Voir : Da’wa Sheïkh el Islâm ibn Taïmiya wa Atharaha ‘alâ el Harakât el Islâmiya el Mu’âsara wa Mawqif el Khusûm minhâ de Sâlih e-Dîn Maqbûl Ahmed.
Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !
Les mouvements réformateurs contemporains ont pour père spirituel Jamel e-Dîn el Afghânî (m. 1898) et son disciple Mohammed ‘Abdû (m. 1905). Si Jamel e-Dîn a réellement existé, d’énormes énigmes planent encore sur son identité, et certaines même relèvent de la légende. Serait-il en effet d’origine afghane ou iranienne ? Était-il un sunnite Hanafî ou bien un shiite duodécimain ? Était-il un réformateur musulman ou un prédicateur maçonnique ? Auquel cas, savait-il vraiment ce qu’il faisait ou bien n’était-il qu’un pantin entre les mains des francs-maçons ? Au niveau de son engagement politique, était-il socialiste ou nationaliste ? Est-il mort empoisonné ou bien suite à une négligence lors d’une opération chirurgicale qu’il a subite ? Ses obsèques furent-elles publiques ou bien secrètes ? Connaît-on l’emplacement exact de sa dépouille ? Toutes ses questions réclament autant de réponses que ce personnage mystérieux a peut-être emporté pour certaines, avec lui dans sa tombe.[1]
Une chose est sûr, c’est qu’il était d’origine iranienne et qu’il a évolué dans un univers shiite. Il a étudié à Qaswîn, Téhéran, et en Iraq. Tous ses maîtres étaient d’obédience shiite. Il fut même soupçonné d’être de confession ésotérique (Bâtinite), de la secte Bâbiya plus exactement. On lui reprocha même d’être athée pour ses idées au sujet de la prophétie qu’il considérait d’inspiration humaine. Il considérait également qu’il était possible de se contenter du Coran comme source scripturaire de l’Islam au dépend de la Tradition prophétique. Il ne reconnaissait pas non plus les miracles prophétiques, il adhérait au monisme (Wihdat el Wujûd), il appelait à l’union des religions et au rapprochement entre le sunnisme et le chiisme, il avait un discours proche de celui de Darwin sur l’origine et l’évolution de l’homme, etc.
Il s’est rallié à la loge maçonnique anglaise qu’il abandonna par la suite pour son manque d’engagement politique avant de se joindre à la loge maçonnique française. Il devint même le président de sa section en 1878, en Egypte où il fonda notamment une loge où se réunissaient les adeptes de différentes confessions (juives et chrétiennes notamment) en vue de prôner la liberté de religion. Politiquement engagé, il eut des activités secrètes et dissidentes dans tous les pays où il se trouvait (l’Inde, l’Afghanistan, l’Iran, l’Egypte et la Turquie). Il monta des organisations secrètes qui avaient pour objectif de monter le peuple contre les autorités en place.
Quant à Mohammed ‘Abdû, il prit les rênes de la loge maçonnique en Egypte après la disparition de son maître. Il entreprit plusieurs voyages en Europe et au Moyen-Orient, mais il ne lui vint jamais à l’idée de consacrer le pèlerinage à la Mecque. Considéré alors comme le « grand Muftî », il véhicula les idées de son maître au cœur des plus hautes autorités religieuses comme el Azhar. Il était très laxiste (trop souple) dans les Fatwa qu’il énonçait. Il autorisait notamment de consommer la viande des animaux tués par électricité, comme il autorisait certaines formes de Riba (l’usure). Sur certaines des photos que l’on a retrouvées de lui, il pose avec des européennes dévoilées. Il avait un bagage très léger dans le domaine de la Sunna, mais il était très éclairé dans la philosophie et la pensée occidentale.[2]
Or, force est de constater que les mouvements islamiques contemporains font un étrange parallèle entre ces deux personnages controversés et Sheïkh el Islam ibn Taïmiya. Les orientalistes eux-mêmes ont pris le relais en faisant véhiculer un tel amalgame. Pourtant, les œuvres d’ibn Taïmiya sont les témoins vivants de sa pensée qui prônent de revenir scrupuleusement aux sources de l’Islam qu’incarnent le Coran et la Sunna.
Contrairement à celui des « penseurs » musulmans contemporains, son prêche est basé sur la croyance sans altération en Allah, en Ses Noms et Attributs, et aux dogmes liés au monde de l’inconnu telles que la croyance à l’Enfer, au Paradis, aux anges, et aux Djinns. Conformiste, il composa son œuvre grandiose Manhaj e-Sunna en réfutations aux égarements des Shiites Rafidhites. Il lacéra également de sa plume acerbe le dogme soufi du monisme auquel adhérait ibn ‘Arabî, à travers des écrits qui le menèrent en prison en 707 h. Il n’épargna pas non plus la philosophie et la logique grecque qu’il réfuta comme jamais personne ne l’avait fait avant lui.[3] Il était l’adversaire acharnée de toutes les formes d’hérésie et de tous les dogmes contraires à l’Islam à commencer par celui des chrétiens, etc.
Du côté de l’Inde, le journaliste écrivain Abû Ya’lâ el Mawdûdî (1903-1979) s’érigea en réformateur de l’empire musulman décliné. Ses écrits jetèrent les fondements de l’insurrection contre le colon anglais dans la période entre 1933 et 1941. Virulent activiste, ses articles furent prisés dans les milieux religieux indiens par l’intermédiaire notamment de la revue Turjumân el Qur-ân qui vit le jour en 1932. Le 26 août 1941, il réunit soixante quinze personnalités venant de toute l’Inde à Lâhûr ; celles-ci l’élirent après un vote, à la tête de leur nouveau mouvement qu’elles baptisèrent el Jamâ’a el Islâmiya. Il prit sa retraite trente et un ans plus tard en novembre 1972, mais il garda un œil bienveillant sur son ancienne organisation jusqu’à sa mort.[4] Obstiné par la révolution contre l’ordre établi, il fut plusieurs fois jeté en prison et fut même condamnée à mort en 1953. Il échappa toutefois à cette sentence grâce à la décision du tribunal de le gracier.[5]
Certains intellectuels musulmans se plaisent à comparer el Mawdûdî à ibn Taïmiya.[6] Pourtant, il existe une différence énorme entre les deux hommes. Il suffit pour s’en rendre compte de se pencher sur les points principaux qui composent la pensée d’el Mawdûdî et de faire ensuite un parallèle avec celle d’ibn Taïmiya. Abû Ya’lâ fait de la prise du pouvoir une obsession, à tel point qu’à ses yeux le coup d’état est l’acte de dévotion par excellence, et que la mission de tous les prophètes sans exception tourne autour de cette ambition.[7] Parfois il interprète l’Islam selon une conception exclusivement politique et d’autres fois, selon une conception philosophique.[8] Ibn Taïmiya fut confronté à son époque à ce genre d’idée. Son livre Manhâj e-Sunna dans lequel il réfute les idées du Shiite Rafidhîte ibn el Mutahhîr el Hullî, souligne en effet : « Il est faux de dire à l’unanimité des musulmans –shiites et sunnites – que la question du pouvoir est le fondement le plus important de l’Islam. Le prétendre est même une forme d’apostasie étant donné que le fondement le plus important se confine dans la croyance en Allah et à Son Messager. Il est élémentaire que ce fondement soit bien plus crucial que la question du pouvoir… Il faut être un ignorant ou un menteur pour simplement considérer que cette question compte parmi les fondements de la foi. »[9]
Influencé qu’il fut par la philosophie grecque et la logique aristotélicienne à l’origine de la pensée occidentale,[10] el Mawdûdî va plus loin dans son raisonnement. Il considère en effet que la prière, le jeûne, l’aumône, le pèlerinage, l’évocation d’Allah, et la lecture du Coran, sont des rituels secondaires ayant pour fonction de se préparer à un rituel fondamental qui consiste à instituer le pouvoir divin sur terre. À la façon d’ibn Sînâ dans el Ishârât, l’adoration selon lui, se met au service de la civilisation et de l’urbanisme.[11] Pour ibn Taïmiya cependant, l’homme génère deux forces en lui : une force théorique au niveau du savoir et une force pratique au niveau de la volonté. Il doit pour s’épanouir dans son cheminement vers Dieu conjuguer entre ces deux forces. D’une part, il doit connaître, aimer, et craindre Son Seigneur et d’autre part, il doit l’adorer Seul et sans lui vouer aucun associer. La mission des prophètes propose d’éduquer les hommes à ces deux niveaux.[12]
Quant aux philosophes, ils considèrent que les actes d’adoration ont pour fonction de corriger le comportement et de préparer l’individu à recevoir le savoir qui constitue la perfection de l’âme. Le but étant d’améliorer la vie au foyer et dans la société. C’est ce que l’on appelle la « sagesse pratique ». Les rituels seraient donc de simples moyens et le savoir serait une fin en soi. C’est pourquoi, les rituels n’ont plus de raison d’être pour celui qui a atteint cet objectif comme notamment le soutiennent les ismaéliens Batinites (ésotéristes) pour certains, les soufis, les adeptes du Kalam, et les shiites.[13] El Mawdûdî se permet même de critiquer les grands réformateurs musulmans à l’instar d’ibn Taïmiya qui parsemèrent l’Histoire, car ils n’ont pas réussi à ses yeux le pari de renverser les pouvoirs païens en place, en vue d’instaurer l’état musulman « utopique ».[14]
Dans son livre el Khilâfa wa el Mulk, au grand bonheur des shiites et des kharijites Abû Ya’lâ se permet de juger en mal certains Compagnons comme ‘Uthmân ibn ‘Affân, Mu’âwiya ibn Abî Sufiân, Sa’d ibn Abî Waqqâs, ‘Amr ibn el ‘Âs, et ‘Abd Allah ibn Abî Sarh.[15] En pur traditionaliste qu’il était, ibn Taïmiya ne se serait jamais permis d’être aussi téméraire…
Traduit par :
Karim ZENTICI
[1] Voir : Da’wa Jamâl e-Dîn el Afghânî fî Mîzân el Islâm de Mustapha Fûzî Ghazâl (p. 198), el Islâm wa el Hadhâra el Gharbiya (p. 74), et Lamahât Ijtimâ’iya fî Târîkh el ‘Irâq el Hadîth (3/313).
[2] Voir : Mawqif el ‘Aql wa el ‘Ilm wa e-dîn wa el ‘Âlim min Rabb el ‘Âlamîn de Mustapha Subrî (1/342), el Ittijahât el Wataniya fî el Adab el Mu’âsir du D. Mohammed Mohammed Husaïn (1/329).
[3] Dans son article paru en anglais, Les musulmans et les grandes écoles philosophiques (en 1927), Sulaïmân e-Nadawî avance que les travaux des deux philosophes anglais John Mill et David Hum aboutissent aux mêmes conclusions que Sheïkh el Islam ibn Taïmiya dans sa réfutation de la logique aristotélicienne ; il ouvre ainsi la porte à un superbe sujet de recherche.
