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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 09:56
Le statut du fait de s'aider des mécréants (lors des batailles)
par sheikh Salih Al Fawzan

Ach-Chaykh Salih Al-Fawzan  a dit :

« ...un polythéiste qui était puissant et fort dans la guerre. Quand le Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui- sortit pour l’expédition de Badr, qui est la première expédition après la hidjra (l’émigration de La Mecque vers Médine), ce polythéiste est venu (car) il voulait aller avec lui. Il dit : « Est-ce que je sors avec toi ? » Il est venu au Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui- et lui a dit : « Est-ce que je sors avec toi afin que j’obtienne certaines choses d’eux ? », c'est-à-dire, les biens et le butin. Et les compagnons ont été contents quand ils l’ont vu, à cause de ce qu’ils connaissaient de lui comme puissance et force. Et le Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui- a dit : « Crois-tu en Allah ? » Il répondit : « Non. » Il lui dit alors : « Rentre, je ne m’aide pas d'un polythéiste. » Ensuite, Allah a guidé cet homme et il a embrassé l’Islam. Alors, le Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui- lui a ordonné de les rejoindre pour (l’expédition) Badr.

Les savants se sont basés sur ce hadith pour dire qu’il n’est pas permis au musulman de s’aider des mécréants lors de la bataille, car le mécréant n’inspire pas confiance, il n’est pas sûr qu’il ne vienne pas pour découvrir les secrets des musulmans et il n’inspire pas confiance lors du combat. Donc, il n’est pas permis de s'en aider. Et ceci est l’avis de beaucoup de gens de science, et c’est qu’il n’est pas permis de s'aider des polythéistes de manière absolue. C’est l’avis de Chaykh Al-Islam Ibn Taymiya qui s’est basé sur ce hadith.


Et le deuxième avis, c’est qu’il est permis de s’aider des polythéistes en cas de nécessité, si les musulmans en ont besoin pour combattre leur ennemi, et que le polythéiste est quelqu’un de censé, de courageux, et qu’il ne représente pas une menace pour les musulmans, c'est-à-dire qu’il a une bonne opinion des musulmans, alors, il n’y a pas de mal s'en aider. Car le Prophète -paix et bénédictions ’Allah sur lui- s'est aidé de polythéistes lors de la bataille de Hounayne. Ainsi, des gens de La Mecque qui n’avaient pas embrassé l’Islam étaient sortis avec lui lors de la bataille de Hounayne, parmi eux, Safwane Ibn ’Oumaya, il était sorti avant d’embrasser l’Islam, et le Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui- lui avait emprunté un bouclier de fer, et d’autres que lui étaient sortis avec le Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui- avant qu’ils n’embrassent l’Islam.

Donc, ceci est une preuve qu’il est permis de s’aider des polythéistes en cas de besoin ou de nécessité.

C’est l’avis qu’a adopté Ibn Al-Qaiym dans « Zad Al-Ma’ad » ainsi qu'un groupe de gens de science, et c’est qu’en cas de nécessité, il n’y a pas de mal, à condition d’être à l’abri de ce qui pourrait venir de ce ou ces polythéistes de qui on s'aide. Et aussi, car cela peut-être meilleur pour les musulmans par rapport à leurs ennemis, car ils connaissent les secrets des ennemis et des mécréants, et ils les connaissent très bien, bien plus que les musulmans (ne les connaissent). »

Traduction: Abou Nawoufal Al Maghribi sur fourqane
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4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 11:30
Le jugement concernant le suicide d'un musulman intentionnellement ou par erreur
par sheikh Abdel Muhsin Al Abbad

Allah () a dit:
"Ô les croyants ! Que les uns d'entre vous ne mangent pas les biens des autres illégalement. Mais qu'il y ait du négoce (légal), entre vous, par consentement mutuel. Et ne vous tuez pas vous-mêmes . Allah, en vérité, est Miséricordieux envers vous.Et quiconque commet cela, par excès et par iniquité, Nous le jetterons au Feu, voilà qui est facile pour Allah."
{An-Nisaa : 29-30}

Et le Messager d’Allah 
a dit : « Celui qui se tue avec une chose de ce monde, il sera châtié par cette chose le Jour du Jugement. »
Rapporté par Bukhari (6047) et Muslim (176), d’après un hadith de Thâbit ibn Dahhâk ().

D’après  Abu  Hurayrah  (),  le  Prophète
  a  dit   :  « Quiconque  se suicida  d'un  tranchant,  s'en  percera  incessamment  le  ventre  dans  le  feu  de l’Enfer  où  il  demeurera  éternellement.  Quiconque  s'empoisonna,  absorbera incessamment  ce  poison  dans  le  feu  de  l’Enfer  où  il  demeurera éternellement. Quiconque  se  donna  la  mort  en  se  précipitant  du  haut  d'une  montagne,  se précipitera  incessamment  dans  le  feu  de  l’Enfer  où  il  demeurera éternellement. »
Rapporté par Bukhari (5778) et Muslim (175)
 

Et  dans  le  Sahih  Bukhari  (1365),  il  est  rapporté  d’après  Abu  Hurayrah  ()  que  le Prophète
  a  dit :  « Celui  qui  s’étrangle  lui-même,  s’étranglera  en Enfer,  et  celui  qui  se  poignarde,  se  poignardera  lui-même  en  Enfer. »  Ce  hadith est également mentionné dans le Musnad (9618) de l’Imam Ahmad et d’autres avec un ajout :
« Et  celui  qui  se  suicide  en  sautant  d’un  endroit  élevé,  il  sautera  d’un  endroit élevé en Enfer. »[13]
Voir Silsilat us-Sahiha (n°3421) de l’Imam al-Albâni.

D’après  al-Hasan  qui  a  dit :
« Jundub  ()  nous  a  rapporté  un  hadith  dans  cette mosquée. Nous n’avons pas oublié et nous n’avons pas eu peur d’oublier. Et nous n’avons pas crains que Jundub puisse mentir sur le Prophète . Il dit : ‘Il y avait un homme qui était blessé et  se tua.  Alors Allah dit : ‘Mon serviteur s’est précipité  à  se donner  la mort, je lui ai donc interdit le Paradis.’ »[14]
Rapporté par al-Bukhari (1364) et Muslim (180).


Et  Ibn  Hibbân  rapporte  dans  son  Sahih,  Mawârid  ud-Dhamân  (n°763),  d’après  Jâbir  Ibn Samurah () : « Un homme était blessé. Il prit alors son épée et se poignarda avec. Et le  Prophète
  ne  pria  pas  sur  lui. »  Al-Albâni  le  déclare  «sahih  li  ghayrih » (« sahih  par  autre  que  lui »,  i.e.  que  le  hadith présente  une défaillance  au  niveau de  l’isnad,  mais  atteint  le niveau  du  sahih  grâce  à  d’autres  chaînes  de  transmission  qui  le  renforcent)  dans  ‘Sahih  ut-Targhîb’ (n°2357).  Quant  à  celui  qui  se  suicide  de manière  involontaire,  alors  il  est  excusé  et ne sera pas dénigré, conformément à la parole d’Allah () :

"Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos coeurs font délibérément. Allah, cependant, est Pardonneur et Miséricordieux."
{Al-Ahzâb : 5}
 
 Et Sa parole :

"Seigneur, ne nous châtie pas s'il nous arrive d'oublier ou de commettre une erreur."
{Al-Baqarah : 286}

Et Allah () a dit : « J’ai répondu. »
Rapporté par Muslim (126).
______________________________________________


Extrait de "Quelle raison et quelle religion considèrent les attaques suicides et la destruction comme un Jihâd ?" de sheikh Abdel Muhsin Al Abbad.

Traduit par sounna.com









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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 08:51
L’obligation d’obéir aux gouvernants
Compilation et traduction : Abu AhmedAl-Jazaïry
 
Louange à Allah, Prière et Salut sur notre Prophète Mohammed, ses proches et ses Compagnons.
 

Voici une compilation de paroles de savants sunnites, de toutes les époques et de différentes écoles juridiques, prouvant – s’il est encore nécessaire – qu’il est interdit de désobéir aux gouvernants musulmans et de se révolter contre eux. Ses questions font l’unanimité chez les sunnites, si ce n’était l’ignorance flagrante qui s’est répandue au sein de notre communauté et qui a atteint nombre de personnes se réclamant de la science – et donc à plus forte raison la masse des musulmans.

Je demande à Allah Le Très-Haut qu’Il en fasse une œuvre utile et uniquement dans le but de Son agrément. 

L’imam El Nawawi a écrit dans son fameux livre « Le Jardin des vertueux » un chapitre intitulé « Le devoir d’obéir à ceux qui détiennent l’autorité dans tout ce qui n’est pas désobéissance à Dieu et l’interdiction de leur obéir dans tout ce qui est désobéissance à Dieu. »[1]

Il cite de nombreux hadiths, dont les deux suivants : 

Wa’il ibn Hujr rapporte que Salamah ibn Yazid demanda au Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - : Ô messager d’Allah ! Si nous sommes commandés par des gouvernants qui nous demandent ce qui leur est dû, mais ne nous donnent pas ce qui nous est dû, que nous ordonnes-tu de faire ? Il se détourna alors de lui, mais Salamah réitéra sa question. Il répondit : « Ecoutez et obéissez ! Car eux seuls auront à répondre de leurs actes et vous des vôtres ! » [2]

Abou Hurayra rapporte que le Prophète – Qu’Allah prie sur lui et le salue – a dit : « Celui qui m’obéit aura obéi à Dieu et celui qui me désobéit aura désobéi à Dieu. Celui qui obéit au gouvernant m’aura obéi et celui qui désobéit au gouvernant m’aura désobéi. »[3]


Ibn Rajab a dit : « Ecouter ceux qui gouvernent les musulmans et leur obéir, entraîne le bonheur ici-bas, permet d’organiser la vie des citoyens dans leurs intérêts et les aide à pratiquer pleinement leur religion et obéir à leur Seigneur. »[4]


El Awza'i a dit : « On nous enseignait que cinq choses étaient pratiquées par les compagnons de Muhammad – Qu’Allah prie sur lui et le salue – et par ceux qui les ont suivis dans le droit chemin : ne pas rester à l’écart de la communauté [5], suivre la Sunna, remplir les mosquées, psalmodier le Coran et lutter pour la cause de Dieu. »[6]


