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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 12:21
Paroles des Imams des Salafs Au sujet de l'interdiction de se rebeller Contre les dirigeants musulmans
par Sheikh Abou 'Abdillah Ahmad Ibn 'Abdillah As-Sawma'i Al-Baidaani

Le Sheikh Abou ‘Abdillah Ahmad Ibn ‘Abdillah As-Sawma'i Al-Baidaani dit dans son livre :
"Ad-darroul-manthour fi houkmil-khourouji ‘ala woulaatil-oumour", à la page 40 :
Voici quelques citations des Imams de l'Islam qui expliquent la position de Ahlous-Sounnah wal-Jamaa'ah face aux dirigeants injustes. Leur position à toujours été de rester patient et endurant face à leur injustice et d'interdire la rébellion et les révolutions contre le pouvoir à cause du désordre énorme qui en résulte. Dans ce chapitre, nous allons mentionner les paroles de nos Imams et de nos savants parmi les Salafs Salihs - Rahimahoumoullah - de même que les paroles de nos savants contemporains qui suivent ce que suivaient les Imams de cette Da'wah bénie au sujet de l'avertissement contre les mauvaises conséquences de se rebeller contre les dirigeants.

Sheikhoul-Islam Ibn Taymiyyah  (661 - 728 H.) a dit :
"Parmi les fondements de Ahlous-Sounnah wal-Jama'ah : La patience et l'endurance face à l'injustice des dirigeants."
Majmou' Al‐Fataawa (28/179)

Voilà la voie de Ahlous-Sounnah wal-jamaa'ah, il n'est pas permis de sortir contre les dirigeants et des les combattre avec l'épée, même s'ils sont injustes. Comme cela est mentionné dans d'innombrables Hadiths authentiques du prophète ( ). Car le désordre et les tribulations qui en découlent ont des conséquences plus graves par rapport au désordre qui vient de l'injustice de ces dirigeants. Nous devons donc obligatoirement prendre le moindre des deux sources de désordre, car on ne retrouve pratiquement aucun groupe qui se soit rebeller contre leur dirigeant excepter que cela a amené un désordre plus grand que cela dont on voulait se débarrasser.
Puis il dit ensuite :
 "Le prophète () a interdit de les combattre tout en mentionnant qu'ils font des choses mauvaises, ce qui prouve qu'il n'est pas permis de les réprimés par l'épée contrairement à ceux qui combattent les dirigeants parmi les Khawaarijs, les Shi'ahs Zaidiyyah, les Mou'tazilahs et un groupe parmi les Fouqahaas ainsi que d'autre groupes également."
Majmou' Al‐Fataawa (3/391‐392)

L'élève d'Ibn Taymiyyah, l'Imam Ibnoul-Qayyim Al-Jawziyyah (691 - 751 H.)  dit :
"Celui qui médite sur ce qui s'est produit dans l'Islam, durant les grandes et les petites tribulations, pourra constater que cela vient de la perte de vue de ce fondement et de
l'absence de patience et d'endurance face au mal, du fait qu'on cherche à l'éliminer. Il en résulte alors un mal plus grand encore que celui-ci. Le prophète () voyait de grands péchés se produire à Makkah et il était incapable de les changer. Même que lorsque le prophète () à conquit Makkah et qu'elle devint terre d'Islam, il était déterminer à reconstruire la Ka'bah selon les fondements d'Ibrahim (:3alay:). Rien ne l'a empêché de le faire - malgré qu'il en était capable - excepté la crainte d'une chose plus grave (que de laissé la Ka'bah comme elle était). C'est-à-dire qu'il craignait que Qoureish ne puisse pas le supporter, du fait qu'ils étaient nouveau dans l'Islam et qu'ils n'avaient laissé la mécréance que depuis peu de temps. C'est pour cette raison qu'il n'a pas permis qu'on réprime les mauvaises actions des dirigeants par la force, à cause des conséquences qui amènent un
mal plus grand que celui qu'on cherche à enlever."

I'laam Al‐Mouwaqqi'ine (3/6‐7)

Puis il dit ailleurs : "L'interdiction du prophète () de combattre les dirigeants et de se rebeller contre eux, malgré qu'ils soient injustes et tyranniques, tant qu'il continu à établir la Salat, pour fermer la porte aux grands conflits armés et aux nombreux conséquences négatives qui résulte de les combattre, comme la réalité le démontre. Il s'est produit à cause du combat et de la rébellion contre eux des maux plusieurs fois multipliés par rapport au mal qu'ils subissaient au départ. Et les dirigeants subissent les restants de ces maux jusqu'à nos jours. Et il () a dit que si la Bay'ah (le serment d'allégeance) était donné à deux dirigeants, nous devions tuer le deuxième d'entre eux pour fermer la porte à la Fitnah."
I'laam Al‐Mouwaqqi'ine (3/207)

L'Imam Abou Ja'far At-Tahaawi (239 - 321 H.) :rhm: a dit :
"Nous ne sommes pas d'accord avec la rébellion contre nos dirigeants, même s'ils font de l'injustice. Et nous ne faisons pas d'invocations contre eux. Et nous ne retirons pas notre main de l'obéissance que nous leur devons. Et nous croyons que de leur obéir fait parti d'obéir à Allah et que cela est obligatoire, tant qu'ils ne nous ordonnent pas de faire ce qui est une désobéissance. Et nous faisons des invocations pour eux, pour qu'ils se réforment et pour qu'ils soient pardonnés."
Sharh Al‐'Aqidah At‐Tahaawiyyah, p. 379, édition de Maktab Al‐Islaami

L'Imam Ibnou Abil-'Izz Al-Hanafi (731 - 792 H.):rhm: , qui a écrit un grand Sharh pour expliquer cette 'Aqidah (de l'Imam Abou Ja'far At-Tahaawi) qu'on appelle « At-Tahaawiyyah » dit en commentant sur ce point :
"En ce qui concerne l'ordre d'obéir aux dirigeants même lorsqu'ils font l'injustice, c'est parce que les conséquences négatives qui sont liés au fait de prendre les armes contres eux sont plusieurs fois plus graves que l'injustice de ces dirigeants. En fait, dans l'endurance face à leur injustice, il y a une expiation pour nos péchés et une multiplication de notre récompense.
Allah a uniquement mis au pouvoir (ces dirigeants injustes) sur nous à cause de nos mauvaises actions et la rétribution du bien est le bien et celle du mal est le mal. Nous devons donc faire des efforts dans la demande du pardon, la repentance et la réformation de nos actes [...]

Allah :swt:  a dit :
"Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. Et Il pardonne beaucoup."
Shoura : 30.

Et Il:swt:  dit :
"Tout bien qui t'atteint vient d'Allah, et tout mal qui t'atteint vient de toi- même."
An-Nissa : 79.


Et Il:swt:  dit :
"Et ainsi accordons-Nous, à certains injustes l'autorité sur d'autres, (injustes) à
cause de ce qu'ils ont acquis."
Al-An'aam : 129."
Sharh At‐Tahaawiyyah, p. 381


L'Imam Al-Barbahaari (mort en 329 H.) :rhm:  dit :
"Il n'est pas permis de combattre le dirigeant ni de se rebeller contre lui, même s'il est injuste. Car le messager d'Allah (:saws:) a dit à Abou Dharr Al-Ghifaari : « Sois patient, même si (celui qui te commande) est un esclave éthiopien. »
Et comme il:saws:  dit aux Ansars : « Soyez patient jusqu'à ce que vous me rencontriez
prêt du bassin (Al-Hawd) »
Et il n'y a rien dans la Sounnah qui justifie de combattre le dirigeant, car il y a en cela de la corruption dans la Dounya et dans la religion."

Sharh As‐Sounnah, 76‐77


L'Imam Abou Ismaa'il As-Saabouni (mort en 449 H.) :rhm:  a dit :
"Les gens de Ahloul-Hadith croient qu'on doit prier le Joumou'ah et les deux 'Eids ainsi que les autres prières derrière le dirigeant, qu'il soit pieux ou pervers. Ils croient également qu'on doit faire des Dou'ahs pour qu'Allah leur donne le succès et pour qu'ils se réforment. Et ils ne sont pas pour les rebellions contre eux, même s'ils les voient quitter la justice vers l'injustice et la tyrannie."
'Aqidatous‐Salafs wa Ashaab Al‐Hadith


L'Imam Abou Bakr Al-Ismaa'ili (277 - 371 H.) :rhm:  a dit :
"Ils (Ahloul-Hadith) croient qu'on doit faire les prières obligatoires, les prières de Joumou'ah ainsi que les autres prières, derrière tout dirigeant musulman, qu'il soit pieux ou pervers. Car Allah à rendu le Joumou'ah absolument obligatoire et Il nous à ordonné d'y assister, tout en sachant que parmi ceux qui établissent cette prière (parmi les dirigeants), il y a le pervers et le pécheur. Malgré cela, Il n'a pas spécifié une époque ou une autre, et Il n'a pas ordonné de faire l'appel pour le Joumou'ah sans l'ordre du dirigeant. Ils croient qu'on doit faire le Jihad contre les Kouffars avec eux, même s'ils sont des tyrans, et ils croient qu'on doit faire des Dou'ahs pour eux pour qu'ils se réforment et pour qu'ils reviennent vers la justice. Et ils ne sont pas d'accord avec la rébellion contre les dirigeants avec l'épée, ni avec le combat dans les temps de Fitnah."
I'tiqaad A'immatil‐Hadith (75‐76)


L'Imam de Ahlous-Sounnah, Ahmad Ibn Hanbal (164 - 241 H.) :rhm:  a dit :
"L'écoute et l'obéissance des dirigeants et du commandent des croyants (est obligatoire) qu'il soit pieux ou pervers. (Que ce soit) celui à qui le Khilafah a été confié et autour de qui les gens se sont réunis et qui à été agréé d'eux, ou celui qui à pris le dessus sur eux jusqu'à ce qu'il devienne Khalifah et qu'il soit appelé Amir des croyants. Et le combat avec les dirigeants demeure jusqu'au jugement dernier, il ne doit pas être délaissé, que ce dirigeant soit pieux ou pervers. La distribution du butin et l'établissement des peines demeurent et personne ne doit les critiqués ni se disputer avec eux. Et il est permis de leur remettre les Sadaqaats (Zakat) et celui qui leur à remis sa Zakat, cela est valable pour lui peu-importe que ce dirigeant soit pieux ou pervers. Et la prière de Joumou'ah, deux Rak'ahs complètes, derrière ce dirigeant ou son représentant est permise. Celui qui les refais est un Moubtadi' (un innovateur) qui a abandonné les Hadiths et qui a contredit la Sounnah. Il n'a aucun des mérites de la Joumou'ah s'il ne considère pas valable la prière derrière les dirigeants qui qu'ils soient, pieux ou pervers. Car la Sounnah est que tu pries deux Rak'ahs avec eux et que tu considères selon la 
religion qu'elles sont correctes et qu'il n'y ait aucun (doute) dans ton coeur à ce sujet, alors celui qui les refais par la suite est un Moubtadi'.
Et celui qui se rebelle contre le dirigeant, alors que les gens se sont réunis autour de lui et ont accepté son Khilafah d'une manière ou d'une autre, par agrément ou par la force, alors ce Khariji à briser le bâton (de l'unité) des musulmans et il a contredit les Hadiths du prophète  (:saws: ). Donc si celui qui s'est rebellé contre le dirigeant meurt, il meurt d'une mort comparable à la période préislamique (Jaahiliyyah). Et il n'est permis à personne de combattre le dirigeant et quiconque le fait est un Moubtadi' et il est sur une chose autre que sur la Sounnah et le chemin."

Sharh Ousoul As‐Sounnah de l'Imam Al‐Laalakaa‐i, (2/180‐181)


L'Imam Al-Boukhari (194 - 256 H.) :rhm:  a clarifié que cela est la croyance de
tout les savants de Ahlous-Sounnah wal-Jamaa'ah sans exception.
Il dit :
"J'ai rencontré plus de milles hommes parmi les gens de science; des savants du Hijaaz, de Makkah et de Al-Madinah, de Koufah et de Basrah, de Waasit et de Baghdaad, de la Syrie et de l'Égypte. Je les ai rencontrés plusieurs fois, génération après génération, puis génération après génération. Je les ai rencontrés alors qu'ils étaient nombreux, depuis plus de 46 ans.
Les savants de la Syrie et de l'Égypte et de la péninsule arabe à deux reprises. Les savants de la ville de Basrah à quatre reprises sur plusieurs années. Les savants du Hijaaz de nombreuses fois en six ans. Je ne compte plus les fois où je suis entré à Koufah et à Baghdaad avec les savants de Hadiths de Khourasaan, parmi eux Al-Makki Ibn Ibraahim et Yahya Ibnou Yahya et 'Ali Ibnoul-Housain Ibn Shaqiq et Qoutaybah Ibnou Sa'id et Shihaab ibn Ma'mar.

En Syrie :

- Mohammad Ibn Yousouf Al-Firyaabi.
- Abou Mous-hir 'Abdul-A'laa Ibn Mous-hir.
- Aboul-Moughirah 'Abdoul-Qouddous Ibnoul-Hajjaaj.
- Aboul-Yamaan Al-Hakam Ibn Naafi'
- et d'autres après ceux-là qui sont très nombreux.

En Égypte :
- Yahya Ibnou Kathir.
- Abou Saalih le scribe de l'Imam Al-Layth Ibn Sa'd.
- Sa'id Ibn Abi Maryam.
- Asbagh Ibnoul-Faraj.
- Nou'aim Ibn Hammaad.

A Makkah :
- 'Abdullah Ibn Yazid Al-Mouqri'.
- Al-Houmaydi.
- Sulaiman Ibnou Harb le juge de Makkah.
- Ahmad Ibn Mohammad Al-Azraq.