[4] Voir : Abû Ya’lâ el Mawdûdî Fikruh wa Da’watuh d’As’ad Jîlânî (p. 524-525).
[5] Voir : l’introduction à Mawqif el Jamâ’a el Islâmiya min el Hadîth e-Nabawî de Mohammed Ismâ’îl e-Salafî (10-11).
[6] Voir notamment : Abû Ya’lâ el Mawdûdî Fikruh wa Da’watuh (p. 46).
[7] Voir : el Usus el Akhlâqiya li el Haraka el Islâmiya d’el Mawdûdî (p. 16).
[8] Voir : e-Tafsîr e-Siyâsî li Islâm d’Abû el Hasan e-Nadâwî
[9] Voir : Manhâj e-Sunna d’ibn Taïmiya (1/16626).
[10] Il eut notamment comme maître à penser, le philosophe humaniste allemand Hegel, l’auteur de ces paroles : « Le nègre représente l’homme naturel dans toute sa barbarie et son absence de discipline. Pour le comprendre, nous devons abandonner toutes nos façons de voir européennes. Nous ne devons penser ni à un Dieu personnel ni à une loi morale ; nous devons faire abstraction de tout esprit de respect et de moralité, de tout ce qui s’appelle sentiment, si nous voulons saisir sa nature… on ne peut rien trouver dans son caractère qui s’accorde à l’humain. » Georg W. F. Hegel : La raison dans l’histoire. Introduction à la philosophie de l’histoire, Paris, Éd.10/18, 1965, p. 234 et 251.
[11] Voir : Tanqîd el Masâil de Mohammed el Ghûnadlawî (p. 66-67), et Tafhîmât d’el Mawdûdî (p. 68).
[12] Voir : Manhâj el Anbiyâ fî e-Da’wâ ilâ Allah de Sheïkh Rabî’ el Madkhalî.
[13] Voir : Majmû’ el Fatâwa d’ibn Taïmiya (9/136).
[14] Voir : Mu-jiz Târikh Tajdîd e-Dîn wa Ihyâhih (73-79).
L'Imām Al-Albānī à Cheikh Rabī’ :
Toutes Tes Répliques sur Qutb sont Vraies et Exactes, et qu'Allāh te Récompense pour Avoir Rempli l'Obligation de Dévoiler son Ignorance et sa Déviation
Barā'ah ‘Ulamā il-Ummah Min Tazkiyyah Ahl il-Bid’ah wal-Mudhammah
À droite se trouve la couverture de la seconde édition de « Barā'ah ʿUlamā' il-Ummah Min Tazkiyyah Ahl il-Bid’ah wal-Mudhammah » (Les Savants de la Ummah se Désavouent de l'Acte de Recommander les Gens de l'Innovation et du Blâme). Ce livre a été préparé par Isām ibn ʿAbdillāh as-Sinānī. Il comporte une réfutation de ceux qui se servaient de l'intercession de Cheikh Ibn Bāz (rahimahullāh) pour Sayyid Qotb comme preuve de la ʿadālah (intégrité) de Sayyid Qotb et comme preuve que son manhaj était recommandé, alors que ce n'en est en fait pas du tout une preuve.
Après compilation et signature, le livre a été envoyé à Cheikh Sālih al-Fawzān qui l'a vérifié, a émis des recommandations, et a aussi suggéré une
amélioration pour le titre du livre. Il a ensuite été lu par l'Imām Mouhammad ibn Sālih al-ʿOuthaymīn (rahimahullāh), qui a écrit ses propres remarques à partir de l'exemplaire
de pré-publication qui lui avait été envoyé, et il a aussi conseillé que la section intitulée « Le Manhaj Salafi » soit placée avant
« Le Manhaj Qoutbi » et pas après, à moins que l'auteur ait une raison particulière de faire cela ; des copies de ces notes manuscrites sont incluses à la fin du livre. Dans cette
série d'articles, nous allons citer des passages de ce livre inchā' Allāh. Ces savants ont tous deux approuvé le contenu de ce livre et le but dans lequel il a été publié et
distribué. Et l'objectif est clairement indiqué dans le titre du livre lui-même. À savoir, il s'agit de déclarer les savants de Ahl
as-Sounnah (en particulier l'Imām Ibn Bāz, et les autres savants en général) innocents d'avoir fait une tazkiyyah à des gens de l'innovation (c-à-d. de les avoir déclarer intègres) : en
l'occurrence à Sayyid Qotb, qui à part avoir écrit son commentaire du Coran avec une croyance Ach’arite, a accumulé d'autres grandes
calamités, dont certaines suffisamment graves pour ne pas vraiment pouvoir être excusées par la simple ignorance, comme le fait d'accuser le scribe du Prophète (sallallāhu ʿalayhi wa sallam),
l'oncle des croyants, Mou’āwiyah, dont l'intégrité a été attestée par le Prophète (sallallāhu ʿalayhi wa sallam) lui-même, de traîtrise, de
duperie et d'hypocrisie.
Ce livre a eut pour principal effet de faire couler le navire des Qoutbis, leur laissant seulement
les débris flottants à la surface pour s'accrocher, ce qu'ils ont fait depuis lors.
| Remarque : Même si beaucoup de sectaires utilisent le mot « madkhali » comme un terme dépréciatif pour attaquer un savant précis, il faut bien comprendre que ce n'est qu'une couverture et un voile. Leur ressentiment et leur haine sont dirigés bien plus largement que vers un savant précis, ils sont dirigés vers les savants de la Sounnah en général, à cause du fait que la plupart de ces derniers se sont finalement prononcés contre Sayyid Qotb en particulier, et contre les méthodes des Ikhwān al-Mouslimīn en général, après que la vérité leur est apparue clairement. Le mot « madkhali » est employé d'une manière péjorative qui reflète simplement cette haine, cette rancœur et cette jalousie. Ces gens n'ont aucun groupe de savants pour représenter la voie (le manhaj) qu'ils suivent. Ils ont des paroles isolées ici et là provenant de savants, sur des questions isolées, au moyen desquelles ils sèment la confusion, mais ils ne peuvent certainement pas montrer un groupe de grands savants connus et dire : « Leur manhaj dans la da’wah est le même que le nôtre ». Au passage, Cheikh Ibn Jibrīn, qui s'est trompé en défendant Sayyid Qotb contre ceux qui l'ont réfuté, tenait cependant des propos qui réfutaient ces individus. Soyez en sûrs ! Lisez cet article et cet article. Ils n'ont donc aucun savant pour les guider et les diriger dans leur manhaj. C'est pour cette raison qu'ils doivent, pour attaquer la vérité, avoir recours à de fausses étiquettes, afin d'empêcher les gens de reconnaître la méthodologie largement répandue sur laquelle tous ces savants sont unis et qui diffère des méthodologies des juifs athées laïques et des chrétiens que Qotb et al-Bannā ont importées et innovées dans la religion. |
La Confirmation, l'Éloge et la Recommandation de l'Imām al-Albānī Pour les Réfutations de Cheikh Rabī’ sur le Ach’ari Sayyid Qutb
Le Cheikh a écrit ce qui suit après avoir lu entièrement « al-Awāsim min al-Qawāsim », peu de temps avant sa mort. Et c'est aussi un dévoilement des
Qutbis qui utilisaient de très anciennes paroles de Cheikh Al-Albānī pour défendre Sayyid Qutb et ses écrits hérétiques (voir ici). Il est très clair qu'a ce moment-là Cheikh Al-Albānī n'avait pas effectué un
examen approfondi de tous les livres de Qutb, et il ne s'était donc pas montrer crtiique à son égard. Mais quand l'affaire lui est devenue claire devant les travaux de Cheikh Rabī’, il a écrit le communiqué suivant :
|
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Source : La propre lettre du Cheikh, qu'il a écrite de sa main avant son décès en 1999. Une photocopie de l'originale est incluse dans le livre
(« al-Barā'ah ») en annexe.
Maintenant que pouvons-nous dire de ces gens qui, dix ans après que toutes ces questions ont été réglées et enterrées, et que les Cheikhs Al-Albānī, Ibn Bāz, Ibn
‘Uthaymīn et d'autres grands savants encore vivants ont donné raison à Cheikh Rabī’,
prétendent encore que ces paroles n'existent pas et essaient de tromper les muslims en utilisant essentiellement des paroles de savants actuels obtenues par le biais de questions orientées,
posées par le même genre de personnes qui se sont fait taire et museler une décennie auparavant ? Allez lire cet article qui parle ce qu'il font avec les paroles du Mufti, Cheikh
‘Abd el-‘Azīz Āl ach-Cheikh, et vous comprendrez la réalité.
Source : www.TheMadkhalis.com
La traduction de la lettre est de Farīd el-Mekkī.
Paroles Injustes des Nouveaux Khawārij
sur l'Imām Cheikh el-Albānī rahimahullāh concernant Sayyid Qotb
par Farid el
Mekki
بسم الله الرحمن الرحيم
Louange à Allāh Ta’ālā, Celui qui dit dans Son Livre :
|
ولا تلبسوا الحق بالباطل وتكتموا الحق وأنتم تعلمون ...
Traduction rapprochée du sens : { Et ne mêlez pas le faux à la vérité. Ne cachez pas sciemment la vérité. } (Sourate 2 ; verset 42) |
Et qui dit aussi dans Son Livre :
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وإن يريدوا خيانتك فقد خانوا الله من قبل فأمكن منهم والله عليم حكيم
Traduction rapprochée du sens : { Et s'ils veulent te trahir..., c'est qu'ils ont déjà trahi Allāh, mais Il a donné prise sur eux. Et Allāh est Omniscient et Sage. } (Sourate 8 ; verset 71) |
Et que la Prière et la Paix d'Allāh Ta’ālā soient sur Son Messager qui a dit :
|
من غشّنا فليس منّا « Quiconque nous trompe n’est pas des nôtres » (Sahih Mouslim, chapitre l'iman, hadith n°102) |
L'Imām Ibn el Qayyim rahimahou Allāh a dit dans son livre « Tarīq el-Hijratayni » (p. 602), pour décrire les signes des gens de la bid’a et de l'hypocrisie :
| ...Et parmi leurs caractéristiques : la dissimulation de la vérité, et leur feinte envers les gens de (la vérité)... |
Ensuite à la page suivante (p. 603) il dit, rahimahou Allāh :
| Et lorsqu'ils voient que la vérité est avec eux, ils la revêtent avec l'aspect du faux, et la mettent à la disposition (des gens) de raison faible (ceux qui ne discernent pas le vrai du faux par manque de science) sous une forme indigne pour les faire fuire d'elle (vérité), et si le faux est avec eux, ils le revêtent avec l'aspect du vrai, et le mettent à leur disposition (des gens) en forme (de vérité) pour qu'ils (les gens) l'acceptent de leur part... |
Frères et soeurs fi Llahi Ta’ālā, sachez si vous ne le saviez pas, ou rappelez-vous si vous l'avez oublié,
que lorsque les khawāridj ont dit une parole vraie qui dérive d'un verset du coran, au temps du compagnon Alī Ibn Abi at-Tālib radhiya Allahou ‘anhou, pour tromper les gens :
|
لا حكم إلا لله C'est-à-dire : Il n'y a pas de jugement (ou de loi) en dehors du jugement d'Allāh ! |
et ceci est véridique car ils l'ont pris du verset suivant :
|
إن الحكم إلا لله ...