El Chatibi rapporte : « Quelqu’un demanda à Yahya ibn Yahya : Est-il mauvais de prêter serment d’allégeance au gouvernant ? Il répondit : Non ! On lui dit : Et si ce sont des tyrans ? Il répondit alors : Ibn 'Oumar a prêté serment d’allégeance à °Abdel Malik ibn Marwane alors que celui-ci avait pris le pouvoir par le sabre ! Ceci me fut rapporté par Malik, selon qui Ibn °Umar écrivit une lettre dans laquelle il prêtait serment d’écoute et d’obéissance au gouvernant dans tout ce qui suivait le Livre de Dieu et la Sunna de Son Prophète. Yahya conclut : Le serment d’allégeance vaut mieux que la division. » [7]


Zayad ibn Koussayb El °Adawi rapporte : « J’étais avec Abu Bakrah – que Dieu l’agrée – devant le minbar de Ibn °Amir alors que celui-ci faisait son sermon ; il portait un vêtement léger. Abou Bilal[8] s’écria alors : Regardez notre gouvernant ! Il porte des vêtements de pervers ! Abou Bakrah lui répondit : Tais-toi ! J’ai entendu le Messager de Dieu – Qu’Allah prie sur lui et le salue – dire : « Celui qui rabaisse le gouvernant que Dieu a placé sur terre, Allah le rabaissera. » [9]


Ahmed Abou El Harith rapporte : « Je questionnais Abu °Abdillah – l’Imam Ahmed – au sujet d’un événement qui se produisit à Bagdad et qui poussa un groupe de gens à vouloir se révolter. Je lui dis : Abu °Abdillah ! Quel est ton avis sur le fait de se révolter avec ce groupe de gens ? Il leur reprocha alors leurs agissements et s’écria : Pureté à Allah ! Le sang ! Le sang ! Je ne suis pas d’accord avec ça et jamais je ne l’ordonnerais ! Endurer ce que nous subissons vaut mieux que le désordre public qui verra le sang couler, les biens pillés et les femmes outragées. Ne sais-tu pas ce que les gens ont connu (il fait allusion à l’époque des premières dissensions) ? Je lui dis : Mais les gens ne sont-ils pas déjà dans le désordre et la dissension, Ô Abu °Abdillah ? Il répondit : même si c’est le cas, le désordre actuel est limité. Mais si le sabre est utilisé, le désordre et la dissension gagneront toute la société. Patienter et endurer dans cet état, en préservant ainsi sa religion, est bien meilleur pour toi. » [10]


Muhammad ibn °Abdel Wahhab a dit dans son livre Les Six Principes Fondamentaux :

« Le Troisième Principe : Ecouter celui qui a pris le pouvoir et nous gouverne, ainsi que lui obéir, entraîne la parfaite unité des musulmans, même si ce gouvernant est un esclave éthiopien. Le Prophète – Qu’Allah prie sur lui et le salue – nous l’a bien expliqué, de multiples façons, comme cela est parfaitement su et reconnu ; puis ce principe fondamental devint ignoré de la plupart de ceux qui se réclame du savoir, alors qu’en est-il de sa mise en pratique ! »


Ibn °Abd El Barr a dit : « S’il n’est pas possible de porter conseil au gouvernant, alors il faut patienter et invoquer Allah pour lui. En effet, les compagnons interdisaient d’insulter les gouvernants. Anas ibn Malik rapporte : `` Les plus anciens compagnons du Prophète – Qu’Allah prie sur lui et le salue – nous interdisaient d’insulter les gouvernants.’’ » [11]


Ibn Taymiyyah a dit : « Les savants, les gens instruits dans la religion, n’autorisent personne à désobéir aux gouvernants dans ce qui ne constitue pas les choses interdites par Dieu, ni à les tromper, ni à se révolter contre eux de quelque façon que se soit ; comme cela est reconnu, de tout temps, dans les habitudes des savants et des pieux, et dans les biographies d’autres personnes. »[12]


 Abul Hassan El Ach°ari a dit : « Et ils croient [ceux qui s’attachent aux hadiths] qu’il faut invoquer Dieu pour qu’Il améliore les gouvernants, qu’il ne faut pas se révolter contre eux et que lorsqu’il y a du désordre et de la dissension, il ne faut combattre pour aucune partie. »[13]


Abu °Uthmane Sa°id ibn Ismaïl a dit : « Porte donc conseil au gouvernant et multiplie les invocations à Dieu pour qu’Il l’améliore et le guide dans ses paroles, ses actes et sa sagesse. En effet, si les gouvernants s’améliorent, tout le peuple s’améliorera ; mais prends bien garde de ne pas les maudire, car ils deviendraient encore plus mauvais et les musulmans auraient alors à subir encore plus d’épreuves. Tu dois plutôt invoquer Dieu pour qu’ils se repentissent, ils délaisseront ainsi le mal qu’ils pratiquaient et les croyants ne connaîtront plus l’adversité. » [14]


El Zabraqani a dit : « J’étais chez Abu Wa’il et je me suis mis à insulter El Hadjaj[15] et à citer ses défauts. Il me dit alors : Ne l’insulte pas ! Qu’en sais-tu ? Peut-être a-t-il dit : Ô Allah, pardonne-moi ! Et Allah lui pardonna ? ! » [16]


Voilà donc une infime partie des paroles des savants sunnites sur ses questions délicates, elles sont – je pense – suffisamment convaincantes pour celui qui cherche sincèrement la vérité et se réclame de la voie des sunnites.

Puisse Allah Le Très-Haut nous guider dans le droit chemin. Prière et Salut sur notre Prophète Mohammed, ses proches et ses compagnons.

Compilation et traduction : Abu AhmedAl-Jazaïry
_______________________________________
[1] Voir Riyad el Salihine chapitre 80, hadiths 663 à 673, pages 185 à 187, éditions Dar el Gharb el Islami.
[2] Hadith rapporté par Muslim.
[3] Hadith rapporté par El Bukhari.
[4] Voir Jami° el °Ulum wel Hikem » tome 2, page 117, éditions Mu’assassat el Rissalat.
[5] C’est-à-dire ne pas former de groupe dissident qui s’oppose aux gouvernants et à la société. [N.D.T.]
[6] Rapporté par El La’laka’i dans El I°tiqad tome 1, page 63, éditions Dar el Tayibah et par Abu Nu°aym dans El Hulyah tome 6, page 142, éditions Dar el Kitab el °arabi.
[7] Voir El I°tiçam tome 2, page 626, éditions Dar ibn °Affane.
[8] Un des kharidjites, ceux qui prônent le soulèvement armé contre les gouvernants.

[9] Hadith bon, rapporté par El Tirmidhi. Rapporté également par Ahmed en ces termes : « Celui qui, ici-bas, est respectueux du gouvernant qu’Allah Le Très-Haut a placé sur terre, Allah sera respectueux envers lui le Jour de la Résurrection. Celui qui, ici-bas, rabaisse le gouvernant qu’Allah Le Très-Haut a placé sur terre, Allah le rabaissera au Jour de la Résurrection. » Ce hadith est mentionné dans El Silsilat El Sahihah de Cheikh El Albani, tome 5, page 676, hadith numéro 2297, éditions Maktabat el Ma°arif.

[10] Rapporté par El Khilal dans El Sunnah tome 1, page 132, éditions Dar el Rayah.
[11] Voir El Tamhid tome 1, page 287, éditions Maktabat ibn Taymiyah.
[12] Voir Majmu° el Fatawa tome 35, page 13, éditions Maktabat ibn Taymiyah.
[13] Voir I°tiqad Açhab el Hadith page 132, éditions Dar el Soumey°i.
[14] Cité par El Bayhaqi dans El Jami° li Chou°ab el Imane tome 13, page 99, éditions Dar el Salafiyah.

[15] Il s’agit de El Hadjaj ibn Yussuf, le gouvernant de l’époque. Réputé comme un tyran, il massacra de nombreux compagnons ; cependant, ces derniers interdisaient de l’insulter, de lui manquer de respect, et donc à plus forte raison de se révolter contre lui. Ils ordonnaient de prier derrière lui et de ne pas lui désobéir dans tout ce qui ne s’opposait pas au Coran et à la Sunna. [N.D.T.]

[16] Voir El Zuhd tome 2, page 46, éditions Dar el Khulafa.


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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 16:03
Les événements d’Algérie
Shaykh 'Abdul-'Aziz Ibn 'Abdullah Ibn Baz (d.1420H)

Allah le Glorifié dit :
« Ne tuez qu’en toute justice la vie qu’Allah a fait sacrée » [Sourate Al-An'am : 151]
« Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l’Enfer, pour y demeurer éternellement. » [Sourate An-Nisa : 93]

 

L’imam Muhammad Nasirud-Din Al-Albani (d.1420H) (rahimahullah) a dit :
« Nous soutenons quiconque appelle à la réfutation de ceux qui sortent contre les dirigeants et ceux qui encouragent les musulmans à sortir contre les dirigeants. » [Fatawa Al-'Ulama'il-Akabir (p. 97)]

Al-'Alamah Ibn Baz (d.1420H) (rahimahullah) a dit :
« Si quelqu'un de parmi les prêcheurs en Algérie a dit de moi que je leur ai dit : 'Assassinez la police, ou employez les armes dans l'appel à Allah ' alors c'est faux, c’est un mensonge. »

L’imam Muhammad Ibn Salih Al-'Uthaymin (d.1421H) (rahimahullah) a dit :
« Nous voyons qui leur est obligatoire de baisser leurs épées et de se rencontrer en paix. Et si non, ils doivent supporter ceux qui se battent et prennent la richesse par la force et violent les femmes. Puisqu'ils sont responsables de cela devant Allah le Puissant et Majestueux. Et il leur est obligatoire de revenir. »


 

En effet, on a demandé au shaykh (Ibn Baz) à Makkah le 26ème jour de Dhul-Hijjah 1414, ce qui suit :

Question 1 : Le Groupe Islamique Armé d'Algérie dit que vous les soutenez dans ce qu'ils ont entrepris dans l’assassinat de la police et le transport d'armes. Ainsi quel est le jugement concernant leurs actions, en mentionnant ce qui est possible de preuves, qu’Allah vous récompense par un bien.