La ville d'al-Madinah :
- Isma'il Ibn Abi Ouwais.
- Matraf Ibnou 'Abdillah.
- 'Abdullah Ibn Naafi' Az-Zoubeiri
- Ahmad Ibn Abi Bakr Abou Mous'ab Az-Zouhri.
- Ibraahim Ibn Hamzah Az-Zoubayri.
- Ibrahim Ibnoul-Moundhir Al-Hizaami.

A Basrah :
- Abou 'Asim Ad-Dahhaak Ibn Makhlad Ash-Shaybaani.
- Abul-Walid Hishaam Ibnou 'Abdul-Malik.
- Al-Hajjaaj Ibnoul-Minhaal.
- 'Ali Ibnou 'Abdillah Ibnou Ja'far.

A Koufah :
- Abou Na'im Al-Fadl Ibn Doukain.
- 'Abdoullah Ibnou Moussa.
- Ahmad Ibnou Younous.
- Qabisah Ibnou 'Ouqbah.
- Ibnou Noumair, 'Abdullah et 'Outhmaan, les fils de Abou Shaybah.

A Baghdaad :
- Ahmad Ibn Hanbal.
- Yahya Ibnou Ma'ine.
- Abou Ma'mar.
- Abou Khaythamah.
- Abou 'Oubayd Al-Qaasim Ibnou Sallaam.
Parmi les savants de la péninsule arabe :
- 'Amr Ibn Khalid Al-Harraani.

A Waasit :
- 'Amr Ibnou 'Aoun.
- 'Aasim Ibnou 'Ali Ibnou 'Aasim.
A Mar :
- Sadaqah Ibnoul-Fadl.
- Ishaaq ibnou Ibraahim Al-Handhali.)
L'Imam Al-Boukhari dit ensuite :
"Nous nous sommes limité à la mention de ceux-là pour que ce soit plus court et pour éviter de trop prolonger la liste. Je n'ai trouvé aucun d'entre eux divergé sur les choses suivantes."

L'Imam Al-Boukhari énumère quelques-uns des fondements de la Sounnah dont celui-ci : "Nous ne disputons pas le commandement à ceux qui le détiennent, à cause de la parole du prophète (:saws:) :
« Trois choses n'irritent pas le coeur d'un musulman : La pureté de l'intention dans l'action qu'on fait pour Allah.
L'obéissance du dirigeant.
Et de rester avec la Jamaa'ah (le groupe) des musulmans, car leurs invocations
enveloppe ceux qui sont derrière eux. »

Puis il (:saws:)  confirma cela par la parole d'Allah:swt:  :
"Ô les croyants! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui
détiennent le commandement."
An-Nissa : 59.
Et qu'il n'est pas d'accord avec l'idée de prendre les armes contre la Oummah de Mohammad (:saws:)."
Sharh Ousoul I'tiqaad Ahlis‐Sounnah wal‐Jamaa'ah de l'Imam Al‐Laalakaa‐i, (2/194‐197)



L'Imam Abou Mohammad 'Abdur-Rahmaan Ibn Abi Haatim Ar-Raazi:rhm: a dit :
"J'ai demandé à mon père (195 - 277 H.) et à l'Imam Abou Zour'ah:rhm: (mort en 264 H.) au sujet de la voie de Ahlous-Sounnah en ce qui concerne les fondement de la religion selon ce qu'ils ont constaté des savants qu'ils ont rencontré dans toutes les contrées et les villes, ainsi que ce qu'ils croyaient tous deux à ce sujet.
Ils répondirent tous les deux en disant : (Nous avons rencontrés tous les savants des différentes villes du Hijaaz, de l'Iraq, de la Syrie et du Yémen et parmi ce qui compose leur voie (...)
Ils mentionnèrent certains points, puis parmi ces points ils dirent :
(Nous reconnaissons l'obligation du Jihad et du Hajj avec les dirigeants des musulmans à toutes les époques et nous ne sommes pas d'accord avec la rébellion contre les dirigeants, ni avec le combat en période de Fitnah et nous écoutons celui qu'Allah à mis en charge de nos affaires et nous ne retirons pas notre main de son obéissance.
Nous suivons la Sounnah et la Jamaa'ah (le groupe) et nous nous écartons des idées singulières et des divergences et de la divisions et du sectarisme. Nous croyons que le Jihad reste continuel avec celui qui détient le commandement parmi les dirigeants des musulmans, depuis qu'Allah a suscité son prophète (:saws:) jusqu'à l'heure du jugement, et que rien ne peut l'annuler."

Sharh Ousoul I'tiqaad Ahlis‐Sounnah wal‐Jamaa'ah de l'Imam Al‐Laalakaa‐i, (1/199)



L'Imam Sahl Ibnou 'Abdillah At-Toustouri:rhm:  (mort en 283 H.) a dit, lorsqu'on
lui a demandé : Quand quelqu'un sait-il qu'il est sur As-Sounnah wal-Jamaa'ah?
Il répondit :
"Lorsqu'il sait qu'il a en lui-même les dix caractéristiques suivantes :
1-Il n'abandonne pas (Al-Jamaa'ah) le groupe.
2-Il n'insulte pas les compagnons du prophète (:saws:).
3-Il ne se rebelle pas contre cette Oummah avec l'épée.
4-Il ne nie pas Al-Qadar (la prédestination).
5-Il ne doute pas en la foi.
6-Il ne dispute pas sur la religion.
7-Il ne laisse pas la prière des funérailles sur celui qui meurt parmi les gens de la
Qiblah, à cause d'un péché que le mort à commis durant sa vie.
8-Il ne laisse pas la Sounnah de passé les mains mouillées sur les chaussettes.
9-Il ne laisse pas la prière en groupe derrière le dirigeant qu'il soit tyran ou juste.)
Sharh Ousoul I'tiqaad Ahlis‐Sounnah wal‐Jamaa'ah de l'Imam Al‐Laalakaa‐i, (1/502). Il n'a pas mentionné le 10ième.



L'Imam Mohammad Ibnoul-Houssain Al-Aajourri:rhm:  (mort en 360 H.) a dit :
"Qu'il ne soit pas impressionné celui qui voit l'effort du Khaariji (qui est sur la croyance de la secte des Khawaarijs) lorsqu'il se rebelle contre un dirigeant et qu'il réunit un groupe avec lui et brandit son épée et qu'il rend licite le combat contre les musulmans, que ce dirigeant soit un dirigeant juste ou un dirigeant injuste. Si sa voie est celle des Khawaarijs, tu ne dois pas te laisser duper par sa lecture du Qor'an, ni par la longueur de sa Salat, ni par son jeûne continuel, ni par ses belles paroles quand il parle de science."
Ash‐Shari'ah de l'Imam Al‐Aajourri p. 28



Le Sheikh Hafidh Ibn Ahmad Al-Hakami:rhm:  a dit :
"Notre devoir envers eux (les dirigeants) est de leurs donner la Nasihah et de s'allier avec eux sur la vérité et de leur obéir dans cette vérité et de leur ordonner de la suivre et de leur donner la Zakat et d'être patient avec eux, même s'ils sont injustes et d'abandonner la rébellion avec le sabre contre eux, tant qu'ils ne montrent pas de Koufr (mécréance) claire et évidente. Ils ne doivent pas se laisser tromper par les glorifications mensongères qui leur sont faites et on doit faire des Dou'ahs pour eux pour qu'ils se réforment et qu'ils aient le succès."
A'laam As‐Sounnatil‐Manshourah, p. 189


Le Sheikh 'Abdul-'Aziz Ibn Baaz :rhm:  a dit :
"Les Salafs ont averti contre les conséquences négatives de la rébellion contre les dirigeants, même s'ils font de la tyrannie et de l'injustice, tant qu'ils établissent la Salat parmi nous et ils s'empressent à leur donner la Nasihah. Celui qui se rebelle contre les dirigeants et qui brandit son sabre et qui ébranle la sécurité, s'attend t-il à d'autre chose qu'à dormir sous les sifflements des balles ou qu'un inconnu vienne frapper à sa porte. Nous demandons à Allah la sécurité et la paix."
Al‐Ma'loum min waajib Al‐'Alaaqah bainal‐Hakim wal‐mahkoum, p. 41



Le savant de Hadith de son époque, le défenseur de la religion, Mohammad Naasiroud-Din Al-Albaani:rhm:  a dit dans un commentaire au sujet du verset :
"(Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, les voilà les mécréants.) Al-Maidah : 44.
Il y a dans ce verset un point que négligent beaucoup de jeunes excités pour l'application du jugement de l'Islam. C'est à cause de ce point que dans plusieurs cas, ils font des rébellions contre les dirigeants qui ne jugent pas selon l'Islam, ce qui créé beaucoup de tribulations et fait verser le sang des innocents. Tout cela pour un simple excès d'enthousiasme et d'excitation pour lequel on ne s'était pas préparé. L'obligation selon moi est de purifier l'Islam de ce qui n'en fait pas parti; comme les fausses croyances et les règles sans fondements, les opinions erronés et contraires à la Sounnah. Puis d'éduquer cette génération sur cet Islam purifié, Wallahoul-Mousta'aan!"
Silsilah Al‐Ahaadith As‐Sahihah, (4/457)



Notre Sheikh Abou 'Abdur-Rahman, Mouqbil Ibnou Hadi Al-Waadi'i :rhm:  a dit :
"La rébellion contre les dirigeants est un grand malheur parmi les malheurs par lesquels les musulmans sont affligés depuis les temps anciens. Al-Hamdoulillah, les gens d'Ahlous-Sounnah ne sont pas d'accord avec la rébellion contre le dirigeant musulman.
Car le prophète (:saws:) a dit :

« Celui qui vient pour diviser votre groupe alors que vous êtes réunis autour d'un homme, alors tuer-le! »
Et le prophète (:saws:) a dit :
« Si un serment d'allégeance est donné à deux Khalifah, tuer le deuxième d'entre eux. »
Et Le compagnon 'Oubaadah Ibnous-Saamit (:anhu:) dit :
(Le prophète (:saws:) nous a appelé et nous lui avons donné l'allégeance. Parmi les choses au sujet desquelles nous avons pris l'allégeance, il y a les suivantes :
nous avons fais serment d'écouter et d'obéir, dans ce que nous aimons et dans ce que nous n'aimons pas, dans la difficulté et dans la facilité, et même si ceux qui nous prennent des privilèges sur nous dans la Dounya et de ne pas disputer le commandement à celui qui le détient, sauf si on voit un Koufr clair, au sujet duquel vous avez une preuve évidente venant d'Allah.)

La rébellion contre le dirigeant est une Fitnah et à cause de celle-ci le sang est versé
et les musulmans deviennent plus faibles. Même si le dirigeant est Kafir, il faut que les
musulmans possèdent suffisamment de force pour l'affronter pour ne pas faire couler le sang
des musulmans. Car Allah:swt:  dit :
(Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa
rétribution alors sera l'Enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l'a frappé de Sa
colère, l'a maudit et lui a préparé un énorme châtiment.) An-Nissa : 93
. Dans toute
l'histoire d'Ahlous-Sounnah depuis les temps ancien, on remarque qu'ils ne permettent pas de se rebeller contre le dirigeant musulman. Et à notre époque, le fait de se rebeller contre le dirigeant qui est Kafir nécessite que certaines conditions soient respectées. S'il est ignorant, il doit être enseigné. Et cela ne doit pas mener à un mal qui est plus grand, ni à faire couler le sang des musulmans."

Toufatoul‐moujib, 'ala as‐ilatil‐haadiri wal‐gharib, p. (227 - 228)


Le but de toutes ces citations est de montrer qu'il est obligatoire d'écouter et d'obéir
aux dirigeants et d'être endurant face à leur injustice et leur tyrannie, comme nous avons
mentionné les preuves de cela auparavant. Et saches, frère lecteur, que la tyrannie du
dirigeant n'est que contre lui-même en réalité et que de se rebeller contre lui n'est pas permis
à cause de la corruption que cela amène dans la religion et dans la Dounya.

Traduit par Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti.
Lundi le 20 octobre 2008, Montréal, Québec, Canada.
(à suivre)

SOURCE


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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 18:48
Les obligations reconnues des relations entre gouvernant et gouvernés
par sheikh Ibn Baz

Au nom d'Allah, L'Infiniment Miséricordieux, Le Très Miséricordieux


Question (1) :
Votre Excellence, certains pensent que les petits et grands péchés que commettent certains gouvernants nous obligent à nous révolter contre eux, et essayer de changer cette situation, même si cela peut causer du mal aux musulmans dans le pays. Les événements auxquels fait face notre monde musulman sont si nombreux. Quel est votre avis ?

Réponse (1) :
Louange à Allah, Seigneur de l'Univers, qu'Allah prie sur le Prophète d'Allah ainsi que ses proches, ses compagnons et tous ceux qui sont guidés par leur voie.

  Allah dit :
{يَا أيها الذين آمنوا أطِيعوا الله َوأطيعوا الرسولَ و أُوْلي الأمرِ منكم فإنْ تَنازَعتم في شيءٍ فرُدُّوه إلى اللهِ و الرسولِ إن كُنتم تُؤمنون باللهِ و اليومِ الآخِرِ ذلك خيرٌ و أحسنُ تأويلاً}

{Ô vous les croyants ! Obéissez à Allah, obéissez au Messager, puis à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement. Puis si vous vous disputez en quoi que ce soit, ramenez-le à Allah et au Messager, si vous croyez vraiment en Allah et au jour dernier. Ce sera bien mieux et d'interprétation meilleure.} (Les femmes, v.59)

  Ce verset constitue une preuve de l'obligation d'obéir à ceux qui détiennent le commandement c.-à-d. : les gouvernants et les savants. La Sunna authentique vient nous démontrer que cette obéissance est nécessaire et qu'elle est obligatoire dans le convenable.