Traduction rapprochée du sens : { ... Le jugement n'appartient qu'à Allāh... } (Sourate 6 ; verset 57) |
et de beaucoup d'autres versets...
... le compagnon Alī Ibn Abi at Tālib radhiya Allahou ‘anhou avait cependant compris leur intention
et leut but en disant cette parole, alors il leur a dit :
|
كلمة حقّ أريد بها باطل Traduction : Une parole vraie pour obtenir le faux ! |
Une parole véridique qui dérive d'un Livre Véridique, le Livre Du Véridique Allāh Ta’ālā... et malgré cela, ce grand Compagnon radhiya Allahou ‘anhou leur a répondu ainsi ! car Il a dévoilé bi idhni Llah la ruse et la tromperie que ces khawāridj voulaient faire pour détourner les autres musulmans de la vérité vers le faux, et du bon et droit sentier vers leur sentier faux et égaré... !
Malheureusement, les nouveaux khawāridj de notre temps suivent les mêmes pas que leur prédécesseurs dans les ruses et tromperies pour égarer les musulmans d'aujourd'hui et les détourner de la vérité, comme ils l'ont fait dans le site mejliss en postant le sujet suivant :
http://mejliss***** sous-titré : "Parole juste de Cheikh Albani concernant Sayid Qotb"
et ils avaient réussi à le poster chez les salafis du site suivant :
http://www.darwa.com/forum/showthread.php?t=24413
Donc je vous dis à tous et toutes : voici une parole d'un Savant véridique pour détourner les frères et soeurs vers des gens du faux, les faire tomber dans le faux, et leur faire obtenir le faux... ! Cette façon de faire – comme le font ces nouveaux khawāridj – est un minhadj très connu et très utilisé chez les gens de l'innovation, depuis l'époque des Salefs Sālih jusqu'à nos jours ! Comme disait Chaykhouna Rabī’ hafidhahou Allah : yadhriboūna el Islām bi sayfi el Islām ! Traduction : ils frappent l'Islam avec l'épée de l'Islam !
Regardez frères et soeurs fi Llahi Ta’ālā pourquoi ces nouveaux khawāridj propagent cette audio ! En vérité
les seules paroles de Cheikh el Albānī rahimahou Allah dont ils veulent profiter à travers cet audio, pour vous tromper et vous égarer, ce sont ses paroles suivantes rahimahou
Allah :
|
...Mais en vérité quand il était en prison il a beaucoup évolué et a produit des écrits on dirait qu'ils étaient écrits par une plume salafiyyeh, je pense que
la prison réveille certaines âmes et éduquent certaines consciences alors il a écrit des choses , comme lorsqu'il disait : "la ilaha illa Allah est une méthologie de vie"... Mais, s'il ne
fesait pas la différence entre Tawhid al-Uluhiyyeh et Tawhid ar-Rouboubiyeh, cela ne veut pas dire qu'il ne comprenait pas ces subdivisions du Tawhid ou qu'il les mélangeait !! mais le fait
qu'il n'était pas un savant, connaisseur des sciences juridiques islamiques, ça ne lui permettait pas d'exprimer correctement le sens des preceptes du dogme islamique... ...et de plus , on ne doit pas oublié qu'il a des bonnes actions (hassanettes)... Il suffit qu'il est un homme musulman, un écrivain islamique et qu'il a été tué parceque qu'il appelait vers l'islam, et ceux qui l'ont exécuté ce sont eux les ennemis de l'islam ! ...mais en même temps je ne renie pas le fait qu'il était musulman et qu'il défendait l'islam et la jeunesse musulmane et qu'il espérait voir un état islamique... |
Ensuite Cheikh, rahimahou Allah, répond a la question de mettre en garde contre ses livres :
| On met en garde ceux qui n'ont pas de culture musulmane correcte ! |
Mais pour leur répondre incha Allah à tous, je leur dis :
1) L'audio de Cheikh, Rahimahou Allah, date de 1413 de l'hégire, c'est-à-dire 1993, il y a 16 ans.
2) Cheikh el Albānī rahimahou Allah, à cette époque-là, n'avait pas de connaissances approfondies sur les livres et paroles de Sayyid
Qotb, si ce n'est qu'il, rahimahou Allah, avait lu certains passages de ses livres, comme le livre "dhilāl el-Qor'ān", là où Sayyid Qotb affirmait la croyance du houloūl et littihād
(incarnation et union) et wahdat el woujoūd ou panthéisme (doctrine qui consiste à dire que « Allah et Ses créatures forment un tout », « tout est Allāh »... !!), et que Cheikh el-Albānī
rahimahou Allah a qualifié les paroles de ce livre, « Dhilāl el-Qor'ān », de ‘Aqīdah de wahdat el-woujoûd (panthéisme), et à cause de
ce jugement fondé sur les paroles claires et nettes de Sayyid Qotb, la secte des frères musulmans s'est acharnée sur lui rahimahou Allah et l'a accusé d'avoir rendu Sayyid Qotb mécréant
!
et voici la preuve avec la référence de ceci (à lire ou à écouter incha Allah) :
http://www.fatwa1.com/anti-erhab/Qutb/D ... gotob.html
En voici le passage où il donne le jugement de cette croyance :
|
قال: أنت بتقول إنه هو يقررعقيدة وحدة الوجود في تفسير
أولاً:"سورة الحديد"- أظن - وثانياً: بـ "قل هو الله أحد".
Traduction :
... Il dit (les paroles de ‘Abdou Llahi ‘Azzām que Cheikh el-Albānī rapporte) :
Toi tu dis qu'il déclare la doctrine du panthéisme dans son tafssîr, d'abord dans la soūrate el Hadīd, et je pense aussi, dans la soūrate el Ikhlāss !
J'ai dit (Cheikh el-Albānī) :
Oui ! Il a rapporté les paroles des soūfis, et on ne peut comprendre de (ses paroles) qu'il ne parle que de panthéisme, mais seulement notre règle (dit) – et toi tu fais partie des gens qui le savent très bien car tu suis nos assises : on ne rend une personne mécréante, même si elle tombe dans la mécréance, qu'après (lui) avoir présenté les preuves (qui prouvent que tel fait ou parole est une mécréance) ! |
3) Ensuite, en 1418 de l'Hégire, c'est-à-dire en 1998, Cheikh el Albānī rahimahou Allah a envoyé une lettre à Cheikh Rabī’ hafidhahou Allah après avoir lu toutes ses répliques sur Sayyid Qotb, dont la dernière en date à cette époque : "el ‘awāssim mima fi
koutoūb Sayyid Qotb min el alquwāssim".
Voici la lettre écrite des propres mains de Cheikh el-Albānī rahimahou Allah :
http://www.rabee.net/pics/albani-rabe.jpg
Voici la traduction incha Allah :
|
Toutes tes répliques sur Sayyid Qotb sont vraies et exactes, et de là il apparait à tout lecteur musulman qui possède un minimum de culture Islamique, que Sayd Quotb n'avait certes pas de connaissances des bases de l'Islam et de ses subdivisions !, qu'Allah te récompense de la meilleure façon ô frère Rabī’ pour avoir fait ton devoir d'avoir montré et dévoilé son ignorance et sa déviation de l'Islam. |
Voici la dernière fatwa et parole de cet Imam, Cheikh el Albānī rahimahou Allah après avoir lu et pris vraiment connaissance des égarements de Sayyid Qotb
!
Donc pourquoi cachent-ils à leurs frères et soeurs cette fatwā fondée sur une connaissance, qui abroge et annule la première et l'ancienne, et pourquoi leur
ramènent-ils ici celle qui a été abrogée... ?!
4) Voici d'autres fatāwā de grands Imams et Savants de la Sunna sur Sayyid Qotb et ses livres que ces khawāridj ne vous auraient jamais montrées
!
(1) L'Imam Cheikh Ibn Bāz rahimahou Allah :
Première fatwa :
http://www.fatwa1.com/anti-erhab/Qutb/Doc/baz_f1_gotob.html
Deuxième fatwa (à travers ce lien il y a plusieurs fatwas de Cheikh à ce sujet) :
http://www.al-yemen.org/vb/showthread.php?t=324844&page=2
Parmi les fatāwā de Cheikh Ibn Bāz rahimahou Allah à travers ce lien, il y a celle-ci en réponse à la question suivante :
|
ـ قال السائل : ألا ينهى عن هذه الكتب التي فيها هذا الكلام ؟ Traduction :
Le questionneur dit :
Ne doit-on pas interdire ces livres (les livres de Sayyid Qotb) qui contiennent de telles paroles ?
Réponse du Cheikh rahimahou Allah :
Il faut les déchirer ! |
(2) L'Imam Cheikh Hammād el Ansārī rahimahou Allah :
http://www.fatwa1.com/anti-erhab/Qutb/Doc/ansari_f1.html
(3) L'Imam Cheikh Mohammed Ibn Sālih el ‘Outhaymīn rahimahou Allah :
Première fatwa :
http://www.fatwa1.com/anti-erhab/Qutb/Doc/oth_f2_gotob.html
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ولم أطلع على هذا الكتاب بكامله وإنما قرأتُ تفسيره لسورة الإخلاص وقد قال قولاً عظيماً فيها مخالفاً لما عليه أهل السنة والجماعة؛ حيث أن تفسيره لها يدل على أنه يقول بوحدة الوجود
Traduction :
Je n'ai pas lu ce livre entièrement, mais par contre j'ai lu le tafsīr de la soūrat el Ikhlāss, et il a certes dit dedans, une parole immense contradictoire aux gens de la Sunna et la Jamā’a, au point que son tafsīr (de cette soūrat) prouve qu'il parle de panthéisme... !
(réf : la revue de la da’wa, n° 1591, le 9 mouharram de l'année 1418) |
Deuxième fatwa :
http://www.fatwa1.com/anti-erhab/Qutb/Doc/oth_f1_gotob.html
(lisez bien car il renvoie vers Cheikh Rabī’...)
(4) l'Imam Cheikh Sālih el Fawzān hafidhahou Allah :
http://fatwa1.com/anti-erhab/Qutb/Doc/foz_f1_gotob.html
(5) l'Imam Cheikh Sālih Ibn Mohammed el Louhaydān hafidhahou Allah :
http://www.fatwa1.com/anti-erhab/Qutb/Doc/leh_f1_gotob.html
(6) l'Imam Cheikh el ‘Abbād hafidhahou Allah :
Première fatwa :
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لذا فإني أنصح بعدم قراة كتبه و بالاشتغال بقراءة الكتب النافعة المأمونة العاقبة على قارئه....ا ...
