissance aux lois d’Allah.
Donnons l’exemple de Al-Houdjadj Ibn A-Thaqafi qui a répandu l’injustice, le tourment.
Il a fait couler abondamment le sang, il a fait énormément d‘interdits, il a tué des références de la communauté comme : Saïd Ibn Djâbir, Hasir Ibn Zoubeir.
Il a même tué Ibn Zoubeir, alors que celui-ci lui a donné son obéissance, et celle des gens de la Mecque, de Médine, du Yémen, et de la plupart de l’Irak.
Al-Houdjadj était un responsable sous Marwan, qui fût remplacer par A’bdûl-Malik.
Quand à Marwan, il prit le pouvoir par la force, mais malgré cela aucun des gens de science ne se rebella contre lui.
Ibn Omar et d’autres compagnons du Prophète qui étaient vivants du temps de
Al-Houdjadj, n’ont pas appelés à la rébellion, et ils n’ont pas refusés de lui obéir.
Ainsi que les Tabi’in du temps de Al-Hadjadj, comme Ibn Al-Mousayb, Hassan Al-Basri, Ibn Sirin, Ibrahim A-Taymi, et d’autres.
Cette pratique entre les guides de la communauté et les gouverneurs a toujours était ainsi, ils ordonnaient d’obéir à Allah, son Prophète, et appelés à la guerre sainte, et cela avec tous les détenteurs de l’autorité, qu’ils soient justes ou injustes, comme cela est connu dans les livres concernant les bases de la religion et de la croyance.
Comme par exemple les Abbassides, comme détenteurs de l’autorité, ils prirent possession de l’autorité par la force, sans l’aide des gens de science, ils massacrèrent beaucoup de personnes parmi les Omeyyades.
Ils ont tués notamment l’Emir de l’Irak : Ibn Oubayra, aussi Marwan, et une fois un d’entre les Abbassides tua 80 des Omeyyades, fit asseoir les montures sur leurs cadavres, fit apporter à manger.
Mais malgré cela, les guides de la communauté ne se sont points rebellés comme Al-Awzai’, l’Imam Malek, A-Zahri, A-Lith ibn Sa’d, Ata ibn abi Ribah, cela est connu.
Ainsi, parmi les gens de science, les guides encore une fois comme l’Imam Ahmed Ibn Hanbal, Mohammed Ibn Ismail, Mohammed ibn Idris, Ahmed ibn Noh, etc..
Tous ont connus de la part des gouverneurs de grandes innovations, et
beaucoup de mauvaises choses, comme les tueries, notamment le meurtre de Ahmed Ibn Nasr, pourtant aucun d’eux n’a retiré sa main de l’autorité du gouverneur, ou penser sortir contre lui."

Médites donc ces propos magnifiques, avec un regard de droiture, tu verras la torche des pieux prédécesseurs qui t’éclairera la voix, basée sur le Coran et la Sunnah.

Il y a beaucoup de livres sur le sujet, et de paroles de savants.

Et il n’y a pas de doute sur le fait qu’à notre époque, trop ignorent le sujet, en même temps que l’idéologie de la rébellion elle, est trop répandue, d’où l’importance de connaître cette règle des gens de la Sunnah.
Les gens de sciences doivent donc ainsi que ceux qui demandent la science respectés ce contrat avec Allah, et enseignés cette règle, cette base aux autres, avec sincérité.
L’ignorant ne voit dans cette règle qu’un profit pour le gouverneur, quelle ignorance que cette pensée, non le profit est pour le gouverné aussi.
Certains disent que le moment de parler de cela n’est pas venu, Pureté à Allah, c’est quand son temps donc ?
Quand il y aura du sang qui coule et l’anarchie, etc.…
C’est un sujet important qu’il faut traiter maintenant car les fausses croyances se répandent !
De fausses croyances apposées à celle des gens de la Sunnah.
Quand à ceux qui disent que l’obéissance aux détenteurs de l’autorité est soit sous l’effet de la peur ou de l’ignorance, qu’ils craignent Allah ces gens qui sortent de telles ambiguïtés pour le profit de leurs sectes, groupes.
Celui qui désire la réussite doit méditer les textes, et ne pas mettre ses passions à la place de l’autorité, des textes.
Il ne sera vraiment croyant que quand sa passion sera pour ce avec quoi est venu le
Prophète.