  Les textes de la Sunna expliquent le sens du verset et indiquent que leur obéissance ce limite au bien ; il est donc obligatoire aux musulmans d'obéir aux gouvernants dans le bien, mais pas dans le péché. S'ils ordonnent un péché il ne faut pas leur obéir dans ce péché ; cependant il est défendu de se révolter contre eux à cause de cela, car le Prophète
a dit :
« Celui qui est commandé par un gouvernant, puis le voit commettre un quelconque péché, qu'il désapprouve ce péché sans qu'il ne retire sa main de son obéissance. »
« Celui qui cesse d'obéir au gouvernant, se met à l'écart de la communauté, puis meurt, mourra comme dans l'époque pré-islamique ‘‘Jahiliya''. »


« Toute personne doit écouter et obéir dans les choses qu'elle aime et celles qu'elle déteste, sauf s'il lui est ordonné le péché, dans ce cas pas d'écoute, ni d'obéissance. »

  Lorsque le Prophète
annonça qu'il y aurait des gouvernants qui feront de bonnes choses mais aussi d'autres réprouvables, un compagnon questionna : Que nous ordonnes-tu ? Le Prophète répondit :
« Acquittez-vous de votre devoir et demandez vos droits à Allah. »

  'Ubâdat ibn El Sâmit
a dit : « Le Prophète nous a fait prêter serment d'écouter et d'obéir dans ce que nous aimons et détestons, ce qui nous est facile et difficile, et de ne pas contester le pouvoir à ceux qui le détiennent. »
Puis il
dit : « Sauf si vous voyez un acte d'incroyance clair et évident dans lequel vous avez une preuve de la part d'Allah. »

  Ceci prouve qu'il leur est interdit de disputer le pouvoir aux gouvernants ou de se révolter contre eux, sauf s'ils constatent un acte d'incroyance évident. La raison principale étant que cela entraîne une grande perversion et beaucoup de mal, il n'y a plus de sécurité, les gens ne respectent plus les droits, on ne peut plus réprimer les oppresseurs et secourir les opprimés, les routes ne sont plus sûres, la révolte contre les gouvernants entraîne de grands méfaits. Sauf si les musulmans constatent un acte d'incroyance évident dans lequel ils ont une preuve de la part d'Allah, il n'y a alors pas de mal à se révolter contre le gouvernant pour le détrôner, s'ils en ont la capacité. Par contre, s'ils n'ont pas la capacité de se révolter ou que cette révolte entraîne un mal encore plus grand, ils ne doivent pas se révolter, pour le bien de tous. Il y a une règle juridique unanimement reconnue qui est : (Il est interdit d'ôter un mal par un mal encore plus grand, mais il faut repousser le mal par ce qui peut le supprimer ou l'atténuer). Par contre, combattre le mal par un mal plus grand est interdit à l'unanimité des musulmans.

  Si ces gens, qui veulent ôter ce gouvernant qui a commis un acte d'incroyance évident, ont la capacité de mettre à la place un gouvernant bon et pieux, sans créer un mal encore plus grand pour les musulmans, dans ce cas il n'y a pas de mal. Mais si cette révolte entraîne une grande perversion, la perte de la sécurité, l'injustice des gens, la dépossession des biens de ceux qui ne le méritent pas, et bien d'autres méfaits, ceci est interdit, et il est obligatoire d'écouter et d'obéir dans le bien, de porter conseil aux gouvernants, d'invoquer Allah pour eux, d'atténuer le mal et le diminuer, et d'augmenter le bien.

  Voici le droit chemin à suivre, car dans celui-ci réside l'intérêt de tous les musulmans, et il permet de diminuer le mal et d'augmenter le bien, de sauvegarder la sécurité et de préserver les musulmans d'un mal encore plus grand.
  Nous demandons à Allah la réussite pour tous et d'être bien guidés.




Question (2) :
Nous savons que ces paroles font partie des règles fondamentales des sunnites, malheureusement il y a certains sunnites qui voient en cela une pensée défaitiste, comportant une part d'abandon, et ces paroles ont déjà été dites... Ainsi ils incitent les jeunes à utiliser la force pour changer tout cela.

Réponse (2) :
C'est une erreur des auteurs de ces propos et une faible compréhension de leur part, car ils n'ont pas compris la Sunna et ne la connaissent pas comme il se doit.
  Ils sont uniquement poussés par leur ferveur et leur envie de changer les choses blâmables, ce qui les entraînent à contredirent la législation, comme cela est arrivé avec les Kharidjites et les Mutazilites. Ils voulaient tellement faire vaincre la vérité qu'ils sont tombés dans l'erreur, jusqu'à ce qu'ils traitèrent les musulmans de mécréants par leurs simples péchés, comme ont fait les Kharidjites, ou bien ils leur promettent l'Enfer éternel, à cause de leurs péchés, comme ont fait les Mutazilites.

Ainsi, les Kharidjites excommunient par le simple péché et promettent l'Enfer éternel aux pécheurs. Les Mutazilites sont d'accord avec eux sur le châtiment - l'Enfer éternel - mais par contre ils disent que, dans la vie d'ici-bas, les pécheurs sont dans un degré intermédiaire entre la Foi et l'Incroyance ! Mais tout ceci n'est qu'égarement.


  L'avis des gens de la Sunna est l'unique vérité : le pécheur n'est pas excommunié à cause de son péché, tant qu'il ne se l'ait pas rendu licite. S'il commet l'adultère, il n'est pas mécréant, s'il vole, il n'est pas mécréant, s'il consomme du vin, il n'est pas mécréant, mais il est pécheur, sa foi est faible, il est pervers et doit subir la punition de son geste, mais il n'est pas mécréant, sauf s'il rend son acte licite et prétend que c'est autorisé. Ce que prétendent les Kharidjites est complètement faux, c'est pourquoi le Prophète
a dit à leur sujet :
« Ils s'écartent de l'Islam et n'y reviennent pas. » « Ils combattent les musulmans et délaissent les idolâtres. »

  Ainsi sont les Kharidjites, à cause de leur exagération, de leur ignorance et de leur égarement.
  Il ne convient donc pas aux jeunes, ni aux autres, de suivre aveuglement les Kharidjites et les Mutazilites, mais ils doivent plutôt avancer sur la voie des gens de la Sunna, en suivant les preuves juridiques et en s'en tenant aux textes comme ils ont été révélés. Ils ne doivent pas se révolter contre le gouvernant à cause de péchés qu'il commet, mais doivent plutôt lui porter conseil par écrit ou oralement par des moyens convenables et sages, en discutant avec lui de la meilleure façon jusqu'à ce qu'ils arrivent à faire diminuer le mal et augmenter le bien. C'est ainsi que l'enseignent les paroles du Prophète
.
  Allah dit :
{فَبِما رحمةٍ من الله لِنْتَ لهم و لو كُنتَ فَظّاً غَليظَ القَلْبِ لاَنْفَضُّوا مِنْ حَوْلِك}
{C'est par miséricorde de la part d'Allah que tu as été si doux avec eux. Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage.}
(La famille 'Imrane,v.159)

  Ceux qui sont motivés pour la cause d'Allah et ceux qui prêchent la bonne voie doivent se conformer aux législations religieuses et porter conseil à ce qui ont reçu le pouvoir, par de bonnes paroles, par la sagesse et le bon comportement, afin que le bien augmente et le mal diminue, qu'il y ait plus de gens qui prêchent pour Allah et qu'ils redoublent d'effort dans leur appel au bien, de la meilleure des façons, et non pas par la force ou la violence, qu'ils conseillent les gouvernants par tous les moyens corrects dont ils disposent. Tout en invoquant Allah et Le suppliant qu'Il guide les gouvernants et les aide à abandonner leurs erreurs et à appliquer la vérité, de la façon la plus douce. De la même façon avec ses frères soucieux de la vérité, il faut les inciter et leur conseiller de prêcher le bien de façon douce et avec sagesse, non pas avec force et violence, ainsi le bien augmentera et le mal diminuera et Allah guidera les gouvernants vers l'instauration du bien et sa pratique, et les conséquences en seront louables pour tous.




Question (3) :

En supposant qu'il existe dans la législation religieuse des cas où un groupe peut se révolter contre le gouvernant, cela justifierait-il de tuer ceux qui aident ce gouvernant et tout ceux qui travaillent pour le gouvernement, comme par exemple les policiers, les militaires et autres ?

Réponse (3) :
  Comme je vous en est informé précédemment, il est interdit de se révolter contre le gouvernant sauf si les deux conditions suivantes sont remplies :

Qu'ils constatent un acte d'incroyance évident dans lequel ils ont une preuve de la part d'Allah .
Qu'ils aient la capacité de détrôner ce gouvernant sans que cela n'entraîne un mal plus grand, sinon cela est interdit.




Question (4) :
Certains jeunes pensent que brutaliser les mécréants qui résident en paix dans les pays musulmans ou qui sont délégués par leur pays, fait partie de la religion. Ainsi, certains s'autorisent à les tuer, ou les spolier, s'ils constatent de leur part des choses blâmables.

Réponse (4) :
Il est interdit de tuer les mécréants qui vivent en paix dans les pays musulmans et qui sont entrés par autorisation du gouvernement en toute sécurité. De même, il est interdit de tuer ceux qui commettent des péchés ou de les maltraiter, mais il faut porter leur affaire devant le tribunal religieux, car c'est lui seul qui est concerné par cela.




Question (5) :
Et s'il n'y a pas de tribunaux religieux ?

Réponse (5) :
S'il n'y a pas de tribunaux religieux, il faut juste porter conseil à ceux qui détiennent le pouvoir, les orienter vers le bien et s'entraider avec eux jusqu'à ce qu'ils pratiquent la législation religieuse. Quant à celui qui ordonne le bien et interdit le blâmable, puis veut intervenir par sa main en tuant ou en frappant, ceci est interdit ! Par contre, il doit s'entraider avec les détenteurs du pouvoir de la meilleure façon, afin qu'ils appliquent les lois d'Allah sur les serviteurs d'Allah . Sinon, sa seule obligation est d'appeler au bien et de désapprouver le blâmable de la meilleure façon.
  Allah dit :
{و اتَّقُوا الله َ ما استطَعتُم}
{Et craignez Allah tant que vous le pouvez.}
(La grande Perte, v.16)

  Car réprimer par la main, ou frapper, ou tuer entraîne encore plus de mal et de perversion, sans nul doute pour celui qui a analysé ces problèmes et les connaît bien.




Question (6) :
Est-ce que la prescription du bien et l'interdiction du blâmable, et particulièrement réprimer les mauvaises choses manuellement, est un devoir pour tous ou seulement pour les gouvernants et ceux qui les aident ?

Réponse (6) :
Changer les choses est l'affaire de tous, le Prophète
a dit :
« Celui d'entre vous qui voit un mal qu'il le change avec sa main, s'il ne peut pas, avec sa langue, s'il ne peut pas, uniquement avec son cœur, et ceci constitue le plus bas degré de la foi. »

  Cependant il faut avoir la capacité de changer les choses avec la main, sans que cela n'entraîne un mal plus grand ; qu'il intervienne donc chez lui sur ses enfants, sa femme, ses employés de maison ; ou bien s'il est fonctionnaire et chargé d'une administration, il peut intervenir avec sa main. Sinon, ce n'est pas de son domaine, car s'il intervient cela entraînera encore plus de mal et de graves conséquences dans ses relations avec les gens et avec le gouvernement.

  Qu'il intervienne alors par la parole, en disant par exemple : « Crains Allah ! Ceci est interdit ! » ou « Tu n'as pas le droit de faire cela ! » ou « Ceci est obligatoire ! » en lui expliquant les preuves (tirées du Coran et de la Sunna).

  Quant au fait d'intervenir avec sa main, cela n'a lieu que lorsqu'il le peut, comme chez lui ou avec ceux sur qui il a autorité ; ainsi celui qui s'est vu confié par le gouvernement un certain pouvoir lui permettant d'ordonner le bien, par exemple une administration, peut intervenir en fonction de ce qui lui est donné comme autorité, mais il n'en fait pas plus.




Question (7) :
Il y a en certains qui pensent qu'ils ont le droit de ne pas respecter les lois d'intérêt général instaurées par le gouvernant, comme les visas, les passeports, les laissez-passer, etc. Ils prétendent que cela ne repose pas sur des lois islamiques. Quelle est votre avis - qu'Allah vous protège ?

Réponse (7) :
Ce qu'ils prétendent ne repose sur rien et est même réprouvable.
  Il a été expliqué précédemment qu'il est interdit d'intervenir pour changer les choses par des moyens manuels, mais il faut écouter et obéir dans toutes ces lois qui ne contiennent rien de mal ; au contraire le gouvernant les a instaurées pour le bien de tous les musulmans. Il faut s'y soumettre, écouter et obéir, car ceci fait partie des choses convenables qui sont utiles aux musulmans.
  Par contre, dans les choses blâmables, comme celui qui se fait frapper à tort, il faut porter l'affaire devant le gouvernant en lui portant conseil et en lui prônant le bien et non pas en répondant coup pour coup, ni frapper untel, ou faire couler le sang d'untel ou faire du tort à untel, non ! non ! Il faut nécessairement pour cela avoir une certaine autorité déléguée par le gouvernant et l'utiliser uniquement dans les limites qui lui sont conférées, sinon il faut se contenter de conseiller et de guider. Mais avec ceux qui sont sous son commandement, comme sa femme et ses enfants, il peut intervenir.




Question (8) :
Les invocations pour le gouvernant font-elles parties des conséquences du serment d'obéissance à celui-ci ?

Réponse (8) :
Parmi les nécessités du serment d'obéissance au gouvernant et parmi les recommandations, il y a les invocations au gouvernant pour qu'il soit bien guidé, qu'il soit bien intentionné et qu'il accomplisse de bonnes œuvres, qu'il obtienne la réussite dans ses entreprises ; car parmi les causes capables d'améliorer le gouvernant et de le guider, il y a un ministre loyal qui l'aide à faire le bien, qu'il le lui rappelle lorsqu'il l'oublie, ou qui l'incite au bien. Il est donc obligatoire aux ressortissants du pays de s'entraider avec le gouvernant pour améliorer la situation et supprimer le mal. L'instauration du bien se fait par de bonnes paroles, un bon comportement, et des conseils avisés qui laissent espérer une amélioration.
  Quant à toute action qui entraînerait un mal plus grand, cela est interdit ; car le but recherché avec les gouvernements est de mettre en pratique les intérêts religieux et d'éloigner la corruption et le désordre. Donc tout acte qui entraîne une chose plus mauvaise que ce que l'on veut éliminer, même venant d'une personne qui souhaiterait le bien, est interdit.