Traduction :
....et c'est pour cela que je conseille de ne pas lire ses livres et (de plutôt) s'occuper dans la lecture des livres bénéfiques qui assure un bonne fin (bon résultat) au lecteur...
(réf : p. 135 du livre « barātou ‘oulamā el oumma... » avec la signature de Cheikh el-‘Abbād sous la fatwa et la date de la fatwa, faite : 09/06/1421h) |
Deuxième fatwa,en réponse à un questionneur qui demande qui sont les concernés dans son livre Rifqan Ahl Sunna bi Ahl Sunna :
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,,, رفقا أهل السنة لا أعني الإخوان المسلمين و لا المفتونين بسيد قطب و غيرهم من الحركيين , و لا يعني أيضا المفتونين بفقه الواقع , و النيل من الحكام و كذالك التزهيد في العلماء , لا يعني هؤلاء لا من قريب و لا من بعيد و إنما يعني أهل السنة فقط ,
Traduction :
Dans (le livre) rifqan ahl Sunna je ne vise ni les Frères Musulmans, ni les fanatiques de Sayyid Qoutb, et ni il vise (le livre) les fanatiques de la compréhension du moment (fiqh el-wāqi’) et ni (ceux) qui attaquent les gouverneurs et non plus aussi (ceux) qui font fuir (les gens) des Savants ; (le livre) ne vise pas du tout ceux-là, ni de prés et ni de loin, mais il concerne seulement les gens de la Sunna (entre eux) !
(réf : le livre « ithāf el-‘ibād bi-fawā'id douroūs Cheikh ‘Abd il-Mouhsīn el-‘Abbād », p. 62) |
Frères et soeurs fi Llahi ! Des fatawa des grands Savants de la Sunna sur les livres de Sayyid Qotb, il y en a plus d'une quinzaine, mais je ne vais pas m'attarder
plus que cela incha Allah... !
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بل نقذف بالحق على الباطل فيدمغه فإذا هو زاهق ولكم الويل مما تصفون
Traduction rapprochée du sens : { Bien au contraire, Nous lançons contre le faux la vérité qui le subjugue, et le voilà qui disparaît. Et malheur à vous pour ce que vous attribuez. } (Sourate 21 ; verset 18) |
Ensuite le traducteur et propagateur de l'audio de Cheikh el Albānī rahimahou Allah dit :
FIN
rahima Allah chaykhana Al Albany, wa rahima Allah Sayed qotb wa asskanahum fassiha djannaatih !!
Je dis :
Non wa Llahi ! L'Imām Cheikh el Albānī rahimahou Allah laysā cheykhaka ! (n'est pas ton
Cheikh...). Tes chouyoūkh à toi et aux frères de ton genre, sont Sayyid Qotb et ceux qui le suivent, comme Salmān el ‘Awdah, Safar el Hawālī et leurs semblables... !!!
wa Llahou A’lam wa A’lā...
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إن أريد إلا الإصلاح ما استطعت وما توفيقي إلا بالله عليه توكلت وإليه أنيب
Traduction rapprochée du sens : { ... Je ne veux que la réforme, autant que je le puis. Et ma réussite ne dépend que d'Allah. En Lui je place ma confiance, et c'est vers Lui que je reviens repentant. } (Sourate 11 ; verset 88) |
Votre frère : Farīd el Makkī
Source : alathary006.free.fr
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La Réalité sur Jamāl
ad-Dīn al-Afghānī, |
Cheikh Muqbil fut questionné :
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Il répondit :
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Source : Tiré de Qam’ ul-Mu’ānid Wa Zajr ul-Hāqid il-Hāsid de Cheikh Muqbil Ibn Hādī Al-Wādi’ī (qu'Allah lui fasse miséricorde), pp. 331-333.1 ; Dār ul-Hadīth Dammāj, 1ère édition, 1413/1993
[1] On peut même lire dans de nombreuses sources de référence non-musulmanes (et certaines musulmanes), que ces deux personnes, avec Muhammad Rachīd Rida, sont les fondateurs du « mouvement salafiste » de l'époque moderne; une assertion qui est très loin de la vérité comme le souligne Cheikh Muqbil.
[2] Jamal ud-Dīn al-Afghani a grandi à Kabul en Afghanistan, ce qui lui a permis de faire croire qu'il était Afghan. Comme l'a dit le cheikh, il venait en fait d'Iran/de Perse et c'est là-bas qu'il est né.
[3] Les pleurs de la souche d'arbre sont un des miracles accordés au Prophète (sallAllāhu ‘alayhi wa sallam). Le Prophète (sallAllāhu ‘alayhi wa sallam) prononçait ses sermons en s'appuyant sur la souche d'arbre, mais par la suite une chaire fut construite dans ce but. Quand il s'approcha alors de la souche, elle se mit à pleurer. L'événement est rapporté dans Sahih el-Bukhāri.
[4] La division de la Lune est un autre miracle accordé au Prophète (sallAllāhu ‘alayhi wa sallam). L'événement est rapporté dans Sahīh Muslim.
[5] Il s'agit de Yūsuf an-Nabahānī, le célèbre soufi qui a vécu durant la première partie de la vie du grand Cheikh Muhammad Nāsir ad-Dīn al-Albānī, et que ce dernier a souvent
réfuté pour ces déviations. Yusuf an-Nabahāni est aussi le grand-père du tristement célèbre Taqi ad-Dīn an-Nabahānī, le fondateur du groupe déviant al-Hizb at-Tahrīr. Après avoir mentionné ses
vers en réfutation d'al-Afghāni et ‘Abduh, Cheikh Muqbil dit à propos de Yusuf an-Nabahāni : « ...et Yusuf an-Nabahānī, c'est
quelqu'un qui est venu avec des superstitions, [mais] il n'y a pas de mal à accepter la vérité d'où qu'elle vienne. »
(Rudūd Ahl il-‘Ilm ‘ala at-Tāi’nīn fī Hadīth Sihr wa Bayān bu’d Muhammad Rachid Rida ‘ani-s-Salafiyyah [Réfutations des gens de science sur ceux qui attaquent les hadiths sur la sorcellerie, et clarification du fait que Muhammad Rachîd
Rida est loin de la Salafiyyah] de Cheikh Muqbil, page 39, Dār ul-Āthār, 2ème édition, Sana, 1999)
[6] Comme corruption et déviations par rapport à la bonne compréhension de la religion.
[7] C-à-d. « ...le fait que Muhammad Rachid Rida est loin de la salafiyyah. » Le livre a par la suite été réédité en 1999 avec le titre complet.
[8] Un groupe de salaf rapporte que la personne qui a marché dans la ville s'appelait ‘Uzayr, et c'est ce qui se dit de plus connu concernant son nom comme le mentionnent Ibn Kathīr et ach-Chawkāni dans leurs explications, et Allāh est plus savant.
[9] Surah Al-Baqarah 2:259
[10] Aussi bien le tafsir d'Al-Manār que le magazine renferment les interprétations et visions modernistes de Muhammad ‘Abduh et de son élève Muhammad Rachid Rida.
[11] C'est un fait notoire que Jamal ad-Dīn al-Afghani et Muhammad ‘Abduh étaient francs-maçons.
[12] Pour en savoir plus sur les déviations de ces trois personnes, se référer à l'excellent ouvrage de Cheikh Muqbil : Rudūd Ahl il-‘Ilm... mentionné précédemment. Non seulement ce livre montre les déviations bien connues d'al-Afghani et ‘Abduh, mais plus important encore, il répond aux doutes qui sont apparus disant que Muhammad Rachid Rida était sur le droit chemin. Bien que Rida soit meilleur que les deux autres, le cheikh montre que ces bonnes qualités-là ne l'ont pas empêché de tomber dans les mêmes pièges que ceux qui l'ont précédé, l'emportant ainsi loin de la salafiyyah.
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La Condition de Jamāl ad-Dīn al-Afghānī,
Muhammad Abdu et Rachīd Ridā
Cheikh Muqbil Ibn Hādī Al-Wādi’ī
Question :
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Jamāl ud-Dīn al-Afghānī et Muhammad Abdu al-Misrī font-ils partie des savants notables et dignes de confiance ? Quelle est leur condition et en quoi ont-ils dévié ? |
Réponse :
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Ce sont tous deux des franc-maçons. Ils ont corrompu la jeunesse durant leur époque et après leur époque. Et ils ont infecté beaucoup d'écrivains, tel que Muhammad Rachīd Ridā. Nous avons écrit un traité, la louange est à Allāh, intitulé : « Les Réfutations des Savants contre ceux qui critiquent le Hadīth sur la Sorcellerie, et une Clarification du fait que Muhammad Rachīd Ridā soit loin de la Salafiyyah. » Mais cette discussion n'est pas suffisante, donc je vous conseille de vous référez au livre « La Méthodologie de l'École Rationnaliste » et au livre « Jamāl ud-Dīn al-Afghānī dans la Balance de l'Islām ». Ils font donc partie des Imāms de l'égarement et ils sont plus proches de la mécréance. |
Réf : Tuhfat el-Mujīb, p. 211
Traduction tirée d'un forum francophone, légèrement modifiée.
par sheikh Abdullah Al Adani
Question :
Quel est votre conseil aux passionnés des attentats suicide ?
Réponse :
Comme mentionné dans la question, ces attentats sont du suicide. Le Prophète
a interdit le suicide et il a expliqué que celui qui se donne la mort d’une quelconque manière ne cessera de se suicider le jour de la résurrection de cette
manière. C’est ainsi qu’il sera châtié.
Par exemple, celui qui s’est suicidé avec du poison ne cessera de prendre ce poison le jour de la résurrection. Celui qui se suicide avec un objet en fer, ne cessera de se suicider avec cet objet en fer par lequel il sera châtié le jour de la résurrection.
De même, celui qui se suicide avec des explosifs, ne cessera d’être châtié par son Seigneur par ces explosifs. Il sera châtié en se suicidant avec ses explosifs tout comme il s’est suicidé dans la vie d’ici-bas sans aucun droit.
Cela n’est pas permis car cet acte contient de nombreux méfaits de manière particulière et générale. On pourrait nous dire :
« Mais ils veulent combattre les mécréants. » ou « Ils veulent rectifier les choses. » [1]
Nous leur répondons en disant :
Est-ce que tout ce qu’une personne souhaite faire, en pensant avoir une bonne intention, est forcément une bonne œuvre ?
La réponse est non. Plutôt, il faut juger les actes en fonction du Coran, de la Sounna et de la compréhension des pieux prédécesseurs de cette communauté ainsi que selon les fatawas des savants enracinés dans la science.
Ô toi, mon frère musulman, toi qui es jeune et rempli de passions qui sont certainement vides de science, tu n’es même pas apte à faire des fatawas pour toi-même dans des sujets comme la purification, le jeune, le divorce et d’autres sujets qui sont liés aux règles de la législation.
