Interdire à son enfant le départ pour le combat en Syrie
par sheikh Salih al Fawzan
Question: " Qu'Allah soit bien faisant envers vous, votre Éminence, une demandeuse dit: mon fils insiste beaucoup sur moi pour que je lui permette le Jihâd afin d'apporter soutien à ses frères et moi je n'agrée pas. Je ne suis pas d'accord car je ne connais pas la réalité de ce Jihâd, et je crains pour lui les idéologies de "Takfîr" incitant aux explosions, suis-je en état de péché pour lui interdire le départ vers là-bas ? "
Réponse: " Tu es récompensé pour son interdiction... car il expose son âme à un danger qu'il ne connait pas... et il y a aussi un danger pour la croyance et un danger de mort... et le résultat c'est quoi ??!!
Ô frères le Jihâd a des conditions et des règles à satisfaire, si le gouverneur ordonne le Jihâd ou s'il appelle les volontaires au combat, les gens se présentent alors. L'institution du Jihâd fait partie des fonctions du gouverneur, c'est lui qui l'ordonne, c'est lui qui l'organise, c'est lui qui envoie les Moujâhidînes, les observe et les suit, il ne suffit pas que tout un chacun parte et dise: " je vais faire le Jihâd " alors qu'il ne sait même pas où il va !! Et il se peut qu'il revienne vers nous, comme l'a cité la demandeuse, déguisé, nous taxant de mécréants, nous tuant et portant les armes contre nous en appelant ceci Jihâd !!..."
Source audio: http://www.ajurry.ws/ziyad/fozan/fozan_3owayyed.mp3
Condamnation Salafie du recrutement
"Khâridjî Takfîrî" pour la Syrie
par sheikh Salih Al Fawzan
Voici une Fatwa de l’Érudit Salafî son Éminence Cheikh Dr. Sâlih Ibn Sâlih Al-Fazâne -qu'Allah le réserve-, membre du Conseil des Grands Savants et du Comité Permanent des Recherches Islamiques et de la Délivrance des Fatwas d'Arabie Saoudite, mettant en garde contre les Khawâridjs (souvent erronément assimilés par les médias aux Salafis!!) qui incitent le départ des jeunes combattants en Syrie sans l'autorisation des dirigeants de leurs pays.
Question: " Qu'Allah soit bienfaisant envers vous, votre Éminence, un demandeur dit : Celui dont nous savons qu'il incite les jeunes au Jihâd et leur donne de l'argent [pour ceci] sans la permission du dirigeant, est-ce que nous le dénonçons aux autorités? Quel est votre conseil à celui-là et ses semblables ? "
Réponse: " Oui... Premièrement, le conseiller... La première chose: lui donner conseil. Ensuite, s'il obéit et s'abstient de ceci, alhamdulillah. Mais s'il refuse d'obéir, on le dénonce donc aux autorités pour le punir afin qu'il ne nuise pas aux musulmans et à leurs enfants. Celui-là envoie les enfants des musulmans aux combats et à la perdition sans intérêt.
Ce qui est étonnant c'est que certains prêchent, s'exaltent et envoient les enfants des musulmans alors qu'ils sont assis chez eux en train de manger et boire !! Ils envoient les enfants des musulmans, les stimulent et les incitent alors que eux sont assis, ne bougent pas et ne font rien, sachant que tout cela [stimuler et pousser les jeunes au départ] est faux, mais ça fait partie de leur contradiction étonnante..."
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Lachkar-i-Tayyibah : Des Kharijites Takfiris Adhérant au Manhaj des Ikhwân al-Muslimîn |
الحمد لله رب العالمين والصلاة والسلام علا رسوله الأمين وبعد :
| Lachkar-e-Tayyiba est une organisation takfirie kharijite dont la voie s'identifie à celle, dans leurs écrits et méthodes, de Sayyid Qutb, Mohammad Qutb, Abu el-A’lā el-Mawdudi, Hasan el-Banna et autres meneurs empoisonnés par cette idéologie du 20ème siècle qui a donné naissance à des mouvements politiques destructeurs, des mouvements qui n'ont rien apporté de bon mais n'ont apporté qu'un vil sectarisme et de lourdes difficultés pour les cœurs, les esprits et les corps de millions de Muslims dans leurs pays. Cette organisation montre un visage de gens de la Sunnah mais est en réalité une organisation ikhwanie, rationnaliste, khārijie qui ne s'oriente pas au moyen des savants de Ahl as-Sunnah et qui se sert du problème du Kashmir comme moyen de récolter le soutien du Muslim moyen (la plupart ignorent des aspects importants du Tawhid, et ils les laissent ainsi) et ce afin de servir ses propres objectifs politiques. Malheureusement, peu de réfutations de ce hizb sont disponibles en anglais, en urdu et en arabe, à l'exception d'un livre sorti en 2009 intitulé « Al-Burhān Fi al-Radd ‘alā Lachkar Tayyibah al-Khārijiyyah » (2009, Karachi) avec une introduction du noble Cheikh Ahmad ibn Yahyā an-Najmi (qu'Allah lui fasse miséricorde). Il y a un grand besoin de ce genre de réfutations car ce groupe reçoit un soutien financier pour poursuivre ses activités déviantes, similaires aux activités des Ikwhan en Égypte, dans lesquelles les objectifs politiques sont plus importants que l'appel au Tawhīd d'Allāh, et où si le Tawhīd d'Allāh est évoqué, c'est juste pour la forme, afin de satisfaire et de calmer les autres et d'écarter les critiques. Mais inculquer le Tawhid aux Muslims, comme méthode générale, étendue, complète, cette secte ne s'en soucie guère, malgré le fait que le pays où elle opère est un pays qui en a le plus grand besoin. In chā'Allāh nous publierons dans une série d'articles le contenu du livre susmentionné qui s'appuie sur les écrits et publications de cette secte kharijie pour illustrer son égarement et son éloignement par rapport à la voie des gens de la Sunnah et aux savants qui invitent à la ‘aqīdah et au manhaj salafis. Nous demandons à Allāh de récompenser le frère qui a eu la gentillesse de nous remettre cet ouvrage. |
Présentation de Lachkar-e-Tayyibah (Jamā'at ud-Da’wah)
Lachkar-e-Tayyibah est une secte kharijite jihadie rationnaliste (‘aqlaniyyah) qui suit la voie des Ikhwan al-Muslimīn mais qui se cache sous l'habit de la Salafiyyah, alors que la Salafiyyah est innocente d'elle. Elle appelle au khilafah et à un gouvernement islamique en usant des méthodes des khawārij, comme cela apparaît très clairement dans ses magazines, livres et cassettes. Elle a plusieurs noms : Lachkar-e-Tayyibah (l'Armée des Purs), Jamā'at ad-Da’wah (le Groupe de la Prédication), Markaz ad-Da’wah wal-Irchād (le Centre Pour la Prédication et l'Orientation)... on peut les voir sous l'un ou l'autre de ces noms en fonction de ce qui revêt pour eux le plus grand intérêt mondain et de leur crainte du gouvernement... (p. 146).