Question (9) :
Quel est votre avis - qu'Allah vous protège - sur ceux qui interdisent les invocations pour le Gouvernant ?

Réponse (9) :
Ceci est du à leur ignorance et leur manque total de perspicacité.
  Les invocations pour le gouvernant font partie des actes majeurs qui rapprochent d'Allah et des meilleures actes d'adoration ; elles font partie des conseils pour la cause d'Allah envers Ses serviteurs.

  Le Prophète
a dit, lorsqu'il lui a été rapporté que la tribu de Daws avait désobéit :
« Ô Allah ! Guide la tribu de Daws et fait les revenir ! Ô Allah ! Guide la tribu de Daws et fait les revenir ! Ô Allah ! Guide la tribu de Daws et fait les revenir !»
  Invoquer Allah
pour les gens et le gouvernant est prioritaire par rapport à soi-même ; car si le gouvernant s'améliore, toute la communauté s'améliore ; donc l'invocation en sa faveur est une des plus importantes invocations.
  Parmi les meilleures recommandations :  l'aider à pratiquer le bien, de faire en sorte qu'Allah
lui améliore ses actes et l'éloigne de ses mauvaises actions et des mauvaises fréquentations, car l'invocation est un des moyens pour guider le gouvernant, améliorer son cœur et ses œuvres, et cela fait partie des meilleurs actes qui rapprochent d'Allah .




Question (10) :
Est-ce parmi la pratique des salafs (les prédécesseurs) - qu'Allah les agrée - de critiquer les gouvernants ouvertement lors des sermons sur le minbar ? Quelle était la pratique des salafs - qu'Allah les agrée - pour conseiller les gouvernants ?

Réponse (10) :
Cela ne fait pas partie de la pratique des salafs - qu'Allah les agrée - de divulguer en public les défauts des gouvernants et de le faire sur le minbar, car ceci entraîne la discorde, le désordre, et la désobéissance, et cela mène à des problèmes qui ne sont d'aucune utilité.

  Par contre la pratique des salafs - qu'Allah les agrée - est de porter conseil au gouvernant, seul à seul, ou bien par lettre, ou encore par l'intermédiaire des savants qui sont en contact avec lui jusqu'à ce qu'il soit guidé vers le bien. Quant à réprimer un acte blâmable, cela se fait sans divulguer l'auteur ; il faut dénoncer la fornication, l'usure, la consommation d'alcool sans évoquer ceux qui les commettent. Il suffit amplement de dénoncer les péchés et de mettre en garde contre eux sans évoquer celui qui le fait, qu'il soit gouvernant ou pas.

  Lorsque des troubles apparurent à l'époque de 'Othmane
certaines personnes dirent à Usâma ibn Zayd  : « Ne vas-tu donc pas parler à 'Othmane ? »
Il répondit : « Vous pensez que je ne saurais lui parler sans vous faire part de ce que je lui dis ? Si je lui parle, cela se fera entre lui et moi, seul à seul, je n'ouvrirai pas la voie vers une chose que je n'aimerais pas être le premier à ouvrir. »

  Puis les Kharidjites empruntèrent cette mauvaise voie, à l'époque de 'Othmane, ils le critiquèrent alors ouvertement, ce qui entraîna le désordre, la tuerie et la corruption qui ne cessèrent plus jusqu'à nos jours.
De la même façon, lorsqu'il y eu des troubles entre Ali et Mu'âwiyah - qu'Allah les agrée tous les deux -, et que 'Othmane
fut tué. De nombreux compagnons furent tués et beaucoup d'autres personnes, tout ceci à cause de ceux qui portaient des critiques en public et diffamaient les gens, en divulguant leurs défauts, jusqu'à ce que les gens détestèrent leur gouvernant, puis le tuèrent.
Nous demandons à Allah le Salut. Et qu'Allah prie sur Son Prophète Mohammed, ses proches, ses compagnons, et ceux qui suivent leur voie.

Ici s'arrête la parole de Son Eminence Sheikh 'Abdel-'Azîz Ibn Bâz
.

Nous citerons encore un Hadith :

'Iyâd ibn Ghounam
rapporte : l'envoyé d'Allah a dit : « Quiconque veut donner conseil à celui qui détient le pouvoir, alors qu'il ne le fasse pas en public mais qu'il le prenne donc par la main et lui parle seul à seul. S'il accepte c'est le but escompté, mais s'il refuse alors il aura fait son devoir. »

Traduit par Abu Ahmed
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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 18:15
Position des savants sunnites sur la
révolution contre les gouvernants


  Sheikh El Islam Abou El 'Abbâs Ibn Taymiyyah a répondu dans son livre « Minhâj el Nubuwwa » (La voie de la Prophétie), à la question suivante :

 Question :
Il y a beaucoup de divergences autour de la question du gouvernant pervers et ignorant : doit-on lui obéir dans ce qui s'accorde avec l'obéissance à Allah ? Doit-on exécuter ses sentences lorsqu'elles sont justes ? Ou bien alors ne doit-on pas lui obéir ? Ou bien encore faut-il distinguer entre le chef de l'état et le simple juge ?


 Réponse :
L'avis le plus authentique chez les Sunnites, les savants et les imams, est qu'il faut strictement lui obéir dans tout ce qui n'est pas désobéissance à Allah, qu'il faut exécuter ses sentences dans tout ce qui est juste. Même s'il s'agit d'un juge ignorant et d'ordinaire injuste, mais qui proclame un jugement équitable, il faut lui obéir dans ce jugement. Ceci est l'avis de la majeure partie des savants.
  C'est pour cela que chez les Sunnites, il est reconnu comme interdit de se révolter contre les imams et les gouvernants, de les combattre par les armes même s'ils sont injustes, comme le prouve les hadith authentiques du Prophète - Paix et Salut pour lui ; en effet la perversion causée par la lutte armée et le désordre public est plus importante que celle causée par cette injustice, qui ne comporte aucune tuerie, ni trouble. On ne doit donc pas lutter par un mal plus grand contre un mal moindre.
  D'après Ibn Mas'ud , le Prophète a dit : « Vous verrez après moi des choses condamnables (c.-à-d. chez les gouvernants). »
Ils demandèrent : « Que nous-ordonnes-tu, Ô Messager d'Allah ? »
Il répondit : « Acquittez-vous de votre devoir et demandez vos droits à Allah. »
  Ainsi le Prophète nous a informés que les gouvernants seront injustes, qu'ils feront des choses réprouvées, mais malgré cela il nous a ordonnés de respecter nos devoirs envers eux et de demander nos droits à Allah
, il ne nous a pas autorisés à combattre pour reprendre nos droits ni a délaisser les devoirs qu'ils attendent de nous.
  Ibn 'Abbâs rapporte que le Prophète a dit : « Celui qui voit chez son gouvernant une chose qu'il désapprouve, qu'il patiente, car celui qui se sépare de la communauté, ne serait-ce que d'un empan, puis qui meurt, mourra comme à l'époque pré-islamique ‘‘jâhiliya''. »
  Le Prophète - a informé ses Compagnons que ces gouvernants ne seront pas guidés et ne suivront pas sa voie. Hudhayfa
demanda alors : « Comment ferais-je alors, Ô Messager d'Allah, si jamais j'atteins cette époque ? »
Il
répondit : « Tu écoutes et tu obéis au gouvernant même s'il te frappe le dos et te prend tes biens! Ecoute et obéis ! »
C'est donc un ordre d'obéir même si le gouvernant est injuste.
  Le Prophète dit aussi : « Celui qui est commandé par un gouvernant, puis le voit commettre un quelconque péché, qu'il désapprouve ce péché sans qu'il ne retire sa main de son obéissance. »
Il est donc interdit de se révolter contre le gouvernant même s'il commet des péchés.

Dans un autre livre intitulé « El Siyâssa el Char'iyyah » (la politique dans la religion) Cheikh El Islam Ibn Taymiyyah a dit :

  Il a été rapporté du Prophète qu'il aurait dit : « Le gouvernant est l'ombre d'Allah sur la terre. » , et on dit que : « Soixante-ans d'un gouvernant despotique valent mieux qu'une seule nuit sans gouvernant. »
Et l'expérience montre que c'est vrai ! C'est pour cela que les salafs comme El Fâdil Ibn 'Iyad et l'Imam Ahmed disaient :
« Si nous avions une invocation exaucée à coup sûr, nous l'aurions invoquée pour le gouvernant. »


Ici s'achève la parole d'Ibn TayMiyyah
.
_______________________________________________________________________



  L'Imam Abû Ja'far Ahmed El Tahâwi a dit dans son livre « El 'Aqîda el Tahâwiyya »  (La croyance de l'Imam El Tahâwi) :

  « Et nous croyons qu'il ne faut pas se révolter contre nos gouvernants, ni contre ceux d'entre nous qui détiennent le pouvoir, même s'ils sont pervers. Nous n'invoquons pas Allah contre eux, et nous ne retirons pas, ne serait-ce qu'une main, de leur obéissance. Nous croyons qu'il faut leur obéir dans tout ce qui est obéissance d'Allah, obligatoirement, tant qu'ils ne nous ordonnent pas de commettre des péchés, et nous invoquons Allah pour qu'Il les rendent pieux et leur pardonnent leurs fautes. »


  L'Imam Abû 'Othmane Ismâïl El Sâbûni a dit dans son livre «'Aqîda el Salaf Ashâb el Hadith » (La croyance des salafs, les gens du hadith) :

  « Et ils croient [les salafs] qu'il ne faut pas se révolter contre eux [les gouvernants] même s'ils constatent de leur part un manque total de justice, et même si cela va jusqu'à l'oppression et la tyrannie. Et ils croient qu'il faut combattre le groupe qui s'est révolté [contre les gouvernants] jusqu'à ce qu'ils reviennent à leur obéissance. »


  L'Imam Hassan El Barbahâri a dit dans son livre « Kitâb el Sunna » (Le livre de la Sunna) :
  « Si tu vois une personne invoquer contre le gouvernant, saches qu'elle ne suit que ses passions (sâhib hawâ). Mais si tu entends une personne invoquer Allah pour qu'Il améliore le gouvernant, saches qu'il suit la Sunna in cha Allah. »


  Le très grand savant Ahmed Ibn Hajar El 'Asqalâni a dit dans son immense ouvrage « Fath el Bâri fî Charh Sahih el Bukhârî » (Explication du Sahih El Bukhari) :

  « Les Savants sont unanimement d'accord sur les points suivants :
-l'obligation d'obéir au gouvernant qui a pris le pouvoir par la force,
-l'obligation de combattre à ses côtés,
-lui obéir vaut mieux que de se révolter contre lui, car ceci empêche de faire couler le sang et préserve le peuple. »



  L'Imam Ibn Daqîq El 'ÎD a dit dans son livre « Charh el Arba'în el Nawawiyya » (Explication des quarante hadith de Nawawi) :

 
« Quant au conseil envers ceux qui gouvernent les musulmans cela signifie : les aider et leur obéir dans la vérité, leur montrer et leur rappeler la vérité, tous ceci avec gentillesse et douceur, leur montrer ce qu'ils ont délaissé, les renseigner sur les droits des musulmans, ne pas se révolter contre eux, unir les cœurs pour que les gens leur obéissent, prier derrière eux et combattre à leurs côtés, et invoquer Allah pour qu'Il les améliorent. »

Traduit par Abu Ahmed
islamhouse





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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 15:48
Déclarer mécréant un gouverneur et se révolter contre lui
par sheikh Salih Al Fawzan


- Question :

Quand peut-on juger de la mécréance d'un gouverneur et quand peut-on se révolter contre lui ?


- Réponse :

Lorsqu'il commet un acte d'apostasie, qu'il commet un acte parmi ceux qui annulent l'islam comme l'association à Allah, qu'il invoque un autre qu'Allah, qu'il immole pour un autre qu'Allah, quil ne juge pas avec la loi d'Allah en considérant cela comme meilleur que le jugement d'Allah, ou égal au jugement d'Allah ou qu'il considère qu'il peut choisir entre l'application des lois humaines ou entre la loi divine. Celui là devient mécréant.

Le Prophète  fût interrogé à propos de ceux qui viendront à la fin des temps et qui seront mauvais dans leurs comportements et injustes envers leurs peuples :

" Doit-on les combattre ôh Envoyé d'Allah ? " lui fut-il demandé.
Il
répondit : " Non, tant qu'ils accomplissent la prière parmi vous ".

Cela n'est pas permis car le fait de sortir contre eux est encore plus grave que l'erreur et les défauts dans lesquels ils se trouvent. Il y aura des dommages plus grands (dans le fait de leur désobéir) par rapport à la patience face à leur persécutions.

L'endurance face à leurs persécutions est douloureuse, sans aucun doute.
Mais le fait de sortir contre eux aura des conséquences encore plus graves car cela provoque la désobéissance, disperse la parole des musulmans et elle les met sous les pieds des mécréants. Ceci est plus grave que le fait de patienter et de supporter l'injustice du gouverneur injuste ou du gouverneur pervers qui n'est pas arrivé à la limite de la mécréance.

 

Audio

http://al.athar.voieasuivre.free.fr/Jgt2.html


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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 10:02
Sheikh 'Abdoullah Al-Ghoudayane
sur les attentats de Londres


Question 1 :

« La première question est : quelle est la position de l'Islam concernant les attentats qui ont eu lieu dans la ville de Londres la semaine dernière ? »


Réponse 1 :

« Au nom d'Allah le Miséricordieux le très Miséricordieux. Louange à Allah Seigneur des mondes, que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur notre Prophète Mouhammad, sur sa famille et sur l'ensemble de ses compagnons.