Car la plupart des discordes sur le sujet viennent des passions, et le fait de mettre en avant le cerveau sur les héritages Islamiques.

Voilà ce que dit l’imam Al-Barbahari (Charh kitab Sunnah) :
« Celui qui détient l’autorité, il est le prince des croyants, il n’appartient à personne de dormir une nuit, sans qu’il n’est un émir, bien ou mauvais soit-il, ainsi a parler Ibn Hanbal. »

Ce hadith du Prophète rapporté par Mouslim met en évidence cela :
« Celui qui s’écarte de la désobéissance (de l’autorité), rencontrera Allah sans preuve, et qui meurt sans acte d’allégeance, mourra d’une mort ignorante »

Ce hadith du Prophète est de Mouslim aussi :
« Il y aura après moi des imams, qui ne guiderons pas d’après ma guidé, ils n’établiront pas d’après ma Sunnah, il y aura parmi eux des hommes aux cœurs de démons dans un corps d’homme »
Houdayfa demanda : « Que dois je faire si je rejoins cette époque ? »
Le Prophète répondit : « Tu écoutes et obéis à l’émir, même s’il frappe ton dos, prend ton argent, écoutes et obéis. »


Quand à celui qui a accédé au pouvoir par la force, il est alors l’émir à qui nous devons obéir et à qui nous devons donner allégeance, et il est interdit de contester cela et de lui désobéir.

L’imam Ahmed Ibn Hanbal a dit : « Quand à celui qui prend le pouvoir par la force, qui devient ainsi détenteur de l’autorité, responsable des croyants, il est illicite, interdit pour qui croit en Allah et au jour dernier de passer une nuit sans qu’il le considère comme son Imam qu’il soit bon ou mauvais ». Al-Ahkam A-Sultaniya 23

Ainsi Ibn Hadjar a écrit ceci dans Fath Al-Bari: « Les savants sont unanimes sur le fait qu’il faut obéir à l’autorité qui a accédé au pouvoir par un putsch, et suivre cette autorité au Jehad, et l’obéissance à cette autorité est mieux que sa  désobéissance. Car cela épargnera des vies, et un apaisement de la masse. »

Mohammed Ibn Abdû-Wahab a dit : «La communauté est unanime que celui qui prend le pouvoir par un putsch devient alors l’émir dans toutes les affaires. »


Concernant les droits de l’autorité sur les gens.

L’imam Badrou Dibn Djamaa’ a dit (tahrir al-ahkam fi tadbir ahli l-islam 61-71) :

"L’autorité a sur les gens 10 droits :

1 : Le dévouement en ce qui concerne ton obéissance envers lui, d’une façon apparente et cachée, pour tout ce qu’il ordonne et interdit tant que ce n’est pas dans la désobéissance envers Allah.

2 : Le dévouement en ce qui concerne le fait de le conseiller secrètement ou non.
Le Prophète a dit : « La religion, c’est le conseil… »

3 : Les secourir en apparence ou secrètement, avec dévouement car cela secoure les musulmans, et la religion d’Allah, ainsi est écrasé les gens de la malveillance.

4 : Qu’il connaisse justement les droits qu’il a sur lui, l’importance de cela, qu’il applique cela avec respect.
C’est pour cela que les grands savants honoraient ces devoirs très importants, ils répondaient présents à leurs appels, avec piété, crainte de Dieu, et cela sans convoitise ou ambition de ce qu’ils ont.
Le contraire de cela n’étant pas la Sunnah !

5 : Le faire rappeler lorsqu’il oubli, et lui indiquer lorsqu’il se trompe.
Avec compassion pour lui, pour protéger sa religion et sa personne, car Allah lui a donné des erreurs.