Il faut donc que tu reconnaisses ton niveau. Tu es contraint d’interroger les savants enracinés dans la science. Tu les interroges sur la purification ou sur la manière de rentrer aux toilettes. Tu les interroge sur les règles de la prière, en leur demandant que faire lorsque tu as eu un oubli ou lorsque tu as fais une erreur dans ta prière. Tu les interroges sur les règles du divorce tout en reconnaissant que tu es ignorant et que tu ne connais rien dans ce domaine.
Alors comment te serait-il permis de te faire des fatawas dans des sujets qui sont liés au meurtre, à la sécurité et d’autres grands sujets comme ceux-ci ?
Et en contrepartie tu mets de côté ces savants enracinés dans la science et tu délaisses leurs fatawas dans lesquelles ils interdisent ces actes et clarifient qu’il s’agit d’actes des Khawarij et d’actes illicites qui engendrent de nombreux méfaits sur le plan individuel et général.
Il faut donc que tu prennes conscience et que tu comprennes que ceux qui t’inculquent ce genre de fatawas [2] sont des gens corrompus qui ne veulent que ton mal. Sinon, pourquoi la personne qui prononce cette fatwa, ne se rapproche-t-elle pas de son Seigneur en faisant elle-même cet acte ?
Demandez-lui :
« Au lieu de faire des fatawas pour les jeunes, pourquoi, toi-même, ne fais-tu pas cet acte ?»
Soubhanallah ! Comment peuvent-ils agréer ce mal pour les enfants des musulmans ?!
Par Allah, il s’agit, bien entendu, d’un acte illicite autant pour eux que pour les autres. Mais je dis ceci pour que vous sachiez que parmi les musulmans, il y a ce genre de personnes qui exploitent les émotions des jeunes pour les conduire au mal et à la corruption.
Ensuite, nous disons qu’en réalité, ces actes contiennent plus de mal que de bien et ils sont interdits par-dessus tout. Et malgré cela, les méfaits sont si nombreux qu’ils ne font qu’augmenter l’interdiction de cet acte.
Combien de musulmans se font tuer, combien de biens sont gâchés à cause de ces actes ?
Est-ce une chose qui est acceptée dans notre législation ?
Le Prophète
a mis en garde contre le
meurtre en général et plus spécifiquement contre le meurtre d’une personne musulmane. Il a été rapporté de façon authentique que le Prophète
a dit :
« L’homme ne cessera d’avoir toute latitude dans sa religion tant qu’il ne tue pas une personne dont le sang est sacré ».
Même s’il s’agit d’un mécréant. En effet, même s’il s’agit d’un mécréant, il ne t’est pas permis de le tuer alors que son sang est sacré.
Et parmi les mécréants dont le sang est sacré, il y a :
Le Prophète
a dit à une femme musulmane
:
« Ô Oum Haani, nous avons donné refuge à la personne à qui tu as donné refuge ».[7]
C’est-à-dire : « Nous avons préservé la vie de l’homme que tu as accueilli en toute sécurité. »
Regardez, l’Islam à préservé la sécurité d’un homme mécréant qui participait aux combats, qui combattait les musulmans et qui a tué des musulmans, parce qu’il est entré en terre d’Islam sous la protection d’une femme musulmane.
Alors que dire de celui qui entre en terre d’Islam avec la permission du gouverneur et qui est ainsi sous sa protection ?
Cette personne-là a encore plus le droit d’être préservée. C’est une chose à laquelle nous devons faire attention car il n’est pas permis de tuer n’importe quel mécréant.
Et que dire si en plus de cela, il se peut que ces attentats soient en réalité provoqués par des mécréants. Certains mécréants soutiennent de différentes manières des individus parmi les Khawarij qui appellent au takfir. Ils les soutiennent financièrement et matériellement pour pouvoir attiser ce genre d’actes, ces révoltes et ce désordre.
C’est ainsi qu’ils veulent se donner des opportunités leur permettant de dominer les musulmans. Ils diront :
« Regardez, vous n’êtes pas capable d’assurer la sécurité dans votre pays ».
Ainsi, les mécréants obtiennent un prétexte pour s’immiscer dans les affaires des musulmans et entrer en terre d’Islam. Ensuite ont lieu des bombardements successifs à cause des actes de ces gens impétueux qui provoquent ce genre de situation.
Et il n’y a rien qui prouve aussi bien cela si ce n’est le fait que les pays mécréants protègent les dirigeants des organisations qui appellent au takfir. Regardez où se trouvent les dirigeants de ces organisations : ils se trouvent en Angleterre.
En effet, ils se trouvent en Angleterre. Si les pays occidentaux voulaient réellement se venger de ce genre de personnes, alors ils pourraient le faire car les plus grands prêcheurs au takfir se trouvent en Angleterre.
De plus, vous êtes certainement au courant de ce qui s’est déroulé pendant le procès de certains dirigeants des takfiris en Angleterre. Vous savez qu’ils ont été arrêtés pour avoir commis des attentats dans les pays musulmans.
Regardez, ils sèment la corruption dans les pays musulmans et ensuite ils se refugient dans les pays mécréant !
Lorsqu’ils sont passés en jugement, le tribunal a ordonné leur extradition vers le pays musulman où ces takfiris ont semé la corruption et causé la mort de nombreux musulmans et de non-musulmans. Mais après ce verdict, ils ont commencé un procès pour faire appel du jugement en prétendant que si jamais ils se faisaient extradés, ils se feraient tués. L’Angleterre a donc décidé de protéger ces takfiris afin qu’ils ne soient pas tués et qu’ils puissent vivre sous la protection des anglais.
Font-ils ceci pour rendre service à l’Islam et aux musulmans ou le font-ils pour exploiter ces personnes en tant que moyen pour introduire la révolte et la corruption dans les pays musulmans ?
Toute personne de raison comprend ce qui se cache derrière ce genre d’actes. C’est pourquoi nous devons faire attention et savoir que ce chemin est un mauvais chemin et que cette idéologie est une idéologie déviée.
Il est obligatoire pour les musulmans en général, et plus spécifiquement pour les jeunes, de revenir aux savants enracinés dans la science. Ils doivent étudier pour comprendre leur religion de manière générale et plus précisément pour comprendre ce genre de sujets législatifs.
Et Allah est plus Savant.
Fin de la réponse de Cheikh Abdullah Al Adani
Traduit et publié par daralhadith-sh.com
[1] Il n’est pas permis à un musulman de tuer sa propre personne même s’il prétend que cela est pour le combat dans le sentier d’Allah ou pour combattre les ennemis.
Alors que dire si l’objectif des ces attentats suicide n’est pas de combattre l’ennemi ? Comme c’est le cas de ces fauteurs de désordre qui se prétendent être des combattants dans le sentier d’Allah alors qu’en réalité ce sont des fauteurs de trouble.
[2] Le cheikh parle ici des fatawas déclarant licites les attentats suicides.
[3] Le dhimmi est le mécréant qui vit en terre d’Islam et paye la jiziya.
[4] La jizya est appelée : impôt de capitation. C’est l’impôt que les mécréants vivant en terre d’Islam versent à l’état en échange de leur protection. Ce sujet est abordé en détail dans les livres de jurisprudence
[5] Le Prophète
a dit : «Celui qui tue un dhimmi ne
sentira pas l’odeur du paradis.»
[6] L’Imam Al Boukhary rapporte d’après
Abdullah Ibn ‘Amr que le Prophète
a dit : «Celui qui tue une personne ayant un pacte avec les musulmans ne sentira pas l’odeur du paradis et son odeur se sent à une distance de plus de quarante
ans.»
[7] Ce hadith est tiré de l’histoire de ‘Ali, qu’Allah l’agrée, lorsqu’il voulut tuer un homme parmi les polythéistes, alors qu’Oum Haani lui avait donné asile. Elle a donc informé le Prophète qui lui a répondu par ce qui est mentionné dans le hadith.
Nous sommes SALAFIS !
sheikh Ibn Ramzân (écouter l'audio en arabe)
Quoi qu'il arrive, lorsque surviennent les troubles et les épreuves la rectitude du salafi sur la voie droite est liée à son
cramponnement au livre d'Allah et aux enseignements de son messager salallahou 'alayhi wa sallam (Al-kitâb was sunnah) pourquoi ? Car ceux qui cheminent sur la voie des pieux prédécesseurs
(véritablement) savent que leur salut s'y trouve, comme a dit le messager d'Allah salallahou 'alayhi wa sallam :
j'ai laissé parmi vous deux choses vous ne vous égarerez jamais tant que vous vous y cramponnerez fermement ! le livre d'Allah et ma Sunnah (mes
enseignements).
Et c'est tout ce que nous avons en vérité ! la seule chose à laquelle nous devons retourner : Le livre d'Allah et la sunnah prophétique d'après la compréhension des
pieux prédécesseurs. Nous sommes salafis ! dans toute chose ! que ce soit le dogme, nos attitudes face aux évènements, nos actes d'adoration, notre comportement, nos relations avec les gens !
qu'Allah nous fasse vivre et mourir sur ceci (ce manhaj).
Shaykh Mouhammed ibn Ramzân Al-hâjiri qu'Allah le préserve
le lien de la conférence en entier (en arabe) avec la participation de grands toullab el 'ilm connus (les shouyoukh : Ahmad Subaay'i, Khâlid ibn Abdir Rahman, 'Adil Mansour, Khâlid Zhoufayri)
http://www.ajurry.com/vb/archive/index.php?t-17248.html
Traduction rapprochée : Sulaymân Abu-Maryam
http://www.ahloul-hadith.fr/ahloul/2012 ... afis-.html
Attaque des houthis rawafidh
contre Ahl Sunna à Dammaj
Qu'Allah (Ta'ala) secoure nos frère à Dammaj, et détruit les houthis rawafidh.
http://www.sounnah-publication.com/2011/11/info-importante.html#comment-form
http://alathary006.free.fr/forum1/viewtopic.php?f=11&t=1478&sid=97e67c506ea75e2bebed768e0aed130f
http://wahyain.com/forums/showthread.php?t=2463
La position des gens de la Sunna
concernant ce qui se passe en Libye
par sheikh Abdullah Al Adani
Question :
Quelle est la position des gens de la Sunna concernant ce qui se passe actuellement en Lybie et quel est votre conseil à ce sujet ?