Origines et histoire du groupe
Leurs publications où on nous fait part de leur histoire sont nombreuses, dans Ar-Ribāt (volume 8, p. 39) par exemple, où on lit que « les débuts du
Markaz ad-Da’wah wal-Irchād ont eu lieu en 1985 », et Amīr Hamza, un de leurs chefs, explique dans un de ses écrits pour le groupe
(1994, p. 13) que l'origine de cette jamā’ah remonte à 1985 avec Hāfidh Muhammad Sa’īd dans la ville de Lahore. Dans une publication urdue
intitulée « Madhhabī Siyāsat Kī Tadādāt » (Tendances Politiques Conflictuelles), dans laquelle l'auteur rassemble les opinions contrastées de ceux qui prétendent suivre la
Salafiyyah et de certains des Innovateurs, Suhayl Wāranj dit (p. 67, Sakir Publishers) que Hāfidh Sa’īd a fondé le centre après être
retourné du Jihād afghan en 1986. Leur chef Amīr Hamza a aussi fait état dans son livre « Qāfilat Da’wat wa Jihād » en langue urdue et dont ‘Abdullāh Nasir al-Rehmani a fait l'introduction, des liens entre Hāfidh Sa’īd et le ikhwani ‘Abdullāh ‘Azzām (celui qui a calomnié l'Imām al-Albani en défense aveugle et fanatique
de Sayyid Qutb). Il y dit (p. 95) que Hāfidh Sa’īd révisait le Qoran avec ‘Abdullāh
‘Azzām à l'Université Islamique d'Islamabad en 1980. En 1982 Hāfidh Sa’īd est allé
faire des études d'ingénieur à l'Université du Roi Sa’ud de Riyadh et est revenu en 1984. Après avoir rencontré diverses délégations et
personnes comme le Pr. Zafar Iqbal et le Pr. Ibrahim an-Nurastani et ceux qui avaient participé au Jihad afghan, les idées et principes pour la constitution d'un groupe ont commencé à prendre
forme (cf. pp. 146-148).
Ceci nous indique qu'aux sources de la genèse de ce groupe se trouvent les Ikhwanis et les Takfiris, tels que ‘Abdullāh ‘Azzām, Usamah Ben Laden, Abu ‘Abd el-Aziz, etc. Cette jamā’ah a ensuite évolué et a ouvert des camps d'entraînement pour leur prétendu jihād au Kashmir, mais elle a par la suite abandonné cette prétendue version du jihad et s'est engagée dans le fait de permettre les attentats suicides (ils ont recruté pour ce genre d'opérations...) et de prétendre que ces actes font partie du Jihad dans le sentier d'Allah. Puis elle a évolué de nouveau et s'est mise à ouvrir des écoles, des institutions et des universités, toutes suivant la voie des Ikhwan al-Muslimūn. Par la suite, elle s'est tournée vers les projets caritatifs comme l'ouverture d'hôpitaux, la construction de mosquées etc., et aussi le rassemblement d'argent au nom du Jihad afin de faciliter ces projets de bienfaisance, comme ils prétendent. Enfin et plus récemment, ils sont arrivés à une nouvelle étape : la coopération avec les gens de la bid’ah appartenant aux Déobandis, aux Barelwis et aux Chiites Rāfidis, tout cela sous le slogan de l'instauration de l'état islamique et de la mise en application de la Charī’ah (comme ils prétendent) ! À la fin, il restait peu de différences entre eux et les autres sectes déviantes, en cela qu'ils devinrent un groupe luttant contre les Salafis par leur coopération avec les sectes égarées (cf. pp. 148-149).
Les étapes qui mènent aux attentats
par sheikh Soulauyman Ar Rouhayli
Comment réagir face à cet amalgame?
par Sheikh Muhammad ibn Haadî Al Madkhaalî
Au cours d'un entretien réalisé par certains de nos frères salafis de la ville de Cologne (en Allemagne) avec le Cheikh Muhammad ibn Haadî Al
Madkhaalî -qu'Allah le préserve- lors de leur venue à Médine, la question suivante fut posée au Cheikh:
"Il s'agit de la dernière question par laquelle nous clôturerons, in shaa Allaah. Donc, comme j'y ai déjà fait allusion au début de notre entretien, la situation est telle qu'actuellement en
Allemagne les "takfîris" ont gagné du terrain et font parler d'eux, alors que les médias les présentent comme étant eux les "salafis" et mettent en garde contre eux, chose qui a contribué à salir
l'image de l'Islam et des "salafis" en Allemagne. Comment devons-nous donc réagir et nous comporter vis-à-vis de cette situation problématique?"
La réponse du Cheikh:
"Ceux-ci, il faut clairement exposer aux gens là-bas, en Allemagne, leur cas en écrivant dans la presse et les journaux qui y sont diffusés, disant que nous les musulmans et plus particulièrement
les "salafis"...il est du devoir des "salafis", les partisans de la Sunnah [ar.:ahl us Sunnah], de se désavouer de cela, de déclarer ouvertement leur désaveu, le faire publier dans les médias par
tous les moyens dont ils disposent, tout ceci afin qu'ils ne soient pas assimilés à ces gens [ou que leurs actes ne leur soient pas attribués]. Ainsi, ils acquittent et innocentent:
Premièrement :
La religion d'Allah de ces actes et de ces personnes déviantes.