Réponse 1 : Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. La louange est à Allah et que la Paix et les Salutations d'Allah soient sur le messager d'Allah, sa famille, ses compagnons et quiconque est guidé par leur guidée.

En effet, nous conseillons tous nos frères en tout lieu - je fais référence aux prêcheurs- nous leur conseillons d'être sur la science et la preuve claire (basira). Ils doivent conseiller les gens par la bonne parole, la civilité et de bonnes exhortations. Ils doivent débattre par ce qui est meilleur, agissant selon la Parole d'Allah le Glorifié :

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. » [Sourate An-Nahl : 125]

« Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d’entre eux qui sont injustes. » [Sourate Al-'Ankabut : 46]

Ainsi Allah le Sublime et Glorifié a commandé que les serviteurs appellent à Allah et Il les a guidés au chemin sage. Ce chemin est l'appel à Allah avec sagesse, c’est à dire avec science : ' Allah a dit ' et ' Son messager a dit. ' Et Il a commandé qu'ils emploient de bonnes exhortations et débattent par ce qui est meilleur, afin d'enlever le doute qui vient en débattant avec ce qui est meilleur et en faisant preuve de civilité jusqu'a ce que le doute soit levé.

Et si quelqu'un parmi les prêcheurs en Algérie a dit de moi que je leur ai dit, ' Assassinez la police, ou employez les armes dans l'appel à Allah ' alors c'est faux, ce n'est pas vrai. Plutôt c'est un mensonge ! La da'wa (l'appel) doit seulement être fait avec civilité : ' Allah a dit ' et ' Son messager a dit. ' Il doit être fait selon le rappel, la remontrance, l’encouragement et l'avertissement. Ceci est l'appel à Allah, comme le prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) et ses compagnons le faisaient à Makkatul-Mukarrama avant qu'ils n'aient le pouvoir. Ils n'appelaient pas les gens par l'épée [1], mais par les versets du Qur'an, le bon discours et la civilité, parce que c'était plus efficace dans la rectification et plus efficace dans l’acceptation de la vérité.


 

Quant à la da'wa par les assassinats, la brutalité ou les coups, cela ne fait pas partie de la Sunna du prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), ni de la Sunna de ses compagnons. Cependant, quand Allah lui a donné l'autorité à Al-Madina et que les émigrants s’y sont rendus, il est devenu un leader à Al-Madina. Et Allah a légiféré le Jihad et les punitions prescrites (hudud). Il (sallallahu 'alayhi wa sallam) a exécuté le Jihad contre les polythéistes (mushrikin). Et il a établi les punitions prescrites après qu'Allah les ait ordonnées.

 

Donc les prêcheurs à Allah doivent appeler à Allah avec civilité, avec les versets du Qur'an et les ahadith prophétique. Et s’il n’y pas de da'wa, l'affaire doit être portée au dirigeant. Et ils doivent conseiller le dirigeant jusqu'a ce qu'il la mette en application, et il est celui qui peut la mettre en application. Ils doivent lui porter cette affaire. Ils doivent le conseiller : que ceci et ceci est obligatoire et ceci et cela est obligatoire, jusqu'a ce que la coopération entre les savants et les leaders parmi les rois et les présidents de républiques soit atteinte. Les prêcheurs doivent leur porter les affaires qui nécessite une action, un emprisonnement, le combat, ou l'établissement des punitions prescrites. Donc ils doivent conseiller les dirigeants et les diriger vers la bonté avec civilité et de belles paroles. C’est pourquoi Allah le Sublime et Glorifié dit :

« Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d’entre eux qui sont injustes. » [Sourate Al-'Ankabut : 46]

Ainsi si quelqu'un parmi les Gens du Livre, ou d'autres qu'eux transgresse, alors le dirigeant doit lui faire ce qu’il mérite. Quant aux prêcheurs, ils doivent employer la douceur et la sagesse en raison de la parole du prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) : « Certes Ar-Rifq (la douceur) n'existe pas dans quelque chose, sans qu'elle ne l’embellisse. Et elle n'est pas enlevée de quelque chose, sans qu'elle ne lui nuise. » [2]. Et il (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : « Quiconque déclare Ar-Rifq (la douceur) illégale déclare tout le bon illégal. » [3]

Donc ils doivent avertir les gens et leur rappeler avec les versets et les ahadith. Et quiconque entretient un doute, alors ils doivent débattre avec lui avec ce qui est meilleur : ' le verset signifie ceci et ceci, ' et ' le hadith signifie ceci et ceci, ' et ' Allah a dit ceci et cela, ' et ' Son Messager a dit ceci et cela, ' jusqu'a ce que le doute soit enlevé et la vérité manifeste.

Ceci est obligatoire à nos frères en Algérie et ailleurs qu’en Algérie [4]. Il leur est obligatoire de suivre le chemin du messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) et des compagnons quand ils étaient à Makkah, par de belles paroles et civilité. Ceci parce que le dirigeant n'est pas avec eux, à cet instant il est avec d'autres qu'eux. Donc ils doivent conseiller le dirigeant et les responsables en employant sagesse, bonnes paroles et en les visitant avec de bonnes intentions jusqu'a ce qu'ils soient capables de coopérer avec eux dans l'établissement des ordres d'Allah sur la terre d'Allah et jusqu'a ce qu'ils puissent tous coopérer pour empêcher le crime et établir la vérité. Donc, les dirigeants et les présidents doivent mettre en application, et les savants et les prêcheurs à Allah doivent conseiller, expliquer et clarifier. Nous demandons à Allah de guider chacun.


 

 

Question 2 : Le Groupe Islamique Armé a commencé à menacer les savants du Ministère des Affaires Religieuses en Algérie en boycottant le vendredi et les prières en commun, ou en les tuant sous prétexte qu'ils sont employés par les tawaghit [5], puisqu'ils ne se précipitent pas pour dire du mal des dirigeants sur les chaires. En effet, ils combattent le groupe de savants qui ne leur répondent pas en boycottant la prière en commun dans certaines des villes. Ainsi quel est le jugement concernant cette action ?


 

Réponse 2 : Cela ne contient aucun bien ! C'est aussi incorrect, ce n'est pas bon ! L'obligation sur les prêcheurs est de conseiller les gens par de belles paroles. Ils doivent conseiller les orateurs (khutaba) et les savants jusqu'a ce qu'ils commencent à faire ce qu'Allah a légiféré.


 

Quant à insulter les dirigeants depuis les chaires, alors ce n'est pas la voie. Ce qu’il faut c’est invoquer pour leur guidée, succès, rectification de leur intention et action et pour une rectification intérieure. Ceci est la voie correcte, car les insulter ne fait que les augmenter dans le mal, et ne les augmente pas dans le bien. Les insulter ne contient aucun avantage.


 

Cependant, il faut invoquer pour leur guidée, succès et rectification jusqu'a ce qu'ils établissent l’Ordre d'Allah sur la terre d'Allah. Et il faut invoquer pour qu’Allah les rectifie intérieurement, ou les remplace par ceux qui sont meilleurs qu'eux s'ils refusent. Il faut invoquer pour qu’Allah les rectifie intérieurement, ou les remplace par ceux qui sont meilleurs qu'eux. Quant à les insulter et les maudire, ou maudire et frapper la police, ou frapper les orateurs (khutaba), tout cela ne fait pas partie de l’islam [6]. L'obligation est de conseiller, expliquer et clarifier. Allah le Sublime et Glorifié dit :


 

« Ceci est un message (le Coran) pour les gens » [Sourate Ibrahim : 52]

 

Donc le Qur'an explique et la Sunna explique. Allah le Sublime et Glorifié dit :

 

« ce Coran m'a été révélé pour que je vous avertisse, par sa voie, vous et tous ceux qu’il atteindra » [Sourate Al-An'am : 19]

« afin qu’ils soient avertis » [Sourate Ibrahim 14:44]

 « Tu n’es qu’un avertisseur. Et Allah est Le protecteur de toute chose. »
[Sourate Hud : 12]

Donc les savants sont les héritiers des prophètes, ils avertissent les gens de la punition d'Allah et ils les dirigent vers l'obéissance à Allah. Et leur commandent d’avoir la taqwa (la crainte) d'Allah et ils les avertissent contre la désobéissance à Allah. Et ils conseillent les dirigeants et d'autres qu'eux. Ils les conseillent et les dirigent vers la bonté et invoquent pour leur guidée, car ceci est plus proche du salut et de la bonté, jusqu'a ce que la da'wa se répande et jusqu'à ce que les gens gagnent dans la compréhension de la religion et jusqu'a ce qu'ils agissent en accord avec les dirigeants et les lois d'Allah. Quant à frapper ou menacer les orateurs (khutaba) ou d'autres qu'eux, ceci est une des causes d’apparition du mal et de diminution de la bonté. Il n'y a de force et de puissance qu’en Allah.


 

 

Question 3 : De même, cette Jama'a se bat avec certaines des femmes affligées qui refusent de porter le hijab. Est-il correct pour eux de faire cela ?

 

Réponse 3 : Ceci est aussi faux, il n'est pas correct pour eux de faire cela. L'obligation est de conseiller. Ils doivent conseiller les femmes jusqu'a ce qu'elles commencent à porter le hijab et conseiller celui qui a abandonné la prière jusqu'a ce qu'il prie et conseiller celui qui mange de l'usure jusqu'à ce qu'il laisse l'usure et conseiller celui qui s’approche de zina (l'adultère, la fornication) jusqu'à ce qu'il laisse zina et conseiller celui qui boit du khamr (boisson enivrante) jusqu'à ce qu'il laisse le khamr. Ils doivent conseiller avec : ' Allah a dit, ' et ' Son messager a dit. ' Ils doivent conseiller en employant les verset du Qur'an et les ahadith du prophète. Et ils doivent les avertir contre la Colère d'Allah et contre la punition le Jour du Jugement dernier.


 

Quant au fait de frapper, par le combat ou autre parmi les types de dureté, cela n'est pas bon pour les prêcheurs. Cela devient un obstacle pour la da'wa. Les prêcheurs doivent être patient, endurer et employer de belles paroles dans les mosquées et en d'autres lieux jusqu'a ce que les gens de bien soient nombreux et les gens de mal soient peu. Ils doivent continuer jusqu'a ce que les gens atteignent un bénéfice par la da'wa (l'appel) et y répondent.