Réponse :
Les questions à ce sujet sont très nombreuses ces jours-ci, elles nous parviennent aussi bien par internet que par téléphone. Il y a des gens qui nous appellent
d’Europe, d’Algérie, de Lybie et d’autres pays concernant ces questions. Il m’est parvenu au travers de ces questions qu’une grande division s’est installée entre les frères à cause de cette
affaire et c’est une chose qui n’est pas acceptable. Dans ce genre de troubles, il incombe à tout musulman de s’en écarter et d’en fuir pour préserver sa religion comme l’a ordonné le
Prophète
. Il a été rapporté que le Prophète
a sévèrement mis en garde contre les troubles qui surgiront à la fin des temps en disant
:
« Celui qui restera assis dans ces troubles sera mieux que celui qui est debout, et celui qui est debout sera mieux qui celui qui marche, et celui qui marche sera mieux que celui qui court. »
Et Il
a ordonné à quiconque trouve un refuge de s’y refugier comme cela a été mentionné dans le
hadith de Abou Sa’id dans lequel le Prophète
a dit :
« Bientôt les meilleurs biens du musulman seront des chèvres et des moutons avec lesquels il parcourra les sommets des montagnes et cherchera les endroits où la pluie est tombée, c’est ainsi qu’il fuira les troubles avec sa religion »
Ainsi il n’est pas permis au musulman de parler ou de participer dans ces troubles, l’obligation est de s’en écarter et de les fuir avec sa religion. Il fuit vers
le désert, il fuit vers les sommets des montages dans le but de préserver sa religion des troubles. Et il ne s’engage pas à parler de ces sujets en disant des choses qui le mèneront à sa propre
destruction et à la perte de sa religion sans parler des pertes de sa dounia. Si l’affaire se limitait à la perte de la dounia ce serait moins grave, mais là, c’est la religion et la dounia qui
seront perdus. Le fait que tu participes dans des combats dans lesquels des musulmans se font tuer est une chose qui est loin d’être une affaire à prendre à la légère. Vous connaissez
l’interdiction sévère de faire couler le sang des musulmans dans notre religion, comme Allah
dit :
Et un croyant ne peut tuer un autre croyant que par erreur
Il est impossible que le vrai croyant en vienne à tuer un autre croyant volontairement. Si un meurtre venait à se produire entre deux croyants, cela ne peut être
que par accident, c’est pour cela qu’Allah
dit à la fin de ces versets:
Et quiconque tue un croyant volontairement sa rétribution sera l’enfer ou il demeurera éternellement et Allah sera en colère contre lui, le maudira et lui préparera un châtiment douloureux
Nous sommes affligés d’entendre qu’il y a parmi nos frères salafis des gens qui participent dans cette agitation, certains se sont retrouvés dans tel camp et
d’autres dans l’autre camp ou bien ils se sont éparpillés dans différents groupes et tout cela est interdit car il n’est pas permis au musulman de tuer son frère. Ainsi vous comprenez qu’il
s’agit d’une tourmente énorme et qu’il est obligatoire pour tout musulman de s’en écarter. Et nous connaissons la parole du Prophète
qui a été rapportée dans les authentiques d’Al Boukhary et Muslim à ce sujet :
« Voici les plus grands des grands péchés : l’association à Allah, tuer [1] et la désobéissance aux parents »
Et dans la version rapportée par Anas, le Prophète
a rajouté à ces trois péchés :
« Le témoignage mensonger »
Et dans la version d’Abdullah Ibn Amr :
« Le mensonge en jurant par Allah »
Vous voyez donc que le fait de tuer une personne fait partie des plus grands péchés qui existent. Le Prophète
l’a mentionné en deuxième position après l’association à cause de l’énormité de sa
gravité. Et dans la narration d’Abdullah Ibn Amr du hadith, le fait de tuer a été mentionné en troisième position après l’association et la désobéissance aux parents. L’imam An-Nasaa’i a rapporté
d’Abou Dardaa que le Prophète
a dit :
« Il y aura toujours espoir qu’Allah pardonne tout péché, sauf l’association et le fait de tuer un croyant »
Et dans la narration de Mou’aawyah :
« À moins que la personne meurt mécréante ou en ayant tué un croyant »
Il est donc interdit au musulman de tuer volontairement un autre musulman car cela fait parti des plus grands péchés. Egalement, le Prophète
a décrit cet acte comme étant de la mécréance comme nous n’avons vu dans le hadith
d’Ibn Mas’oud dans l’authentique d’Al-Bukhary :
« Insulter le musulman est de la perversion et le tuer est de la mécréance »
Dans de nombreux hadiths rapportés dans l’authentique d’Al-Bukhary par plusieurs Compagnons, le Prophète
a mis en garde les musulmans contre le fait de s’entretuer. Il
a dit :
« Après ma mort, ne retombez pas dans la mécréance en vous entretuant »
Et le Prophète
a également dit :
« Pour Allah, le meurtre d’une seule personne musulmane est pire que la destruction de la terre entière »
Ou une parole qui va dans ce sens. Et nous retrouvons la même chose dans le hadith d’Abdullah Ibn Amr mentionné dans l’authentique d’Al-Bukhary ainsi que dans
d’autres livres, où le Prophète
mentionne que celui qui tue un un mécréant avec
qui les musulmans ont un accord ne sentira pas l’odeur du paradis et que son odeur s’éloignera de cette personne à une distance de quarante années (de voyage) ou de quarante printemps. Si
c’est le cas pour la personne mécréante avec qui les musulmans ont un accord, alors que dire si la personne est un croyant. La punition sera bien pire.
C’est pourquoi nous conseillons nos frères, qu’ils soient en Lybie ou ailleurs, de s’éloigner de ces troubles dans lesquels on verse le sang des musulmans. Et ceci parce que les méfaits sont apparents. Ce sont les musulmans qui subissent les conséquences néfastes de ce grand mal dans leurs affaires religieuses et celles de leur vie quotidienne. C’est surtout le cas lorsque nous savons qu’en réalité cela ne contient aucun effet positif pour les musulmans. Voici ce qui se passe quand les musulmans appellent tous à leur propre étendard. S’il y a des dirigeants musulmans, alors il n’est pas permis de les combattre pour des raisons qui sont basées sur la dounia. C’est pourquoi il est interdit au musulman de participer à un combat qui est livré pour la dounia.
Et ici nous mentionnons une très belle histoire qui nous est parvenue avec une chaine de transmission authentique qui, si je me souviens bien, a été rapportée par Abou Ya’la et d’autres et qui a été mentionnée par El Hafidh Ibn Hajar dans « Al Matalib El A’liya Fi Zawai’d El Masanid El Thamaniya » et qui a dans sa chaine Amir Al Cha’bi qui dit :
Lorsque Marwan Al Dahhak a décidé de combattre Ibn Qays, il a envoyé un messager à Ayman Ibn Gharim pour lui demander de combattre avec lui. Il lui dit :
« On aimerait bien que tu participes avec nous au combat »
Ayman Ibn Gharim a répondu :
« Mon père et mon oncle ont participé à la bataille de Badr et ils m’ont confié de ne jamais combattre quelqu’un qui témoigne qu’il n’y a de divinité qui mérite d’être adorée en dehors d’Allah. »
Et ceci a été rapporté en tant que hadith dans lequel le Prophète
leur a confié à tous les deux (le père et l’oncle d’Ayman Ibn Gharim), de ne jamais combattre quelqu’un qui témoigne qu’il n’y a de divinité qui mérite d’être adorée en
dehors d’Allah. Ayman Ibn Gharim a dit à Marwan :
« Si tu m’apporte une exemption (à ce sujet), alors je combattrai avec toi. »
En dans une autre version :
« Si tu m’apporte une preuve évidente, alors je combattrai avec toi »
Marwan lui a répondu :
« Pars ! »
Puis, il l’a calomnié et il l’a insulté. Et c’est pourquoi Ayman Ibn Gharim a composé ces vers (de poésie) qui, par la suite, furent souvent répétés par les savants :
Je ne combattrai pas un homme qui fait la prière…
Pour un autre gouverneur Quraychite à qui je voudrais plaire
Lui, il a son autorité et moi je porte le fardeau de mon péché…
Je cherche refuge auprès d’Allah contre l’ignorance et l’insouciance débauchée
On attend de moi que je tue un musulman sans raison et sans fin…
Mais dans ce cas, je ne servirai plus à rien jusqu’au jour où la mort m’atteint.
Et ce qu’il a voulu dire est ceci :
« Dois-je combattre avec un homme pour son pouvoir alors que cela résultera dans la perte de ma religion ? »
Il n’est donc pas permis au musulman de participer dans ce genre d’agitation sinon il fera parti des combustibles qui attisent leur feu. De plus, s’il y participe, il ne sera pas uniquement tenu responsable de son propre péché, il sera également tenu responsable des péchés de ceux qu’il a égarés.
Le Prophète
a dit :
« Celui qui introduit une mauvaise coutume en portera le fardeau ainsi que le fardeau de ceux qui l’ont pratiquée et ceci jusqu’au Jour du Jugement Dernier. Et cela ne diminue en rien le fardeau de ceux qui l’ont suivi. »
Et dans un autre hadith Il
a dit :
« Celui qui appelle les gens à l’égarement, portera le fardeau de ceux qu’il a appelé et cela ne diminuera en rien le fardeau de ceux qui l’ont suivi. »
Ce hadith se trouve dans l’authentique de Muslim, tout comme le précédent qui a été rapporté par Jarir. Nous retrouvons la même chose dans le hadith de Ibn Mas’oud :
« Il n’y a pas une victime qui se fait tuer sans que le premier fils d’Adam en porte la charge »
C’est-à-dire le fardeau, il portera une part du fardeau du au fait qu’il a été le premier à commettre un meutre.
Donc vous, qui dites suivre la Sounna, lorsque vous combattez dans ce genre de combats insensés et que vous avez entendu les hadiths dans ce domaine, alors vous
avez introduit une mauvaise coutume. Il a été rapporté dans le hadith d’Abou Hourayra que nous venons de mentionner, dans l’authentique de Muslim, que le Prophète
a dit :
« Celui qui combat sous l’étendard de l’égarement, qui se met en colère à cause du sectarisme, qui appelle au sectarisme ou qui fait triompher le sectarisme et qui se fait tuer, aura une mort de la Jahiliya [2]. Et celui qui sort contre ma communauté en battant les gens pieux et débauchés sans éviter les croyants et sans remplir ses engagements, alors celui-là ne fait pas partie de moi et je ne fais pas partie de lui. »
Il est obligatoire aux musulmans de donner une grande importance à l’union et au fait de s’unir avec les dirigeants tant qu’ils sont musulmans. C’est-à-dire qu’il est interdit de sortir contre le gouverneur que l’on sait musulman, comme on vient de le voir.
Car en sortant contre lui, il y a un méfait plus grand que le méfait qui est déjà présent, même s’il y a eu des choses répréhensibles et même s’il y a eu de
l’injustice. Le Prophète
a ordonné dans de nombreux hadiths authentiques de
patienter car le mal qu’engendre la révolte contre les gouverneurs est largement plus grand que le mal qui est déjà présent.
C’est pour cela que le Prophète
a ordonné dans
de nombreux hadiths de patienter face à l’oppression des dirigeants. Il
a
dit :
« Vous allez voir après moi des gouverneurs injustes, patientez jusqu’à ce que vous me rencontriez près du bassin »
Ce hadith a été rapporté par Ouseid Ibn Hadir dans les deux recueils authentiques.