Deuxièmement:
Ceci leur sera profitable; ceci leur sera profitable non seulement auprès d'Allah, en évitant d'être la cause de l'égarement des gens en les laissant penser que ceux-ci sont des "salafis", mais
cela leur profitera aussi ici-bas. Ainsi de cette manière, ces gens-là -les mécréants- seront en mesure de faire la distinction entre ces prétendus ["salafis"] et les véridiques, les loyaux. Ceci
est une chose. Ensuite, la seconde démarche consisterait à se présenter auprès de l'État, de porter plainte au nom des "salafis" du lieu en question en leur expliquant, comme je vous l'ai déjà
dit précédemment, que nous autres "salafis" répliquons à ces personnes depuis bien avant que vous-mêmes ne leur répliquiez et que vous ne les critiquiez, ainsi nous réprouvons la voie qu'ils
suivent de même que la réprouvent depuis longue date les grands "imams" de l'Islam chez nous, dans notre religion, la religion de l'Islam. Il n'est donc pas permis et est inadmissible que vous
nous assimiliez à ces gens-là, et que vous attribuiez leurs actes à l'Islam, car certes l'Islam et les musulmans sincères sont innocents de leurs actes. Portez ainsi l'affaire devant l'État,
présentez-la aux institutions responsables, et si Allah le veut Il réalisera par ce biais de grands bienfaits." FIN
pour écouter ou lire l'original de la fatwaa en arabe: http://ar.miraath.net/fatwah/5511
pour revenir en l'entretien dans son intégralité: http://ar.miraath.net/audio/4710#
Traduction et adaptation en langue française: Abû Ismaa°îl Al Andalussî.
04/1434 - 03/2013
shaykh Usamah al Utaybi sur
Abou Abdel'Aziz al a'miriy al maghribi de Tan Tan
...Et la bida’a est une couverture, un obstacle sur la vue et la clairvoyance de la vérité, elle fait en sorte
que la personne ne voit plus la vérité, et parmi ceux-ci :
Abou abdel'aziz al a'miriy al maghribi:
Au début il était mourji à cause de son ignorance, il avait du irjah même au sujet des 'awams (gens de la masse) parmi les yahouds et nasârahs, puis son cas a
changé en une personne qui dit des paroles de ahli-sounnah, puis son cas a changé en celui qui camoufle (cache) ces sujets, et par la suite il a commencé à parler avec des paroles de la
haddâdiyyah, pour utiliser ce sujet ( shaykh fait référence au sujet du 'Uzr bil jahl et sujets de ceux qui ne gouverne pas avec les lois d'Allah, wallahou a'lem) et taper et dénigrer ahloul-'ilm
en croyant que ceux qui mettent en garde sur l'exagération (dans ces sujets) et sur la précipitation sans science concernant certains sujets et paroles, sont des gens qui combattent le tawhid, et
tout cela à cause de son ignorance.
Abou abdel'aziz al a'miriy al maghribi, cet homme est un moubtadi'3, khâridji -takfiriy, il m’a déjà été confirmé sur lui qu’il fait le takfir du waliyoul-amr,
malik Mohammed six,
Yani, est ce qu'il est excusé celui-là pour son ignorance ??? Non, Al a’miriy, on ne l’excuse pas pour son ignorance, car la preuve lui a été établie, je lui ai
déjà fait le bayân ainsi qu’aux autres et de même les mashayakhs lui ont déjà exposés la preuve dans ces sujets et de plus il n’est pas excusé pour son ignorance dans ces sujets qui sont on ne
peut plus claires.
Et en tenant compte de tout cela chez nous, il est considéré comme moubtadi'3oun khâridji -takfiriy, il rend mécréant le dirigeant, et également celui qui se trouve
en Tunisie Mohammed As-soulyâni, lui aussi est takfiriy car il m'a été confirmé qu'il rend mécréant le rayyis actuelle (président) de Tunisie Moncef
Marzouki , ceux -là ne sont que des khawâridjs , et ceux qui actuellement rendent mécréants leurs dirigeants comme Usamah ben laden, Abou Qatadah, et Abou Mohammed al Maqdissi....tous ces
khawâridjs ,ne se préoccupent que des sujets de celui qui ne gouverne pas avec les lois qu'Allah a révélé, et que pour eux c’est claire que ceux qui gouverne avec autres que les lois d’Allah
comme ce qu’il se passe dans la pluparts des pays musulmans, ceux-là ne sont pas excusé pour leur ignorance.
Et c’est sur la même ligne de conduite et manière d’agir qu’ils sont A’miriy et Soulyâni et certains (pas tous) du groupe du site innové qui se nomme Al-Aâfaaq, ils
sont comme ça ils n’excusent pas le musulman pour son ignorance, et la plupart n’en sont pas encore arrivé au de degré du takfir mais ils sont sur la voie d’y arriver, Ils sont sur la voie du
medheb des khawâridjs.
Une partie d’entre eux sont déjà sortie contre les ulémas et il ne leur reste plus qu’à sortir contre le gouverneur, parce que les khawâridjs, parmi eux il y’a les
jama’ats al Qaa’idah, les Qoutbiyyounes et les ikhwâns al mouslimounes, ils commencent d’abord à sortir contre les ulémas, en mettant une barrière entre les jeunes musulmans et les gens en
général et leurs savants et par la suite ils les attachent à des prêcheurs du faux et après avoir fait cela, c’est terminé ils leurs font avaler le medheb, la croyance (façon d’agir) des
khawâridjs.
Et ce que font ces néo-khawâridjs , sur lesquelles on a eu confirmation qu’ils sont des khawâridjs, comme un autre de la région du maghreb, dénommé Abou Daoud
Yousouf al Mâliki, je lui ai envoyé une lettre en le questionnant sur son takfir de Mohammed six, et il ne m’a pas répondu, plutôt il m’a répondu avec une autre question.
Comment cela se fait que le medheb des kharidjis vient vers vous sans que vous ne le voyiez venir ?, la cause de cela est votre éloignement de la guidée et de la
vérité, vous en arrivé à emprunté la voie des khawâridjs.