6 : Le mettre en garde contre un ennemi désirant contre lui un mal, ou un Kharijite menaçant.
Et ce qui ressemble à cela sous des formes différentes, cela est un devoir.

7 : L’informer de la conduite de ses « serviteurs », face à ses réclamations, demandes,

8 : L’aider concernant les fardeaux de la communauté, selon les possibilités,

9 : Eloigner les cœurs haineux envers lui de lui, et unir l’amour autour de lui.
Pour ce qu’il y a pour profit pour la communauté dans cela.

10 : Le défendre avec la parole, les actions, son argent, sa personne, sa famille en apparence et en secret.

Si ces 10 conditions sont protégées, et qu’elles sont appliquées comme il se doit, alors les cœurs seront pures, sincères, et la parole sera secouru."


Comment s’extériorise le rejet de ce qui vient du gouverneur ?

Ordonner le bien et interdire le mal est une base des bases de la religion.
Par cet acte le bien apparaît et se propage, de même le mal disparaît et ne se propage plus.
Les pieux prédécesseurs avaient concernant les détenteurs de l’autorité un comportement de juste milieu, entre les Kharijites qui dès qu’ils voient chez leurs gouverneurs quelque chose de détestable appellent à la rébellion, et les Chiites qui ont donnés à leurs gouverneurs des attributs du sacré, jusqu’à les associer à l’infaillibilité.

Ces deux groupes sont loin de la vérité, et ils sont en total désaccord avec la Sunnah authentique et le Coran, qu’Allah les guide.
Les gens de la Sunnah rejettent ce qui est détestable, mais, avec des règles qui elles sont établies par les textes tirés du Coran et de la Sunnah authentique.
Et donc, parmi ces règles, il y a le fait de conseiller le gouverneur en tête à tête, par rapport à ce qui émane de lui comme choses détestables.
Et donc, jamais sur les trônes, devant les gens, vu ce que cela engendre comme maux et discordes.

Ibn Baz a dit : « Il ne fait pas partit de la voie des pieux prédécesseurs, de répandre les défauts des détenteurs de l’autorité, ou de faire cela sur les trônes.
Car cet acte mène à l’anarchie, et au refus des gens d’écouter et d’obéir au gouverneur dans le bien.
Ainsi que cet acte mène aux discutions qui n’apportent aucun bien.
Les pieux prédécesseurs, quand à eux, s’il devaient conseillés le détenteur de l’autorité, alors, c’était en privé, et non publiquement.
Ils lui envoyaient par exemple une lettre, ou pouvaient contacter des savants ayants des contacts avec le pouvoir, afin d’orienter le gouvernement vers le bien.»


L’imam Chawkani a dit : « Il est demandé à celui qui constate des erreurs chez le gouverneur de le conseillé, il ne doit pas le faire publiquement, au grand jour, comme cela est rapporté dans la Sunnah.
Je le prends par la main, je reste seul avec lui, je le conseille, et ne le dénonce pas.Il est interdit de sortir contre lui, tant qu’il prie, et qu’il n’est pas prouvé clairement qu’il est mécréant. »


Dans le Bukhari, il est rapporté ceci : "Quelqu’un est venu voir Oussama Ibn Zayd pour lui dire : pourquoi ne vas-tu pas voir Uthman lui parler ?
Il répondit : « Croyez vous que je vais lui parler devant vous pour que vous entendiez ?
Par Allah, je lui ai parlé, et en tête à tête pour ne pas être le premier à ouvrir une porte"
(La porte de parler sur le gouverneur publiquement).

Comme le dit Al-Albany : "Parler du gouverneur, contre eux, devant les gens, fais craindre les résultats de cela.
Les savants sont d’accord sur cela, et cet acte (de parler publiquement) a mené au meurtre de Uthman."


Patienter concernant les injustices du gouverneur

Ibn Taymiyya a dit : « La patience concernant les injustices du gouverneur est une base des bases des gens de la Sunnah et du groupe. »
Le Prophète a dit : « Celui qui voit concernant son émir quelque chose qu’il déteste alors qu’il patiente, et s’il se sépare du groupe d’un empan, et qu’il meurt, alors sa mort est une mort ignorante. » rapporté par Al-Bukhari.