 

 

Question 4 : ô shaykh, ceci est la dernière question, qu’Allaah vous bénisse ! Il semble qu'il y ait quelques frères parmi eux qui penchent vers Salafiya et aiment les savants et ils penchent vers les paroles des savants. Ainsi quel est votre conseil à ceux qui se sont empêtrés dans ces assassinats ou quelque chose de semblable ?


 

Réponse 4 : Je leur conseille de se repentir à Allah et d’adhérer strictement au chemin sur lequel étaient les Salaf Salih dans l'appel à Allah, avec sagesse et bonne exhortation et en débattant avec ce qui est meilleur. Allah dit :

 

« Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle à Allah, fait bonne œuvre. » [Sourate Fussilat : 33]

 

Donc ils ne doivent pas s'impliquer dans les actions qui bloqueront et limiteront la da'wa, causeront du tort aux prêcheurs et amèneront la raréfaction de la science. Cependant, si la da'wa est effectuée avec belles paroles et civilité, les prêcheurs augmenteront et les gens profiteront par eux. Et ils écouteront leurs paroles et profiteront d'eux et les cercles de connaissance et beaucoup de remontrances auront lieu dans les mosquées et en dehors des mosquées jusqu'a ce que les gens en profitent. Allah est le guide pour chacun. Nous demandons à Allah de guider chacun et de leur accorder le succès.


 

Et notre dernière invocation est que la louange est à Allah, le Seigneur des mondes

 

 

Notes de bas de page :

 

Ceci a été pris du livre Fatawa al-'Ulama'il-Akabir fima Ahdira min Dima' fil-Jaza'ir de shaykh ' Abdul-Malik Ramadani Al-Jaza'iri. Le livre consiste en des déclarations de l’imam Al-Albani, l’imam Ibn Baz, l’imam Ibnul-'Uthaymin et shaykh Rabi' Ibn Hadi concernant la Révolution algérienne et le combat. Toutes les fatawa de l’imam Ibnul-'Uthaymin dans le livre ont été vérifiées par l’imam lui-même (rahimahullah) et chaque fatwa porte sa signature personnelle à la fin.


 

Les notes ci-dessous ont été faites par shaikh Abdul-Malik.

 

[1] LES GENS DE L'INNOVATION SONT UNIS SUR L'ÉPÉE : Abû Qilaba a dit : « Jamais un homme n’introduit une innovation, sans qu'il ne rende légal l'utilisation de l'épée. » Rapporté par As-Shatibi dans Al-I'tisam (1/113) et Ad-Darimi (1/58).
D'après Ayub As-Sakhtiyani qui rapporte qu’Abû Qilaba a dit : « En effet, leurs paroles peuvent différer, mais ils se sont unis sur l'épée et je ne considère pas que leur destination soit autre que le Feu. » Rapporté selon Ad-Darimi (n°100).
Ayub As-Sakhtiyani appelait tous les gens de l’innovation : Khawarij et il disait : « En vérité les Khawarij diffèrent dans leurs noms, mais ils sont unis sur l'utilisation de l'épée. » Rapporté par As-Shatibi dans Al-I'tisam (1/113).


[2] Rapporté par Muslim (n°2594)

 

[3] Rapporté par Muslim (n°2592) et Abû Dawûd (n°4809)

 

[4] Ceci est la preuve que la fatwa est générale pour tous les pays islamiques. Il ne sépare pas entre les diverses sociétés islamiques d'aujourd'hui. Donc les fanatiques dans d'autres pays, qui amènent des épreuves en versant le sang des musulmans à maintes reprises, doivent adhérer strictement à cette fatwa. Sans dire qu'elle provient du mufti des musulmans : Al-'Alama, Shaykhul-Islam Ibn Baz (rahimahullah) à propos duquel il a été dit en toute vérité : « C’était comme si les terres du monde étaient une ardoise devant ses yeux » en raison de sa connaissance des conditions des musulmans. Contrairement à ce que les activistes divulguent dans leurs séances privées. Puis ils disent 'noble père' puisqu'ils ont peur du nombre de personnes qui sont sur le manhaj du shaykh. Et Allah connaît ceux qui possèdent deux visages.


[5] SIGNIFICATION DE AT- TAGHUT : Allah le Glorifié dit :
« Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire]: “Adorez Allah et écartez-vous du Taghut”. » [Sourate An-Nahl : 36]

Umar Ibnul-Khattab (radiyallahu 'anhu) a dit : « Le taghut est shaytan. » Rapporté par At-Tabari dans Jami'ul-Bayan ‘an-Ta'wilil-Qur'an (n°5834), Al-Hafidh Ibn Hajar a dit dans Fathul-Bari (8/251) : « Sa chaîne de narrateurs est forte. » Jabir (radiyallahu 'anhu) a dit : « Les tawaghit sont les devins et diseuses de bonne aventure sur qui les diables descendent. » Rapporté par At-Tabari dans son Tafsir (n°5845). L’imam Malik (d.179H) (rahimahullah) a dit : « Le Taghut : ce qu'on adore en plus d'Allah. » Rapporté par As-Suyuti dans Ad-Durarul-Manthur (2/22), d’après Ibn Abi Hatim. Donc c'est ce qui a été mentionné par certaines personnes. L’imam Ibnul-Qayim (d.751H) (rahimahullah) a dit : « Le taghut est tout ce qui fait que la personne excède les limites en ce qui concerne ce qu’elle adore, suit, ou obéit. Donc le taghut dans n'importe quelle nation est quiconque se tourne vers d'autres qu'Allah et Son messager pour les questions de jugement; ou admet d'être adoré avec Allah; ou est suivi sans une preuve claire d'Allah; ou est obéi dans que l'on connaît pour être une désobéissance à Allah. » Référez-vous à I'lamul-Muwaqi'in (1/53).

[6] L’imam Al-Barbahari (d.329H) a dit dans Sharhus-Sunna (p. 113-114) : « Si vous voyez un homme invoquer contre le dirigeant, sachez qu'il est un homme des passions. Et si vous voyez un homme invoquer pour le dirigeant, sachez qu'il est un homme de la Sunna si Allah le veut. ». Puis, il (rahimahullah) a mentionné la parole de Fudayl Al-Ibn 'Iyad (d.187H) : « Si j'avais une invocation qui soit acceptée, je ne la ferais que pour le dirigeant. » Il lui a été dit, ' ô Aba 'Ali, explique-nous. ' Il a dit : « Si je devais la faire pour moi, elle n'irait pas au-delà de moi. Si je devais la faire pour le dirigeant, par sa rectification, les serviteurs et les pays seraient rectifiés. » Rapporté par Abû Nu'aym dans Al-Hilyah (8/91) et Al-Lalaka'i dans Sharh Usulul-I'tiqad (1/197). Et Al-Barbahari a ajouté à cette parole : « Donc on nous a ordonné d’invoquer pour leur rectification. Et on ne nous a pas ordonné d’invoquer contre eux, même s'ils transgressent et pèchent. Ceci parce qu'ils transgressent et pèchent sur eux et leur rectification est pour eux et le reste des musulmans.

[7] Réfléchissez sur la réponse du shaykh (rahimahullah), car son chemin ne contient aucune courbure. Il prend seulement ce qui est court et concis. Et dans ces quelques mots sont deux affaires significatives : [a] Il (rahimahullah) conseille celui qui porte l'épée de se repentir, ceci est une preuve claire que ce sur quoi ils sont est une désobéissance à Allah et son messager (sallallahu 'alayhi wa sallam); [b] Il leur conseille d'adhérer strictement au chemin des Salaf Salih [7], parce que la personne qui pose les questions a décrit certains d'entre eux comme inclinant vers la Salafiya. Donc le shaykh les dirige au fait qu’il leur est obligatoire de retourner au chemin des Salaf Salih tant qu'ils revendiquent pencher vers leur voie. Et Allah est le détenteur du succès.


 
Articles tiré du site Troid.org
Traduit en français par les salafis de l'Est

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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 19:29
Sheïkh Ibn Baz fustige Salmân el ‘Awda
Voir : "Madârik e-Nazh fî e-Siyâsa" de Sheïkh ‘Abd el Mâlik Ramadhânî.

Sache cher lecteur, que nous avons à faire dans ce débat à des gens qui sont imprégnés des pseudo arguments des Kharijites. C’est pourquoi, je t’invite à écouter une cassette enregistrée par Tasjiîlât ibn Rajab de Médine et dans laquelle un groupe de prédicateurs essaye en vain de soutirer une parole en leur faveur à Sheïkh el Islam, le Mufti planétaire ‘Abd el ‘Azîz ibn Bâz –qu’Allah lui fasse miséricorde – pour justifier leur tendance à taxer sans exception tous les états musulmans d’apostasie.

Je n’ai pas la prétention de retranscrire ici le débat dans tous ses détails, mais je voudrais seulement montrer du doigt les incartades de celui qui nous intéresse, j’entends par ce dernier Sheïkh Salmân el ‘Awda. Salmân demanda :

« Quelle est la preuve que le Coran fait allusion à la petite apostasie dans le verset : "ceux-là sont les mécréants?"(1) Quel élément nous le fait dire alors que la forme de la phrase est restrictive ?

- Il faut le prendre dans le sens où la personne considère légitime de ne pas appliquer les lois d’Allah (Istihlâl), selon la plus probable des opinions. Sinon, comme l’a dit ibn ‘Abbâs, c’est de la mécréance sans être de la mécréance. Sinon, en principe : "ceux-là sont les mécréants."

- Il n’est pas question ici de l’argument d’ibn ‘Abbas lança un intervenant, rien n’indique qu’il s’agit de l’ Istihlâl…

- Tout à fait s’exclama Salmân ! Je veux dire qu’est-ce qui nous permet de ne pas prendre le sens littéral du texte ?

- Le verset est descendu à l’attention des personnes qui considèrent légitime de ne pas appliquer les lois d’Allah sur terre, expliqua le Sheïkh. Le verset concerne les mécréants qui n’appliquent pas les lois d’Allah en autorisant la viande morte et en établissant d’autres lois de ce genre. Par contre, si Zaïd ou ‘Amr est motivé dans son initiative par des dessous-de-table, doit-on parler de mécréance ? on ne peut dire qu’il devient apostat pour cette raison ? Si un juge condamne Zaïd injustement à mort pour des raisons personnelles, cela ne le fait pas sortir de l’Islam. »(2) Puis, Salmân revint à l’assaut en disant : « Mon éminence ! Pour revenir au Verset : "Quiconque n’applique pas les lois d’Allah", le statut s’applique ici à celui qui n’applique pas la les lois d’Allah.