Et donc ce A’miriy, a eu des problèmes avec l’état concernant son association et avait demandé à un de ses élèves pour qu’il leurs éclaircissent sa division,
rupture avec l’état…, cet hommes a en lui des façons de pensées khâridjiyyah, en partant et actuellement avec ce sujet de « Oudhr bil-jahl » qui est bien évidemment un affaire de science,
mais ceux-là ont fait de l’exagération avec ce sujet pour emprunter la voie des gens de l’innovation pour dénigrer et
taper sur les savants et faire le takfir des dirigeants, et ils se cachent derrière certains savants qui ont fait des fatwas et ont parlés sur le sujet du « Oudhr bil-jahl » mais
eux les contredisent dans cela, shaykh Sâlih al Fawzân décrit ce genre d’individus faisant partie l’ignorance et de l’égarement...
Mais eux prétendent qu'ils prennent de shaykh Fawzan, alors qu'ils questionnent shaykh Fawzan sur le fait qu'ils rendent mécréants Mohammed 6 ???
Qu'ils le questionnent au sujet du takfir de Moncef Marzouki !!, qu’ils le questionnent !! Puisque vous (prétendez) profitez (de la science) des savants.
En réalité, ils ne retournent pas aux Ulémas, excepté pour tromper, rusé et montrer qu'ils sont des gens du tawhid et de ahlous-sounnah.
Abou Mohammed Al Maqdissi prêche à quoi ?, son site se nomme at-tawhid wal jihâd, aujourd’hui ceux qui se nomment de cet appellation sont ceux de l’organisation al
Qâa’idah et ils se prénomment également « ahlou-tawhid » et ces nouveaux haddâdis sont sur la même ligne de conduite.
Egalement, c'est le cas d'Abdel hamid al Jouhani, je leur ai donné la nasihah leur ai fait le beyân (exposé et établissement
des preuves relatif à leurs erreurs) et je l’ai mis en garde sur le cas d’ A’miriy, Soulyâni et de Ahmed Ibrahim…… ils ne sont pas excusé pour leurs ignorances parce que je lui ai expliqué le cas
de ceux-là.
Ils s'assoient avec les khawâridjs, ceux-là sont des espions à la salafiyyah.
Les sujets comme celui qui abandonne la prière et autres sont connues, ce sont des sujets de science, mais néanmoins
l’exagération la dedans et le fait de prendre ces sujets pour taper et diffamer les savants, et les rendre innovateurs, c’est la méthodologie et manière d’agir des khawâridjs.
Ensuite, shaykh répète qu'il nous met en garde contre ces moubtadi'3ahs connus barakallahoufikoum:
-Le site al-âfâaq qui est un site bid'3iy= d'innovateur (et le "modérateur" Shâkir Zakariyyah est un Dall moudill moubtadi'3
(égaré, qui égare, innovateur)
et également ce Az-zâkouri Yousouf est un moubtadi'3.
et également ce Abou Mous'ab Mou'ad al maghribi est un moubtadi'3.
et également ce Youssouf al Maliki moubtadi'3.
et ce A'3miriy (Tan tan) est un moubtadi'3 et aussi Mohammed As-soulyâni (Tunisie) est moubtadi'3, takfiriy.
Et donc tous ceux-là ne sont que des innovateurs et ce sont des khawâridjs !!!, Mettez en garde contre eux !!!!
Et ils sont les gens du mensonge et de l'hypocrisie et prenez garde ô jeunes salafis que vous soyez parmi leurs suiveurs !!!
Ils sont les gens de la ruse et du complot, du nifâq et de la taqiyyah et de plus ceux-là ne lisent pas les paroles d'ahloul-ilm et n'apprennent pas des gens de
science!!
Comme je vous l’ai stipulé, le résultat et la finalité de ceux-là, comme il s’est déjà passé auparavant c’est qu’ils deviennent des khawâridjs. Et il se peut que
par interêt ils ne rendent pas mécréants le hakim, mais en réalité ils le rendent mécréant, et je ne prétends pas que tous le font, mettez en garde cez khawâridjs qui utilisent le sujets de ‘ouzr bil jahl ‘ pour justifier leurs khouroudjs (le fait de sortir) et leurs innovations, en fait
ceux-là ne comprennent même pas le minhaj de « A-immatoud-da’wah » de imams de la prêche.
Shaykh fait référence que cela était arrivé sous la gouvernance du roi Abdel Aziz rahimahoullah, il y’en a qui le rendait mécréant par rapport à certaines affaires,
et les avaient réfuté shaykh Mohammed Ibnou Ibrahim, shaykh Al 3angary et shaykh Mohammed Latîf Aal-shaykh et d’autres et il y’a des ouvrages que shaykh Abd’selam al Barjes avait réalisé et
dedans il y’ a des textes que ces savants avaient écrit à ces khawâridjs qui prétendent être sur la da’wah des imams du Najd, comme l’organistion Al qa’idah qui prétend ça aujourd’hui, tout est
mensonge, ce sont des grands menteurs, Moubtadi'3ahs, qui égare, des khawâridjs,
Ils n'ont pas étudiés chez les savants et ne prennent pas des savants.
Al A'3miriy (Tan tan), chez qui il a étudié ??? Qui sont ses savants ??
Ce As-soulyâni, Qui sont ses savants ??
Ce Ahmed Ibrahim, Qui sont ses savants ??
Ils n'ont pas étudiés chez les savants, ce sont des Moubtadi'3ahs, Doullâls= Qui égare, fadjarah= Menteurs, Moutasalliqoon =(le fait de s'assoir auprès d'un savant
connu methelen expressément pour qu'à leur tour eux-mêmes soient connus des gens la masse, par rapport à cela)
et c'est pour celà barakallahoufikom, je vous mets en garde contre eux et je met en garde ceux qui les accueille ,et ce n'est autre que le site Al-âfaak, le site qui réunit, et qui a en lui tous les déchets de ahlil-bida'3a, et l'autre site de haddâdiyyah qui se nomme al
Aqsa-salafi et qui se nomme aujourd'hui : mawqi'3 da'3wat-al haqq et également le site al athariy al
haddâdiy, ceux-ci sont des sites des khawâridjs,
Mettez en garde contre eux barakallahou fikom !