Il est connue que l'Islam est une religion universelle pour tous les hommes et les djinns et qu'Allah Pure et Elevé a instauré des lois pour les hommes et les djinns. Dans ces lois, il y'a des obligations et des interdictions. Et parmi ces interdictions, il y'a le fait qu'Allah Pure et Elevé a interdit l'injustice. Il a dit, Puissant et Majestueux :

وَمَا رَبُّكَ بِظَلَّامٍ لِّلْعَبِيدِ

« Ton seigneur, cependant, n'est point injuste envers les serviteurs »

(Sourate 41 verset 46)


Et Il a dit :

إِنَّ اللّهَ لاَ يَظْلِمُ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ

« Certes Allah ne lèse personne, fût-ce du poids d'un atome »

(Sourate 4 verset 40)


Et il est rapporté dans le hadith qoudssi (hadith dans lequel est rapporté la parole d'Allah) :
« Ô mes serviteurs, Je Me suis interdit l'injustice à Moi-même et Je vous l'ai interdit. Ne soyez donc pas injustes. »
(Rapporté par Mouslim n°2577).


Et c'est un hadith qoudssi rapporté de manière authentique d'Allah le Très haut.

Ainsi, l'injustice est interdite entre les enfants d'Adam, il n'est donc permis à aucun d'entre eux d'être injuste envers un autre. Et il n'y a aucune différence à ce sujet entre un homme et une femme, entre un esclave et un homme libre, et l'ensemble des hommes. L'injustice est interdite !

En se basant sur ceci, il n'y a aucun doute que ces attentats qui ont eu lieu font partie de cela (c'est à dire l'injustice). Car Allah le Très-Haut a dit dans un autre passage [du coran] :

أَلَّا تَزِرُ وَازِرَةٌ وِزْرَ أُخْرَى

« Aucune âme ne portera le le péché d'autrui »

(Sourate 53 verset 38)


Cela signifie que personne n'est châtié à cause d'un péché commis par un autre. Ceux qui ont commis ces actes ne disposent d'aucune preuve légiférée sur laquelle s'appuyer.

Et le succès provient d'Allah. Ceci est la réponse à cette question, et cette réponse a été donnée de manière abrégée. »

 

 


Question 2 :

« Qu'Allah vous récompense de la meilleure manière.

Deuxième question, qu'Allah vous bénisse : quel est le statut des attentats suicides en Islam ? »

Réponse 2 :

« La réponse est qu'Allah a interdit à l'homme de se suicider :

وَلاَ تَقْتُلُواْ أَنفُسَكُمْ

« Et ne vous tuez pas vous mêmes »

(Sourate 4 verset 29)


Il n'est donc pas permis à l'homme de se suicider, spécialement dans ce genre d'opérations dans lesquelles un homme se suicide tout en tuant (avec lui) des personnes innocentes qui à la base n'ont commis aucun péché méritant d'être châtié de la sorte. Ainsi, l'auteur de l'attentat suicide est d'une part injuste envers lui même et d'autre part injuste envers autrui.

Et le succès vient d'Allah. »


 


Question 3 :

« Qu'Allah vous récompense de la meilleure manière.

Dernière question : si un musulman sait qu'une personne planifie un attentat contre une construction ici, en Grande-Bretagne, y a-t-il un mal à ce que ce musulman informe la police, qu'Allah vous bénisse ? »


Réponse 3 :

« La réponse est que cela est une obligation. Il lui est obligatoire de les informer car cela est une transgression injuste, cela est une injustice !

Et le Messager d'Allah (Salalahu alaihi wa salam) a dit :
« Aide ton frère qu'il commette une injustice ou la subisse. »

Il fut dit : « Comment l'aider quand il commet une injustice ? »

Le Messager d'Allah (Salalahu alaihi wa salam) dit : « En l'empêchant de commettre l'injustice. »
(Hadith authentique rapporté par l'Imam Al-Boukhari Hadith n°2286).

Cela (informer les autorités) empêche le musulman de commettre une injustice et que les gens subissent une injustice dont ils pourraient être victime.

Cela est aussi bénéfique du point de vue de la société dans laquelle il se trouve beaucoup de musulmans.

Il y a donc trois points qui sont :

1- Porter secours à celui qui veux se suicider, en l'empêchant de commettre son acte.

2- Porter secours à ceux qui pourraient mourir ou être blessés lors de ce suicide.

3- Porter secours aux autres musulmans, qui pourraient subir les conséquences de cela, même de loin (agressions, insultes, etc...).

Ces trois points sont inclus dans la parole du Prophète :
« Aide ton frère qu'il commette une injustice ou la subisse. »

Et le succès provient d'Allah. »

Source: Abou Nawoufal sur fourqane


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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 21:50
L'obéissance due aux gouvernants et l'interdiction de les critiquer et de se révolter contre eux

Allah a dit :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ أَطِيعُواْ اللّهَ وَأَطِيعُواْ الرَّسُولَ وَأُوْلِي الأَمْرِ مِنكُمْ

-traduction relative et approchée-
« Ô vous qui croyez, obéissez à Allah et obéissez au Messager
et à ceux qui d’entre vous qui détiennent le commandement. »

(Sourate 4 verset 59)

Le Prophète a dit :
« Celui qui m’a obéit, a obéit à Allah. Celui qui me désobéit, a désobéit à Allah. Celui qui obéit au dirigeant, m’a obéit. Et celui qui désobéit au dirigeant, m’a désobéit. »
(Al-Boukhari et Mouslim)



Abou Dharr a dit :
«
Mon ami [le Prophète ] m’a recommandé d’écouter et d’obéir, même à un serviteur abyssin dont les membres sont mutilés. »
(Mouslim)



Dans la version de Al-Boukhari :
« …et même à l’abyssin dont la tête est telle un raisin sec. »


Toujours dans les deux recueils authentiques :
« Le musulman doit écouter et obéir pour ce qui lui plait ou ce qu’il déteste, sauf à un ordre qui entraîne la désobéissance [à Allah et à Son Messager], dans ce cas, il ne doit ni écouter ni obéir. »

La personne n’écoute pas l’ordre, mais doit continuer à obéir en général et ne pas se révolter.


On rapporte de Houdayfa Ibn Al-Yamân
ceci :
« Les gens questionnaient le Messager d’Allah à propos du bien, alors que moi je le questionnais à propos du mal, par crainte d’en être atteint.
Le Messager : «
Nous étions dans une époque de paganisme (al djâhiliya) et dans le mal, puis Allah nous a fait don de ce bien (l’Islam). »

Houdayfa :        « Y aura-t-il après ce bien un [autre]mal ? »

Le Messager :   « Oui. »

Houdayfa :        « Est-ce qu’après cet autre mal, le bien reviendra ? »

Le Messager :   « Oui, mais il y aura en ce bien une fumée noirâtre… »

Houdayfa :        « Mais qu’est ce que cette fumée noirâtre qu’il y aura dans le bien ? »

Le Messager :  « Des gens qui ne se conduiront pas selon ma conduite (sounna), ils ne guideront pas dans la voie dans laquelle j’ai guidé. Tu y reconnaîtras les choses [conformes à la loi d’Allah] et tu en ignoreras d’autres. »

Houdayfa :        « Et après ce bien, y aura-t-il un mal ? »

Le Messager : « Oui, des individus qui attireront des gens aux portes de l’enfer. Celui qui leur répondra, ils le précipiteront [en enfer].»

Houdayfa :         « Décris-les moi ! »

Le Messager :   « Ils sont de notre souche, ils parlent notre langue ! »

Houdayfa :        « Que m’ordonnes-tu de faire si je vis jusque là ? »

Le Messager :   « Il ne te faut absolument pas te séparer de la communauté des musulmans et de leur dirigeant. »

Houdayfa :        « Et si ces musulmans n’ont pas de communauté (djama’a) et pas de dirigeant (Imam) ? »

Le Messager :  « Eloigne-toi de toutes ces factions sans exception, même s’il te faut mordre à la racine d’un arbre, et cela jusqu’à ce que la mort te saisisse. »

(Al-Boukhari, Mouslim et At-Tirmidhi)




Ibn ’Abbas a dit :
«
Le Messager d’Allah a dit : « Celui qui remarque chez son dirigeant quelque chose qui le répugne, il lui faut patienter, car celui qui s’écarte de la communauté, ne serait-ce que d’un empan, puis meurt, sa mort sera une mort de l’époque du paganisme (djâhiliya) ? »
(Al-Boukhari et Mouslim)


Dans une autre version :
« …il s’est défait de l’Islam. »
(Ahmad)



’Awf Ibn Malik a dit :
«
Le Messager d’Allah a dit : « Les meilleurs de vos dirigeants sont ceux que vous aimez et qui vous aiment. Vous invoquez Allah en leurs faveurs et ils L’invoquent en la vôtre. Les plus mauvais de vos dirigeants sont ceux que vous détestez et qui vous détestent, vous les maudissez et ils vous maudissent. On demanda : « Ô Messager d’Allah, pourrions-nous à ce moment-là, le passer par l’épée ? » Le Messager d’Allah répondit : « Non, tant qu’ils vous imposent la prière. Celui qui voit son dirigeant désobéir à Allah, doit détester l’acte de désobéissance de son dirigeant, mais il ne doit jamais se rebeller, ni se soustraire à son autorité. »
(Mouslim)





Le devoir d’obéir au dirigeant, tant que celui-ci n’appelle pas à la désobéissance d’Allah, est mentionné dans le Coran et dans la sounna.
Allah
a dit :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ أَطِيعُواْ اللّهَ وَأَطِيعُواْ الرَّسُولَ وَأُوْلِي الأَمْرِ مِنكُمْ

-traduction relative et approchée-
« Ô vous qui croyez, obéissez à Allah et obéissez au Messager
et à ceux qui d’entre vous qui détiennent le commandement. »

(Sourate 4 verset 59)

On peut remarquer, dans ce verset qu’Allah prononce deux fois le verbe « obéir » pour lui et pour Son Envoyé et non pas pour les dirigeants de la communauté.

L’obéissance au Messager est absolue, car lui obéir c’est obéir à Allah. Quant aux dirigeants de la communauté, Allah n’utilise pas le verbe « obéir » pour une obéissance absolue car les dirigeants peuvent ordonner de désobéir à Allah, c’est pour cela que l’obéissance n’est pas absolue.

Il faut leurs obéir, même s’ils sont oppresseurs. Le fait de leurs désobéir entraîne des conséquences bien plus graves que leur oppression. Le fait de patienter à toute oppression de leur part, absout les péchés et multiplie les récompenses auprès d’Allah. Si Allah nous a imposé de tels dirigeants, c’est bien pour nos mœurs corrompues. La rétribution dépend de la nature de l’acte.

Ainsi, nous devons multiplier nos efforts pour demander le pardon à Allah, pour le repentir et pour une réforme des mœurs.
Allah
a dit :

وَمَا أَصَابَكُم مِّن مُّصِيبَةٍ فَبِمَا كَسَبَتْ أَيْدِيكُمْ

-traduction relative et approchée-
« Tout malheur qui vous atteint est dû à ce que vos mains ont acquis. »
(Sourate 42 verset 30)

 

أَوَلَمَّا أَصَابَتْكُم مُّصِيبَةٌ قَدْ أَصَبْتُم مِّثْلَيْهَا قُلْتُمْ أَنَّى هَـذَا قُلْ هُوَ مِنْ عِندِ أَنْفُسِكُمْ

-traduction relative et approchée-
« [Quoi donc !] Quand un [seul] malheur vous atteint, vous avez dit : D’où vient cela ? » Alors que vous en avez jadis infligé le double ? Réponds-leur : Il vient de vous-mêmes [à cause de vos mauvaises actions]. »
(Sourate 3 verset 165)

 

أَصَابَكَ مِنْ حَسَنَةٍ فَمِنَ اللّهِ وَمَا أَصَابَكَ مِن سَيِّئَةٍ فَمِن نَّفْسِكَ 

-traduction relative et approchée-
« Tout bien qui t’atteint vient d’Allah, et tout mal qui t’atteint vient de toi-même. »
(Sourate 4 verset 79)

 

وَكَذَلِكَ نُوَلِّي بَعْضَ الظَّالِمِينَ بَعْضًا بِمَا كَانُواْ يَكْسِبُونَ

-traduction relative et approchée-
« Et ainsi accordons-Nous à certains injustes l’autorité sur d’autres (injustes), à cause de ce qu’ils ont acquis. »
(Sourate 6 verset 129)

Si le peuple désire se débarrasser de l’injustice du dirigeant injuste, qu’il abandonne lui-même l’injustice.

L’obéissance à ceux qui détiennent l’autorité est une fondement appliqué par les Compagnons, la génération suivante et bien d’autres.

’Abdellah Ibn ’Omar a vécu sous le califat de Yazid Ibn Mou’âwiya et de son bras droit al-Hadjadj Ibn Youssouf ath-Thaqafi et malgré l’oppression de ce dernier, le sang versé injustement, la transgression des commandements d’Allah, la meurtre de certains responsables de la communauté, tels que Sa’d Ibn Djoubayr et Hasir Ibn az-Zoubayr (à la Mecque), Ibn ’Omar ainsi que ceux de la génération des tabi’oun : Ibn al-Moussib, Al-Hassan Al-Basrî, Ibn Sarir et Ibrahim at-Taymi, n’ont jamais cessé d’obéir au Calife. Alors que, s’ils l’avaient désiré, ils auraient pu appeler la communauté au soulèvement contre le Calife, mais ils ne l’ont pas fait par crainte de désobéir à Allah et à Son Messager.