L’auteur a dit: il entend par-là que le Seigneur condamne de mécréance quiconque ne met pas la législation divine en vigueur sans tenir compte si au même moment la personne autorise moralement à le faire ou non. S’il fait preuve de tant d’acharnement, c’est qu’il n’est pas convaincu par l’exégèse d’ibn ‘Abbâs ; s’il avait vraiment de la considération pour les anciens, il n’échangerait leur exégèse pour rien au monde.
« S’il n’applique pas les lois d’Allah dans la mesure où il autorise moralement à le faire, expliqua le Sheïkh, c’est dans ce sens-là qu’il faut le comprendre.

L’auteur a dit : Salmân revient sans cesse à la charge en utilisant les pseudo arguments des Kharijites pour avoir rétorqué en effet : « D’où vient-elle cette restriction ?
- Elle provient des autres textes formulant que les simples péchés n’excluent pas l’individu de la religion sauf dans la mesure où il les autorise moralement ; dans ce cas précis, il devient un apostat…


Puis, le Sheïkh a voulu mettre son interlocuteur en garde de ne pas s’imprégner des idées Kharijites lorsqu’il a lui a expliqué : « Que ce soit le pervers (fâsiq), l’injuste (zhâlim), ou le mécréant (kâfir), le statut concerne l’individu qui autorise moralement la chose, ou qui estime que les lois d’Allah ne conviennent pas (à l’époque), ou encore que d’autres formes de loi sont prépondérantes aux Siennes. En fait, il faut prendre le verset dans le sens où la personne condamnée d’apostasie autorise moralement de faire la chose, ou pire si elle considère que la loi à laquelle elle se soumet est meilleure que celle d’Allah. Par contre, si elle ne respecte pas les lois d’Allah pour s’être abandonnée à ses passions, elle est simplement considérée comme désobéissante au même titre que la personne adultère qui n’autorise pas moralement son acte ou celle qui désobéis à ses parents en raison de ses mauvais penchants ; dans ce cas la personne est simplement considéré désobéissante. Or, si elle estime qu’il est moralement toléré de faire l’adultère, ou de désobéir aux parents, dans ce cas précis, elle est mécréante. Ainsi, on s’épargne de la pensée Kharijite et on se distingue dès lors de la pensée Kharijite. Sinon, sinon on sombre dans les mêmes erreurs que les Kharijites, c’est ce genre de confusion qui a régné dans l’esprit des Kharijites, à vouloir ainsi généraliser. »

Dès lors, Salmân a voulu prendre ses distances avec la pensée Kharijite en disant : « Vous avez évoqué la question d’exclure le désobéissant de la religion et de l’auteur d’un grand péché ; il n’y a pas de divergence sur ce point.
- Quoi qu’il en soit, lui a-t-il répondu en ayant deviné ses intentions, telle est la méthode et l’erreur des Kharijites ; ils ont tendance à tout généraliser au dépend du sens particulier que revêt un sujet précis. En résultat, ils taxent tout le monde d’apostasie alors que le Prophète a dit à leur sujet : « Ils sortent de l’Islam pour ne plus jamais y revenir. » »


Quand Salmân s’est rendu compte que le Sheïkh était une montagne de science (dont le savoir est vaste et ferme) et qu’il n’y avait rien à soutirer de lui, il a voulu s’en tirer comme on dit la tête haute, lorsqu’il a conclut : « Vous pensez votre éminence que la question tient de l’effort d’interprétation ? » Cependant, il ne s’attendait pas à la réponse qu’il allait entendre, étant donné que Sheïkh a considéré que la divergence sortait du cercle des traditionalistes. Il a fustigé en effet : « Par Allah ! C’est en tout cas la façon dont je comprends les textes. Je veux dire à travers les paroles des savants concernant la différence entre les traditionalistes d’un côté et les Kharijites et les Mu’tazilites de l’autre, mais plus particulièrement les Kharijtes… » En écoutant le débat en entier, on se rend compte que malgré les assauts de ses nombreux adversaires, Sheïkh est resté ferme comme une montagne, qu’Allah lui accorde la plus ample des miséricordes !

Il n’a certainement pas échappé au lecteur que cette façon de procéder est loin d’être conforme à celle des traditionalistes. L’auteur de ces questions ou des ses objections pour être plus précis, entame le débat en s’inspirant du verset uniquement sans se tourner le moins du monde vers l’exégèse des anciens à la manière des Kharijtes de la première époque mais également contemporains. Il a voulu dans un deuxième temps argumenter à la manière des linguistes. Mais s’il avait eu un peu plus de considération pour les anciens, il se serait rendu compte qu’ils sont plus à même de comprendre la langue.

Dans un troisième temps, il s’est tourné vers les arguments des Usûliyûn (spécialistes en bases fondamentales), en considérant le sens littéral du texte, mais sans résultat. Il essaya alors d’appliquer à un cas particulier le statut concerné par le verset mais toujours sans résultat. Il a voulu enfin appliquer le sens général du texte mais encore sans résultat. Il s’est fait réfuter tout au long de son analyse et force est de constater qu’il ne s’est jamais tourné vers l’exégèse des anciens. Il a enfin cherché à bout de souffle à se réfugier dernière la divergence qu’engendre l’effort d’interprétation pour nous faire croire insidieusement que sa position ne contredit pas celle des anciens. Il a voulu faire passer sa dissidence sur le compte de l’effort d’interprétation qui tolère les erreurs dans une plus large mesure. Malheureusement, il a reçu en retour une réponse à laquelle il ne s’attendait pas du tout, mais Allah nous dévoile certaines subtilités de Sa création !


Voir : Madârik e-Nazh fî e-Siyâsa de Sheïkh ‘Abd el Mâlik Ramadhânî.

Traduit par :
Karim ZENTICI
posté par Palou34 sur alminhadj
 ryadussalihin au format pdf
 
_______________________________________
Notes:

1. Le Repas Céleste ; 44

2. C’est exactement l’opinion que le Sheïkh des exégètes ibn Jarîr e-Tabarî –qu’Allah lui fasse miséricorde – a retenu lorsqu’il a dit (10/358) : « L’opinion la plus proche de la vérité d’après moi, est celle selon laquelle ces versets sont descendus à l’attention des « gens du Livre » infidèles, étant donné que les versets situés avant et après ceux-ci sont tous descendus à leur attention et qu’ils les concernent. Dans la mesure où le contexte parle d’eux, les versets en questions ne peuvent que les concerner. S’il est dit : Allah () informe indistinctement que cela concerne toute personne qui n’applique pas les lois d’Allah. Comment pouvez-vous dès lors restreindre la chose ? Nous disons : ce verset concerne indistinctement les membres d’un peuple qui renient les lois d’Allah. Leur statut de mécréant s’applique donc la situation où ils ne veulent pas appliquer les lois d’Allah pour les avoir renier. Cela est valable pour toute personne qui n’applique pas les lois divines par reniement ; nous la considérons mécréante de la même façon qu’ibn ‘Abbâs. »

L’auteur a dit : el Qardhâwî a cru bon de réfuter les paroles d’ibn Jarîr dans son livre Thaqâfa e-Dâ’iya sur la question. Le malheur, c’est qu’il ne les a guère assimilées avoir de pouvoir les réfuter. Enfin, il a écrit ce livre à l’époque où l’opposition au gouvernement attirait l’admiration populaire en faveur des Ikhwân. Etant donné qu’aujourd’hui il a un nouveau visage, je ne sais pas ce qu’il en penserait !


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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 09:42
La question du Takfîr
par Sheikh 'Abd e-Salam e-Suhaïmi

Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

Les lois ou les statuts concernant les bases fondamentales ou les branches de la religion ne peuvent être effectifs sans fournir deux paramètres : remplir les conditions et voir exclure toute restriction(1)


L’auteur a dit : ce principe est extraordinaire, il concerne tous les domaines de la religion que ce soit au niveau des bases fondamentales ou au niveau des branches.

Deux paramètres doivent indubitablement y être fournis ; pour qu’une loi soit effective, il faut remplir les conditions et voir exclure toute restriction. Si les conditions étaient remplies dans une question donnée sans que les restrictions soient exclues, la loi ou le statut en question n’est pas valable. Prenons l’exemple des Versets concernant la menace (Wa’îd) contre l’auteur de certains péchés. Il est certes concerné par cette menace exprimée par les Textes ; mais il est possible qu’une restriction quelconque empêche de lui voir appliquer le châtiment à l’exemple du repentir, de la prière des musulmans en sa faveur, des malheurs survenus dans sa vie,(2) ou tout autre facteur venant effacer les péchés.

La prière est un autre exemple : il est impératif de remplir la condition de la purification. La prière n’est pas valable si l’on décide de la faire sans s’être purifier au préalable, pour n’avoir pas rempli cette condition. En relation avec ce principe, nous avons les questions du Takfîr (taxer quelqu’un d’apostat), Tabdî’ (taxer quelqu’un d’innovateur), et Tafsîq (taxer quelqu’un de pervers). Ce domaine est à l’origine de bon nombre de conflits et d’épreuves comme il a fait perdre la tête à beaucoup de gens ; il a énormément remué les passions et il a engendré maintes opinions contradictoires.(3)

Il faut savoir pourtant que la position des traditionalistes, conformes au chemin des anciens dans des domaines aussi grave que le Takfîr, le Tabdî’, et le Tafsîq, c’est d’avoir recours au détail (Tafsîr).(4) Cela consiste à dire que les innovateurs ne sont pas tous au même niveau.
S’il est possible de taxer de façon définitive certains innovateurs d’apostats pour avoir proférer une parole ou avoir commis un acte d’apostasie dans la mesure où les conditions pour le faire soient remplies et où toute restriction en est exclue.
Cela n’est pas forcément vrai concernant l’innovateur qui ne rempli pas les conditions pour se voir condamner ainsi.(5)

Par ailleurs, la question de condamner les innovateurs d’apostats, et la question du Takfîr en règle générale, repose sur les deux principes suivants qui sont très importants :

1-l’énoncé explicite des Textes du Coran et de la Sunna que telle parole ou tel acte implique l’apostasie.
2-Que le statut en question (Takfîr) soit applicable à une personne en particulier de sorte que les conditions du Takfîr la concernant soient remplies et que toute restriction à le faire soit exclue.(6)

Ces deux principes sont valables également pour la question du Tabdî’ ou du Tafsîq. Autrement dit d’une part, vérifier selon l’énoncé explicite des Textes, que telle parole ou telle action innovée relève effectivement de l’innovation ou de la perversité. D’autre part, vérifier que le statut en question (Tabdî’) soit applicable à une personne en particulier de sorte que les conditions du Tabdî’ soient remplies et que toute restriction à le faire soit exclue.(7) Certes Dieu Seul sait !


Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !


Voir :" Kun Salafiyan ‘ala el Jadda" de Sheïkh ‘Abd e-Salâm e-Suhaïmî.

Traduit par :
Karim ZENTICI
posté par Palou34 sur alminhadj
_________________________________________________________
Notes:
1-Sharh el Qawâ’id e-Sa’diya (p. 89).

2-Idem.

3-Voir Mawqif Ahl e-Sunna wa el Jamâ’a min Ahl el Ahwâ wa el Bida’ (p. 237/1).

4-Une certaine opinion refuse catégoriquement de condamner d’apostat les adeptes de l’Islam et elle ne reconnaît pas la question du Takfîr (les Murjites ndt.). Une autre tendance condamne au contraire sans condition tous les innovateurs d’apostasie ; elle prétend qu’ils n’ont plus aucun lien avec l’Islam. Cependant, les deux attitudes sont erronées et elles vont à l’encontre des Textes. Sheïkh el Islam ibn Taïmiya a fait remarquer qu’il est erroné d’attribuer l’une de ces opinions à l’une des grandes références parmi les anciens. Il affirme que la bonne attitude s’avère dans le détail (discerner entre les cas). Sa position correspond exactement à celles des grandes références parmi les anciens.

5-Voir : Majmû’ el Fatâwâ (7/337-340). Voir Majmû’ el Fatâwâ (3/352-354, et 12/497-498), sharh el ‘Aqîda e-Tahâwiya (338-340) ; cette question est traité en détail dans l’analyse très intéressante que notre frère le cher D. Ibrahîm ibn ‘Âmir e-Rahaïlî a faite dans son précieux livre : Mawqif Ahl e-Sunna wa el Jamâ’a min Ahl el Ahwâ wa Bida’ de Sheïkh Ibrahim e-Ruhaïlî. (1/163-235).

6-Idem.

7- Idem. Concernant la question du Tabdî’, Sheïkh el Islam ibn Taïmiya souligne dans Majmû’ el Fatâwâ (414/35) : « La Bid’a par laquelle nous pouvons considérer que son auteur est un Mubtadi’ correspond à toute initiative connue chez les savants traditionalistes pour être contraire au Coran et à la Sunna à l’exemple de la Bid’a des Kharijites, des Râfidhites, des Qadarites, et des Murjites. »
En définitive, nous pouvons déterminer le critère pour juger une personne de Mubtadi’ en disant qu’il correspond à l’auteur de toute innovation répandue chez les savants traditionalistes pour être contraire au Coran et à la Sunna en dehors des questions subtiles dans lesquels certains gens ne peuvent discerner la vérité. L’auteur d’une telle innovation est un Mubtadi’ qu’il fasse partie des savants ou du commun des gens (‘Awâm). Quiconque exhibe une Bid’a, nous disons que c’est un Mubtadi’. Cela, en ce qui concerne le jugement sur terre. Quant au jugement dans l’Au-delà, nous pouvons dire que le Mubtadi’ auprès d’Allah c’est celui qui l’est vraiment au fond de lui de sorte qu’il soit conscient de commettre une innovation. Si tel n’est pas le cas, il sera excusé auprès d’Allah. Dans ce point précis, il n’y aucune différence entre le savant et le ‘Ammî comme il n’y a aucun différence entre la Bid’a notoire (répandue) et celle qui ne l’est pas. Comme nous ne connaissons pas les cœurs, nous avons établi ce critère pour le jugement terrestre. Quant au jugement dans l’Au-delà, Allah rétribue les personnes pour ce qu’ils cachent dans leur cœur. Ainsi, nous ne pouvons juger les gens sur terre qu’en fonction des apparences. Nous nous faisons une bonne opinion de quiconque nous offre une bonne apparence mais s’il nous montre autre chose, nous aurons alors une mauvaise opinion de lui sans connaître pour autant le fond des coeurs. Nous ne sommes pas responsables de ce que la personne cache au fond d’elle-même. L’amour et la haine en Allah (el Walâ wa el Barâ) doivent être fondés uniquement sur les apparences. Nous ne sommes pas mieux que le Prophète et n’avons pas plus d’entrain que lui à voir guider les autres sur le bon chemin. Il ne nous est pas demandé d’ouvrir les cœurs et de sonder les intentions cachées. [Voir : Mawqif Ahl e-Sunna wa el Jamâ’a (1/123-125)] (N. du T.)
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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 09:21
Iqâmat el Hudja (L'établissement de preuves)
sur le fait de déclarer une personne apostat ou innovateur.

Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !
Sheïkh el Islam ibn Taïmiya a dit : « Quant à moi, - ceux qui s’assoient avec moi le savent très bien –, je compte parmi les
gens qui défendent avec le plus d’acharnement de condamner une personne en particulier d’apostat, de pervers, ou de désobéissant sauf s’il devient certain que les arguments prophétiques ont été fournis à son encontre (Qâmat el Hudja e-Risâliya) de sorte que toute personne qui les contredit est condamnable d’être soit apostat, soit pervers, ou soit désobéissant.
J’ai par ailleurs établi qu’Allah pardonne les erreurs commises par les membres de cette communauté : cela concerne aussi bien les paroles et les questions théoriques que les questions pratiques. »(1)

Il a expliqué ailleurs : « Si nous citons sans restriction les textes concernant le sort de l’homme dans l’Au-delà (el Wa’d wa el Wa’îd) et si nous employons les termes d’apostat (Takfîr) et de pervers (Tafsîq), nous ne pouvons pas faire entrer une personne en particulier dans leur sens général avant d’établir à son encontre ce qu’ils impliquent de façon irréfutable. »(2)

Il a dit également : « Les Textes divins concernant le mauvais devenir de l’homme (Wa’îd) et ceux provenant des grandes références sur les questions du Takfîr, du Tafsîq, et autres, n’impliquent pas qu’ils faillent les appliquer à une personne en particulier sauf si celle-ci répond aux conditions pour le faire et si toute restriction en est exclue. »(3)

Sheïkh el ‘Uthaïmîn a dit à ce sujet : « Ainsi, il devient clair que les paroles et les actes peuvent relever de l’apostasie ou de la perversité, mais cela ne veut pas dire que leur auteur soit un apostat ou un pervers sauf dans la mesure où les conditions requises pour le faire soient rassemblées (Tawaffur e-Shurrout) et où toute restriction en soit exclue (Intifâ el mawâni’). »(4)

Par conséquent, avant de condamner une personne d’innovateur (Mubtadi’), il faut considérer les deux principes suivants qui correspondent aussi à la question du Takfîr :

1-l’énoncé explicite des Textes que telle parole ou telle action innovée soit effectivement un acte pervers.

2-Que le statut en question (Tabdî’) soit applicable à une personne en particulier de sorte que les conditions du Tafsîq soient remplies et que toute restriction à le faire soit exclue.
(5)

Sheïkh Ibrahim e-Ruhaïlî a fait le commentaire suivant :
« Il incombe aux personnes en quête de science, aux personnes investies dans l’orientation des gens et de la Da’wâ, et aux enseignants de mettre ce principe extraordinaire en pratique dans leur relation avec les gens. Ils ne peuvent taxer les musulmans de Takfîr, Tabdî’ ou de Tafsîq uniquement pour ce qu’ils affichent et les choses sur lesquelles ils sont certains, ou en fonction de la réputation de la personne.(6) Allah révèle en effet :

"Ne t’avance pas sur les choses que tu ignores car les oreilles, les yeux et le cœur seront tous interrogés."
(7)

Juger les gens en se fiant juste aux impressions, aux suspicions, et surtout aux passions, sur des choses qu’ils n’ont pas faites, cela revient à dire au sujet d’Allah ce que l’on ignore. Si j’insiste vraiment sur ce principe et si je fais preuve de sévérité c’est pour avoir constaté certains mauvais comportements répandus aujourd’hui, de la part de certains Tullâb el ‘Ilm débutants et d’autres parmi les gens du Hawa. Ils se sont érigés en effet le droit d’ouvrir les cœurs des gens en les taxant de kâfir ou de Mubtadi’ sur une simple impression et surtout sur aucun fondement. Ces gens-là devraient plutôt apprendre leur religion avant de s’investir dans les affaires des autres au nom de la Da’wa et d’el Amr bi el Ma’rûf, afin de mieux pénétrer les ambitions de la religion dans ces deux registre. Ils doivent réfléchir aux conséquences qu’un tel jugement implique en terme d’el Walâ wa el Barâ, et bien s’imprégner des critères que la Législation a déterminés (…) Wa Allah A’lam ! »
(8)


Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !

Notes:

1-Majmû’ el Fatâwâ (229/3).
2-Majmû’ el Fatâwâ (28/500-501).
3-Idem. (10/372).
4-El Qawâ’id el Muthla fi Sifât Allah wa Asmâihi (p.92).
5-Voir : Mawqif ahll Sunna wa el Jamâra min Ahl el Ahwa wa el Bida’ (1/233).
6-Voir : Majmû’ el Fatâwâ (35/413-414).
7-Le Voyage Nocturne ; 36
8- Voir : Mawqif el Sunna wa el Jamâra min Ahl el Ahwa wa el Bida’ (1/124-125).

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29 septembre 2007 6 29 /09 /septembre /2007 08:28
La Salafiya est innocente des actes terroristes
par sheikh Zayd al Madkhali


Question :

Une sœur de France demande : Comment montrer aux gens que la da'wah salafiyah est l'appel à la vérité, et qu'elle est innocente des accusations de terrorisme et de rigorisme ?