Wallahou te'ala a'lem.
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Traduction Murad Ibnou Sharafeddin (selon mes capacités).
L’avis des anciens pieux sur les Khâridjites
par SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh)
L’innovation des Khâridjites est due à leur mauvaise compréhension du Qor’ân. Ils n’ont pas voulu contredire le Qor’ân, mais ils ont compris de ses versets autre chose que leur vrai sens, notamment le fait que ceux-ci ordonnent d’excommunier les auteurs des péchés [1]. Les Khâridjites avaient dévié de la Sounnah que le Qor’ân a ordonné de suivre, ils avaient excommunié les croyants que le Qor’ân a ordonné de prendre pour alliés et ils s’étaient mis à suivre les textes du Qor’ân qui sont ambigus et à leur donne une interprétation différente de la leur, parce qu’ils ne connaissaient pas leur vrai sens, ils n’avaient pas pénétré la science sacrée, ils n’avaient pas suivi la Sounnah et ils n’avaient pas recouru à l’ensemble des savants qui comprenaient parfaitement le Qor’ân [2].
Les grands savants s’accordent à blâmer les Khâridjites et a les qualifier d’égarés, mais ils divergent sur leur mécréance : certains soutiennent qu’ils sont incroyant et d’autres non [3]. Aucun des Compagnons ne les avait qualifié d’incroyants, ni ‘Alî Ibn Abî Tâlib ni les autres. D’après les sources traditionnelles que j’ai citées dans d’autres endroits, ils les avaient considérés comme des musulmans injustes et rebelles [4].
Quant aux Khâridjites hérétiques que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) a ordonné de combattre, l’Emîr des croyants ‘Alî Ibn Abî Tâlib, l’un des califes bien guidés, les a effectivement combattus, les imâms de la religion parmi les Compagnons et leurs successeurs étaient tous d’accord qu’il fallait les combattre, et pourtant ni ‘Alî Ibn Abî Tâlib, ni Sa’d Ibn Abî Waqqâs, ainsi que les autres Compagnons ne les ont qualifiés d’incroyants, mais ils les ont considérés comme des musulmans tout en les combattant. D’ailleurs, ‘Alî ne les a combattus qu’après qu’ils aient versé le sang que l’Islâm a rendu inviolable et s’en étaient pris aux biens des musulmans. Il les a combattus dans le seul but de repousser leur injustice et leur agression et non pas parce qu’il les a jugés incroyants. C’est pourquoi il n’a pas réduit leurs femmes en captivité et n’a pas pris leurs biens. Or si ceux-là, dont l’égarement a été établi par les preuves scripturaires et par le consensus, n’ont pas été qualifiés d’incroyants, quoique Allâh et Son Envoyé aient ordonné de les combattre, à fortiori quand il s’agit de ces groupes qui entraient en divergence et qui confondaient le vrai du faux dans des questions dans lesquelles s’étaient trompés ceux qui étaient plus savants qu’eux. Il n’est permis à aucun de ces groupes de traiter le groupe adverse d’incroyant, ou de tenir pour licite d’attenter à sa vie et à ses biens même si celui-ci adopte une innovation flagrante. Que dire alors si le groupe accusateur est lui aussi un innovateur (en Islâm) et peut-être que l’innovation de celui-ci est plus grave encore. Généralement ces groupes ne maîtrisent pas les questions qui font l’objet de leur divergence [5].
[1] Majmu’ Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 13/30
[2] Majmu’ Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 13/200
[3] Majmu’ Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 28/518
[4] Majmu’ Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 7/217
[5] Majmu’ Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 3/282
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Traduit par Ismail
Tuer des non-musulmans pour se venger ?
par sheikh Salih al Fawzan
L’éminent savant, SHeikh Sâlih al-Fawzân (qu’Allâh le préserve), a dit que tuer des non-musulmans pour venger des attaques perpétrées contre un certain nombre de musulmans, ne relève point du Djihâd sur le chemin d’Allâh, et n’est pas conforme aux enseignements authentiques de l’Islâm. Car cette religion rejette avec force ce genre d’actes criminels. De plus, cela ne peut qu’être nuisible à l’action de l’appel islamique. Les actes criminels commis contre les innocents, les explosions et tous les actes destructeurs sont formellement interdits en Islâm. De plus, ils engendrent des conséquences nuisibles aux intérêts des musulmans.
Est-ce que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) et ses compagnons à la Mecque tuaient les non-musulmans ? Jamais ! Au contraire, ils s’abstenaient de faire ces choses. Est-ce qu’ils se sont permis de s’approprier les biens des non-musulmans lorsqu’ils étaient à la Mecque ? Jamais ! Ils s’abstenaient de faire ces choses. Il leur a été ordonné uniquement d’appeler à l’Islâm et de transmettre le message seulement. [1]
Voir : Da’wa Sheïkh el Islâm ibn Taïmiya wa Atharaha ‘alâ el Harakât el Islâmiya el Mu’âsara wa Mawqif el Khusûm minhâ de Sâlih e-Dîn Maqbûl Ahmed.
Que les Prières et les Salutations d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons !
Les mouvements réformateurs contemporains ont pour père spirituel Jamel e-Dîn el Afghânî (m. 1898) et son disciple Mohammed ‘Abdû (m. 1905). Si Jamel e-Dîn a réellement existé, d’énormes énigmes planent encore sur son identité, et certaines même relèvent de la légende. Serait-il en effet d’origine afghane ou iranienne ? Était-il un sunnite Hanafî ou bien un shiite duodécimain ? Était-il un réformateur musulman ou un prédicateur maçonnique ? Auquel cas, savait-il vraiment ce qu’il faisait ou bien n’était-il qu’un pantin entre les mains des francs-maçons ? Au niveau de son engagement politique, était-il socialiste ou nationaliste ? Est-il mort empoisonné ou bien suite à une négligence lors d’une opération chirurgicale qu’il a subite ? Ses obsèques furent-elles publiques ou bien secrètes ? Connaît-on l’emplacement exact de sa dépouille ? Toutes ses questions réclament autant de réponses que ce personnage mystérieux a peut-être emporté pour certaines, avec lui dans sa tombe.[1]
Une chose est sûr, c’est qu’il était d’origine iranienne et qu’il a évolué dans un univers shiite. Il a étudié à Qaswîn, Téhéran, et en Iraq. Tous ses maîtres étaient d’obédience shiite. Il fut même soupçonné d’être de confession ésotérique (Bâtinite), de la secte Bâbiya plus exactement. On lui reprocha même d’être athée pour ses idées au sujet de la prophétie qu’il considérait d’inspiration humaine. Il considérait également qu’il était possible de se contenter du Coran comme source scripturaire de l’Islam au dépend de la Tradition prophétique. Il ne reconnaissait pas non plus les miracles prophétiques, il adhérait au monisme (Wihdat el Wujûd), il appelait à l’union des religions et au rapprochement entre le sunnisme et le chiisme, il avait un discours proche de celui de Darwin sur l’origine et l’évolution de l’homme, etc.