Il y a aussi le hadith de ibn Abbas dans les deux recueils authentiques où le Prophète
à dit :
« Celui qui réprouve une chose chez son gouverneur qu’il patiente car celui qui meurt en désobéissant au gouverneur d’un empan, mourra d’une mort de la Jahiliya »
Les hadiths dans lesquels est ordonnée la patience face à l’oppression du gouverneur sont très nombreux. Tant qu’il est musulman, tant qu’on ne voit pas de lui une mécréance exubérante et qu’il accomplit la prière, il est obligatoire de rester sur cette union.
La division contient énormément de mal comme l’effusion du sang, la profanation des honneurs, le ravage des biens, la domination par l’ennemi. C’est pour cela que les ennemis inventent des prétextes pour faire sortir le peuple contre les dirigeants. Comme c’est le cas en ce moment, nos ennemis provoquent des troubles et veulent ainsi prendre le dessus sur le peuple musulman. Ils se font assistés par certains hypocrites, certains ignorants et certains insouciants parmi les musulmans. C’est ainsi que le mal s’installe dans les sociétés musulmanes jusqu’à ce que surgissent les troubles qu’on voit et qu’on entend. La plupart de ces troubles, si ce n’est tous, proviennent des ruses des mécréants.
Prenez donc garde ! Oh serviteur d’Allah, prenez garde de ne pas concrétiser l’objectif des mécréants avec ce qui se passe dans nos pays. Et une des preuves les plus évidentes de cela est la participation aux révoltes de certaines chaînes d’informations dans les pays mécréants. Elles provoquent les troubles, répandent les mensonges et les supercheries٫ provoquent les agitations et le désordre jusqu’à ce qu’elles appellent les troubles qui ont lieu dans nos sociétés :
« Le printemps de la révolution arabe »
C’est comme cela qu’ils les ont appelés.
Regarde avec quelle ruse nos ennemis nous convoitent, et regarde ce qui ce passe en Libye comment ils ont rentré leurs armées en prétendant vouloir préserver les droits de l’homme et chercher la liberté et d’autres prétextes mensongers.
Pourquoi ne font-ils pas cela en Palestine ?
Alors qu’en Palestine les musulmans se font bombarder par les avions des juifs ! Avec tout ce qui se passe là-bas en ce moment, pourquoi les forces de sécurités et ceux qui préservent la paix, comme ils le disent, n’interviennent-ils pas ? Or, ils ont deux poids et deux mesures et ils convoitent ce qu’il y a dans les pays musulmans avec ce genre d’arguments et ces prétextes trompeurs et mensongers. Comment après cela serait-il permis au musulman de combattre avec eux.
Et ces derniers jours, nous nous étonnons de la position que prennent certains révolutionnaires et prêcheurs membres de certains groupes à cette époque. Nous voyons qu‘ils permettent aux musulmans de combattre avec ces mécréants contre les musulmans, comme ces fatawas qui proviennent de certains parmi ceux qui appellent à l’agitation.
C’est vraiment une chose étonnante !
Hier ils prenaient la question de l’alliance avec les mécréants dans l’absolu [3] et accusaient nos savants d’être des savants du pouvoir lorsqu’ils permettaient le fait de demander l’aide des mécréants pour repousser un mal, et cela dans les limites de la législation en faisant des efforts d’interprétation qui sont permis dans la science. Ils allaient jusqu’à prétendre que cela est de la mécréance. Et aujourd’hui ils viennent avec un mal largement plus grand que cela. Ils travaillent avec ces mécréants qui ont détruit la Libye, tué ceux qui y résident et les victimes ne sont pas seulement les membres de l’armée, comme il a été mentionné sur certaines chaînes d’information mécréantes. Sans parler des autres massacres qui ont lieu dans ce pays. Ce qui est étonnant c’est que les avions bombardent les habitants٫ ensuite les voitures d’ambulance arrivent pour secourir les gens et ils se font de nouveau bombarder par les avions des mécréants jusqu’à ce qu’ils anéantissent le peuple et détruisent le pays sous prétexte de protéger les civils.
Mais en réalité leur but est de dévaster les biens des musulmans et de prendre le dessus sur ce peuple et sur l’argent de ce peuple. Et il y a sûrement certains d’entre vous qui suivent les informations et qui ont pu lire ou entendre ce qui se passe à ce sujet. Ils ont mentionné que l’Amérique a amassé en Libye, en dix jours, plus de 550 millions de dollars parmi les biens de la Libye٫ ils détruisent la Libye et ses biens, ils anéantissent le peuple et leurs biens, comme ils l’ont fait au passé et le font toujours en Irak. En Irak, le moindre soldat américain gagne 20 000 dollars par mois et celui qui est gradé parmi eux peut gagner jusqu’à 45 000 dollars par mois. Et qui est-ce qui paye ? C’est l’Irak qui paye, l’Irak est détruit et ses richesses ont été dévastées. Voila ce qu’ils sont en train de faire aujourd’hui en Libye.
De plus, certains de ces révolutionnaires utilisent une ambiguïté pour provoquer les troubles. Ils disent que le dirigeant libyen est mécréant. Nous leur répondons alors que même s’il est mécréant, qui parmi les gens de science a dit qu’il était permis de se révolter contre le (gouverneur) mécréant dans toutes les situations ?
Qui a dit cela ?
Au contraire, les savants ont indiqué que même s’il apparait que le gouverneur mécroit d’une mécréance claire et évidente, il n’est pas permis de se révolter contre lui si le mal (résultant) de cette révolte est plus grand que le mal présent (avant la révolte). Et de nombreuses règles religieuses vont dans ce sens : on refoule le plus grand mal par celui qui est moindre.
Il n’y a aucun doute que la révolte et ce qu’elle engendre comme effusion de sang et violation de biens et de l’honneur (des musulmans) est un plus grand mal. Et ce qui se passe actuellement en Libye est une des preuves les plus évidentes démontrant la véracité de cette parole. Il n’y a plus de sécurité, les biens et l’honneur des gens sont transgressés et le sang est versé. Ces choses ont pris une proportion que l’on ne peut imaginer.
Donc comment peut-on dire qu’il est permis d’aider ces mécréants dans ce qui mène à leur domination (sur les musulmans). Cela peut conduire à l’établissement de la mécréance en terre d’Islam, comme cela s’est (en partie) produit en Irak et dans d’autres pays sur lesquels ils ont pris le dessus, et le refuge est auprès d’Allah.
Et nous avons vu précédemment que certains savants ont décrété que l’alliance à un mécréant dans son combat contre un musulman, afin que la parole de ceux qui ont mécru soit la plus élevée, est de la mécréance. Ceci est une des formes d’alliance (aux mécréants) qui mène à l’apostasie. Cheikh Al Islam, Mohammad Ibn Abdil Wahhaab, qu’Allah lui fasse miséricorde, a déterminé cela comme on peut le voir dans plusieurs passages de ses livres, ainsi que de nombreux Imams du Nejd et d’autres savants. Donc l’alliance aux mécréants, si elle mène à ce qui va dans ce sens la, est de l’apostasie.
Il est donc interdit de combattre les musulmans de cette manière et dans cette situation. Il est plutôt obligatoire aux musulmans d’être vigilant, de se méfier de ces troubles, d’avertir et de mettre en garde contre cela. Et il est obligatoire à l’ensemble des peuples musulmans de craindre Allah et d’appliquer ce qu’ils ont appris de la religion d’Allah, et de porter leur regard sur les intérêts qu’il convient de convoiter, ainsi que sur les méfaits dont ils doivent se prémunir.
Si nous regardons la situation dans laquelle ils se trouvent, nous voyons du surmenage, un faible pouvoir d’achat, des conditions de vie difficiles… tout ceci n’est rien face aux troubles engendrés par ces révolutions qui sont menées dans plusieurs endroits. Regardez tout le sang qui a coulé, les biens et l’honneur des gens qui ont été transgressés et les ennemis (de l’Islam) ont pris le dessus dans les pays musulmans.
Tout ceci est un mal immense !
C’est un mal comparé au fait de patienter, comme Allah nous l’a ordonné, (sous l’obéissance) de nos gouverneurs, tant qu’ils sont musulmans et qu’ils
accomplissent la prière. Le musulman se doit également de rester fidele à la communauté musulmane. C’est ce que nous avons vu dans le hadith de Hudhaifa, lorsqu’il a interrogé le Prophète, et lui
a demandé ce qu’il lui ordonnait s’il venait à rencontrer les périodes de troubles. Le Prophète
lui a certes dit :
« Reste fidèle à la communauté musulmane et à leur Imam (dirigeant) »
Et si la division a lieu, et que la communauté est éprouvée par l’absence d’un Imam et d’une communauté soudée, le Prophète
a dit :
« Ecarte-toi de tous ces groupes, même s’il faut t’agripper de toutes tes forces à la racine d’un arbre jusqu’à la mort »
Nous demandons donc à Allah d’améliorer notre situation et celle de l’ensemble des musulmans, nous Lui demandons de nous guider et de nous aider à trouver la droiture dans notre religion et dans notre vie d’ici-bas.
Allah est le plus savant, que la paix et les éloges d’Allah soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur les croyants de sa famille et sur ses compagnons.
Extrait du Cours n°10 du Commentaire de Cheikh Abdullah Al Adani du livre « La perle et le corail », chapitre de l’Emirat
Lundi 15 du mois de Jumada al oula 1432 qui correspond au 18 avril 2011, à Dar Al Hadith de Shihr
Traduit et publié par daralhadith-sh.com
Ibn Taïmiya et les kharijites (Partie 1)
par Karim Zentici
Il y a en effet un signe dans la vie des abeilles ! Qui leur a ordonné de construire les alvéoles en forme hexagonale, imperméable à l’air, sans outil ni ingénieur ! Qui leur a ordonné de construire leur demeure avant de butiner les fleurs ? Qui leur a ordonné de choisir leur demeure dans les montagnes, les arbres, les ruches et les constructions humaines ? Qui les guide dans une organisation aussi parfaite et qui ne tolère aucune anarchie, à tel point que quiconque convoite la place de la reine est immédiatement mis à mort ?
[Voir : Miftâh dâr e-sa’âda d’ibn el Qaïyim el Jawziya (2/165-167).]
Louange à Allah le Seigneur de l’Univers ! Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches et tous ses Compagnons !
Les kharijites sont des innovateurs
Sheïkh el Islam ibn Taïmiya a dit : « La bid’a (l’innovation ndt.)[1] par laquelle nous pouvons considérer que son auteur est un mubtadi’ (innovateur ndt.) correspond à toute initiative connue chez les savants traditionalistes pour être contraire au Coran et à la sunna à l’exemple de la bid’a des kharijites, des râfidhites, des qadarites, et des murjites. »[2]
Ibn Taïmiya affirme que les anciens étaient divisés sur le takfîr des kharijites. Si, selon l’opinion la plus probable et à laquelle adhère Ibn Taïmiya, ils restent des musulmans, il n’en demeure pas moins que les anciens sont unanimes à dire qu’il faut les combattre coûte que coûte.[3]
Quelle est la première innovation ?