Réponse:

Quoi qu'il en soit, nous devons expliciter aux gens par ce que nous connaissons du Livre de notre Seigneur, et de ce qui est authentique dans la Sunnah de notre Prophète Et quant aux Pieux Prédécesseurs (As-Salaf As-Salih), ils sont ceux qui ont utilisé les textes du Qur'an et de la Sunnah dans tout ce qui se rapporte à la science et aux actes.

Ainsi, celui qui suit leur exemple, emprunte leur chemin et adopte leur méthodologie est réellement salafi. Et celui qui se donne le nom de salafi, mais qui les contredit dans la croyance ('aqidah) et dans la méthodologie (manhaj), alors ce à quoi il appelle ne doit pas être accepté tant qu'il n'a pas apporté de preuves à son sujet.


En ce qui concerne l'étudiant en science, il se peut qu'il dise "je suis salafi" alors que la science lui fait défaut. Dans ce cas, il lui incombe d'interroger les Savants dans ce qui lui pose problème. Et Allah est plus savant.


Traduit par les frères de soual jawab
Question posée à cheikh Zayd al Madkhali, le Jeudi 25 du mois de Rabi' Ath-Thani 1426, qui correspond au 2 Juin 2005
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29 septembre 2007 6 29 /09 /septembre /2007 07:52
Les causes du Takfîr
par sheikh Ibrahim e-Ruhaïlî

Voir : e-Takfîr wa Dhawâbituhu de Sheïkh Ibrahim e-Ruhaïlî (p. 45-50).

Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed, ainsi que sur ses proches,
et tous ses Compagnons !


Les causes qui ont poussé certains individus et certaines tendances de l’Islam vers l’égarement dans le domaine du Takfîr, sont à la fois nombreuses et diversifiées. Il est possible néanmoins d’en souligner les principales qui sont comme suit :


1- La méconnaissance de la religion :

L’ignorance dans le domaine de la religion constitue l’un des plus grands facteurs ayant poussé certaines tendances à taxer sans preuves à l’appui, les musulmans d’apostats. Seul un ignorant en effet peut s’aventurer aussi promptement dans un domaine aussi délicat. Bon nombre de Textes mettent en gardent contre ce genre de sentence à l’encontre d’un musulman innocent. La punition encourue pour une telle parole est très sévère de sorte qu’il faut vraiment être ignorant pour laisser échapper à sa connaissance, les Textes sur la question. Les savants ont pour habitude de prendre des précautions énormes avant d’avancer un tel jugement à l’encontre de l’auteur d’une infraction grave à la religion. Ils attendent d’avoir une preuve irréfutable avant de se prononcer sur un cas particulier. Ils ne se prononcent pas avant d’avoir rassemblé toutes les conditions du Takfîr et d’avoir exclu toute restriction possible.[1] Les savants soulignent à ce sujet que l’un des signes distinctifs des innovateurs, c’est de se comporter à la fois avec ignorance et injustice envers les musulmans.

Au cours des lignes où il réfute el Bakrî, Sheïkh el Islam ibn Taïmiya fait le constat suivant :

« La voie empruntée par cet homme et tous ceux qui lui ressemblent, est celle des innovateurs qui sont imprégnés à la fois de l’ignorance et de l’injustice. Dans un premier temps, ils innovent une chose allant à l’encontre des Textes du Coran, de la Sunna, et du consensus. Ensuite, ils traitent d’apostat tous ceux qui s’opposent à leur innovation.

Quant aux traditionalistes, imprégnés par la foi et la connaissance, ils sont motivés par la science, la justice, et la compassion à l’égard des autres. Ils connaissent la vérité qui leur permet de se conformer au Coran et à la Sunna et de les préserver de la Bid’a, mais ils sont justes à l’encontre de leurs opposants et ils ne font nullement preuve d’injustice à leur égard. »[2]




2- Se détourner des Textes et suivre ses passions :

Les Takfiristes ne se réfèrent dans leur jugement à l’encontre des musulmans, à aucune preuve pertinente. Ils ne sont pas motivés par la recherche de la vérité. C’est pourquoi, ils « excommunient » la plupart de leurs opposants sans fonder leur jugement sur aucune référence textuelle. Assouvir leurs passions est leur seule motivation. ہ partir de là, le Takfîr des opposants est l’un des signes distinctifs les plus révélateurs des innovateurs. Ainsi, le Takfîr fondé sur aucun texte va de paire avec les passions de la même façon à l’opposé que la justice va de paire avec l’objectivité. Allah et les prophètes en général ordonnent de juger avec justice et mettent en garde contre les passions.

Le Très-Haut révèle à ce propos :

(Ô Dâwûd ! Nous t’avons fait hériter le pouvoir sur terre, juge donc entre les hommes en t’appuyant sur la vérité et ne suis pas les passions).[3]

Il (I) a dit également en s’adressant à notre Prophète :

(Juge entre eux selon la loi révélée par Allah et ne suis pas leurs passions).[4]



4- les mauvaises interprétations (Ta-wîl) :


L’interprétation erronée des Textes est la vraie raison ayant poussée les Takfiristes à taxer impunément les musulmans de mécréants. Tout musulman convaincu qu’un de ses frères ne fait pas partie des siens assume forcément qu’il détient dans son jugement des arguments en sa faveur. En fait, il interprète les Textes afin de les accorder avec ses croyances bien que les Textes ne sont nullement favorables à son raisonnement. C’est pourquoi, les savants estiment que la mauvaise interprétation des Textes est à l’origine de tous les maux et de toutes les dissensions que la nation musulmane ait pu rencontrer.

Ibn el Qaïyam dit à ce sujet :

« En gros, les divisions survenus dans les deux religions précédentes, et la division de cette communauté en soixante treize sectes est le résultat de l’interprétation erronée. Les ennemis de L’Islam comme les philosophes, les Qarmates, les Bâtinites Ismaéliens ont réussi à corrompre les rangs des musulmans grâce à l’interprétation qu’ils font des Textes. Toute éprouve que les musulmans ont pu connaître provient indubitablement du Ta-wîl. »[5]

Les savants ont fait savoir également que les Kharijites se sont inspirés dans leur Takfîr de la communauté musulmane, de leur interprétation des Textes. E-Dhahhâq précise sur ce point :

« … les révoltés de Nahrawân ont interprété certains Versets du Coran à l’encontre des adeptes de l’Islam, bien qu’ils concernaient les « gens du Livre ». Ce savoir leur ayant échappé, ils ont alors versé le sang des musulmans, ils se sont emparés de leurs biens, et ils ont témoigné que nous étions égarés. »[6] Sheïkh el Islam ibn Taïmiya a dit également : « Les Kharijites ont interprété certains Versets du Coran en fonction de leur croyance et ont considéré mécréante toute personne s’opposant à celle-ci. »[7]



4- les ruses de Satan :


Les ruses que Satan tend aux Takfiristes est l’une des causes subtiles les ayant poussés à condamner les musulmans d’apostasie. Il leur a tendu un piège et il a embelli ce genre d’idée dans leur cœur en les exposant ainsi à la Colère divine. Il a réussi en effet à leur faire couler le sang des musulmans, violer leur honneur, et s’emparer impunément de leurs biens. C’est pourquoi, comme nous l’avons déjà vu, qu'il s’est adressé aux Kharijites en ces termes :

« Malheur à vous ! Ceux qui vous ont leurré sont à l’origine de votre malheur !
-Ô Prince des croyants ! Mais qui donc les ont-ils leurrés ainsi ?
-C’est Satan et leurs mauvais penchants ; ils les ont abusés par de vains espoirs, ils leur ont embelli la faute, et ils leur ont promis qu’ils seront les vainqueurs. »[8]


Dans son livre Talbîs Iblîs, ibn el Jawzî évoque de quelle manière Satan a rusé avec les Kharijites. Après avoir relaté certains épisodes de leur histoire, il a fait le constat suivant :

« Notre intention est de porter l’attention sur les astuces et les malices qu’Iblis utilise afin d’égarer ce genre d’imbéciles, qui se sont aventurés dans ce genre d’impasse. Ils se mirent à croire dans un premier temps que ‘Ali ibn Abi Talib –qu'Allah honore son visage – [9] était dans l’erreur en comptant tous les Muhâjirîns et les Ansârs qui se trouvaient avec lui. En pensant qu’ils étaient sur la vérité, ils s’autorisèrent ensuite à verser le sang des enfants et à manger des fruits sans en donner le prix. »[10]

Voici donc les causes les plus importantes à l’origine du Takfîr ; celles-ci se retrouvent quasiment chez la plupart des Takfiristes comme peut le constater tout observateur. Il peut y avoir cependant des causes propres à l’éducation de certaines personnes, à une certaine conjoncture générale ou particulière à un endroit ou à une époque déterminée. Les guerres, les troubles intérieures, la propagation de l’innovation, et la pénurie de savants sont des facteurs qui ont une influence certaine sur l’évolution de certains groupes dangereux.

L’observateur peut facilement déceler également chez les Kharijites que ces derniers se distinguent par leur côté extrême et par leur manque de connaissance de la religion. Il faut ajouter à cela, l’apparition des troubles après le meurtre de ‘Uthmân qui a eu une grosse influence sur la sédition des Kharijites contre ‘آlî suite au Takfîr des meilleurs éléments de cette communauté. L’éclosion des Rafidhites porteurs d’idées aussi dangereuses qu’éloignées du Coran et de la Sunna, dont le juif ‘Abd Allah ibn Sâbâ accusé de Zandaqa est à l’origine, en est un facteur non négligeable. Ces derniers excommunient la majeure partie des Compagnons et de l’élite musulmane, en sachant quelles intentions pernicieuses se cachent derrière ce genre d’idées ; le but étant de corrompre la religion en discréditant ses porteurs et ses rapporteurs.

A notre époque, le passage en prison et la torture de certains leaders des Frères Musulmans en Egypte a eu pour conséquence l’essor du Takfîr contemporain, sans compter qu’ils avaient un bagage très minime des sciences de la religion. En outre, comme les différentes sociétés actuelles accusent de grands manquements aux principes de la religion, il fut séduisant d’en venir au Takfîr à grande échelle. Ainsi, il est très important d’étudier les facteurs particuliers à l’origine du Takfîr chez certains mouvements contemporains, en plus des causes générales que nous avons précédemment évoquées. Ce bilan peut constituer un point de départ permettant de remédier à ce fléau, wa Allah A’lam !

Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed, ainsi que sur ses proches,
et tous ses Compagnons !


Traduit pour Islam.house par :
Karim ZENTICI
posté par Ayoub sur alminhadj

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[1] Voir : Mawqif ahll Sunna wa el Jamâra min Ahl el Ahwa wa el Bida’ (1/233). (N. du T.)
[2] E-Rad ‘ala el BAkrî (2/487-490).
[3] Sâd ; 26
[4] Le Repas Céleste ; 49
[5] I’lâm el Mawqi’în (4/251).
[6] Tafsîr el Baghawî (1/256-257).
[7] Majmû’ el Fatâwâ (20/164), voir également : Dar Ta’ârudh el ‘Aql wa e-Naql (1/276).
[8] El Bidâya wa e-Nihâya d’ibn Kathîr (10/588).
[9] Cette formule hérités des shiites et employée à chaque fois que le nom du Khalife ‘Ali –qu'Allah lui fasse miséricorde – est évoqué, est contestable pour deux raisons ; la première est qu’ils revendiquent que ce noble compagnon, dont le visage ne s’est jamais prosterné devant une idole, mérite tous les honneurs. nous leur concevons certes cette particularité, mais il n’est pas le seul à s’en être doter. Bien que cela n’enlève rien à son mérite, des personnes plus prestigieuses que lui à l’image d’Abû Bakr et de ‘Uthmân, ne l’ont jamais fait non plus. La deuxième raison, c’est qu’ils évoquent cette formule lorsqu’ils entendent son nom uniquement. Pour la raison que nous avons déjà évoqué, nous ne pouvons leur concéder cette particularité, surtout si nous considérons, et cela pourrait servir de troisième raison, que les anciens n’ont jamais eu recours à ce genre de formule ni pour ‘Ali ni pour quiconque ! (N. du T.)
[10] Talbîs Iblîs (p. 131).
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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 12:35
L'Arabie Saoudite et le traité de l’organisation des nations unies
par Cheikh Bazmoul

Du livre :

L’étendard de la Communauté au sujet d’affaires importantes

De Cheikh Bazmoul qu’Allah le protège

Traduction du sens : Abou-Safiya el-Firanssi

Le Second Sujet ou La Seconde Affaire (page 25-27)

Le fait d’apostasier (l’Arabie Saoudite, ses Savants et ses Détenteurs de l’autorité) suite à l’entrée (de l’Arabie Saoudite) dans le traité de l’organisation des nations unies

Certaines personnes, apostasient la Nation (d’Arabie Saoudite) suite à son entrée dans la charte des nations unies, et il (celui qui apostasie l’Arabie) clarifie cela par cette parole (qui n’est qu’une ambiguïté) :

« La charte des nations unies comporte des clauses de mécréance, qui vont à l’inverse de la législation (Islamique), agrée cela est une mécréance vis-à-vis de l’Islam, et faire la paix avec eux, est donc caduc, suite à ce qui vient d’être cité ci-dessus.

Aussi, il est illicite de s’arranger avec le mécréant à perpétuité, car la Communauté Musulmane, en état de force, et de puissance, doit faire le Djihad de demande (propagation de l’Islam).

La paix à perpétuité signifie l’abrogation du Djihad de Propagation, et cela, repousse ce qu’Allah, pureté à Lui, a légiféré. »

Je dis : Généraliser ces propos de cette manière, afin d’apostasier, n’est pas fidèle (à la vérité).

Je vais t’exposer la vérité, si Allah, pureté à Lui, le veut, afin que tu médites (bien) :

1 : Les Savants, qu’Allah leur fasse miséricorde, ont exposés, concernant la période de paix (avec les ennemis) qu’elle est de trois sortes :

La première : Une paix limitée dans le temps, comme cela est arrivé au Messager d’Allah, paix sur Lui, lorsqu’il a fait la paix avec les mécréants de Quraych pour une période de dix ans.

La seconde : La paix absolue, qui n’est pas limitée par un temps (précis), mais ce n’est pas à perpétuité (pour toujours), comme cela est arrivé au Messager d’Allah, paix sur Lui, lorsqu’il a fait la paix avec les Juifs à Khaybar, jusqu’à ce qu’ils veulent (les Musulmans, comme temps pour casser ce contrat).

La troisième : La paix à perpétuité, dont il est stipulé que la paix, ici, est à perpétuité.

La paix, dans cette troisième sorte est fausse et illicite, car la base, est que les Musulmans doivent faire le Djihad de propagation, lorsqu’ils sont en état de force et de puissance.

Donc, il ne fait pas la paix avec le mécréant dans cette situation (que nous venons d’évoquer), il (le mécréant) est appelé à l’Islam, et s’il refuse, alors il doit payer le tribut, et s’il refuse, il est combattu.

Ibn Taymiya, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Il est licite de signer une trêve absolu, et passagère. Quand à la trêve temporaire, il est obligé pour les deux parties de la respecter, tant qu’elle n’est pas annulée par l’ennemi, ou par peur d’une traîtrise, et cela, selon les avis des Savants. Concernant (la trêve) absolue, c’est un contrat licite, que l’Imam fait par intérêt.» Source : Les choix de jurisprudence, page 315

2 : La paix avec l’organisme des nations unies, est une paix absolue, non limitée par le temps, ce qui est licite, conclu par le Détenteur de l’autorité vu ce qu’il y a de prépondérant comme avantage. (Pour sa Nation) (voir l’explication de cette seconde sorte de paix ci-dessus, qui n’est pas à perpétuité comme le sous-entende les kharijites contemporains)

Abdoul Aziz Ibn Baz, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit : « La trêve est licite avec les ennemis, de manière absolue, et temporaire, si le Détenteur de l’autorité voit dans cela des intérêts suite à la parole d’Allah, pureté à Lui :

Allah dit : {Et s’ils s’inclinent à la paix, incline vers celle-ci (toi aussi) et place confiance en Allah, car c’est Lui l’Audient, l’Omniscient.} Sourate 8 / Verset 61

Aussi, le Prophète, paix et salut sur Lui, a fait ces deux sortes de trêves, lorsqu’il a fait la paix, un abandon de la guerre, avec les gens de La Mecque, pour une période de dix ans.

Afin que les gens soient en sécurité, et qu’ils se retiennent (de se combatte) les uns vis-à-vis des autres.

Et, il a faix la paix avec beaucoup de tributs Arabes, une paix absolue, et lorsque Allah, pureté à Lui, lui a ouvert La Mecque, alors il a annulé toutes ces trêves (avec ces tributs Arabes), et il leur a donner quatre mois comme l’indique la parole d’Allah, pureté à Lui :

Allah dit : {Désaveu de la part d’Allah et de Son Messager à l’égard des associateurs avec qui vous avez conclu un pacte : Parcourez la terre durant quatre mois ; et sachez que vous ne réduirez pas Allah à l’impuissance et qu’Allah couvre d’ignominie les mécréants.}
Sourate 9 / Versets 1 et 2

Il (paix sur Lui) a envoyé des personnes (vers ces tributs Arabes) dans l’année neuf de l’émigration (qu’il a faite, seul) avec Abu bakr, après la victoire (prise de La Mecque) et lors de son pèlerinage.

Car, la nécessité, l’intérêt Islamique, appelle à la trêve absolue, puis à sa cessation lors du déclin de cette nécessité ou de cet intérêt, comme l’a fait le Prophète, paix sur Lui.

Certes, le Savant Ibn Qayyim, qu’Allah lui fasse miséricorde, a expliqué cette parole dans son livre : Les règles des gens de la protection (qui payent l’impôt).

Son Cheikh, Cheikh el Islam, Ibn taymiyya, qu’Allah lui fasse miséricorde, a choisi cet avis, ainsi que beaucoup des gens de science, et Allah, pureté à Lui, est le Détenteur de l’harmonisation.

Concernant le fait que le contrat de paix contient des clauses de mécréance qui vont à l’inverse de la Législation Islamique, cela n’exige pas la mécréance.

Car l’état, le Royaume d’Arabie Saoudite, est très attentif concernant toutes les clauses du contrat de l’organisme des nations unies, qui vont à l’inverse de l’Islam, (et donc, ne les appliques pas).

Et c’est donc pour cela, que nous ne cessons de lire tous les ans, en provenance du comité des droits de l’homme, qui fait partie de l’organisme des nations unies, des critiques vis-à-vis de l’Arabie Saoudite, qui (selon eux) n’applique pas les droits de l’homme, du fait (que l’Arabie Saoudite) applique les lois Islamiques (dans le domaine des punitions, comme le fait de couper la main du voleur, ou de condamner à mort les trafiquants de drogue, etc.…).

Avant quelques années, les médias étaient envahis de paroles (critiques) concernant l’Arabie Saoudite, suite au refus de cette Nation (l’Arabie Saoudite) concernant les chartes des nations unies au sujet de la femme, ou encore au sujet de la liberté religieuse, ou encore de certaines méthodes économiques.

Oui, tout ce qui va à l’inverse de l’Islam, et qui se trouve dans le contrat des Nations unies, est (rejeté) par le royaume d’Arabie Saoudite et donc protégé.

Il y a (aussi) d’autres chartes (des nations unies) qui ne sont pas appliquées (par l’Arabie Saoudite) comme le fait de retourner vers la cour internationale de justice lors des litiges.

L’Arabie Saoudite ne se tourne pas vers ce tribunal, et elle a (l’Arabie Saoudite) réglée (par exemple) des problèmes frontaliers par ce que Allah, pureté à Lui, aime, ce qui (engendre) amour et confiance avec ses voisins (frontaliers).

3 : Ce compte-rendu met en évidence que le fait d’apostasier le Royaume d’Arabie Saoudite suite à cela (signer la charte des nations unies) ne fait suite qu’à des spéculations et des doutes.

La certitude ne disparaît pas suite au doute, nous restons fermes sur la certitude, celle que le Royaume d’Arabie Saoudite est une Nations Musulmane, de son gouvernement et de son peuple, et Allah, pureté à Lui, est le Détenteur de l’harmonisation.


Fin du texte te de Cheikh Bazmoul, qu’Allah le protège

Source: l'Admin de la bonne référence
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