Il s’est rallié à la loge maçonnique anglaise qu’il abandonna par la suite pour son manque d’engagement politique avant de se joindre à la loge maçonnique française. Il devint même le président de sa section en 1878, en Egypte où il fonda notamment une loge où se réunissaient les adeptes de différentes confessions (juives et chrétiennes notamment) en vue de prôner la liberté de religion. Politiquement engagé, il eut des activités secrètes et dissidentes dans tous les pays où il se trouvait (l’Inde, l’Afghanistan, l’Iran, l’Egypte et la Turquie). Il monta des organisations secrètes qui avaient pour objectif de monter le peuple contre les autorités en place.
Quant à Mohammed ‘Abdû, il prit les rênes de la loge maçonnique en Egypte après la disparition de son maître. Il entreprit plusieurs voyages en Europe et au Moyen-Orient, mais il ne lui vint jamais à l’idée de consacrer le pèlerinage à la Mecque. Considéré alors comme le « grand Muftî », il véhicula les idées de son maître au cœur des plus hautes autorités religieuses comme el Azhar. Il était très laxiste (trop souple) dans les Fatwa qu’il énonçait. Il autorisait notamment de consommer la viande des animaux tués par électricité, comme il autorisait certaines formes de Riba (l’usure). Sur certaines des photos que l’on a retrouvées de lui, il pose avec des européennes dévoilées. Il avait un bagage très léger dans le domaine de la Sunna, mais il était très éclairé dans la philosophie et la pensée occidentale.[2]
Or, force est de constater que les mouvements islamiques contemporains font un étrange parallèle entre ces deux personnages controversés et Sheïkh el Islam ibn Taïmiya. Les orientalistes eux-mêmes ont pris le relais en faisant véhiculer un tel amalgame. Pourtant, les œuvres d’ibn Taïmiya sont les témoins vivants de sa pensée qui prônent de revenir scrupuleusement aux sources de l’Islam qu’incarnent le Coran et la Sunna.
Contrairement à celui des « penseurs » musulmans contemporains, son prêche est basé sur la croyance sans altération en Allah, en Ses Noms et Attributs, et aux dogmes liés au monde de l’inconnu telles que la croyance à l’Enfer, au Paradis, aux anges, et aux Djinns. Conformiste, il composa son œuvre grandiose Manhaj e-Sunna en réfutations aux égarements des Shiites Rafidhites. Il lacéra également de sa plume acerbe le dogme soufi du monisme auquel adhérait ibn ‘Arabî, à travers des écrits qui le menèrent en prison en 707 h. Il n’épargna pas non plus la philosophie et la logique grecque qu’il réfuta comme jamais personne ne l’avait fait avant lui.[3] Il était l’adversaire acharnée de toutes les formes d’hérésie et de tous les dogmes contraires à l’Islam à commencer par celui des chrétiens, etc.
Du côté de l’Inde, le journaliste écrivain Abû Ya’lâ el Mawdûdî (1903-1979) s’érigea en réformateur de l’empire musulman décliné. Ses écrits jetèrent les fondements de l’insurrection contre le colon anglais dans la période entre 1933 et 1941. Virulent activiste, ses articles furent prisés dans les milieux religieux indiens par l’intermédiaire notamment de la revue Turjumân el Qur-ân qui vit le jour en 1932. Le 26 août 1941, il réunit soixante quinze personnalités venant de toute l’Inde à Lâhûr ; celles-ci l’élirent après un vote, à la tête de leur nouveau mouvement qu’elles baptisèrent el Jamâ’a el Islâmiya. Il prit sa retraite trente et un ans plus tard en novembre 1972, mais il garda un œil bienveillant sur son ancienne organisation jusqu’à sa mort.[4] Obstiné par la révolution contre l’ordre établi, il fut plusieurs fois jeté en prison et fut même condamnée à mort en 1953. Il échappa toutefois à cette sentence grâce à la décision du tribunal de le gracier.[5]
Certains intellectuels musulmans se plaisent à comparer el Mawdûdî à ibn Taïmiya.[6] Pourtant, il existe une différence énorme entre les deux hommes. Il suffit pour s’en rendre compte de se pencher sur les points principaux qui composent la pensée d’el Mawdûdî et de faire ensuite un parallèle avec celle d’ibn Taïmiya. Abû Ya’lâ fait de la prise du pouvoir une obsession, à tel point qu’à ses yeux le coup d’état est l’acte de dévotion par excellence, et que la mission de tous les prophètes sans exception tourne autour de cette ambition.[7] Parfois il interprète l’Islam selon une conception exclusivement politique et d’autres fois, selon une conception philosophique.[8] Ibn Taïmiya fut confronté à son époque à ce genre d’idée. Son livre Manhâj e-Sunna dans lequel il réfute les idées du Shiite Rafidhîte ibn el Mutahhîr el Hullî, souligne en effet : « Il est faux de dire à l’unanimité des musulmans –shiites et sunnites – que la question du pouvoir est le fondement le plus important de l’Islam. Le prétendre est même une forme d’apostasie étant donné que le fondement le plus important se confine dans la croyance en Allah et à Son Messager. Il est élémentaire que ce fondement soit bien plus crucial que la question du pouvoir… Il faut être un ignorant ou un menteur pour simplement considérer que cette question compte parmi les fondements de la foi. »[9]