De même que les Abbassides qui se sont imposés par l’épée et ont tué tous les dirigeants Omayyades. Ils ont tué : Ibn Houbayra, Emir de l’Iraq, tué le Calife Marwan. L’on raconte que quatre vingt membres de la famille Omayyade ont été tué en une seule journée. A cette époque, les savants tels que : Al-Awza’i, Malik Ibn Anas, Az-Zuhri, AL-Laythi Ibn Sa’d et ’Ata Ibn Abi Ribah, ne se sont pas impliqués dans ces événements et, malgré tous, ont continué à obéir aux nouveaux dirigeants.

Les savants de la génération suivante : Ahmed Ibn Hanbal, Mouhammad Ibn Isma’il, Mouhammad Ibn Idris, Ahmed Ibn Nouh, Ishaq Ibn Rahwiyya, ainsi que d’autres, ont également vécu sous l’égide de certains dirigeants innovateurs, niant les attributs d’Allah et obligeant le peuple, notamment les savants, à en faire de même. Certains furent torturés, emprisonnés et même tués. C’est le cas du savant Mouhammad Ibn Nasr. Cependant, aucun des savants ne s’est rebellé, ni a appelé à la révolte.


PAROLES DES GRANDES FIGURES DE L’ISLAM :


Le Prophète a dit :
« Il y aura certes, après moi de l’injustice et des choses qui vous paraîtrons non conformes à la religion. » Quelqu’un dit : « Ô Messager d’Allah, qu’ordonnes-tu à celui qui assistera à cela ? » Il répondit : « Vous devez vous acquitter de vos devoirs envers celui qui vous oppresse et implorer Allah votre bienfaiteur. »
(Al-Boukhari et Mouslim)


On posa la question suivante au Messager d’Allah
:
« Si les dirigeants sont oppresseurs, les musulmans doivent-ils se soulever contre eux ? » Il répondit : « Non, tant qu’ils vous prescrivent la prière, excepté s’ils déclarent ouvertement que l’hérésie est permise. »
(Al-Boukhari et Mouslim)


Al-Hassan Al-Basrî -Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit concernant les dirigeants :
« C’est eux qui assument les cinq points suivants : la prière du Vendredi, la prière en assemblée, la prière des fêtes, la préservation des frontières et des sentences. Ce n’est qu’avec cela qu’Allah établira la religion. Même si les dirigeants commettent l’oppression et l’injustice, celui qui se sépare d’eux commet une hérésie. »

(Adab al-Hassan Al-Basrî d’Ibn Al-Djawzi)


L’Imam al-Hassan Ibn Ali al-Barbahari-Qu’Allah lui fasse miséricorde-
a dit :
« Lorsque tu verras quelqu’un appeler au soulèvement contre le dirigeant, sache qu’il est sous l’emprise de ses passions. Par contre, lorsque tu entendras quelqu’un prôner la bonne entente avec le dirigeant, sache qu’il est pratiquant de la sounna du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-. »
(Kitab as-sounna de l’Imam al-Barbahari)



L’Imam al-Fadil Ibn ’Iyad -Qu’Allah lui fasse miséricorde-
a dit :
« Si j’avais lancé un appel aux musulmans, ce serait en faveur d’une bonne conduite envers le dirigeant. » Il dit également : « On nous a ordonné une attitude convenable envers eux, et non pas à nous soulever contre eux, même s’ils commettent l’oppression et l’injustice, car leurs actes ne retombent que sur eux, alors qu’une attitude convenable ne peut que profiter aux musulmans. »

(At-tabaqat al-Hanbaliyya)


Ibn Hadjar al-’Asqalani
-Qu’Allah lui fasse miséricorde- cite le consensus des savants sunnites à propos de l’obéissance au dirigeant ayant pris le pouvoir par la force :
« Les juristes sont [sunnites] unanimes quant à l’obéissance au dirigeant sorti vainqueur et le fait d’accomplir le djihad avec lui. Que lui obéir est préférable au soulèvement qui a pour conséquence l’effusion du sang et la répression du peuple. »

(Fath al-Bari d’Ibn Hadajr al-’Asqalani)


Ibn al-Qaym al-Djawziyya
-Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit :
« Ce qui est permis dans le fait d’ordonner le bien et d’interdire les actes répréhensibles au dirigeant, c’est : l’exhortation et le rappel.»

(Al-Adab ach-char’iyya)


D’après ’Iyas Ibn Ghanam, le Messager d’Allah
a dit :
« Celui qui veut faire une recommandation au dirigeant, il ne doit pas la faire publiquement. Il doit se retirer avec lui et s’il accepte, il en sera ainsi. Sinon, la personne aura accompli son devoir. » Allah a dit :

وَاصْبِرْ لِحُكْمِ رَبِّكَ فَإِنَّكَ بِأَعْيُنِنَا

-traduction relative et approchée-
« Supporte patiemment la décision de ton Seigneur. Car en vérité, tu es sous Nos yeux. »
(Sourate 52 verset 48)



Al-Hassan Al-Basrî -Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit :
«
Par Allah, si les gens patientaient face à l’oppression du dirigeant, Allah ne tardera pas à la dissiper. Mais, s’ils s’empressent à prendre les armes contre le dirigeant, par Allah, jamais ils ne connaîtront un jour meilleur. » Puis, Al-Hassan Al-Basrî -Qu’Allah lui fasse miséricorde-récita le verset 137 de la sourate 7 :

وَأَوْرَثْنَا الْقَوْمَ الَّذِينَ كَانُواْ يُسْتَضْعَفُونَ مَشَارِقَ الأَرْضِ وَمَغَارِبَهَا الَّتِي بَارَكْنَا فِيهَا وَتَمَّتْ كَلِمَتُ رَبِّكَ الْحُسْنَى عَلَى بَنِي إِسْرَائِيلَ بِمَا صَبَرُواْ وَدَمَّرْنَا مَا كَانَ يَصْنَعُ فِرْعَوْنُ وَقَوْمُهُ وَمَا كَانُواْ يَعْرِشُونَ

-traduction relative et approchée-
« El les gens qui étaient opprimés, Nous les avons fait hériter les contrées orientales et occidentales de la terre, [contrées] que Nous avons bénies. Et la très belle promesse de ton Seigneur sur les enfants d’Israël s’accomplit pour prix de leur endurance. Et nous avons détruit ce que faisaient Fir’awn et son peuple, ainsi que ce qu’ils construisaient. »
 

Et dit ensuite : « Sache, puisse Allah t’accorder Sa grâce, que l’oppression des rois n’est que l’irritation d’Allah et l’on ne peut faire face à son irritation avec l’épée, mais ne peut être apaisé que par les invocations, le repentir et la reconnaissance de ses péchés. Si tu prends l’épée face à l’irritation d’Allah, celle-ci sera encore plus tranchante [que l’épée]. »
(Adab al-Hassan Al-Basrî d’Ibn Al-Djawzi)


Des dires des gens importants de l’histoire de l’Islam sont nombreux, nous en avons cités que quelques-uns parmi tant d’autres, que nous pouvons retrouver dans des ouvrages consacrés à la relation entre le peuple musulman et le détenant de l’autorité. C’est l’exemple de l’épître du docteur Ibrahim al-Askar : « Houqouq Woulat al-amr ».




 

Source :

Charh Al 'Aquida At-Tahawiya aux éditions Sabil

fourqane


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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 09:27
La source du terrorisme
de Sheikh Ahmad An-Najmî

La louange est à Allah, et que les éloges et le salut d’Allah soient sur le Messager d’Allah, ainsi que sur sa famille et ses compagnons. Ceci dit :

Des gens prétendent que la mécréance prononcée à l’encontre des musulmans (At-Takfîr), et les attentats perpétrés par certains jeunes, sont dus au chômage (donc la pauvreté), ce qui est un mensonge aussi évident que le soleil en pleine journée. Nous avons entendu, comme tout le monde, aux informations radios qu’à chaque fois qu’on arrêtait un groupe d’entre eux, on trouvait avec eux beaucoup d’argent, parfois jusqu’à un demi million, plus ou moins, et ce malgré leur petit nombre. Si la cause [de leurs actes] était le chômage, on aurait pas trouver sur eux cet argent, et celui qui prétend cela sait qu’il ment. D’un autre point de vue, combien de communautés connaissent le chômage, et malgré tout ne connaissent rien de ces actes. Cela montre qu’il y a un entraînement, une incitation et un soutien.

Certains disent qu’ils ont hérité ce Takfîr de shaykh Muhammad Ibn ‘Abd Al-Wahhâb, qu’Allah lui fasse miséricorde. C’est là un mensonge et une diffamation à l’encontre de shaykh Muhammad Ibn ‘Abd Al-Wahhâb, car le shaykh ne déclare mécréant que celui qu’Allah a déclaré mécréant. Ainsi, il déclare mécréant ceux qui commettent un acte de polythéisme majeur, et Allah dit :
« Quiconque invoque avec Allah une autre divinité, alors qu’il n’a aucune preuve, aura à en rendre compte devant son Seigneur. En vérité, les mécréants, ne réussiront pas. » (Al-Mu'minûn, 117)
De plus, il ne déclare mécréant qu’après avoir exposé clairement les preuves, et ses livres témoignent pour lui et contre ceux qui ont forgé ces mensonges évidents.

D’autres prétendent qu’ils ont hérité ce Takfîr de l’ouvrage Ad-Durar As-Saniyyah Fî Al-Ajwibah An-Najdiyyah, et c’est encore un mensonge. Celui qui prétend que cet ouvrage déclare mécréant un individu qui ne le mérite pas, qu’il nous indique les références : le tome, la page, la ligne, et s’il ne le fait pas, il est menteur et indigne de confiance.

La vérité sur laquelle il n’y a aucun doute est que ces jeunes qui déclarent les musulmans mécréants ont hérité cette pensée – de l’excommunication (déclarer une personne en dehors du cercle des croyants) et des attentats – de la voie des frères musulmans qui les ont formés, entraînés, éduqués, incités et trompés en leur faisant croire que cela était le djihad vers lequel le Coran appelle et qu’il encourage. Ils ont hérité cela des livres de Sayyid Qutb qui a déclaré mécréante la communauté de Muhammad comme cela apparaît au tome 4 et la page 2122 de son exégèse intitulé « Fi Dhilâl Al-Qur’ân » et où il dit : « On ne trouve aujourd’hui sur terre aucun pays musulman, et aucune société musulmane appliquant la Législation d’Allah et la religion de l’islam. ».
Et il tient des propos similaires dans l’explication de sourate Yûnus. Plus encore, il prétend que les mosquées des musulmans sont de temples voués aux statues, et il incite à la révolte dans l’explication de sourate Al-Anfâl en prétendant que l’islam l’ordonne. Il dit encore dans l’explication de sourate Al-An’âm ( 2/1057) : « Nous sommes revenus à l’époque où cette religion est venue aux hommes avec le message « Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah » L’humanité est revenue à l’adoration des hommes, à l’injustice des religions, et a délaissé « Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah », et une partie d’entre eux ne cesse de répéter « Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah » sans en comprendre le sens. » Une groupe des kamikazes montré à la télévision saoudienne a reconnu qu’ils avaient pris ces idées de Takfîr des livres de Sayyid Qutb, et surtout du livre « Fî Dhilâl Al-Qur’ân » Et c’est là une réponse à ceux qui prétendent que ce qui les a poussés à cela est le chômage ou d’autres choses.

J’ai lu dans le premier tome du livre « Qâfilah Al-Ikhwân Al-Muslimûn » de ‘Abbâs As-Sîsî (qui était un des leaders des frères musulmans) de nombreux choses qui montrent que les Frères musulmans ont été élevé sur cette pensée terroriste depuis le début. Regarde, ici (1/258) il affirme que ce sont les Frères Musulmans qui ont fait assassiner le juge Ahmad Al-Khâzandâr, [ainsi qu’au pages] 267 à 286 où il affirme leur implication dans divers attentats. Tout cela se trouve à la fin du premier tome de « Qâfilah Al-Ikhwân Al-Muslimûn » de ‘Abbâs As-Sîsî qui est de ceux qui ont embrassé cette voie, et cela est conforme aux évènements et à ce qui est reconnu. Et tout cela s’est passé du vivant de Hasan Al-Bannâ dans les années 1947-1948. N’est-ce pas là une preuve évidente que les Frères Musulmans sont un groupe qui déclare mécréants les musulmans et qui fait usage de la violence, des attentats, et c’est là le terrorisme que nous connaissons à notre époque.

J’ai écrit cela pour montrer que ceux qui disent que le Takfîr et les attentats sont les conséquences du chômage, et l’héritage de shaykh Muhammad Ibn ‘Abd Al-Wahhâb et de l’ouvrage Ad-Durar As-Saniyyah, tout cela était faux, et que seuls ceux qui font partie de ce groupe (des Frères Musulmans) ou ceux qui les soutiennent ne peuvent tenir ces propos. Et j’espère avoir exposé leur mensonge, et l’aveuglement des musulmans qu’ils pratiquent pour leur cacher les causes réelles de ce phénomène. Et c’est Allah qui accorde le succès, et que les éloges et le salut d’Allah soient sur notre prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

Traduit et publié par les salafis de l’Est
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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 21:04
"Réfutation générale de toutes les ambiguïtés des takfiris"
par sheikh Abou 'Abd-A-Rahmân Bandar Ibn Nayif Al-Outaybî


Première réfutation générale sur l’ensemble des ambiguïtés au moyen de quatre fondements établis par les gens de la Sounnah et du Consensus.

Il y a des fondements sur lesquels se basent les gens de la Sounnah et du Consensus pour le comportement envers les gouverneurs ; et on peut considérer ces fondements authentiques comme une réfutation générale de toutes les ambiguïtés propagées ; celui, donc, qui maîtrise ces fondements et s’y conforme lui apparaîtra la vérité et lui feront se dissiper de nombreuses ambiguïtés.

Le premier fondement :

Il incombe au musulman de vérifier tout ce qui lui arrive comme information car toutes les rumeurs qui sont propagées sur les gouverneurs ne sont  pas vraies ; il est donc obligatoire de s’assurer de l’authenticité de l’information.
Et c’est pour cela que l’on dit que de nombreuses ambiguïtés propagées sur les gouverneurs ne sont que des rumeurs dénuées de toute preuve.