Sheïkh el Islam ibn Taïmiya – qu’Allah lui fasse miséricorde – précise à ce sujet : « Puis, à la fin du siècle des Compagnons, les qadaritesont fait leur apparition. Leur incapacité à appréhender correctement le Destin d’Allah et la foi à Ses Commandements (obligations/interdictions) est à l’origine de leur innovation… Auparavant, les kharijites se sont initiés sur la question du takfîr des auteurs des grands péchés dans la communauté musulmane qu’ils condamnent à l’Enfer éternel. La polémique a ensuite pris de l’ampleur pour s’étendre aux qadarites après la mort d’el Hasan el Basrî. ‘Amr ibn ‘Ubaïd et ses disciples assument qu’ils ne sont ni des musulmans ni des mécréants, mais qu’ils se trouvent à un état intermédiaire entre ces deux états (manzila baïna el manzilataïn) ; ils méritent, malgré tout, de demeurer éternellement en Enfer. En cela, ils rejoignent la croyance des kharijites disant qu’ils demeurent à jamais dans la Géhenne, et qu’ils n’ont aucun lien avec l’Islam et la foi (imân), bien qu’au même moment ils ne portent pas le nom de mécréants. »[4]
Chronologiquement, les murjites sont venus après les kharijites, mais aussi après les qadarites, mais avant les jahmites. Les premiers balbutiements de l’irjâ se firent ressentirent dans la deuxième partie du premier siècle, après la mort d’ibn el Ash’ath, en réaction au kharijisme, à la fin des années 70 plus exactement.[5] La plupart de ses premiers adeptes venaient de Kûfa, mais ils ne comptaient pas parmi les élèves d’ibn Mas’ûd ni de l’Imam Ibrahim e-Nakha’î.[6] Plus une innovation s’éloigne de l’époque des Compagnons plus celle-ci est grave.[7] Ibn Taïmiya explique que les premières innovations étaient plus en adéquation avec les religions juive et chrétienne, plus proches de l’Islam, que celles qui vinrent par la suite.[8]
Les caractéristiques des kharijites
Sheïkh el Islam explique que les kharijites se distinguent par deux caractéristiques :
1- Ils s’insurgent contre les textes et la sunna en inversant les valeurs ; leur père spirituel Dhû el Khuwaïsira e-Tamîmî en est le meilleur exemple, lui qui interpella le meilleur des hommes en ces termes : « Sois juste ! Tu n’as pas été juste.
- Malheur à toi, lui lança-t-il, qui peut se vanter d’être juste si je ne le suis pas. »[9]
2- Ils sortent dans un premier temps, les musulmans de l’Islam à cause de leurs erreurs ou de leurs péchés. Puis, ils légitiment leurs biens et leur sang, et considèrent qu’ils ne vivent pas en terre d’Islam.[10]
Sheïkh el Islam explique : « Les Kharijites ont interprété certains Versets du Coran en fonction de leur croyance et ont considéré mécréante toute personne s’opposant à celle-ci. »[11]
« C'est pourquoi il faut prendre garde à ne pas taxer les musulmans d’apostasie à cause de leurs erreurs ou de leurs péchés, car c’est la première innovation apparue dans l’Islam. Ces adeptes ont exclu les musulmans de la religion et ils se sont légitimés leurs biens et leur sang. »[12]
Il établit également à ce sujet : « À l’origine de leur égarement, nous pouvons constater que, dans un premier temps, ils sont convaincus que les grandes références de la religion et la communauté musulmane ne sont plus crédibles en raison de leur injustice. Ils les voient comme des égarés. Cette vision est caractéristique à tous les opposants à la sunna, parmi notamment les râfidhites. La deuxième étape consiste à faire passer ce qu’ils voient être de l’injustice pour de la mécréance. Puis, par rapport à ce statut, ils mettent en pratique certains principes qu’ils ont innovés. Voici les trois étapes par lesquelles passent ceux qui sortent de la religion (mâriqîn) parmi les harûrites et les râfidhites. »[13]
Ailleurs, il donne d’autres détails : « C’est pourquoi, l’un des principes traditionalistes invite à renoncer à prendre les armes contre les sultans, et à participer à des troubles, contrairement aux mu’tazilites, qui voient en cela, l’un des grands principes de leur religion. »[14]
Le takfîr des opposants et notamment des savants
Sheïkh el Islam ibn Taïmiya affirme : « Bon nombre d’innovateurs à l’instar des kharijites, râfidhîtes, qadarites, jahmites, mumaththilites (assimilateurs) ont des croyances erronées qu’ils s’imaginent correspondre à la vérité, tout en considérant mécréant quiconque s’oppose à celles-ci. »[15]
Il a dit également : « Les « hérétiques » ont la particularité d’innover des tendances qu’ils considèrent comme les obligations de la religion, voir comme faisant partie intégrante de la foi ; ils taxent de mécréance et légitiment le sang de toute personne qui n’y adhère pas comme c’est le cas des kharijites, des jahmites, des râfidhîtes, des mu’tazilites, etc. À l’inverse, les traditionalistes n’innovent pas de nouvelles idées et ne condamnent pas d’apostasie ceux qui commettent une erreur d’interprétation ou qui sont en désaccord avec eux, bien qu’eux-mêmes se permettent de les condamner d’apostasie et de légitimer leur sang. Les Compagnons n’ont pas sorti les kharijites de la religion bien que ces derniers ont taxé d’apostasie ‘Uthmân, ‘Ali et tous ceux qui ont reconnu leur autorité (ou qui s’en font les alliés ndt.), et bien qu’ils aient légitimé de verser le sang des musulmans. »[16]
« L’une des pratiques les plus ignobles, c’est de voir les ignorants taxer les savants musulmans d’apostats. Une telle pratique vient à l’origine des kharijiteset des râfidhîtes qui condamnaient les responsables musulmans d’apostats. »[17]
Au cours des lignes où il réfute el Bakrî, Sheïkh el Islam ibn Taïmiya fait le constat suivant : « La voie empruntée par cet homme et tous ceux qui lui ressemblent, est celle des innovateurs qui sont imprégnés à la fois de l’ignorance et de l’injustice. Dans un premier temps, ils innovent une chose allant à l’encontre des Textes du Coran, de la sunna, et du consensus. Ensuite, ils traitent d’apostats tous ceux qui s’opposent à leur innovation.
Quant aux traditionalistes, imprégnés par la foi et la connaissance, ils sont motivés par la science, la justice, et la compassion à l’égard des autres. Ils connaissent la vérité qui leur permet de se conformer au Coran et à la sunnaet de les préserver de la bid’a, mais ils sont justes à l’encontre de leurs opposants et ils ne font nullement preuve d’injustice à leur égard. »[18]
« Les kharijites kaffar la jamâ’a (les traditionalistes ou les musulmans, ou peut-être les Compagnons ndt.), comme les mu’atazilites et les râfidhites kaffar leurs opposants : au meilleur des cas, ils les considèrent comme des pervers (tafsîq). Ainsi, les gens des passions innovent une tendance et vouent à l’apostasie tous ceux qui s’y opposent. Quant aux traditionalistes, ils suivent la vérité de leur Seigneur qui leur est venu du Messager (r). Ils ne kaffar par leurs opposants ; ils sont les plus savants des hommes, et sont les plus cléments envers les hommes. »[19]
Cette caractéristique est propre aux râfidhites et aux innovateurs en général
Sheïkh el Islam ibn Taïmiya nous fait le constat suivant : « Les râfidhîtes taxent de mécréance Abû Bakr, ‘Omar, ‘Uthmân, la majeure partie des muhâjirins (émigrés mecquois) et des ansârs (auxiliaires médinois), et leurs fidèles successeurs, alors qu’Allah les agrée et qu’à leur tour ils L’agréent. Ils ont ainsi sorti de la religion la plupart des adeptes de la communauté de Mohammed parmi les premières et les dernières générations. Ils considèrent comme non musulmane toute personne convaincue qu’Abû Bakr, ‘Omar, les muhâjirins et les ansârs sont crédibles et justes, qui les agréent comme Allah les a agréés, ou qui leur implore le pardon d’Allah comme Lui-même a demandé de le faire. Ainsi, ils « excommunient » les grandes autorités de la religion musulmane à l’exemple de Sa’îd ibn el Musaïb, Abû Muslim el Khawlânî, Uwaïs el Qurnî, ‘Ata ibn Abî Rabâh, et Ibrahim e-Nakha’î. Il en est de même concernant Mâlik, el Awzâ’î, Abû Hanîfa, Hammâd ibn Zaïd, Hammâd ibn Salama, e-Thawrî, e-Shâfi’î, Ahmed ibn Hanbal, Fudhaïl ibn ‘Iyâdh, e-Sulaïmân e-Dârânî, Ma’rûf el Karkhî, el Junaïd ibn Mohammed, Sahl ibn ‘Abd Allah e-Tusturî, etc.
Ils estiment notamment que ces gens-là sont plus mécréants que les juifs et les chrétiens, car il est plus grave d’avoir renoncé à sa religion que de n’y être jamais entré ; à l’unanimité des savants en effet l’apostat est plus condamnable que le mécréant d’origine. »[20]
À suivre…
Par : Karim Zentici
[1]Sheïkh Ibrahim e-Ruhaîlî a retenu la définition suivante de l’innovation : c’est toute voie inventée dans la religion qui vient s’opposer à la Législation avec l’intention pour celui qui l’emprunte d'amplifier l’adoration d’Allah.
[2] Majmû’ el fatâwâ(414/35).
[3]Majmû’ el fatâwa (28/512-513, et 13/356).
[4]Majmû’ el fatâwâ (13/36, 37).
[5]Voir : ârâ el murjiya fî musannafât Sheïkh el Islâm ibn Taïmiya qui est une thèse ès Doctorat du D. ‘Abd Allah ibn Mohammed e-Sanad (p. 93-101).
[6]majmû’ el fatâwa (13/38).
[7]E-radd ‘alâ el Akhnâî d’ibn Taïmiya (p. 213).
[8]Majmû’ el fatâwâ (8/458).
[9]Rapporté par el Bukhârî (5057) et Muslim (1066), selon ‘Alî ibn Abî Tâlib (t).
[10]Majmû’ el fatâwâ (19/72).
[11]Majmû’ el fatâwâ (20/164), voir également : Dar ta’ârudh el ‘aql wa e-naql (1/276).
[12]Majmû’ el fatâwâ (13/31, 3/279, 7/481), voir également : sharh el asfahâniya (p. 225).
[13]Majmû’ el fatâwâ (28/497).
[14]Majmû’ el fatâwâ (28/503).
[15]Majmû’ el fatâwâ (13/466, 467).
[16]Minhâj e-sunna (5/95), voir certains passages importants des paroles de Sheïkh el Islam ibn Taïmiya allant dans ce sens, dans Majmû’ el Fatâwâ (19/73-75), Minhâj e-Sunna (5/158 et 239, 240), e-Radd ‘ala el Bakrî (2/487-490).
[17]Majmû’ el fatâwa (35/100).
[18] E-radd ‘alâ el Bakrî (2/487-490).
[19] Minhâj e-sunna (5/158).
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