Influencé qu’il fut par la philosophie grecque et la logique aristotélicienne à l’origine de la pensée occidentale,[10] el Mawdûdî va plus loin dans son raisonnement. Il considère en effet que la prière, le jeûne, l’aumône, le pèlerinage, l’évocation d’Allah, et la lecture du Coran, sont des rituels secondaires ayant pour fonction de se préparer à un rituel fondamental qui consiste à instituer le pouvoir divin sur terre. À la façon d’ibn Sînâ dans el Ishârât, l’adoration selon lui, se met au service de la civilisation et de l’urbanisme.[11] Pour ibn Taïmiya cependant, l’homme génère deux forces en lui : une force théorique au niveau du savoir et une force pratique au niveau de la volonté. Il doit pour s’épanouir dans son cheminement vers Dieu conjuguer entre ces deux forces. D’une part, il doit connaître, aimer, et craindre Son Seigneur et d’autre part, il doit l’adorer Seul et sans lui vouer aucun associer. La mission des prophètes propose d’éduquer les hommes à ces deux niveaux.[12]
Quant aux philosophes, ils considèrent que les actes d’adoration ont pour fonction de corriger le comportement et de préparer l’individu à recevoir le savoir qui constitue la perfection de l’âme. Le but étant d’améliorer la vie au foyer et dans la société. C’est ce que l’on appelle la « sagesse pratique ». Les rituels seraient donc de simples moyens et le savoir serait une fin en soi. C’est pourquoi, les rituels n’ont plus de raison d’être pour celui qui a atteint cet objectif comme notamment le soutiennent les ismaéliens Batinites (ésotéristes) pour certains, les soufis, les adeptes du Kalam, et les shiites.[13] El Mawdûdî se permet même de critiquer les grands réformateurs musulmans à l’instar d’ibn Taïmiya qui parsemèrent l’Histoire, car ils n’ont pas réussi à ses yeux le pari de renverser les pouvoirs païens en place, en vue d’instaurer l’état musulman « utopique ».[14]
Dans son livre el Khilâfa wa el Mulk, au grand bonheur des shiites et des kharijites Abû Ya’lâ se permet de juger en mal certains Compagnons comme ‘Uthmân ibn ‘Affân, Mu’âwiya ibn Abî Sufiân, Sa’d ibn Abî Waqqâs, ‘Amr ibn el ‘Âs, et ‘Abd Allah ibn Abî Sarh.[15] En pur traditionaliste qu’il était, ibn Taïmiya ne se serait jamais permis d’être aussi téméraire…
Traduit par :
Karim ZENTICI
[1] Voir : Da’wa Jamâl e-Dîn el Afghânî fî Mîzân el Islâm de Mustapha Fûzî Ghazâl (p. 198), el Islâm wa el Hadhâra el Gharbiya (p. 74), et Lamahât Ijtimâ’iya fî Târîkh el ‘Irâq el Hadîth (3/313).
[2] Voir : Mawqif el ‘Aql wa el ‘Ilm wa e-dîn wa el ‘Âlim min Rabb el ‘Âlamîn de Mustapha Subrî (1/342), el Ittijahât el Wataniya fî el Adab el Mu’âsir du D. Mohammed Mohammed Husaïn (1/329).
[3] Dans son article paru en anglais, Les musulmans et les grandes écoles philosophiques (en 1927), Sulaïmân e-Nadawî avance que les travaux des deux philosophes anglais John Mill et David Hum aboutissent aux mêmes conclusions que Sheïkh el Islam ibn Taïmiya dans sa réfutation de la logique aristotélicienne ; il ouvre ainsi la porte à un superbe sujet de recherche.
[4] Voir : Abû Ya’lâ el Mawdûdî Fikruh wa Da’watuh d’As’ad Jîlânî (p. 524-525).
[5] Voir : l’introduction à Mawqif el Jamâ’a el Islâmiya min el Hadîth e-Nabawî de Mohammed Ismâ’îl e-Salafî (10-11).
[6] Voir notamment : Abû Ya’lâ el Mawdûdî Fikruh wa Da’watuh (p. 46).
[7] Voir : el Usus el Akhlâqiya li el Haraka el Islâmiya d’el Mawdûdî (p. 16).
[8] Voir : e-Tafsîr e-Siyâsî li Islâm d’Abû el Hasan e-Nadâwî
[9] Voir : Manhâj e-Sunna d’ibn Taïmiya (1/16626).
[10] Il eut notamment comme maître à penser, le philosophe humaniste allemand Hegel, l’auteur de ces paroles : « Le nègre représente l’homme naturel dans toute sa barbarie et son absence de discipline. Pour le comprendre, nous devons abandonner toutes nos façons de voir européennes. Nous ne devons penser ni à un Dieu personnel ni à une loi morale ; nous devons faire abstraction de tout esprit de respect et de moralité, de tout ce qui s’appelle sentiment, si nous voulons saisir sa nature… on ne peut rien trouver dans son caractère qui s’accorde à l’humain. » Georg W. F. Hegel : La raison dans l’histoire. Introduction à la philosophie de l’histoire, Paris, Éd.10/18, 1965, p. 234 et 251.
[11] Voir : Tanqîd el Masâil de Mohammed el Ghûnadlawî (p. 66-67), et Tafhîmât d’el Mawdûdî (p. 68).
[12] Voir : Manhâj el Anbiyâ fî e-Da’wâ ilâ Allah de Sheïkh Rabî’ el Madkhalî.
[13] Voir : Majmû’ el Fatâwa d’ibn Taïmiya (9/136).
[14] Voir : Mu-jiz Târikh Tajdîd e-Dîn wa Ihyâhih (73-79).
L'Imām Al-Albānī à Cheikh Rabī’ :
Toutes Tes Répliques sur Qutb sont Vraies et Exactes, et qu'Allāh te Récompense pour Avoir Rempli l'Obligation de Dévoiler son Ignorance et sa Déviation
Barā'ah ‘Ulamā il-Ummah Min Tazkiyyah Ahl il-Bid’ah wal-Mudhammah
À droite se trouve la couverture de la seconde édition de « Barā'ah ʿUlamā' il-Ummah Min Tazkiyyah Ahl il-Bid’ah wal-Mudhammah » (Les Savants de la Ummah se Désavouent de l'Acte de Recommander les Gens de l'Innovation et du Blâme). Ce livre a été préparé par Isām ibn ʿAbdillāh as-Sinānī. Il comporte une réfutation de ceux qui se servaient de l'intercession de Cheikh Ibn Bāz (rahimahullāh) pour Sayyid Qotb comme preuve de la ʿadālah (intégrité) de Sayyid Qotb et comme preuve que son manhaj était recommandé, alors que ce n'en est en fait pas du tout une preuve.