Voici les preuves :


« Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair (de crainte) que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait »
Sourate les appartements verset 6

 

Cheikh Al Islâm ibn Taymiyya -qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit :
L’information du pervers est écoutée et est vérifiée ; on ne tranche pas ni de sa sincérité ni de son mensonge qu’avec une preuve comme Allah a dit (traduction aproximative du sens du verset):
« Si un pervers vous apporte une nouvelle… »
Fin de citation d’ibn Taymiyya e son recueil de fatawas tome 19 page 63.

Et il dit également- qu’Allah lui fasse miséricorde- :

« Et Il (Allah) a également motivé cela par la peur du regret ;  et le regret n’est que pour le châtiment de l’innocent comme dans le Hadith rapporté dans son Sounnan « éloignez les ambiguïtés des peines légales car que l’imam se trompe en pardonnant est meilleur qu’il se trompe en châtiant » ; donc si le choix doit être fait entre se tromper en châtiant un innocent et se tromper en pardonnant à un pécheur, cette dernière est la meilleure des deux erreurs… »
Recueil de fatawas d’ibn Taymiyya tome 15, page 308.

Al Hâfidh Ibn Kathir qu’Allah lui fasse miséricorde a dit :

« Allah a ordonné de vérifier l’information du pervers pour être prudent envers lui pour que l’on ne juge pas avec sa parole et qu’il soit- sur le même point- menteur ou en erreur »
Exégèse d’ibnou Kathir tome 4, page 245.

L’éminent savant A-Sa’di- qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit :

«Ceci fait partie des bienséances dont les gens doués de raison doivent se doter et appliquer ; et c’est le fait de vérifier l’information qui leur est rapportée par un pervers et de ne pas l’accepter comme elle est car il y a en cela un grand danger et le fait de tomber dans le péché… et il y a en cela aussi la preuve sur le fait que l’information rapportée par le véridique est acceptée et l’information  rapportée par le menteur est rejetée et que l’information du pervers est laissée en suspend »
Exégèse de A-Sa’di page 800.

Remarque :
Le verset parle de l’information rapportée par un pervers et de même pour l’information rapportée par quelqu’un d’inconnu, voici l’explication de ceci en deux points :

 
Le premier :

L’inconnu peut être un pervers ; la prudence requiert donc de laisser son information en suspend jusqu’à ce qu’elle soit vérifiée comme on laisse l’information rapportée par un pervers en suspend jusqu’à ce qu’elle soit vérifiée.

Le deuxième :

Allah a justifié l’ordre de vérifier par le fait de porter atteinte par inadvertance or le fait de porter atteinte par inadvertance est probable dans l’information rapportée par l’inconnu comme elle est probable dans l’information rapportée par le pervers.
Nous pouvons donc dire que ces deux points mettent en évidence de manière claire l’erreur de ceux qui limitent le verset à ceux dont on est sûrs qu’ils sont pervers et ont donc accepté l’information de tous ceux dont la perversité n’a pas été établie comme l’inconnu !


Le deuxième fondement :

Les Gens de la Sounnah sont unanimes sur l’interdiction de se rebeller contre le gouverneur sauf s’il tombe dans la mécréance claire qui ne laisse aucun doute.
On peut donc dire que de nombreuses ambiguïtés qui sont propagées ne sont que des péchés qui ne font pas tomber celui qui les commet dans la mécréance ; et la voie à suivre par rapport aux péchés du gouverneur conformément au Coran et à la Sounnah est :

« Le conseil et le fait de demander (à Allah) la piété pour lui tout en l’écoutant et en lui obéissant dans tous ce qu’il ordonne à part les péchés »
Voici les preuves :
A-Nawawi a dit- qu’Allah lui fasse miséricorde- :

« Le fait de se rebeller contre eux et de les combattre est illicite selon l’unanimité des musulmans et cela même s’ils sont pervers et injustes et les Hadiths sont nombreux sur ce que j’ai dit ; et les Gens de la Sounnah sont unanimes sur le fait qu’on ne peut pas destituer un gouverneur à cause de sa perversité »
Voir son explication de l’authentique de Mouslim parties 11-12 page 432 sous le hadith numéro 4748.

Al Hâfidh Ibn Hajar qu’Allah lui fasse miséricorde a dit :
Ibn Battâl a dit :
« Il y a dans ce Hadith une preuve sur le fait de délaisser la rébellion contre le gouverneur même s’il est injuste et les jurisconsultes sont unanimes sur l’obligation d’obéir au gouverneur qui prédomine et de combattre à ses côtés et que son obéissance est meilleure que la rébellion contre lui car il y a en cela le fait d’épargner le sang des gens et l’apaisement des foules »

Et leur preuve sur ce point est ce Hadith et d’autres qui le renforcent et ils (les jurisconsultes) n’ont fait aucune exception à cela à part le fait que le gouverneur tombe dans la mécréance claire »
Voir l’explication de Ibn Hajar de l’authentique d’Al Boukhari (Fath Al Bari) tome 13 page 9 sous le hadith numéro 7054

Et conformément à ce consensus (cette unanimité) :
L’Imâm ibn Bâz a dit qu’Allah lui fasse miséricorde :
« S’ils ordonnent un péché on ne leur obéit pas dans le péché mais il est interdit de se rebeller contre eux à cause de cela »
Voir son recueil de fatawas tome 8, page 202

 

Et il dit- qu’Allah lui fasse miséricorde- :
« Ceci indique qu’il ne leur est  pas permis de contester les gouverneurs et de se rebeller contre eux sauf s’ils voient une mécréance claire dont ils ont une preuve venant d’Allah »
Recueil de fatawas de Cheikh ibn Bâz tome 8 , page 203.

Et L’Imâm Al ‘Outhaymîn a dit- qu’Allah lui fasse miséricorde- lorsqu’il fut questionné sur certains genres de perceptions perçues par les gouvernements, sont-elles considérées comme des taxes ? Il répondit : « C’est général à toute chose perçue sans droit, cela fait donc partie des taxes et c’est illicite….mais le musulman se doit d’écouter et d’obéir, et d’écouter les gouverneurs et de leur obéir, et s’ils demandent de l’argent sur ces transactions de le leur donner…et il n’est pas permis d’utiliser ce genre de choses comme moyens pour critiquer les gouverneurs, et les insulter dans les assises etc.… »
Rencontre porte-ouverte du Cheikh (3 /416) rencontre 65, question 1465.

 
 

Et il dit- qu’Allah lui fasse miséricorde- :
« … contrairement à ce que disent les khawarij qui voient qu’il n’y a pas d’obéissance à l’Imâm et au gouverneur s’il est désobéissant, car selon leur règle le grand péché fait sortir (celui qui le commet) de la religion »
Explication d’Al Wasityya du Cheikh (2/337) éditions Ibn Al Jawzi.

Et il a dit également :
« Quoi qu’ai fait le gouverneur comme perversité il est interdit de se révolter contre lui ; même s’ils ont bu de l’alcool ou commis la fornication ou ont commis des injustices envers les gens, il est interdit de se rebeller contre eux »
Explication du Cheikh du Jardin des Vertueux (4/514) éditions Al Watan

Et il a dit- qu’Allah lui fasse miséricorde- :
« Tandis que la parole de certains simples d’esprit : qu’il nous est obligatoire d’obéir aux gouverneurs que s’ils sont complètement sur le chemin de droiture est fausse, c’est une erreur et cela ne fait en rien partie de la Religion et c’est même la voie des khawarij qui veulent des gouverneurs qu’ils soient sur le chemin de droiture en toute chose et ceci n’est pas arrivé depuis un certain temps car les choses ont changé… »
Explication du Cheikh du Jardin des Vertueux (4/517) éditions Al Watan

Et il a dit également- qu’Allah lui fasse miséricorde- :
« Il nous est obligatoire d’écouter et d’obéir même s’ils sont eux-mêmes négligents car leur négligence est sur eux, ils assument ce dont ils se sont chargés et nous assumons ce dont nous nous sommes chargés »
Explication du Cheikh du Jardin des Vertueux (5/269) éditions Al Watan

Et il dit :
« Cela ne veut pas dire que s’il ordonne un péché que l’on ne doit plus lui obéir du tout !non ! On ne lui désobéit que dans cette chose particulière qui est une désobéissance à Allah et en dehors de cela nous devons lui obéir »
Explication du Cheikh du Jardin des Vertueux (3/333) éditions Al Watan



Le troisième fondement :

« Toute personne qui commet une mécréance n’est pas nécessairement un mécréant car il se peut qu’il ait quelque chose qui empêche (en arabe : mâni’) de le rendre mécréant.
Et c’est pour cela que nous disons que : certaines choses qui sont propagées sur certains gouverneurs musulmans sont du ressort de la mécréance ; mais il n’est permis à personne de se comporter avec ce gouverneur comme on se comporte avec un gouverneur mécréant jusqu’à ce que lui soit dressée les preuves ; c’est-à-dire que les conditions pour poser le Jugement de mécréance soient réunies et ce qui empêche de poser ce jugement soit absent »

Voici les preuves :
Cheikh Al Islâm ibn Taymiyya -qu’Allah lui fasse miséricorde a dit- :

«Toute personne qui fait une erreur (et ici on parle de ce qui fait sortir de l’Islâm) n’est pas  (nécessairement) un  mécréant, surtout dans les choses pointues où la communauté de l’Islâm a fort divergé.. »
Receuil de fatawa d’ibn Taymiyya, tome 16, page 424.

Et il a dit- qu’Allah lui fasse miséricorde- :

« Et il n’appartient à personne de rendre mécréant un musulman même s’il a commis une erreur et s’est trompé jusqu’à ce que lui soit dressé les preuves et qu’il discerne la bonne voie, et celui dont l’Islâm est affirmé avec certitude on ne peut pas le lui retirer avec un doute mais de plus il ne peut être retiré qu’avec le fait de dresser les preuves et de dissiper l’ambiguïté »
Recueil de fatawas d’ibn Taymiyya, tome 12, page 466.

Et il dit- qu’Allah lui fasse miséricorde- :

« Chaque fois qu’ils les ont entendu dire : celui qui dit telle chose est un mécréant , l’auditeur croit que cette parole englobe toute personne qui dit une telle chose, et ils n’ont pas réfléchi au fait que le fait de poser le jugement de mécréance (le Takfir) a des conditions et des choses qui s’y opposent (les empêchements) qui peuvent ne pas être réunies chez un individu particulier et que le fait de poser le jugement de mécréance de manière générale (celui qui dit telle chose est mécréant) n’implique pas le jugement de mécréance sur un individu particulier sauf si les conditions sont réunies et les empêchements sont absents.
Ceci est mis en évidence par le fait que l’Imâm Ahmad et la globalité des Imâms qui ont prononcé ce genre de paroles générales n’ont pas rendu mécréants la majorité de ceux qui ont prononcé cette même parole. »

Recueil de fatawas d’ibn Taymiyya, tome 12,  page 487.

Et il a dit- qu’Allah lui fasse miséricorde- sur le fait de poser le jugement de mécréance :
« Et ce qui est voulu ici c’est : que les écoles des Imâms sont basées sur ce détail entre le genre et le particulier »
Recueil de fatawas d’ibn taymiya tome 13,  page 348.

Et il dit également- qu’Allah lui fasse miséricorde- :

« Le fait de juger un individu particulier de mécréant- parmi ces ignorants et leurs semblables- c’est-à-dire le fait de juger qu’il fait partie des mécréants est interdit jusqu’à ce que soit dressé les preuves de la révélation sur l’un d’entre eux qui mettront en évidence qu’ils transgressent la voie des Envoyés et ceci même s’il ne réside aucun doute dans le fait que ce qu’il a dit est une mécréance ; et ceci est valable dans le fait de juger mécréant tous les individus  particuliers »
Recueil de fatawas d’ibn Taymiyya  tome 12,  page 500.

L’Imâm Al-Albânî - qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit :
« Toute personne- parmi les croyants- qui commet un acte de mécréance n’est pas nécessairement un mécréant »
Recueil des Hadiths Authentiques, (Silsilatou Al-Ahadith A-Sahiha) sous le Hadith numéro 3048.

L’Imâm Al-‘Outhaymîn - qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit :

« Il y a d’office pour toute personne qui commet un acte de mécréance un empêchement qui va empêcher de le rendre mécréant…. Il faut obligatoirement que ce soit une mécréance claire sans aucune ambiguïté car si elle comporte une ambiguïté, la personne qui le commet ne peut être rendue mécréante même si on dit que ce qu’elle a commis est une mécréance.
Nous faisons donc la différence entre la parole et celui qui dit cette parole et entre l’action et celui qui fait l’action; il se peut que l’action commise soit une perversité et qu’on ne juge pas pour autant la personne qui la commet comme pervers à cause d’un empêchement qui nous empêche de le rendre pervers ; et il se peut que ce soit une mécréance et que l’on ne rende pas mécréant la personne qui la commet à cause d’un empêchement ; et la révolte des Khawarij n’a causé du mal à la communauté qu’à cause de cette mauvaise interprétation….
Il se peut que quelqu’un commette un acte de perversité sans qu’il y ait de doute mais par ignorance, alors que si tu lui dis : mon frère ceci est illicite, il te répond : qu’Allah te récompense, et il arrête.
Donc : comment puis-je juger un individu de pervers sans lui dresser les preuves ?
Donc : ceux à qui tu fais référence parmi les gouverneurs des arabes et des musulmans il se peut qu’ils soient excusés et qu’ils n’aient pas connus la  preuve, ou il se peut que la preuve leur soit arrivée et que quelqu’un les trompe et leur mettent des ambiguïtés. »

Rencontre porte-ouverte du Cheikh 3/125, rencontre 51, question 1222.

Il dit également - qu’Allah lui fasse miséricorde- en réponse  à la question :

Peut-on considérer ceux qui ne jugent pas selon le Coran et la Sounnah mais jugent selon les législations françaises et anglaises comme des mécréants ?