Al Hassan a dit lorsqu’il a vu quelqu’un prier contre Al-Houddajj : « Ne fais pas cela, qu’Allah te fasse miséricorde, vous venez de vous (Al-Hadjadj vient de vous et vous de lui, le même peuple). Si Al-Hadjadj venait à mourir ou à être remplacé, alors j’ai peur que vous, vous soyez remplacés par des singes et des porcs. »


L’interdiction d’insulter les gouverneurs

Les insulter, être occuper à cela, évoquer leurs erreurs est une grande erreur, et c’est une horrible injustice.
Certes les textes interdisent cela, et cet acte est le noyau du fait de sortir contre les gouverneurs, qui est une base du désordre et de la discorde concernant la religion et la vie.

Dans le Thirmidi on rapporte ceci : Abou Bilel faisait le prône du vendredi quand il a commencé à parler sur les gouverneurs par : « regardez les, ils s’habillent des habits de l’hypocrisie » alors Abou Bakra a dit « Tais toi, j’ai entendu dire le Prophète dire :
« Celui qui humilie (insulte) un gouverneur d’Allah sur terre sera humilié par Allah »
Al Albani a dit que ce hadith est Bon.

Le Prophète a dit : « N’insultez pas vos gouverneurs, ne trichez pas contre eux, ne les détestez pas, craignez Allah et soyez patients, l’affaire est proche. »

Al-Bayhaqui a rapporté que Abou Darda a dit : « Certes la première hypocrisie d’un homme, vient du fait qu’il spécule sur son émir. »


Qui a commencé à spéculer sur les gouverneurs musulmans ?

C’est Abdullah Ibn Saba’ qui a innové cela, menant au meurtre de Uthman.
La punition de celui qui décourage vis-à-vis du gouverneur ou qui parle sur lui
Ibn Farhoun a dit : « Celui qui parle sur un gouverneur des gouverneurs musulmans, mérite un dur châtiment, il faut l’emprisonner un mois. Quand à celui qui recommence alors il mérite un dur châtiment selon le jugement de l’imam »


Sur le fait de prier pour le gouverneur

Le fait que le pouvoir soit en bon état est demandé pour chaque musulman, cela engendre le bien chez les gens et dans le pays.
Les savants se sont donc appuyés sur cette réalité pour établir cette règle qui est d’invoquer pour eux.
Ce dépôt, cette consigne d’invoquer en leurs faveurs est évident, d’après ces sources :

Le première : le comportement des pieux prédécesseurs vis-à-vis de cela.

La seconde : Les écrits des savants spécialement sur ce sujet.

La troisième : Certains savants ont établis cela comme un signe que la personne est Sunnite Salafi, et par opposition celui qui invoque contre eux alors, c’est un innovateur égaré.
L’Imam Al-Barbahâri a dit : « Si tu vois un homme invoquer contre l’autorité, saches que c’est une personne de passion, et si tu vois un homme invoquer pour lui en bien, alors saches que c’est une personne de la Sunnah, si Allah le veut. »

Al-Fadil Ibn A’yyad a dit : « Si j’avais une invocation exaucée, elle serait pour le gouverneur »
Pourquoi cela Abou Ali lui demanda-t-on ?
« Quand serait-elle pour moi alors que c’est insuffisant, et quand chez l’imam, alors que c’est général, si l’imam est bien, alors le bien se répandra chez les gens et dans tout le pays. »

Alors Ibn Al-Mubarak embrassa son front et dit : « O enseignant du bien, qui fait mieux que toi ? » authentique.

L’Imam Ahmed a dit : « Quand à moi j’invoque pour lui, jour et nuit pour qu’il soit droit, pour qu’il réussisse, et pour qu’il soit renforcé, et je vois cela (invoquer pour lui) pour moi obligatoire »

Source: Admin de la bonne référence
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