Après compilation et signature, le livre a été envoyé à Cheikh Sālih al-Fawzān qui l'a vérifié, a émis des recommandations, et a aussi suggéré une
amélioration pour le titre du livre. Il a ensuite été lu par l'Imām Mouhammad ibn Sālih al-ʿOuthaymīn (rahimahullāh), qui a écrit ses propres remarques à partir de l'exemplaire
de pré-publication qui lui avait été envoyé, et il a aussi conseillé que la section intitulée « Le Manhaj Salafi » soit placée avant
« Le Manhaj Qoutbi » et pas après, à moins que l'auteur ait une raison particulière de faire cela ; des copies de ces notes manuscrites sont incluses à la fin du livre. Dans cette
série d'articles, nous allons citer des passages de ce livre inchā' Allāh. Ces savants ont tous deux approuvé le contenu de ce livre et le but dans lequel il a été publié et
distribué. Et l'objectif est clairement indiqué dans le titre du livre lui-même. À savoir, il s'agit de déclarer les savants de Ahl
as-Sounnah (en particulier l'Imām Ibn Bāz, et les autres savants en général) innocents d'avoir fait une tazkiyyah à des gens de l'innovation (c-à-d. de les avoir déclarer intègres) : en
l'occurrence à Sayyid Qotb, qui à part avoir écrit son commentaire du Coran avec une croyance Ach’arite, a accumulé d'autres grandes
calamités, dont certaines suffisamment graves pour ne pas vraiment pouvoir être excusées par la simple ignorance, comme le fait d'accuser le scribe du Prophète (sallallāhu ʿalayhi wa sallam),
l'oncle des croyants, Mou’āwiyah, dont l'intégrité a été attestée par le Prophète (sallallāhu ʿalayhi wa sallam) lui-même, de traîtrise, de
duperie et d'hypocrisie.
Ce livre a eut pour principal effet de faire couler le navire des Qoutbis, leur laissant seulement
les débris flottants à la surface pour s'accrocher, ce qu'ils ont fait depuis lors.
| Remarque : Même si beaucoup de sectaires utilisent le mot « madkhali » comme un terme dépréciatif pour attaquer un savant précis, il faut bien comprendre que ce n'est qu'une couverture et un voile. Leur ressentiment et leur haine sont dirigés bien plus largement que vers un savant précis, ils sont dirigés vers les savants de la Sounnah en général, à cause du fait que la plupart de ces derniers se sont finalement prononcés contre Sayyid Qotb en particulier, et contre les méthodes des Ikhwān al-Mouslimīn en général, après que la vérité leur est apparue clairement. Le mot « madkhali » est employé d'une manière péjorative qui reflète simplement cette haine, cette rancœur et cette jalousie. Ces gens n'ont aucun groupe de savants pour représenter la voie (le manhaj) qu'ils suivent. Ils ont des paroles isolées ici et là provenant de savants, sur des questions isolées, au moyen desquelles ils sèment la confusion, mais ils ne peuvent certainement pas montrer un groupe de grands savants connus et dire : « Leur manhaj dans la da’wah est le même que le nôtre ». Au passage, Cheikh Ibn Jibrīn, qui s'est trompé en défendant Sayyid Qotb contre ceux qui l'ont réfuté, tenait cependant des propos qui réfutaient ces individus. Soyez en sûrs ! Lisez cet article et cet article. Ils n'ont donc aucun savant pour les guider et les diriger dans leur manhaj. C'est pour cette raison qu'ils doivent, pour attaquer la vérité, avoir recours à de fausses étiquettes, afin d'empêcher les gens de reconnaître la méthodologie largement répandue sur laquelle tous ces savants sont unis et qui diffère des méthodologies des juifs athées laïques et des chrétiens que Qotb et al-Bannā ont importées et innovées dans la religion. |
La Confirmation, l'Éloge et la Recommandation de l'Imām al-Albānī Pour les Réfutations de Cheikh Rabī’ sur le Ach’ari Sayyid Qutb
Le Cheikh a écrit ce qui suit après avoir lu entièrement « al-Awāsim min al-Qawāsim », peu de temps avant sa mort. Et c'est aussi un dévoilement des
Qutbis qui utilisaient de très anciennes paroles de Cheikh Al-Albānī pour défendre Sayyid Qutb et ses écrits hérétiques (voir ici). Il est très clair qu'a ce moment-là Cheikh Al-Albānī n'avait pas effectué un
examen approfondi de tous les livres de Qutb, et il ne s'était donc pas montrer crtiique à son égard. Mais quand l'affaire lui est devenue claire devant les travaux de Cheikh Rabī’, il a écrit le communiqué suivant :
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Source : La propre lettre du Cheikh, qu'il a écrite de sa main avant son décès en 1999. Une photocopie de l'originale est incluse dans le livre
(« al-Barā'ah ») en annexe.
Maintenant que pouvons-nous dire de ces gens qui, dix ans après que toutes ces questions ont été réglées et enterrées, et que les Cheikhs Al-Albānī, Ibn Bāz, Ibn
‘Uthaymīn et d'autres grands savants encore vivants ont donné raison à Cheikh Rabī’,
prétendent encore que ces paroles n'existent pas et essaient de tromper les muslims en utilisant essentiellement des paroles de savants actuels obtenues par le biais de questions orientées,
posées par le même genre de personnes qui se sont fait taire et museler une décennie auparavant ? Allez lire cet article qui parle ce qu'il font avec les paroles du Mufti, Cheikh
‘Abd el-‘Azīz Āl ach-Cheikh, et vous comprendrez la réalité.
Source : www.TheMadkhalis.com
La traduction de la lettre est de Farīd el-Mekkī.
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