Il répondit :

« Il faut voir ; quelle est la raison qui les pousse à cela ? Est-ce que quelqu’un parmi ceux qui prétendent détenir la science les trompe et leur dit que cela ne contredit pas la législation (Islamique) ? Ou autre ?...on ne peut juger ce genre d’affaire qu’au cas par cas… »
Rencontre porte-ouverte 1/24, rencontre numéro 1, question 31

Remarque :
Les conditions pour poser le jugement de mécréant sont au nombre de quatre :

1-la science : c’est-à-dire qu’il soit savant du fait que la chose est illicite (qu’il ne soit pas ignorant)….et il n’est pas obligatoire qu’il soit savant du fait que c’est une mécréance.
2-l’intention : c’est-à-dire qu’il ait voulu faire l’action (qu’il ne l’ait pas faite par erreur)…et le sens de cette condition ce n’est pas qu’il ait eu l’intention de mécroire en Allah.
3-le choix : qu’il ait le choix de l’action (qu’il ne soit pas sous la contrainte)
4-absence de mauvaise interprétation permise : c’est-à-dire qu’il n’y ait pas d’ambiguïtés avec les preuves qui font qu’il va croire que ce qu’il fait est  autorisé.



 
Le quatrième fondement :
La révolte contre le gouverneur mécréant n’est pas toujours autorisée ; elle est conditionnée par :

1- Le fait qu’il (le gouverneur) commette une mécréance claire dont nous avons une preuve venant d’Allah.
2- Le fait de lui dresser les preuves.
3- La capacité de le retirer du pouvoir.
4- La capacité de le remplacer par un musulman.
5- Que le fait de se révolter contre lui n’amène pas un mal plus grand que le fait de le laisser à sa place.

Et c’est pour cela que nous pouvons dire : le fait de se révolter contre quelqu’un qui commet une mécréance et devient mécréant n’est pas toujours autorisé

Voici les preuves :
Al Hâfidh Ibn Hajar –qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit sur le gouverneur mécréant :
« Il est obligatoire de le combattre pour celui qui en est capable …. »
Fath Al-Bari (l’explication de Sahih Al-Boukhari) 9/13 sous le Hadith numéro 7054

L’Imâm Ibn Bâz –qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit :

« …Sauf si les musulmans voient une mécréance claire dont ils ont une preuve venant d’Allah : il n’y a pas de mal à se révolter contre ce gouverneur pour le retirer s’ils en ont la capacité ; mais s’ils n’ont pas la capacité : ils ne se révoltent pas, ou si la révolte  cause un mal plus grand : ils ne peuvent pas se révolter pour prendre en considération le bien de tous.
La règle légiférée sur laquelle tous les savants sont unanimes est :
Il est interdit d’enlever un mal par un mal plus grand, mais de plus il est obligatoire de repousser le mal par ce qui l’enlève ou le réduit.
Tandis que repousser le mal par un mal plus grand : ceci est interdit par unanimité des musulmans.
Donc si ce groupe - qui veut retirer ce gouverneur qui a commis une mécréance claire- a les capacités pour le retirer et le remplacer par un bon gouverneur vertueux sans que cela n’engendre un grand mal pour les musulmans et un mal plus grand que le mal de ce gouverneur : alors il n’y a pas de problème.
Tandis que si la révolte cause une grande perversion, une perturbation de la sécurité, de l’injustice envers les gens, des meurtres d’innocents etc... Alors c’est interdit »

Recueil de fatawas d’Ibn Bâz 203/8.

L’Imâm Al-‘Outhaymîn -qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit concernant le fait de se révolter contre le gouverneur mécréant :

« si nous sommes capables de nous révolter, alors nous le faisons et si nous ne sommes pas capables, alors nous ne révoltons pas car toutes les obligations légiférées sont conditionnées par la capacité, et si nous nous révoltons il se peut que cela cause un mal plus grand que si le gouverneur reste en place, car si nous nous révoltons et que sa puissance apparaît nous n’en sortirons que plus humiliés et lui va continuer dans sa mécréance et sa tyrannie.
Ces choses demandent de la pondération et il faut joindre la législation à cette pondération, et éloigner les sentiments de ces choses ; nous avons besoin de sentiments pour nous enthousiasmer et nous avons besoin de la législation et de la raison pour ne pas se laisser entraîner par les sentiments qui vont nous conduire à la perdition.

Rencontres porte-ouverte du Cheikh 126/3, rencontre 51, question 1222.

Et il dit :
« ….dites trois conditions et si vous voulez dites quatre :

1- que vous voyez
2- une mécréance
3- claire
4- dont vous avez une preuve venant d’Allah

Ce sont quatre conditions ; et si nous avons vu ceci- par exemple- : la contestation n’est pas permise tant que nous n’avons pas la capacité de retirer le gouverneur, donc si nous n’avons pas la capacité: la contestation n’est pas permise, car si nous contestons alors que nous n’avons pas la capacité il se peut qu’il en finisse avec ce qui reste des gens vertueux et que son hégémonie devienne complète ; voici donc les conditions de la permission ou de l’obligation- l’obligation de se révolter contre les gouverneurs-, mais avec la condition d’en avoir la capacité, car si nous n’en avons pas la capacité : il est interdit de se révolter car cela fait partie du fait de chercher sa propre perte.
Quel est le bien si on se révolte contre ce dirigeant – dont nous avons vu une mécréance claire dont nous avons une preuve venant d’Allah- si on ne dispose pour cela que d’un couteau de cuisine alors que lui dispose de chars et de mitraillettes ?
Aucun bien ! Et cela équivaut au fait de se révolter pour se tuer soi-même !
Il est vrai que nous devons ruser pour le destituer de son poste et en finir avec lui mais avec les quatre conditions que le Prophète « Sala-Llâhou ‘alayhi wa Salâm » a citées :

« Que vous voyiez, une mécréance, claire, dont vous avez une preuve venant d’Allah »
Explication du Cheikh du livre le Jardin des Vertueux 515/4, éditions Al-Watan.

Remarque :
Cheikh Al-Islam Ibn Taymiyya a dit en mettant l’accent sur la concordance entre la révolte et le mal (qui en découle) :

« Peut-être que l’on ne connaît pas une  faction qui s’est révoltée contre un gouverneur sans  que sa révolte ait engendré un mal plus grand que celui qu’elle a enlevé »…
Minhâj A-Sounnati A-Nabawiyya de Ibn Taymiyya 391/3.

 
Source: "Le livre: Et débat avec eux de la meilleure manière qui soit "
Shaykh Abou 'Abd-A-Rahmân Bandar Ibn Nayif Al-Outaybî
 
Traduit par Mehdi abou Abdirrahman
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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 07:51
Khoutbah :La modération est dans la voie des Salafs
par Souleymane Al Hayiti


Vous avez tous été témoins de ce qu’il s’est passé dernièrement dans les pays musulmans, en Algérie et au Maroc, de ce qu’ont fais des gens déviés et égarés. Se faire exploser, faire sauter des bombes, tuer des innocents parmi les musulmans, au nom de l’Islam. Il n’y a pas de doute que les gens qui font ça n’ont rien à faire avec la Sunnah, ni avec la Da’wah Salafiya.Malgré qu’on voit de plus en plus dans les médias, des gens qui essayent d’attribuer ces actes à ceux qui suivent la Sunnah et à ceux qui sont salafis, à ceux qui suivent les règles de l’Islam.

Ces gens qui se prétendent Salafis et qui font ces actes, n’ont rien avoir avec la Da’wah Salafiya. La Da’wah Salafiya qu’est-ce que c’est ? Et qui sont les Salafs ? Les Salafs ça signifie : ceux qui sont venus avant nous, les prédécesseurs. Et quand on parle des Salafs on parle des Sahabas, des Tabi'ines et de ceux qui les ont suivi. Donc on voit tout de suite que la réalité n’a rien à voir avec ce que ces gens là prétendent parce que les salafs n’ont jamais appelé à ce que ces gens font au nom de l’Islam. Et les ‘Oulamas, qui sont les Imams de la Da’wah Salafiya aujourd’hui, appellent les gens à suivre le Qur’an, la Sunnah et la compréhension des Sahabas; comme eux l’ont suivi et comme eux ont compris l’Islam.

Tous les ‘Oulamas aujourd’hui qui sont sur cette voie et qui dénoncent les Bid’ahs et les gens qui sont déviés, ces ‘Oulamas sont tous contre ces choses-là et ils ont tous dénoncés les gens qui font ces actions. Ils les ont réfuté avec les preuves du Qur’an et de la Sunnah, ainsi que les exemples des Salafs et les paroles des ‘Oulamas de l’Islam.

Et donc aujourd’hui, on trouve dans les médias (chez les musulmans parfois et chez les non-musulmans) des termes qui sont utilisés à tort et à travers, on mélange par ces termes, la vérité et le faux. Beaucoup de gens se laissent tromper à cause de l’ambiguïté de ces termes et la façon dont ils sont utilisés par ces médias. Que ce soit les non-musulmans ou les musulmans qui ont été trompé par l’utilisation de ces termes. On entend les termes comme par exemple « extrémiste », il y a beaucoup de gens qui s’imaginent qu’on peut déterminer ce qui est extrême et ce qui n’est pas extrême par rapport à la proportion. Donc ils regardent la majorité des musulmans et ils disent : ceux qui sont dans la majorité ce ne sont pas des extrémistes, mais ceux qui sont dans la minorité – ça veut dire ceux qui appliquent strictement les règles de l’Islam et qui se limitent aux enseignements de la religion et qui étudient la religion en profondeur – ceux-là sont une minorité et donc ce sont des extrémistes.

C’est une façon incorrecte de diviser et de juger entre ce qui est un extrême et ce qui n’est pas un extrême. La seule façon de déterminer ce qui est extrême et ce qui n’est pas un extrême, c’est de retourner à la base, c'est-à-dire au Qur’an et à la Sunnah. C’est le Qur’an et la Sunnah qui va nous dire ce qui est un extrême et ce qui n’est pas un extrême.

La vrai modération ce n’est pas de prétendre : je suis un modéré! Beaucoup de personne disent aujourd’hui : « Moi, je suis un musulman modéré. » Qu’est ce que ça veut dire pour lui modéré? Ça veut dire qu’il suit ses passions et ses désirs ou qu’il ne respecte pas les règles de l’Islam à la lettre ou aux détails. Il fait parfois ce qui satisfait le non-musulman pour leur faire plaisir et pour se rapprocher d’eux. En réalité, dans l’Islam, un vrai modéré c’est celui qui se limite et suit l’exemple du prophète qui ne rajoute rien et qui n’enlève rien.

L’extrême est des deux cotés. Ceux qui veulent faire plus que ce qu’Allah et le prophète nous a amené et qui veulent dépasser les Sahabahs. Et ceux qui veulent faire moins de ce qui demandé par Allah et le prophète et ils veulent enlever des choses dans l’Islam, voilà les deux extrêmes.

ALLAH dit (au sens rapproché):
« C’est ainsi qu’on a fait de vous une Ummah du juste milieu et qui est la meilleure Ummah »

C’est-à-dire, tu suis le Qur’an, tu suis la Sounnah et l’exemple des Sahabahs et si tu suis ça, tu es vraiment modéré et tu es sur le droit chemin. Mais si tu fais des péchés, tu désobéis aux règles d’Allah et tu prétends être modéré, il y a une erreur et une mauvaise compréhension.

Donc, ils distinguent entre un musulman intégré, modéré et un musulman Salafi et après ils disent il y a des Salafis qui suivent les Shouyoukh et les Salafis Jihadis. Alors qu’en réalité, ceux qui se prétendent Jihadis ne sont pas des Salafis, ils n’ont rien avoir avec les Salafs Salih. Aucun des Oulamas n’ont défendu ou supporté ce qu’ils font au nom du Jihad ou au nom de l’Islam : De faire sauter des bombes, de faire des actes kamikazes, des attentas terroristes au nom de l’Islam. Tous ceux qui font ça et se disent Salafis n’ont rien à voir avec les Salafs et aucun ‘Oulamas Salafis dans le monde aujourd’hui n’a défendu ça ou supporté ça d’aucune façon. Al Hamdoulilah c’est très important de comprendre ça.

Et ce qui s’est passé dernièrement en Algérie et au Maroc, ce n’est pas nouveau, c’est déjà arrivé plusieurs fois dans le passé. Mais c’est important de se souvenir et de se rappeler que ces choses-là sont contraires à la Sounnah et à l’Islam. On est contre ça et on ne dit pas ça pour faire plaisir à quelqu’un, aux Kouffars ou à d’autres personnes. On dit ça uniquement pour faire plaisir à Allah et pour dire la vérité qui est dans le Qor’an et dans la Sounnah, on a peur de personne quand on explique la vérité de l’Islam! Ce n’est pas parce qu’on a peur des Kouffars, ou qu’on a peur de quiconque. C’est parce qu’on a peur uniquement d’Allah.

posté par Ayoub sur alminhadj
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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 16:24
Les kharidjites, rejetons des passions

Le Savant Cheikh Sa’di qu’Allah lui fasse miséricorde a dit :

 “ Les gens doivent êtres compréhensifs, indulgents, vis à vis de leurs semblables, c’est à dire, les Rois, et les Dirigeants, et ils ne doivent pas se consacrés à les injuriés, mais, ils doivent plutôt demandés à Allah en leurs faveurs la réussite.

Il y a dans le fait d’offensé les Rois, les Dirigeants, un grand mal, une nuisance générale et particulière.

Peut-
être même que celui qui insulte, diffame, n’a jamais penser un seul jour à les conseillés, et cela, est une déloyauté envers le Gouverneur, le Dirigeant, et envers les dirigés.”

Source : Les chemins qui dévoilent les ambiguïtés des kharijites de Cheikh Bazmoul, qu’Allah le protège

Traduction du sens : Abou - Safiya

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